L’équipe à l’œuvre

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L’équipe à l’œuvre

Que les cyniques en rient, que les moqueurs et les mécontents prophétisent le désastre ; que les géants ou les pygmées, les sincères ou les hypocrites, les incrédules ou les bigots échangent leur polémique ; que les journalistes se creusent la tête pour trouver une réponse aux énigmes que leur pose la Croisade, qu’importe ?

Dans la grande salle de conférence à l’hôtel New Yorker, tous les samedis matins, il y avait une zone de calme et de confiance. Une « chambre haute » où se rencontraient des hommes et des femmes consacrés au service d’un Évangile auquel ils croyaient de toute leur âme et qu’ils savaient être inattaquable, irréfutable et vrai.

C’était la rencontre hebdomadaire de l’équipe de Billy Graham. Tandis que d’autres discutaient, eux consacraient leur temps à mener un combat sacré, sur de multiples fronts, contre le démon. C’étaient des vétérans de l’évangélisation, essayant d’éclairer la nuit de Manhattan avec la lumière qui brille d’un bout à l’autre de la Bible.

Ils formaient un groupe attirant, les hommes, pour la plupart jeunes et dynamiques, les femmes, bien mises, pleines de vie et charmantes. Beaucoup étaient pasteurs, tous rayonnaient cette lumière intérieure qui intriguait tant certains new-yorkais.

Cette rencontre était un moment de communion fraternelle. On y exposait certains cas de conversion. Un jour, le pasteur Howard Jones, membre temporaire de l’équipe, qui avait été prêté par sa paroisse de Cleveland, se leva et raconta à ses collègues l’histoire suivante :

« Un homme d’apparence aisée, d’environ quarante ans, s’approche de moi après la réunion, l’autre soir : « Ma présence ici est mon dernier recours, dit-il, mon problème m’écrase et, si je ne peux pas en trouver la solution, je me tuerai. » Ses yeux, enfoncés dans leurs orbites, disaient ses nuits d’insomnie.

» C’est un homme qui possède pourtant tout ce qu’on peut désirer : une femme charmante, deux enfants exquis, une maison confortable, des affaires prospères. Mais son cœur était dévoré de haine. Il haïssait son père d’une haine sauvage. On pouvait voir ses lèvres distiller la haine tandis qu’il parlait de son enfance et de l’événement qui avait fait voler en éclats l’amour qu’il portait à son père, qu’il avait adoré. Les années suivantes avaient nourri sa haine et maintenant elle flambait comme un brasier.

» — Je sais que cela me consume, avoua-t-il, que puis-je faire ?

» J’ouvris la Bible, je lui montrai que Dieu est un Dieu d’amour et de pardon.

» — Mais il y a trop longtemps que je le hais, cria-t-il, je ne peux pas m’arrêter, je ne peux pas m’arrêter !

» — Si vous vous réconciliez avec votre père, lui affirmai-je, et si vous allez à Dieu par Jésus-Christ, il vous aidera.

» — Je ne le crois pas, dit-il, mais je veux y réfléchir.

» Le lendemain il m’appela au téléphone et sa voix était triomphante. « J’ai parlé à mon père, dit-il, je lui ai dit que ma haine est partie. Je lui ai fait des excuses pour mes pensées et pour mes actions. Je n’aurais jamais cru que je pourrais prononcer de telles paroles, mais je l’ai fait, et maintenant je me sens mieux. »

» L’autre soir, cet homme s’est avancé à la fin de la réunion. Quelle différence ! Il se tenait droit et son regard était clair. J’ai eu la joie d’être avec lui quand il a accepté le Christ pour son Sauveur. »

Quelquefois, aux rencontres de l’équipe, on lisait des lettres écrites à Graham, à l’un de ses associés, ou à un collaborateur de la Croisade. Voici ce qu’on lut un matin :

Cher frère Billy…

J’écris ceci pour raconter un incident qui s’est passé dans le métro et dans la salle de prière du Madison Square Garden. Après votre prédication sur l’enfer et le jugement, un vieux monsieur et deux adolescents ont quitté l’arène et ont pris le métro. Ils ne se connaissaient pas…

Le vieillard se tenait debout, il appuyait sa tête sur son bras replié et il pleurait. Dans son angoisse il criait, et tout le monde pouvait l’entendre, il criait en frappant du poing contre le mur : « Oh pourquoi ne me suis-je pas décidé ce soir ? Pourquoi, oh pourquoi ? Pourquoi ne l’ai-je pas fait ce soir ? »

Les garçons affirmaient que personne n’essaya de venir en aide au vieillard, mais leur cœur à eux battait d’angoisse parce qu’eux non plus n’avaient pas accepté le Christ ce soir-là. Le lendemain les deux garçons vinrent avant la réunion vers six heures, ils étaient tremblants et avaient les yeux pleins de larmes. Ils me trouvèrent dans la salle de prière et me supplièrent de les aider à recevoir le Christ pour qu’il devienne leur Sauveur et leur Seigneur à l’instant. Ils ne voulaient pas attendre la réunion de peur que le Saint-Esprit ne les abandonne, comme le pauvre vieux monsieur le craignait.

Eh bien, à Dieu soit la gloire, ce fut mon privilège de conduire ces deux garçons à Christ pour qu’ils trouvent un plein et joyeux salut.

A vous dans la prière…

Après cette lecture, tous les yeux étaient brillants et certains étaient humides. Voilà ce qui renouvelait leur courage et leur donnait la force d’aller de l’avant ! Ces hommes et ces femmes pleins de zèle venaient de trois continents. La plupart d’entre eux avaient quitté des maisons confortables pour s’enrôler pour la durée de la Croisade de New-York. Ils puisaient dans leurs économies, car les allocations versées par le budget de la Croisade ne suffisaient pas à payer tous les frais de séjour dans une ville aussi dispendieuse que New-York. Il n’y avait pourtant chez eux aucune récrimination, aucun regret. Ils formaient un groupe étonnant.

Le 16 mai 1957, Graham écrivait :

J’ai demandé à Joe Blinco de me remplacer complètement dans la salle annexe et de parler à ma place à ceux qui se sont avancés. Je me suis rendu tout de suite à ma chambre parce que j’étais trempé de sueur, je me sentais prendre froid, et ma gorge me faisait insupportablement mal. J’espère que tous ces gens qui ont pris une décision ce soir, comprendront. Depuis longtemps j’ai découvert que je ne peux pas faire tout le travail du Seigneur. C’est pour cela que nous avons une équipe.

Ma tâche principale est d’apporter le message central, et j’ai confié les autres parties du travail aux différents membres de l’équipe. Je sais que beaucoup d’évangélistes se sont complètement épuisés en essayant de tout faire eux-mêmes. Heureux l’homme qui peut s’entourer de spécialistes capables, consacrés, spirituels ; qui leur confie une responsabilité et remet toute l’œuvre à Dieu.

La semaine suivante, il écrit :

Nous avons eu aujourd’hui une rencontre récréative. Lee Fisher a fait du bon travail en faisant chanter plusieurs membres de l’équipe. Que de talents musicaux nous avons dans l’équipe ! Je ne m’en rendais pas compte. Ils ont été épatants. Nous avons chanté de vieilles chansons populaires, puis des refrains et des cantiques. Ensuite nous avons eu un culte. Tout le monde s’est détendu.

L’équipe me paraît plus unie maintenant qu’elle ne l’a jamais été, le Seigneur a tissé entre nous un lien solide en vue de cette Croisade. Je crois que ces rencontres récréatives sont une nécessité pour laisser l’équipe se détendre, retrouver son équilibre et se connaître mieux. Quel groupe extraordinaire et consacré ! Comme ils sont pleins de loyauté et d’abandon envers Christ ! Je suis fier de chacun d’eux.

Graham discerne la main de Dieu dans le choix de chacun des membres de l’équipe. Grady Wilson a été son camarade et son ami depuis l’école secondaire. Il est le seul que Graham ose taquiner en public. Désignant sa silhouette massive il dit à son auditoire : « Nous avons été à l’école ensemble, Grady a toujours été difficile à manier, sa pauvre mère en sait quelque chose ! »

Beverly Shea, autrefois agent d’assurance, speaker à la radio et ancien élève du fameux Institut biblique Moody à Chicago, se joignit à Graham comme chanteur pour agrémenter ses toutes premières émissions radiophoniques, organisées par la petite église dont il était le pasteur à Western Springs, dans l’Illinois.

Cliff Barrows n’était guère plus qu’un adolescent lorsque au cours d’un grand rallye du mouvement Jeunesse pour Christ, où parlait Billy Graham, il s’offrit pour remplacer le directeur du chœur qui n’avait pu venir. Ce jour-là commença une collaboration bénie.

Willis Haymaker, organisateur chevronné, était banquier lorsqu’il se sentit appelé à travailler à l’évangélisation. Il est un ami de longue date de la famille Graham. Il avait pris sa retraite après une carrière bénie au cours de laquelle il avait aidé à organiser d’innombrables campagnes d’évangélisation dont celles du célèbre Gipsy Smith en Angleterre, lorsque le jeune Billy, fils de son vieil ami, commença à attirer l’attention. Haymaker, renonçant à sa retraite, reprit le combat pour diriger et organiser les croisades de Billy. A New-York, sa fille Marthe quitta son travail d’institutrice pour diriger la Commission d’accueil.

Jerry Beavan était une revue biblique et enseignait dans une école missionnaire lorsque Graham lui demanda de s’occuper des questions concernant la presse au cours de ses croisades. Il débuta en 1950, lors d’une série de campagnes dans la Nouvelle Angleterre. L’évangéliste lui a confié depuis la tâche délicate de le précéder, pour préparer les futures campagnes. Beavan s’y prend à l’avance. A Londres et à New-York il a commencé ses travaux d’approche deux ans avant le début des réunions. Il est le secrétaire exécutif et, en quelque sorte, le ministre des affaires étrangères de Graham.

Malgré les critiques, Graham sait qu’il est sur un terrain solide. Il vise d’abord à atteindre les indifférents, les hommes, les femmes, les jeunes qui ne fréquentent aucune église. Pour les atteindre, il a adopté et modernisé une technique aussi vieille que le christianisme.

Certains évangélistes aiment à dire que Jésus-Christ a été le premier à former une équipe, lorsqu’il a choisi les douze apôtres. Plus tard, il semble bien que l’apôtre Paul ait envoyé un délégué aux églises d’Asie Mineure deux ans avant qu’il vienne en personne les évangéliser.

Parmi les évangélistes du dix-neuvième siècle, D. L. Moody, un organisateur de génie, se servit de tout un ensemble de collaborateurs pour recruter, parmi les membres actifs des églises, des milliers de volontaires pour les services d’ordre, les chorales, les cercles de prière, les conseillers spirituels, et pour former des brigades volantes chargées d’aller de porte en porte déposer des invitations.

Quand Billy Sunday lança en 1917 sa grande campagne de New-York intitulée « Christ pour New-York », il était accompagné de Homer Rodeheaver comme directeur de chant, son fils était l’organisateur général et il y avait tant d’autres collaborateurs que le comité local dut leur procurer une grande maison pour les loger tous.

Afin d’atteindre les indifférents, Graham commença par louer des théâtres ou de grandes salles neutres ; puis, à l’exemple d’autres évangélistes, il se servit de grandes tentes. Celles-ci finirent par être trop petites, malgré leurs dimensions énormes, pour les foules qui accouraient, et Graham prêcha l’Evangile dans les stades de football ou les arènes de boxe.

Chacun de ces pas en avant multipliait ses auditeurs, mais multipliait aussi les problèmes que posent le maniement de pareilles foules et la collaboration des diverses églises.

Graham n’a jamais prétendu avoir inventé le travail en équipe, c’est le développement de son œuvre qui l’a obligé à trouver une manière efficace de se faire aider. L’équipe a grandi à mesure que l’œuvre s’étendait, mais a conservé ses onze membres fondateurs. Wilson, Barrows, Shea, Beavan et Haymaker en sont le noyau central, voici les autres : Tedd Smith, pianiste ; Paul Mickelson, organiste ; le pasteur Leighton Ford, évangéliste associé ; Joe Blinco, l’un des plus grands évangélistes de l’Eglise méthodiste d’Angleterre ; Mme Betty Lowry, pour la presse ; Charles Riggs, instructeur des conseillers.

New-York offrait des problèmes compliqués qu’on ne trouve pas dans d’autres villes. Au début, beaucoup de groupes protestants étaient si découragés et si isolés au milieu de cette vaste population non protestante qu’ils n’imaginaient pas qu’une campagne semblable pût réussir. Le Renouveau des Eglises et des communautés protestantes devint l’un des objectifs de la Croisade.

A cause de la faiblesse numérique de tant d’églises new-yorkaises, le nombre des volontaires était trop faible pour une campagne de cette envergure. Il fallut embaucher des travailleurs expérimentés qui avaient fait leurs armes dans des campagnes précédentes.

On avait d’abord prévu au budget de la Croisade les frais de séjour de vingt-deux équipiers. Leurs salaires, ainsi que celui de Graham étaient entièrement payés par l’Association Billy Graham, entreprise sans but lucratif, qui est responsable des émissions radiophoniques intitulées : « L’heure de la décision ». Il fallut prévoir au budget quatorze membres temporaires engagés pour des périodes variant d’une à six semaines. Ces spécialistes devaient recevoir leurs frais de voyage et de séjour en plus d’un modeste salaire.

Pourtant, à la fin de la Croisade, soixante-cinq jeunes chrétiens dévoués s’étaient consacrés, à plein temps ou à mi-temps, à l’organisation de la Croisade.

Un de ces équipiers temporaires était Patricia Campion, autrefois membre de la Ligue des Jeunesses communistes d’Angleterre, elle avait été convertie pendant la Croisade de Londres. Depuis, elle s’était engagée à plein temps dans le travail chrétien et accepta de venir travailler à New-York pour prendre contact avec certains groupements sociaux.

Un autre équipier de valeur était le pasteur Tom Allan, venu exprès d’Ecosse pour diriger les réunions pastorales. Un des principaux évangélistes de l’Eglise d’Ecosse, Tom Allan est spécialisé dans l’évangélisation paroissiale, il connaît son sujet à fond et a, comme personne, le don de communiquer ses connaissances.

* * *

Le directeur d’une grande affaire demanda un jour à un collaborateur de Graham :

— Comment est-ce que ça marche dans votre équipe ? Quel est votre plan d’organisation ? Qui est responsable ? A qui doit-on rendre compte ?

— Personne ne rend compte à qui que ce soit, monsieur, répondit-il.

— Mais comment diantre savez-vous ce qu’il faut faire ?

— Nous faisons le travail qui se présente.

L’homme d’affaires secoua la tête, déconcerté.

— Mais enfin, dit-il, qui est chargé de telle tâche précise, est-ce que vous n’avez pas de cahier des charges ?

— Oh là là, dit l’autre joyeusement, bien sûr qu’au commencement on nous a assigné des tâches précises, le comité de New-York y a veillé, mais chaque semaine des tâches imprévues surgissaient. Au bout d’un mois, nos cahiers des charges étaient tout embrouillés.

En fait, c’est Graham qui prend, en fin de compte, toutes les décisions importantes concernant la marche de la Croisade, tout est réglé avant la soirée d’inauguration. Il s’appuie fortement sur l’expérience et les prières de ses plus anciens associés. Pour le reste chacun sait ce qu’il a à faire, au jour le jour, pour exécuter la partie du plan qui lui a été confiée en vue d’atteindre les foules indifférentes que Graham veut évangéliser. Si quelqu’un hésite, il fait appel à un autre membre de l’équipe, rarement à Graham.

Beavan affirmait un jour que, pendant les premiers mois, un seul homme est au travail, organisant les différents points, puis, quelques semaines avant la campagne, les autres équipiers arrivent et se chargent de leurs diverses sections. Par exemple, Lorne Sanny, chargé de la formation des conseillers spirituels, organise ses cours de formation. Sa longue expérience lui faisait penser qu’il faudrait environ cinq mille conseillers entraînés pour répondre aux besoins des foules que nous attendions. Il savait qu’il faudrait sept cours préparatoires. Il dressa ses plans d’après ces données. Les cours terminés, il fit ses valises et entreprit un autre travail.

Quand un membre de l’équipe a reçu la responsabilité d’une tâche précise, on lui fait confiance. Ce manque de surveillance paraît ahurissant à certains grands directeurs d’affaires qui savent bien ce qui se passerait chez eux si on laissait ainsi les jeunes agir à leur guise. Mais à mesure que se déroule la Croisade, ils sont rassurés.

Un équipier a deux autres tâches essentielles : tout d’abord il doit être prêt à parler en public, à prier, à faire une conférence devant des groupes ou des clubs dès qu’on le lui demande. Ensuite, il doit être prêt à conseiller et à guider des âmes angoissées à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.

Voici une journée-type de la Croisade de New-York : Grady Wilson parle à la radio tandis qu’un autre équipier s’adresse à un groupe d’employés d’une grande compagnie d’assurances. Le pasteur Ford dirige une étude biblique pour les nouveaux convertis, tandis qu’un de ses collègues préside une réunion de prière. Puis le pasteur Jones est invité à prêcher dans une église baptiste. Les équipiers, un certain dimanche, se partagèrent une douzaine de prédications dans différentes églises.

Ajoutez à tout cela la tâche quotidienne et le travail du soir, au cours des réunions au Madison Square Garden, les entretiens avec les personnes touchées, les courses hâtives dans la banlieue new-yorkaise et vous comprendrez pourquoi la plupart des membres de l’équipe perdirent du poids au cours de la campagne.

Graham avait bien raison d’être fier de chacun d’eux ! Il avait raison aussi d’écrire dans son journal : Ces rencontres récréatives sont une nécessité pour permettre à l’équipe de se détendre.

Son attitude, le samedi matin, aux rencontres de l’équipe, surprenait certains membres du Comité. Ils s’attendaient à ce qu’il joue au grand patron, qu’il tire les plans en vue de la semaine à venir. Mais non ! L’un d’entre eux, un banquier, demanda à un jeune équipier ce qui se passait derrière ces portes fermées.

— Qu’est-ce qu’il vous dit ? Comment est-ce que Graham se débrouille pour vous tenir en haleine ?

Le jeune homme eut l’air surpris et répondit :

— Le Dr Graham nous donne des conseils, il nous dit, par exemple, d’être aimables avec les gens, de ne pas être égoïstes. Il nous rappelle qu’à New-York on nous observe et qu’il nous faut être polis envers tous, et avoir autant d’égards pour les domestiques à l’hôtel que pour les grands personnages du Comité.

L’homme explosa :

— C’est tout ?

— Oh non ! Nous prions. Puis nous parlons de ceux que nous avons aidés, nous racontons comment telle ou telle personne a trouvé Jésus. Certaines histoires sont bouleversantes.

L’équipe que Graham a formée en vue de la Croisade de New-York était la plus nombreuse, la plus diverse, la plus consacrée de toute sa carrière. Chacun savait pourquoi il en était membre et n’avait pas besoin qu’on le lui rappelle. C’était la bataille de Dieu et les chrétiens du monde entier y prenaient part.

Chacun savait ce qu’il avait à faire.

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