L’offensive s’étend à tout un continent

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L’offensive s’étend à tout un continent

« Allez et enseignez toutes les nations ! »

Pour obéir à cette injonction, les disciples d’autrefois se sont embarqués pour de lointains et hasardeux pèlerinages. La tradition prétend que Pierre se serait rendu à Babylone et à Rome, André en Grèce, Barthélemy en Arménie, Thomas en Inde, Matthieu en Ethiopie, Jacques en Egypte, Jude en Perse.

La technique moderne équipe le prédicateur d’aujourd’hui, elle le chausse de bottes de sept lieues. Son message est propagé électroniquement.

Le soir du 1er juin, la Croisade de New-York se répandait d’un bout à l’autre du continent américain. Grâce aux antennes géantes de la télévision, Billy Graham eut le plus vaste auditoire dans l’histoire de l’évangélisation.

Voici comment le journal Time décrivait cette première réunion télévisée :

… Le doigt rigide de l’évangéliste pointait vers l’écran de la télévision, tandis que la voix grave déclarait : « Là où vous êtes en ce moment même, dans votre chambre, ou assis à un bar, vous pouvez laisser Christ entrer en vous. »

Une grande organisation spécialisée estimait à six ou sept millions le nombre de ses auditeurs.

Graham fut stupéfait de ce chiffre : « Si nous prêchions tous les soirs pendant un an au Madison Square Garden, dit-il, nous n’atteindrions pas ce total. »

Les critiques professionnels de la télévision émirent des opinions divergentes. Variety, le journal des organisateurs de spectacles, jugea le programme comme il l’aurait fait pour n’importe quelle production commerciale :

Un seul homme était en vedette, l’évangéliste, et ce fut une révélation. Peu de professionnels, que ce soit à la télévision, au théâtre ou dans les films, ont autant de dynamisme que Graham, ou autant d’assurance… Aucune onction de mauvais aloi, aucun prêchi-prêcha. La voix est forte et reste ferme sans jamais tomber dans l’hystérie… Le texte de Graham était empreint de simplicité et de naturel… et tournait autour de ce thème : «&nsp;Le cœur est inquiet jusqu’à ce qu’il repose en Dieu. » Le programme s’est effacé de l’écran au moment où des centaines de gens commençaient à s’avancer.

Le journal Herald Tribune écrivait : Billy Graham a fait un départ impressionnant. Sans avoir recours à un librettiste aux cachets astronomiques, ni à l’attraction de vedettes à sensation, le Dr Graham s’est fait écouter par un nombre maximum d’auditeurs à cette période de l’année.

D’autres reprochaient à Billy Graham le genre de sa prédication : « Il promet la sécurité dans l’Au-delà, comme s’il pouvait couvrir tous les risques ! Pourtant, à l’origine, le christianisme était une affaire plutôt risquée. »

Ou encore : « Il y a trop de sermon, pas assez de couleur, pas assez de musique, pas assez de sentiment. Trop de gestes avec les mains. Ça va très bien au Madison Square Garden, mais sur l’écran on voit trop ces mains qui s’agitent. et ont perd le fil du message. Peut-être que Billy Graham après cette première expérience à la télévision, fera mieux. »

Des professionnels, sans idées préconçues, exprimaient ainsi leur avis, les gens d’église, eux, s’accordaient à dire que cette réunion télévisée était une incursion hardie dans l’avenir. Personne n’avait pu prévoir ce qui arriverait lorsque l’évangile, annoncé dans le sanctuaire du Madison Square Garden, serait présenté dans les familles américaines. Un donateur, qui exigeait l’anonymat, avait rendu possibles les deux premières télévisions par un don de cent mille dollars.

Les premières lettres commencèrent à arriver aux bureaux de l’Association à Minneapolis. Elles étaient touchantes, mais ressemblaient à celles qu’on recevait depuis des années en réponse aux émissions hebdomadaires de « L’Heure de la Décision ».

En voici quelques exemples : Je ne peux plus bouger de chez moi, j’ai 86 ans, je suis un vieux vétéran, combattant des trois dernières guerres. Ce soir, j’ai donné mon cœur à Dieu et désire vous remercier pour le bonheur qui me remplit. »

De Californie : … Mes malades et mon personnel ont beaucoup joui de votre programme. Un vieillard de quatre- vingt-quatre ans, jusqu’ici sans Dieu, a accepté Christ, Un autre, quelques heures après, priait à haute voix, et nous expliqua qu’il confessait ses péchés. Une dame s’assit dans son lit, les larmes coulant sur ses joues, elle chantait : « Tel que je suis… »

Mais voici que, tout à coup, un appel téléphonique de Minneapolis prévint Graham : « Nous sommes inondés de courrier. On dirait qu’une digue s’est rompue quelque part. Nous recevons dix mille lettres par jour. »

Ainsi le public avait écouté… et le public répondait. La seconde émission télévisée fut techniquement excellente. Les bureaux de Minneapolis devenaient trop petits, tandis que cinquante jeunes filles supplémentaires étaient engagées simplement pour décacheter les lettres. Il semblait que le pays tout entier avait un message urgent à écrire au Dr Graham. Certaines des lettres les plus étonnantes provenaient d’enfants.

De la Pennsylvanie : … Mon mari et moi dirigeons un orphelinat de garçons. Ce fut vraiment merveilleux de voir nos garçons suivre votre réunion télévisée. Nous avons pu prier ensuite avec la plupart d’entre eux et nous croyons que plusieurs se sont vraiment décidés pour Christ.

De la Caroline du Nord&nsbsp;: … J’ai dix ans et je suis ici en séjour chez ma tante. Tandis que vous prêchiez, j’ai senti un poids au-dedans de moi. Ce poids y était encore après la réunion, alors ma tante a prié avec moi et Dieu m’a sauvé. Je sais qu’Il l’a fait parce que tout est changé en moi.

Après son émission du 8 juin, l’évangéliste était rentréchez lui très impressionné par l’expérience qu’il venait de faire : prêcher à la fois devant un auditoire visible et à l’auditoire invisible de la télévision. Il était sur le seuil d’une nouvelle période d’expansion, et il en sentait intuitivement l’imminence. Il écrit dans son journal :

La réunion de ce soir doit de nouveau être télévisée d’un bout à l’autre du continent. Il me semblait, pendant que je préparais mon message, que Dieu allait me donner beau- coup de liberté et de puissance, alors que j’en ai manqué samedi passé. Nous avions déjà reçu quelque chose comme vingt-cinq ou trente mille lettres. Des centaines de correspondants affirment s’être convertis au cours de l’émission. Des dizaines de pasteurs ont écrit que de nombreux inconnus ont été accueillis dans leur église dimanche matin. Nous avons aussi reçu un grand nombre de contributions. Tout cela est extrêmement encourageant. Je me demande parfois si les réunions du Madison Square Garden n’étaient pas surtout destinées à permettre ces émissions télévisées.

La salle était absolument comble. Cliff tout à fait en forme. Le chœur a chanté mieux que jamais. A huit heures commença la télédiffusion. Au contraire de la semaine dernière, tout a été sans accroc. Dès que je me suis levé, j’ai senti que Dieu était avec moi, qu’Il m’accordait liberté et puissance. Quand le moment de l’appel arriva, il se passaune chose merveilleuse, la plus belle, je crois que j’aie jamais vue. Juste au moment où j’allais demander aux gens de s’avancer, une ravissante petite fille aux longs cheveux vint devant la plateforme. Elle se tenait là, si douce et si mignonne. Les mains croisées, la tête baissée, je pouvais voir que ses joues étaient humides de larmes. Je n’avais raconté pourtant aucune histoire émouvante. Elle n’avait pas d’autre raison de pleurer que son amour pour le Sauveur. Des millions d’Américains l’ont vue sur l’écran de la télévision, et je suis sûr qu’ils ont di en être émus. On aurait presque dit que quelqu’un avait arrangé cela à l’avance, ce quel- qu’un, c’est le Saint-Esprit. « Un petit enfant les conduira… »

Puis des centaines d’autres personnes commencèrent à s’avancer. Une heure après l’émission, le téléphone commença à sonner. Les appels provenaient de toutes les parties de l’Amérique. Les télégrammes s’amoncelaient. Un homme d’affaires téléphona de Chicago (à plus de mille kilomètres) pour dire qu’il avait suivi notre émission avec son comité de direction et que, à la fin de la réunion, il se mit à genoux en leur présence, et dans les larmes consacrasa vie à Dieu. Nous commençons à nous apercevoir que Dieu peut œuvrer au moyen de la télévision et sauver des âmes précieuses. Comme nous remercions Dieu pour cette occasion magnifique d’apporter l’évangile à des millions de gens. J’ai prêché à plus de gens ce soir que Wesley lui-même n’en a atteint en plusieurs années. La responsabilité est écrasante et stupéfiante.

Deux jours plus tard, les pensées de l’évangéliste étaient devenues une conviction partagée, apparemment, par tous les membres du Comité exécutif de la Croisade. Il note dans son journal :

A la fin de l’après-midi, dîner avec le Comité exécutif. Ils en sont venus à s’enthousiasmer tellement pour la Croisade qu’il ont voté la prolongation des émissions télévisées à trois nouvelles semaines, ce qui correspond à une dépense supplémentaire d’environ deux cent mille dollars. Le ministère de ces émissions dépasse de loin celui du Madison Square Garden. Je me demande même si, lorsqu’on écrira l’histoire de la Croisade, on ne dira pas que les émissions télévisées ont eu, et de loin, plus d’influence que tout le reste. Nous atteignons plus de gens que nous n’en atteindrions au cours de presque toute une vie au Madison Square Garden. Je crois que des milliers de gens apprennent à connaître Christ chaque samedi soir au moyen de la télévision.

Des flots de lettres parvenaient aux bureaux de Minneapolis adressées aux différents membres de l’équipe à New- York. Des gens de tout âge et de toutes situations écrivaient.

Beaucoup de lettres étaient écrites par des personnes qui avaient gâché leur vie ou qui se trouvaient dans des situations désespérées. La télévision, qui n’est arrêtée par aucune barrière, atteint les alcooliques, les débauchés hommes et femmes, les désespérés qui ne mettraient jamais les pieds dans une réunion publique.

D’un futur ingénieur : … J’ai suivi votre émission de samedi dernier. Au début, c’était uniquement par curiosité, mais je découvris que votre message paraissait souvent m’être adressé personnellement et soulignait plusieurs de mes problèmes personnels. Inscrivez-moi parmi ceux qui se sont décidés pour Christ.

D’une épouse malheureuse : … Je vous ai écrit, il y a quelque temps, pour vous exposer mon problème et j’ai bien reçu votre merveilleuse lettre. Je vous en remercie infiniment. J’ai prié pour moi-même et pour mon mari. Mon mari dit qu’il va cesser de boire et qu’il ira à l’église. Nous avons suivi votre émission samedi soir et j’en ai reçu beaucoup de réconfort. Assise là, dans la chambre, je me suis décidée à suivre Christ. Nous avons tous été au culte dimanche matin.

D’une alcoolique : … Je me suis décidée pour Christ. La réception, sur mon poste de télévision, était plutôt mauvaise à cause d’un orage, mais la réception intérieure a été merveilleuse, J’ai trente-six ans et depuis des années, j’essaie de me guérir de ma passion pour l’alcool. Le 15 de ce mois, j’ai remis ce problème à Christ et j’en suis délivrée depuis.

D’un malheureux : … Ma femme m’a quitté. J’ai essayé de. la faire revenir, mais elle a refusé et son père m’a chassé de la maison. J’ai rencontré une femme divorcée et nous nous sommes tellement plu que nous avons décidé de vivre ensemble. Nous avons loué une chambre d’hôtel ; un soir, j’ai mis la télévision en route et commandé des boissons. Vous parliez de moi. Vous dénonciez clairement mon péché. À la fin de l’émission, je me suis levé, j’ai quitté la chambre et la boisson parce que je savais que j’étais en train de mal agir. Je lis la Bible maintenant et peut-être qu’un jour le Seigneur viendra dans mon cœur.

Des familles à nouveau unies écrivaient à Billy Graham avec vigueur et conviction. Il avait souvent averti ses auditoires aux Etats-Unis du danger de la marche à l’immoralité et au divorce qui caractérise trop souvent l’Amérique moderne, mais jamais il n’avait reçu tant de preuves écrites de l’efficacité du message de l’Evangile dans ce domaine.

… Ce soir, pour la première fois, j’éprouve le bienfait de la paix intérieure. Durant les derniers mois je me suis débattue entre la tentation qui menaçait le bonheur de mon foyer et menaçait de me séparer de mon mari et de mes enfants. J’ai essayé de recevoir Christ tout en gardant possession d’une partie de moi-même, et je m’efforçais de combattre la tentation pour ainsi dire sans son aide. Ce soir, vous avez parlé de l’idolâtrie du moi et j’ai compris que seule, je ne suis rien. J’ai reçu Christ comme mon Sauveur, et j’ai accepté son amour avec des actions de grâces.

Un foyer sauvé : … Avant votre message de samedi dernier, mon mari et moi étions sur le point de tout lâcher. Notre foyer était au bord du gouffre. Nous passions notre temps à nous disputer et à nous quereller. Pendant votre sermon, Dieu a parlé à chacun de nous d’une manière merveilleuse. Tout de suite après, nous avons été dans notre chambre à coucher, nous nous sommes mis à genoux et avons donné nos cœurs à Dieu. Que Dieu soit béni, notre foyer est sauvé.

Un père de famille écrit : Après avoir suivi votre émission, nos deux enfants et nous avons décidé que, comme famille, nous passions à côté d’une des plus belles expériences qu’on puisse faire en famille : adorer Dieu ensemble. Nous avons donc commencé un culte de famille qui est une source de bénédiction pour chacun de nous.

* * *

On se demande, en constatant l’extension extraordinaire que prit ainsi l’œuvre de Graham, comment tout cela a commencé. Est-ce que c’est l’effet d’un heureux hasard combiné avec la puissance extraordinaire de la technique moderne, ou bien est-ce que tout a été prévu et préparé « dès avant notre naissance et même avant le commencement du monde », comme Graham le déclara un jour à ceux qui s’avançaient, aux réunions du Madison Square Garden ?

Un journaliste répondra que depuis longtemps ceux qui se préoccupent d’évangélisation cherchaient à utiliser la télé- vision pour répandre le message de la Bible. Mais Billy Graham lui-même avait fait à la télévision des expériences décevantes et personne n’avait imaginé qu’une réunion conçue pour l’auditoire vivant du Madison Square Garden pourrait avoir un effet quelconque sur un écran.

Tout ce qui concerne les émissions radiophoniques, à l’Association Evangélique Billy Graham, est entre les mains de l’agence Walter Bennett*. Walter Bennett et Fred Dienert prirent une part prépondérante aux premières discussons concernant la télévision en direct des réunions de la Croisade.

* Voir dans la notice biographique, page 33 l’histoire extraordinaire des premières émissions à la radio, à la suite de l’insistance de MM. Bennett et Dienert, et comment tout cela fut conduit par Dieu.

Mais avant de pouvoir rien décider, il fallait que trois conditions soient remplies :

L’accord complet de Graham.

Une heure libre au bon moment sur les antennes d’une chaîne d’émetteurs.

Et de l’argent, environ soixante mille dollars chaque semaine.

De ces trois conditions, la première était certainement la plus significative. Il aurait été facile à Graham de rejeter une tentative difficile qui était un saut dans l’inconnu. Ceux qui s’y connaissaient en matière de spectacles lui conseillaient de s’abstenir : Vos réunions, disait-on, sont un succès, vous faites salle comble. Rien ne tue une personnalité aussi vite que la télévision, elle fouille impitoyablement et accentue les défauts. La télévision risquait de mettre un point final à son ministère de masse.

Il écouta tous les conseils puis se mit à prier, cherchant la direction de Dieu. « Nous ferons un essai, dit-il enfin à Bennett et Dienert, si vous arrivez à dégager une heure au moment propice sur les antennes. »

Après beaucoup d’effort, le « temps » fut libéré, soixante minutes, le samedi soir sur la chaîne de l’American Broadcasting.

L’argent fut promis pour les deux premières émissions, et les deux suivantes furent commandées par la foi, parce que la télévision n’accepte de traiter que pour au moins quatre semaines.

Ainsi commença ce ministère nouveau, par les moyens électroniques.

Dès le début, les auditeurs offrirent leur aide, et accompagnèrent leur dons de lettres émouvantes comme celles-ci :

… Nous voudrions vous dire que nous avons accepté Christ hier soir. Nous vous envoyons une offrande. Ce n’est pas beaucoup, mais c’est tout ce que nous possédons. Peut-être cela pourra-t-il aider un autre couple à venir à Christ pour trouver la paix merveilleuse qu’Il donne.

… Mon petit garçon a commencé à économiser pour s’acheter une bicyclette, mais après avoir suivi votre émission, il vint vers moi et me dit : « Papa, envoie s’il te plaît mon dollar à Billy Graham ».

Ainsi de droite et de gauche l’argent arriva, si bien que, chaque semaine, tant bien que mal, on parvint à payer les factures. Il y eut finalement assez d’argent pour faire des plans en vue de l’avenir.

Les futures croisades de Graham s’inspireront de ce qui a été fait au Madison Square Garden, les stades, les arènes, les salles dans lesquels l’évangéliste dressera sa tribune, deviendront à la fois des sanctuaires et des studios. Un fonds a déjà été constitué par le Comité exécutif de la Croisade de New-York, de sorte que, maintenant, les chrétiens d’une localité peuvent en aider d’autres, à l’autre bout du pays, à trouver la foi.

A la fin de la Croisade, on s’aperçut que le ministère à la télévision avait encore un autre résultat : il amenait à l’Eglise des chrétiens rétrogrades qui l’avaient désertée, et des pasteurs écrivaient pour dire qu’ils avaient aperçu dans leur auditoire de nouveaux visages.

Voici une de ces lettres :

Vous serez heureux de savoir que trois nouvelles personnes se sont jointes à notre église par confession de foi. Elles se sont décidées pour Christ à votre émission du samedi soir.

D’un conseiller de paroisse : … Notre pasteur nous a annoncé que trois familles différentes se sont adressées à lui à la suite de votre émission de samedi. Elles lui demandaient de venir les aider à trouver la paix avec Dieu, parce que le Saint-Esprit était à l’œuvre dans leur cœur et elles avaient besoin de conseils.

D’un jeune homme de dix-neuf ans : Je suis membre d’Eglise depuis plusieurs années. Il y a quelques minutes, j’ai prié devant mon poste de télévision, j’ai reçu Jésus comme mon Sauveur. Je suis moniteur à l’Ecole du dimanche et prends une part active au travail de mon Eglise, mais à côté de cela, je vivais une vie de péché.

Le scepticisme professionnel d’un journaliste l’oblige à mettre en doute certains de ces témoignages. Impossible de douter, cependant, de certains résultats obtenus au moyen de la télévision lorsqu’il nous sont rapportés par des tiers dont la sincérité est évidente. On pourrait citer de très nombreux rapports, en voici un seul exemple. Ce cas a été suivi par le pasteur Joe L. Robbins, de Wichita, Kansas. Il écrit :

Pendant mes vacances, une famille a suivi régulièrement nos cultes tous les dimanches. Dès mon retour, ces gens m’invitèrent à venir les voir pour parler ensemble de leurs relations avec Dieu.

Je ne crois pas avoir jamais rencontré un couple plus désireux de recevoir Christ. L’homme pouvait à peine attendre que j’aie fini de lire certains passages propres à leur montrer ce que signifie la vie chrétienne. Nous nous mîmes à genoux dans leur salle à manger et Dieu était là, croyez-moi. Ils se sont complètement consacrés à Christ. Après avoir confessé leurs péchés et reçu le pardon de Dieu, ils se mirent immédiatement à parler de l’Eglise, de son but, de leur tâche à eux en tant que membres de l’Eglise. Au cours de mon ministère, je n’ai jamais rencontré un couple aussi prêt à obéir aux exigences de Christ, notre Seigneur.

Ils ont commencé à penser à leurs relations avec Dieu tandis qu’ils écoutaient l’une de vos réunions télévisées du Madison Square Garden. Ils ne s’en étaient jamais souciés avant ce soir-là. Que Dieu bénisse vos efforts ! Je crois sincèrement que votre campagne de réveil à New-York portera des fruits dans toute l’Amérique.

« Si une seule âme est sauvée, avait dit Graham au commencement de la Croisade, cela vaut plus que tout l’argent que nous dépensons. »

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