Parmi les milliers de bonnes volontés et de dévouements qu’exigeait la poursuite d’une pareille croisade, il y eut deux corps d’élite : les choristes et les conseillers. Tous déclarent qu’ils furent amplement payés de leur peine et reçurent, en bénédiction spirituelle, infiniment plus qu’ils ne donnèrent.
Un soir de juin, une sympathique chanteuse noire, aux cheveux gris, s’approcha des micros qui se dressaient devant le pupitre de Graham. L’orgue et le piano à queue lancèrent jusqu’aux dernières tribunes les accords de l’accompagne- ment et voici qu’une voix bien connue retentit à travers les haut-parleurs, faisant vibrer tous les cœurs. Le chant était un Negro Spiritual : « Nobody Knows the Trouble l’ve seen » (Personne ne sait tous les tourments que j’ai eus) et la voix était celle d’Ethel Waters, la soliste noire bien connue, dont la voix a résonné au travers tant de micros et chanté sur tant de disques. Elle s’était jointe incognito au chœur et venait chanter tous les soirs (elle ne manqua qu’une seule des quatre-vingt-dix-sept soirées). Cliff Barrows ne la reconnut qu’après plusieurs semaines et l’amena au micro un soir de juin. Le chant qu’elle chanta ce soir-là, avec tout l’art émouvant de la race noire, était, en quelque sorte, l’histoire même de sa vie mouvementée. « Avoir possédé un million de dollars et se trouver ruinée à cinquante-six ans est un sort amer » affirmait la revue Ebony. Mais, en l’écoutant, personne n’aurait pu s’en douter.
« Je remercie le Seigneur, dit-elle, de ce qu’Il m’a épargnée jusqu’ici et m’a permis de participer à cette Croisade. Dès que j’en ai entendu parler, j’ai su que je devais y participer. Mais cela dépasse routes mes espérances. Par cette Croisade, le Maître accorde un sursis à la ville pécheresse de New-York. Avant la venue de Billy Graham, bien peu de chrétiens avaient le courage de parler ouvertement de leur foi, Mais maintenant notre Père a rompu toutes les barrières et lorsqu’on prononce le mot Jésus-Christ, ce n’est plus dans un esprit profane, pour blasphémer, mais avec respect et humilité. »
Fort de deux mille participants, le chœur s’étageait derrière l’estrade de Billy Graham ; ses membres formèrent bientôt un tout bien coordonné. Tandis que leurs voix contribuaient à l’édification des autres, ils reçurent eux-mêmes des bénédictions inattendues.
« J’ai vraiment repris goût à La vie, écrit un jeune ténor. Je sais que je suis sur la bonne voie. Mes péchés et mon complexe d’infériorité ont cessé de me paralyser. »
« Je me suis rapprochée de Dieu, écrit un soprano. Nous n’avons pas seulement appris à chanter des cantiques, mais à les vivre. »
Petit à petit, dans tous les quartiers de New-York, on commença à dire que ceux qui assistaient régulièrement à la Croisade en étaient transformés. Les volontaires qui travaillaient dans toutes sortes de secteurs en faisaient l’expérience, mais cela se vérifiait surtout, au début du mois, parmi les membres du chœur.
Ils y étaient venus pour des raisons très diverses. Un jeune couple déclara : « Nous sommes venus au Madison Square Garden et nous avons trouvé le chant si beau que nous avons voulu y contribuer. »
Un jeune homme refusa de se joindre à ceux de son église qui venaient chanter au chœur, mais il assista, dans l’auditoire, à une réunion de la Croisade : « A la suite de cette réunion, je me suis consacré à Dieu et j’ai demandé à faire partie du chœur pour pouvoir aussi faire ma part. »
Un autre entra dans l’arène, et, ne trouvant pas de place vacante dans l’auditoire, s’assit dans le chœur, il en devint bientôt membre.
Certains choristes venaient de loin. Un groupe originaire de Floride s’était engagé par correspondance et parcourut en auto plus de mille kilomètres chauds et poussiéreux pour venir chanter dans le chœur.
Un chanteur raconte comment il fit une nouvelle recrue dans le métro :
« Mes amis et moi, en rentrant chez nous un soir, sommes entrés en conversation avec un jeune homme. Nous lui avons dit que nous venions de la Croisade et il parut intéressé :
— Dites-moi qui est ce Billy Graham, demanda-t-il.
— Pourquoi ne venez-vous pas en juger par vous-même ? avons-nous répondu. Jésus vous aime. Cela vous ferait du bien d’écouter le Dr Graham.
— Pas à moi, dit-il, je suis trop pourri, personne n’y peut plus rien.
» Ceci se passait il y à trois semaines. J’avais abandonné l’espoir de le voir venir, mais ce soir, en regardant de tous côtés, là, au premier rang de la section des basses, je l’aperçois. Il avait déjà donné sa vie à Christ. »
Certains choristes faisaient de réels sacrifices, tel ce médecin qui sacrifiait une partie de sa clientèle et parcourait chaque jour près de deux cents kilomètres pour prendre part au chœur du Madison Square Garden. Il disait joyeusement : « Je suis heureux de cette occasion de témoigner. »
Un Porto-Ricain, qui travaillait de nuit, déclarait : « Avec l’aide de Dieu, j’ai pu m’arranger pour travailler avant et après les réunions. »
Une infirmière disait : « Je suis de veille, et c’est une joie de consacrer la moitié de mes heures de sommeil à la Croisade. »
Ils venaient tous si volontiers ! Quelques-uns d’entre eux, une poignée, assistèrent à toutes les réunions : « Si Billy Graham peut tenir le coup, disaient-ils, nous aussi. »
Un jeune couple, qui rentrait un soir après la réunion, remarqua une femme assise sur un banc, dans un parc. Elle paraissait en si grande détresse qu’ils s’arrêtèrent. Elle leur dit en pleurant qu’elle s’était sauvée de chez elle avec ses deux enfants pour fuir un mari ivrogne et brutal qui leur faisait une vie impossible. Elle cherchait maintenant à rassembler ses forces pour pouvoir envisager l’avenir.
— Nous ne pouvons pas vous aider, dit le jeune couple. Mais nous aimerions prier pour vous, si vous le voulez bien.
Ils s’agenouillèrent tous trois dans le parc.
Le lendemain, elle vint, sur leurs conseils, à la réunion de la Croisade, et rencontra un conseiller. On pria pour cette jeune mère et finalement elle put placer en Dieu toute sa confiance et envisager, avec un nouveau courage, de reconstruire sa vie et celle de ses deux fils.
Au Madison Square Garden, chaque soir, le chœur contribuait à la grandeur et à la beauté du culte, mais au dehors, tandis que les choristes se dispersaient dans les différents quartiers et banlieues de la ville, il y eut bien des réunions dont personne n’a pris note. Une jeune femme écrit : « Je suis née de nouveau ! Cette joyeuse certitude durera toute ma vie. La Croisade m’a donné un faible aperçu de ce que sera le ciel, lorsque, autour du trône de Dieu, nous serons tous réunis pour chanter des chants de gloire, d’adoration et d’actions de grâces. »
Cela, c’est — peut-être — le commencement du réveil.
Le pasteur Larry Mac Guill a la charge d’une jeune communauté pleine d’élan. Il reçut un jour, comme tous les pasteurs de New-York, une lettre lui annonçant la Croisade. On y décrivait les méthodes d’évangélisation de Billy Graham, on y exposait les différents besoins, entre autres celui-ci : recruter environ quatre mille conseillers volontaires.
Le pasteur envoya, comme on le lui demandait, les noms et adresses de quelques-uns de ses membres, capables de suivre les cours pour conseillers. Il faisait ainsi preuve de confiance et d’esprit de collaboration. Il croyait sur parole l’auteur de la lettre qui affirmait que le travail de conseiller serait en bénédiction à ceux qui l’exerceraient.
Des mois plus tard, il eut la preuve qu’il avait eu raison d’agir ainsi. La revue Moody Monthly en rend compte comme suit :
Le pasteur Mac Guill se rendit un soir à la salle des conseillers à la suite de tous ceux qui s’étaient avancés. Il entendit quelqu’un, à côté de lui, murmurer : « J’ai les mains toutes mouillées, je suis toute tremblante. Je n’ai encore jamais amené quelqu’un à Christ ». Il se retourna pour voir qui parlait. C’était quelqu’un de sa propre église, maman de deux jeunes enfants. Il lui dit : « Elsa, vous allez prier pour moi, et moi je vais prier pour vous, et vous verrez que le Seigneur nous bénira tous les deux. »
Dans l’autobus qui les ramenait, il remarqua qu’Elsa regardait par la portière et ne disait rien. Il s’’assit à côté d’elle et lui demanda comment cela s’était passé.
Les larmes aux yeux, elle répondit : Merveilleux ! La femme que j’ai conseillée était plus âgée que moi, elle avait passé plusieurs années dans un camp de concentration nazi en Allemagne, elle avait vu son mari massacré. Elle en était sortie la haine et l’amertume au cœur. Elle est allée au Madison Square Garden par pure curiosité, et Dieu lui a parlé. Oh ! monsieur, si vous saviez comme je suis heureuse — je l’ai amenée au Seigneur !
Et le pasteur Mac Guill conclut : Je suis émerveillé de voir les victoires remportées chaque soir au Madison Square Garden, mais je suis encore bien plus reconnaissant en constatant les bénédictions que reçoit ma petite communauté.
Si, dans l’armée des volontaires de la Croisade, il y avait un corps d’élite, on peut sans hésiter décerner ce titre aux conseillers spirituels. Ils avaient été soigneusement sélectionnés et ils avaient suivi pendant neuf semaines un cours de formation d’une heure et demie par semaine.
La ville de New-York avait été divisée en dix secteurs, au centre de chacun d’eux, une salle commode et facile d’accès servait de salle de cours.
Au début, quelques-uns de ceux qui avaient été invités à participer à cet effort hésitaient à s’engager ; ils n’étaient pas pleinement d’accord avec les méthodes et la théologie de Graham. Ils objectaient à l’évangélisation de masse. C’est ce qu’un laïc déclara à son instructeur. — « Mais c’est précisément pour cela qu’on forme des conseillers, déclara celui-ci. Grâce au conseiller, l’évangélisation de masse devient une évangélisation personnelle. Lorsqu’une personne touchée à la grande réunion se rend dans la salle des conseillers, elle ne fait plus partie d’une foule où l’émotion est contagieuse. Elle est assise à côté d’un chrétien, d’un ami, d’un conseiller qui sait manier sa Bible et répondre aux problèmes de son interlocuteur. Si les questions ou les situations le dépassent, il fait appel à un instructeur, qui se tient dans la salle à disposition des conseillers. Les instructeurs sont des pasteurs ou des évangélistes expérimentés qui ont une longue habitude de la cure d’âme. »
Un laïc militant hésitait à s’engager comme conseiller. Il n’était pas sûr d’être d’accord avec la théologie de Graham. Après avoir prié et réfléchi, il s’enrôla. Après le troisième cours, il déclara : « Au cours de ces trois semaines, j’ai progressé spirituellement. J’ai compris des masses de choses. Tous mes doutes se sont dissipés. »
Une institutrice s’engagea avec enthousiasme. Après avoir suivi la moitié des cours, elle dit : «&nbs;J’en ai suivi des cours dans ma vie ! J’ai eu quantité de maîtres et de professeurs. Jamais je n’ai autant reçu. »
Une jeune actrice de talent, membre d’une église à Hollywood, s’enrôla. Elle était venue à New-York pour se perfectionner en art dramatique, en suivant les cours d’un professeur connu, mais elle s’était sentie poussée à suivre aussi les cours bibliques destinés aux futurs conseillers. Au cours de la deuxième leçon, elle s’aperçut qu’elle ne connaissait pas elle-même le chemin du salut.
— J’abandonne, dit-elle à son interlocuteur, je ne suis pas qualifiée pour conseiller qui que ce soit.
On la persuada de suivre le cours jusqu’au bout. A la fin, elle alla trouver un pasteur et lui confessa qu’elle n’était pas vraiment chrétienne. Mais, à la première réunion de la Croisade, elle fut parmi ceux qui s’avancèrent à l’invitation de Graham. Elle fut ensuite l’une des plus fidèles conseillères.
Les neuf cours pour conseillers ne sont pas seulement une formation orale, chacun reçoit des questions écrites auxquelles il doit réfléchir et répondre en sondant les Ecritures.
Quel est le centre du message de l’Evangile ?
Pourquoi tous les hommes ont-ils besoin de recevoir ce message ?
Quel est, d’après la Bible, la peine encourue par le péché ?
Pouvons-nous, d’après la Bible, mériter notre salut ?
Expliquez brièvement comment l’on devient enfant de Dieu.
Comment peut-on savoir avec certitude qu’on a la vie éternelle ?
On demandait aux conseillers de lire et de mémoriser un certain nombre de passages bibliques qui répondent à des objections ou à des excuses*.
* Par exemple : « Je ne crois pas que la Bible soit vraie ». Réponse : Jean 7.17 : Si quelqu’un veut faire Sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef. » Et 1 Cor. 2.14 : « Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître parce que c’est spirituellement qu’on en juge. »
« Il faudrait que j’abandonne trop de choses ! » Réponse : Matth. 6.33 : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » Et Marc 8.36-37 : « Que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ?…
« Je ne pourrais pas tenir ! » Réponse : 1 Pierre 1.5 : « Vous qui, par la puissance de Dieu êtes gardés par la foi pour le salut. » Et Phil. 1.6 : « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ. »
« J’aimerais mieux remettre à plus tard. » Réponse : 2 Cor. 6.2 : « Il dit : au temps favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut. » Et Héb. 2.3 : « Comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut ? »
Par des recommandations orales et imprimées, on insistait auprès des futurs conseillers pour qu’ils gardent toujours une attitude faite de compréhension et de patience. Certains critiques prétendaient qu’un conseiller est une sorte de Grand Inquisiteur qui arrache des confessions à sa victime ! Voici quelques-unes des recommandations imprimées distribuées aux conseillers :
« N’insistez pas pour obtenir une décision. Laissez votre interlocuteur prendre son temps s’il n’est pas prêt au moment de l’entretien.
» Si la personne que vous conseillez est pressée, ne la retenez pas sans nécessité.
» Si vous vous sentez conduit à parler à quelqu’un dans l’auditoire (au cours de l’appel), faites-le tranquillement, mais n’insistez pas. »
La Croisade éditait un Bulletin du conseiller en vue de réparer les erreurs de commission ou d’omission. Le même esprit s’y reflétait. Voici un avertissement du bulletin N° 5 :
« Il est venu à notre connaissance que plusieurs conseillers suggèrent à leur interlocuteur de se joindre à leur église. Plusieurs conseillers ont également ouvertement critiqué l’église à laquelle appartient actuellement leur interlocuteur. Souvenez-vous des instructions que vous avez reçues dans vos cours de formation. Pas de critiques ni de prosélytisme. Votre tâche de conseiller consiste à faire tout ce qui est en votre pouvoir pour vous assurer que la personne qui vous est confiée est bien en relation avec Jésus-Christ. »
Les deux premiers rangs du parterre étaient réservés aux conseillers, il y en avait six cents chaque soir. Leur tâche . commençait au moment où Graham appelait à la repentance et que les gens commençaient à s’avancer.
Ils devaient se joindre à ceux qui s’avançaient, chacun cherchant à accompagner une personne de son sexe et de son âge. Des membres de l’Equipe se tenaient devant l’estrade et orientaient les conseillers. Ils savaient, grâce à une longue expérience, qu’un homme se confie plus facilement à un autre homme et un jeune à un jeune. Il faudrait que toutes les conditions soient réunies et que le conseiller ait aussi la profession, l’éducation et les goûts de la personne qu’il prend en charge. C’est évidemment impossible !
Et pourtant, les journalistes furent stupéfaits de constater que cela arriva un nombre incroyable de fois. Un soir, un conseiller d’un certain âge escorta dans la salle réservée un homme d’un certain âge qui s’était avancé. Il se présenta et ajouta : « Je suis luthérien et j’habite à Cleveland dans l’Ohio ».
L’autre lui répondit, étonné : « J’espère que vous me croirez, mais je suis moi aussi luthérien et originaire de Cleveland ! C’est Dieu qui vous a dirigé vers moi. »
Un Porto-Ricain se présenta à son conseiller en disant :
— Je suis un pianiste professionnel et je joue dans un orchestre.
— Moi aussi, répond le conseiller surpris, je suis pianiste et je joue dans un orchestre.
Un professeur de science fut désigné pour parler à un jeune homme. Celui-ci était tourmenté par des doutes sur la Bible, et, avant de commencer des études scientifiques en vue du professorat, il voulait s’en libérer. Quel meilleur guide aurait-il pu avoir ?
On pourrait citer tant d’autres exemples ! Il y eut aussi des aventures, des problèmes inattendus.
Un soir, une femme à l’air triste et tourmenté s’approcha d’un conseiller et lui demanda : « Comment faire pour devenir une chrétienne ? J’ai un problème tellement difficile à résoudre ! »
Le conseiller lui cita les passages bibliques appropriés et lui dit : « Je voudrais prier pour vous ». A la fin de sa prière, il demanda à la femme de prier à son tour. D’une voix tremblante, elle dit : « Seigneur, pardonne-moi mes péchés, Donne-moi la paix. Aide-moi à résoudre mes problèmes… puis elle se mit à pleurer et, mêlés à ses sanglots, le conseiller entendait ces mots : « Mon fils… mon fils… »
— Est-ce que votre fils est en danger ? demanda-t-il.
La femme répondit : « Il est l’un de ces garçons impliqués dans le gang des adolescents qui a tué une victime de la polio ». En sanglotant elle confessa que tout cela provenait de sa situation de famille. Elle avait quitté le père du garçon et s’était remariée contre la volonté de l’enfant, alors, lui, il s’était joint à ce gang pour y trouver l’amitié et un sentiment de sécurité. Il était maintenant en prison et il refusait de la voir.
— Comment aurai-je le courage d’envisager l’avenir ? demandait-elle.
— Mettez votre problème dans les mains du Christ, lui dit son conseiller. Si vous lui confessez vos péchés et lui demandez qu’Il vous conduise, Il vous donnera la force dont vous avez besoin.
* * *
La question suivante fut posée à plusieurs conseillers : la Croisade a-t-elle changé quelque chose à votre vie ?
Voici leurs réponses :
« Je suis timide et j’ai toujours eu de la peine à parler aux autres. Maintenant je sais ce que j’ai à leur dire et Dieu m’a donné le courage de le dire. »
« J’ai reçu la sagesse dont j’avais besoin pour m’occuper de gens de toutes sortes. »
« Je suis plus sensible aux souffrances des autres. »
« J’ai reçu plus de patience et plus de foi. »
« Mes amis pourraient vous dire la différence qu’ils ont constatée. J’ai tout livré. »
« Pour la première fois de ma vie, je me suis sentie utile. »
« J’ai mieux compris les grâces dont j’avais été l’objet et je désire, plus qu’auparavant, les faire partager à d’autres. »
Une maman, qui a passé maintes soirées aux réunions de la Croisade, a énuméré une telle chaîne de bénédictions qu’elles feraient déborder une corne d’abondance :
« Mon mari s’est donné à Dieu, merveilleux exaucement de prières, dit-elle.
» Deux de mes enfants chantaient au chœur et ont grandi dans la foi.
» Mes deux autres fils ont assisté à plusieurs réunions et nous avons tous été rapprochés les uns des autres.
» Ma fille a rencontré au chœur de la Croisade un jeune chrétien avec qui elle s’est fiancée.
» Mais surtout, c’était merveilleux de participer à la joie de cette Croisade, d’entendre le nom de Jésus exalté soir après soir, et de voir tant de centaines de gens confesser, pour la première fois, Jésus comme leur Sauveur. »
Ainsi, ceux qui étaient venus pour donner aux autres, ont eux-mêmes reçu. Ces milliers de conseillers arrivaient chaque soir d’un pas décidé, la tête haute et le regard joyeux. Cela n’avait rien d’étonnant pour Graham et son équipe. Ils savaient bien par expérience qu’on ne s’enrichit qu’en se donnant.