Un sermon de Billy Graham

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Un sermon de Billy Graham :

« Il faut que vous naissiez de nouveau. »

Le centre de la prédication de Billy Graham, c’est la bonne nouvelle que l’homme peut naître de nouveau.

John Wesley, fondateur du Méthodisme, prêchait la même doctrine, la plupart des grands revivalistes aussi. Il fut un temps où certains pensaient que la conversion impliquait une manifestation physique, le corps du « converti » recevait un choc ou tremblait. Les Quakers — la société des Amis — furent ainsi appelés parce que les « convertis » tremblaient. Par moquerie, les gens les surnommèrent « trembleurs » (Quakers).

La manifestation physique accompagnant la conversion était parfois si violente qu’hommes et femmes tombaient à terre, comme morts, et restaient en extase pendant des heures. Les évangélistes de ces temps révolus n’invitaient pas les gens à s’avancer calmement, mais ils leur disaient : « Tombez à genoux, tombez à terre, abandonnez votre âme au Seigneur. »

Quelque forme que prenne la conversion, qu’elle soit accompagnée, comme autrefois, de manifestations physiques, ou que, comme dans une croisade moderne de Graham, elle soit l’effet d’un appel à la volonté, il y a toujours, à la base, la certitude de la nécessité de la nouvelle naissance.

Graham a souvent essayé d’expliquer comment on devient une nouvelle créature ; cela fait partie intégrante de presque tous ses sermons. Mais jamais il ne le fit aussi clairement qu’au début de la Croisade, d’après le texte :

« Il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu, car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui. Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu. »

Voici les paroles de Graham, légèrement condensées, telles qu’elles furent entendues à New-York :

« Etes-vous né de nouveau ? En êtes-vous certain ? Le savez-vous&nbssp;? Si je ne savais pas que je suis né de nouveau, vous ne pourriez pas m’arracher du Madison Square Garden jusqu’à ce que j’aie réglé cette question. Ce n’est pas une théorie ou une philosophie à moi. Ce sont les paroles mêmes de Jésus. Il a dit : « Il faut que vous naissiez de nouveau ». Qu’est-ce que Jésus veut dire ?

» Tout d’abord, je voudrais que vous sentiez la nécessité de naître de nouveau. Un petit garçon, un jour, avait fait des tas de sottises. Aux réprimandes de sa maman, il répondit : « Vois-tu, je crois que je suis né de travers ». Il disait plus vrai qu’il ne pensait.

» Il y a quelque chose dans la race humaine qui va de travers. Prenez votre journal : Avez-vous jamais vu autant de crimes, de violence, de méchanceté, d’immoralité, de vols, de meurtres ? Il y a certainement quelque chose qui est de travers.

» Quoi ?

» Les psychiatres, les psychanalistes, même les chefs des nations essayent d’établir le diagnostic des problèmes humains. Connaissez-vous l’histoire du jeune médecin qui venait d’accrocher sa plaque à sa porte. Son premier client vint, lui expliqua tous ses symptômes. Le jeune médecin n’arrivait pas à trouver l’origine de cette maladie. Il entra dans un petit bureau pour étudier le cas dans ses livres. Finalement, il revint et très nerveux dit à son malade : « Monsieur, voulez-vous me répéter vos symptômes ? » Le malade s’exécuta, mais le médecin n’arrivait pas à établir le diagnostic.

» Il lui dit alors : « Monsieur, avez-vous déjà eu cette maladie auparavant ? »

» L’homme répondit : « Mais oui, bien sûr ».

» Le jeune médecin déclara alors : « Eh bien, vous l’avez de nouveau ! ».

Le monde ne va pas beaucoup plus loin quand il analyse son problème et diagnostique ses maladies. Nous nous trouvons en présence des mêmes vieux problèmes que ceux du temps de Napoléon, de Jules César, d’Achille et d’Ulysse.

Les manières changent, les langues changent, les civilisations changent, mais le cœur humain reste le même. C’est de lui que vient le vol, la fraude, la haine et le mal. Toutes ces choses viennent du dedans et la Bible dit que nous avons une maladie appelée le péché. Nous en sommes tous infectés.

Nous sommes travaillés par un virus appelé péché. C’est un mal qui dévore l’âme et le cœur, et qui conduit à la perdition et à l’enfer. C’est cette maladie-là, le péché, qui vous sépare de Dieu. La Bible affirme dans Esaïe 1.6 : « De la plante des pieds jusqu’à la tête, rien n’est en bon état : ce ne sont que blessures, contusions et plaies vives, qui n’ont été ni pansées ni bandées. »

Et Jérémie 17.9 : « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant, qui peut le connaître ? »

Et Romains 3.23 : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. »

Romains 5.12 : « C’est pourquoi, comme par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue à tous les hommes, parce que tous ont péché. »

Job disait : « Voici, je suis vil et je me prends en dégoût. »

Pierre : « Eloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. »

Chacun de nous est pécheur. Chacun de nous a violé la loi de Dieu. Nous n’avons pas observé ses commandements. Nous avons méprisé sa gloire. Nous avons une maladie que la Bible appelle le péché. Cela veut dire que nous avons besoin d’une nouvelle nature, l’ancienne est souillée. La vieille nature du meilleur d’entre nous est mauvaise aux yeux de Dieu. La vieille nature de Nicodème était corrompue. Extérieurement, il était distingué, agréable, bien élevé, religieux, mais intérieurement il était corrompu. Jésus lui dit : « Nicodème, ce qu’il te faut, c’est un cœur nouveau, une nature nouvelle, une direction nouvelle dans ta vie. Tu as besoin d’un nouveau commencement, d’une nouvelle naissance ! »

Vous dites : « Qu’est-ce que la nouvelle naissance ? Que signifie naître de nouveau ? »

Un jeune garçon de douze ans devait écrire une composition sur le sujet « Naissance ». Il alla trouver sa mère et lui demanda : « Maman, comment est-ce que je suis venu au monde ? » Elle répondit : « La cigogne t’a apporté ». — « Et toi, lui demanda-t-il, comment es-tu venue ? » — « Moi aussi, c’est la cigogne qui m’a apportée. » Alors, il alla trouver sa grand-mère et lui dit : « Grand-mère, comment es-tu venue au monde ? » elle répondit : « La cigogne m’a apportée. » Alors le garçon commença ainsi sa composition : « Dans notre famille, depuis trois générations, il n’y a pas eu une seule naissance normale. »

Qu’est-ce que la nouvelle naissance ? Que veut dire naître de nouveau ?

Jésus a dit : « Ce qui est né de la chair est chair. » Cela veut dire que vous êtes né, de votre mère, dans le monde physique. Puis Jésus ajoute : « Ce qui est né de l’esprit est esprit. » Donc, pour naître dans la famille de Dieu, il faut aussi une naissance. Ce n’est pas par une évolution spirituelle qu’on entre dans la famille de Dieu, ni en changeant notre manière de vivre. On n’y parvient pas par la morale, ni par le raisonnement intellectuel. Il faut naître dans la famille de Dieu.

Etes-vous né dans la famille de Dieu ? La Bible tout entière nous enseigne que chacun doit naître de nouveau ou être perdu éternellement, Ezéchiel 36.26 dit : « Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau. »

Jean appelle cela être né de l’Esprit, né de Dieu, né d’En-Haut.

Pierre l’appelle un acte de repentance, une régénération par la parole vivante et permanente de Dieu. Paul en parle dans son épître aux Romains et l’appelle une résurrection d’entre les morts. Dans 2 Corinthiens, c’est devenir « une nouvelle créature, les choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles ». Dans les Ephésiens, il en parle comme d’un renouvellement. C’est être rendu vivant, de mort qu’on était. Dans Colossiens, c’est renoncer au vieil homme avec ses œuvres et revêtir l’homme nouveau qui est une nouvelle création. Dans l’épître à Tite, il l’appelle l’œuvre de la régénération et le renouvellement par le Saint-Esprit.

Dans sa seconde épître, l’apôtre Pierre dit que nous avons été « rendus participants de la nature divine ».

Le catéchisme de l’Eglise anglicane l’appelle « la mort au péché et la nouvelle naissance en vue de la justice ».

Toutes les dénominations, tous les catéchismes mentionnent la nouvelle naissance. Les termes employés peuvent différer, mais les faits sont toujours là. Nous qui sommes nés une première fois dans le monde physique, nous pouvons naître une deuxième fois, nous pouvons être changés, transférés dans le royaume de Dieu.

Je vous demande de nouveau : « Etes-vous né d’En-Haut ? Etes-vous entré dans le royaume de Dieu par la nouvelle naissance ? »

Etre né de nouveau ne signifie pas simplement qu’on a subi une transformation, reçu une bonne influence, ni qu’on a trouvé de nouvelles forces et pas non plus qu’on a tourné une nouvelle page ou qu’on se sent un peu meilleur. C’est un recommencement total, par lequel Dieu imprime sa marque sur nous. L’Ecriture nous enseigne qu’il ne s’agit pas seulement de réformer nos voies. Un homme peut abandonner ses mauvaises habitudes, prendre de bonnes résolutions, décider de se réformer, mais cela ne suffit pas. Les bonnes résolutions du premier jour de l’an sont excellentes, mais ce n’est pas la nouvelle naissance.

Beaucoup de gens s’imaginent qu’ils n’ont pas besoin de naître de nouveau, qu’ils iront quand même au ciel. Mais si vous n’êtes pas né de nouveau, vous vous sentirez tout malheureux au ciel, vous ne serez pas dans votre élément. Pêchez un poisson dans l’océan, installez-le dans votre salon. Placez-le sur un fauteuil confortable, et qu’on l’évente parce qu’il a trop chaud. Mettez-lui quelques gouttes de parfum, pour qu’il sente bon. Faites n’importe quoi, le poisson se sentira plutôt mal à l’aise sur votre fauteuil de salon ! Pourquoi ? Parce qu’il vit dans l’eau. Son élément, c’est l’eau.

Si vous pouviez amener un pécheur au ciel, il ne serait pas non plus dans son élément. Pour quelques-uns d’entre vous, le ciel ressemblerait à l’enfer. Vous êtes tellement habitué ici-bas à jouer des coudes et à faire tout ce qui vous plaît, que si vous alliez au ciel, vous vous sentiriez totalement étranger. Vous devez avoir une nouvelle nature si vous voulez être accepté par Dieu. Si vous voulez être en communion avec Dieu et avec Christ, avec les anges, les apôtres et les grands hommes de Dieu, il vous faut avoir une nature divine. Impossible de guérir un arbre en lui donnant une nouvelle écorce ou de nouvelles branches, il faut renouveler la sève. Je n’ai jamais vu un homme construire une barque neuve avec du bois pourri. Vous ne pouvez pas construire une personnalité digne du royaume de Dieu avec le bois pourri de votre vieux cœur et de votre nature trompeuse. Il faut que vous naissiez de nouveau.

L’homme ne peut pas créer en lui cette qualité de vie qui le rendrait capable d’accéder au royaume des cieux, cela doit venir d’En-Haut, de Dieu Lui-même. C’est plus qu’un changement de milieu. J’ai une montre qui ne marche pas, mais je ne sais pas pourquoi. Eh bien, me suis-je dit, je porte ma montre au bras droit, et elle ne marche pas ; ce dont cette montre a besoin, c’est d’être changée de bras. Je vais la mettre à mon bras gauche et elle marchera certainement. Je vais la changer de milieu. Mais la montre continue à me tromper, elle marque une heure fausse. Il y a quelque chose qui ne marche pas à l’intérieur de la montre, son mécanisme a besoin de réparation.

Changez de milieu, vous restez le même. Vous avez besoin d’une opération en vous-même, et cette opération est faite par le Saint-Esprit, elle s’appelle la nouvelle naissance.

Beaucoup protestent, ils déclarent : « J’ai eu des parents chrétiens, j’ai été élevé dans une église chrétienne ; est-ce que cela ne suffit pas ? »

Non ! On ne peut pas hériter la nouvelle naissance. Elle ne vient pas de la chair et du sang. Ce n’est pas un changement physique. Cette naissance n’ajoute et ne retranche rien à vos facultés intellectuelles, morales ou affectives. Mais la nouvelle naissance donnera un nouveau sens à vos affections. Vous avez aimé auparavant, mais votre amour tournait autour de vos désirs et de vos préférences. Après la nouvelle naissance vous vous mettrez à aimer votre prochain. La nouvelle naissance est un changement de direction et un changement d’affection. C’est une union de l’âme avec Christ. Christ vient à vous par le Saint-Esprit et vous partagez la vie de Dieu.

A l’origine, l’homme et Dieu étaient unis, mais le péché est intervenu et il a séparé l’homme de Dieu. Alors Jésus est venu pour mourir sur la croix, Il est ressuscité, et Il vit afin que, vous et moi qui étions morts dans nos fautes et dans nos péchés, puissions être ramenés en contact avec la vie de Dieu, afin que la vie de Dieu puisse de nouveau nous animer.

Dès que je reçois Christ comme Sauveur, la vie spirituelle, semblable à une sève, passe à travers moi ! J’ai le pouvoir d’aimer, je reçois une nouvelle joie et une paix inconnue. Ma vie tout entière change. Mon pas a un nouvel élan et mon âme est joyeuse.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura plus de problèmes. Dieu n’enlève pas vos problèmes. Il est même possible qu’après être venu à Christ, vos problèmes soient plus nombreux qu’auparavant, mais vous aurez la force et le pouvoir d’y faire face. Vous avez une vie nouvelle, la vie de Dieu, et la Bible dit que Dieu vit d’éternité en éternité. En recevant Christ, vous avez été greffés sur la vie de Dieu et vous vivrez aussi longtemps que Dieu Lui-même. Votre corps mourra et ira dans la tombe, mais votre moi réel, votre personnalité, votre âme, votre intelligence, votre mémoire, votre vrai moi vivra pour toujours en Dieu. Vous êtes adopté dans la famille de Dieu.

Voilà ce qu’est la nouvelle naissance.

Etes-vous né de nouveau ?

Vous dites, peut-être : « Comment faire pour naître de nouveau ? » Nicodème a posé la même question. Il a dit : « Comment cela peut-il se faire ? » Henry Clay a dit une fois qu’il ne savait pas, par expérience personnelle, ce que signifiait le changement du cœur dont parlent les chrétiens. Mais il avait vu dans le Kentucky des familles qui étaient brouillées depuis longtemps se réconcilier à la suite d’un réveil religieux, et il déclarait que la puissance qui pouvait opérer une réconciliation entre des familles divisées était surnaturelle. Je suis d’accord avec Henry Clay. C’est surnaturel, c’est un acte divin.

La Bible dit : « Vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la Parole vivante et permanente de Dieu. »

La Bible dit : « La foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la Parole de Dieu. » Je vous prêche ce soir la vérité, la Parole de Dieu. Vous l’entendez, vous la recevez dans votre cœur, et dès que vous avez la volonté de la recevoir dans la repentance et par la foi, à ce moment-là le Saint-Esprit accomplit en vous son œuvre de régénération.

Toute l’opération de la nouvelle naissance est l’œuvre du Saint-Esprit. Vous ne pouvez pas vous faire vous-même naître dans la famille de Dieu. La Bible dit dans Jean 1.12 qu’il vous est impossible de vous lever et de dire à Dieu : « Seigneur, je veux naître de nouveau aujourd’hui. » Cela ne se passe pas ainsi. Vous ne pouvez venir que si le Saint-Esprit vous attire. La Bible enseigne que le Saint-Esprit convainc de péché ; il vous faut savoir, d’abord, que vous êtes un pécheur.

Si vous savez que vous avez failli envers Dieu, que vous avez désobéi à ses lois, que vous n’avez pas observé le Sermon sur la montagne, que vous n’avez pas vécu de la vie de Christ, c’est que le Saint-Esprit est en train de vous convaincre, de vous révéler que vous êtes un pécheur.

C’est le premier pas vers le royaume de Dieu. « Personne, dit Jésus, ne peut venir à moi si mon Père ne l’attire ».

Quand vous vous sentez intérieurement malheureux et que vous vous savez coupable, lorsque vous vous sentez pécheur aux yeux de Dieu, il y a lieu de vous réjouir parce que c’est le Saint-Esprit qui est en train de vous montrer votre besoin d’un Sauveur. Personne ne peut venir au Sauveur sans avoir la conviction d’être un pécheur.

La Bible nous dit ensuite que le Saint-Esprit prépare le cœur. Comme un fermier laboure le sol avant d’y semer les graines, ainsi le Saint-Esprit ouvre le cœur et le prépare puis il vous attire au Sauveur.

Mais vous devez savoir ceci : vous pouvez, si vous le voulez, rejeter l’appel de Dieu. Beaucoup d’entre vous sont en train de faire cela. Le Saint-Esprit vous dit de venir à Christ, mais vous résistez. Votre fierté vous en empêche. Vous dites : « Si je reçois Christ ouvertement, que diront les gens ? » Votre fierté vous pousse à résister.

C’est peut-être une habitude coupable que vous ne voulez pas abandonner. Peut-être ne vous sentez-vous pas le courage de vous opposer à votre entourage. Vous avez peur d’être obligé, dans votre bureau ou dans votre magasin, de rendre un témoignage qui vous effraie. Vous craignez de perdre votre popularité, et vous résistez au Saint-Esprit.

Il faut que je vous avertisse. Le Saint-Esprit avance comme une marée, puis il se retire. Vous feriez mieux de venir à Christ pendant que le vent de l’Esprit souffle. Jésus a dit : « Le vent souffle où il veut ». Jésus a employé cette comparaison du vent. « Le vent souffle où il veut, ainsi en est-il de ceux qui sont nés de l’Esprit. »

Remarquez que le vent est souverain. Le vent est un élément à la fois indépendant et incontrôlable. Il ne nous demande pas notre avis lorsqu’il se met à souffler. On ne peut pas le régulariser à volonté. Ainsi en est-il de l’Esprit. « Le vent souffle où il veut », où il lui plaît, quand il lui plaît, comme il lui plaît. Vous ne pouvez pas diriger le Saint-Esprit. Puis le vent est irrésistible. Quand vient une tornade, qui peut lui résister ? Quand survient le Saint-Esprit, si nous le laissons pénétrer en nous, il fait sauter nos complexes, il mate notre volonté rebelle, il supplante toute opposition…

Le vent varie en intensité. Il peut se mouvoir si doucement qu’il fait à peine frémir les feuilles, mais à d’autres moments, son souffle est si puissant qu’on en entend le mugissement à des kilomètres. Ainsi en est-il du Saint-Esprit dans son œuvre de régénération. Chez certaines personnes, son action est si douce que l’entourage n’y voit rien ; chez d’autres, son action est si puissante et si évidente que personne ne peut douter de son intervention, ni l’oublier.

L’opération du Saint-Esprit est variée à l’infini et s’exprime d’une manière toujours nouvelle. Le vent est mystérieux. Il défie l’analyse humaine. Ainsi l’opération du Saint-Esprit est secrète. C’est pourquoi personne ne peut vous expliquer complètement la nouvelle naissance. J’essaie de vous le faire comprendre en partie, mais elle reste une opération mystérieuse du Saint-Esprit.

Je ne comprends pas comment ni pourquoi un homme peut se lever au fond de cette grande arène et s’avancer pour déclarer qu’il renonce à son péché et recevoir le Christ et être changé en un instant, agréé de Dieu à cause de Christ qui mourut sur la croix.

Mais je sais que cela arrive. C’est l’opération mystérieuse du Saint-Esprit. C’est cela que tant de reporters n’arrivent pas à saisir. Ils ne peuvent pas comprendre cet élément mystérieux, la puissance régénératrice du Saint-Esprit, capable de refaire une vie. Il y a des hommes et des femmes en grand nombre qui sont devenus des per- sonnes nouvelles en Jésus-Christ, mais ils ne peuvent pas l’expliquer.

Vous ne pouvez pas l’analyser. Vous ne pouvez pas complètement le décrire. Vous savez seulement que vous avez été changé. L’aveugle, dont Jésus avait ouvert les yeux, ne savait pas expliquer quoi que ce soit. Quand les Pharisiens lui demandèrent ce qui était arrivé, il dit : « Je ne sais pas, j’étais aveugle et maintenant je vois ».

La Bible nous enseigne que le vent est indispensable. Si un calme plat régnait indéfiniment, la végétation périrait. C’est encore plus vrai de l’Esprit. Sans lui toute vie spirituelle serait arrêtée.

La Bible enseigne que le vent est facteur de santé. Chaque fois qu’un médecin envoie ses malades à la montagne ou à la mer, il compte, pour leur donner des forces, sur la puissance purificatrice du vent.

Venez à Jésus ce soir et donnez-lui votre vie. Il renouvellera vos forces. Il vous donnera une vie nouvelle et un nouveau courage. Une nouvelle joie de vivre. Il transforme et change. C’est là l’œuvre du Saint-Esprit. C’est une action divine sur votre âme.

Je suis convaincu que la conversion est une marche. Il y a sans doute eu en vous un long cheminement pour vous amener à prendre votre décision et il y aura encore, après la décision, toute une croissance spirituelle. Mais, en ce qui concerne la nouvelle naissance, je suis convaincu qu’elle est instantanée. C’est une opération soudaine du Saint-Esprit. Cela peut vous arriver maintenant, à l’instant où vous vous repentez et croyez.

Etes-vous sûr que vous êtes né de nouveau ?

Sinon, laissez-le changer votre vie maintenant, faire de vous une nouvelle créature en Christ. Etes-vous sûr d’avoir été pardonné ? Etes-vous certain d’aller au ciel, si vous veniez à mourir ?

A Florence, il y avait un immense bloc de marbre. Plusieurs sculpteurs l’avaient travaillé en vain. Il avait été tellement frappé à coups de ciseaux et de marteaux qu’il n’avait plus aucune forme. Enfin Michel Ange fut chargé de s’en occuper, Il fit construire une cabane autour du bloc de marbre, et il s’y enferma. Il y travailla pendant dix-huit mois à l’abri des curieux.

Enfin, il invita ses concitoyens à venir voir son œuvre ; de la masse informe, maltraitée par les autres sculpteurs, émergeait la figure sublime de David, qui est maintenant l’une des gloires de Florence.

Christ peut s’emparer de vies que le péché a défigurées et les transformer à son image.

Voulez-vous le laisser faire ? Vous dites peut-être : « Mais que faut-il que je fasse ? »

Vous devez dire à Dieu : « Je suis pécheur et je renonce à mes péchés ». Vous devez dire à Christ ce soir : « Je te reçois comme Sauveur et comme Seigneur. Je suis décidé à renoncer à moi-même, à prendre la croix et à te suivre, à n’importe quel prix. Je veux t’appartenir, je veux devenir membre de la famille de Dieu, maintenant. »

Avez-vous jamais fait ce pas ? Vous pouvez, ou non, être membre d’une église. Vous pouvez être religieux et bon ou, au contraire, semblable au brigand sur la croix. Vous pouvez être Juif ou Gentil, ce n’est pas cela qui importe : ce que je vous demande ce soir, c’est de venir donner votre vie à Christ et de naître dans sa famille. Que vos péchés soient pardonnés et que vous deveniez, en Christ, une nouvelle créature.

Voici comment nous allons procéder. Je vais vous demander de venir tranquillement, avec respect, et de vous tenir devant l’estrade. Nous prierons ensemble et je vous donnerai encore quelques instructions tirées de l’Ecriture. On vous remettra quelques imprimés capables de vous aider. Si vous êtes accompagné d’amis ou de parents, ils vous attendront.

Vous vous demandez peut-être pourquoi je vous invite à vous avancer. Jésus a dit : « Si vous ne me confessez pas devant les hommes, je ne vous confesserai pas non plus devant mon Père qui est dans les cieux ». En vous avançant, vous confessez Christ publiquement, et, de plus, c’est un acte de votre volonté qui manifeste votre décision de recevoir Christ.

Jésus aurait pu guérir l’homme à la main sèche en lui disant : « Sois guéri ! » Mais il ne l’a pas fait. Il lui dit : « Etends ta main ». L’homme regarda Jésus, et sur sa parole il étendit la main et fut guéri !

Je vous demande de montrer par un acte extérieur, que vous abandonnez votre vie à Christ. Livrez-vous à lui, pour le servir et le suivre. Laissez-le laver vos péchés et faire de vous une nouvelle créature.

Je vais demander aux hommes, aux femmes, aux jeunes dans toutes les parties de ce grand auditoire, de venir tranquillement ici. Je ne vous demande pas de vous joindre à une organisation quelconque. Je vous demande de venir à Christ. Pas à moi. Ce n’est pas moi qui vous invite, c’est le Saint-Esprit. Nous sommes ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : soyez réconciliés avec Dieu !

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