“Le Christ a été tenté comme nous en toutes choses (…)
Comme il a été tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés.”
La vie du Christ, notre Sauveur, est toujours un combat.
Enfant, adolescent, adulte, il n’a cessé, au milieu d’un monde corrompu, de combattre pour maintenir sa pureté. Telle est sa sainteté. Jeune enfant, il a une mystérieuse conscience de sa personne et de sa vocation, la perception d’une communion privilégiée avec Dieu. Les garçons israélites étaient considérés comme des “enfants” jusqu’à l’âge de douze ans. Ils devenaient alors “adolescents” et prenaient part avec une certaine liberté et responsabilité à la vie sociale d’Israël. Il le sait ; il exprime sa liberté et sa personnalité dès que l’occasion lui est offerte, quand, “pour la fête de Pâque”, il fait avec ses parents le pèlerinage de Jérusalem (Luc 2.41-52). Les cérémonies terminées, tout le monde repart en famille pour rentrer chez soi.
Sans rien dire à ses parents, Jésus se rend au Temple où, tout naturellement, il prend place “au milieu des Docteurs” : il les écoute, converse avec eux, pose des questions si pertinentes que les docteurs, à leur tour, l’interrogent. “Tous ceux qui l’entendaient étaient ravis de son intelligence et de ses réponses.” (v. 47)
Une journée durant, n’ayant pas trouvé leur fils dans la colonne du retour, ses parents rebroussent chemin jusqu’à Jérusalem pour l’y rechercher. Au bout de trois jours d’inquiétude (nous sommes au sixième jour), “ils le trouvent dans le Temple, assis au milieu des docteurs. Vivement, avec peine, sa mère l’interroge : “Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous ? Voici que ton père et moi nous te cherchions, étant fort en peine !” Tranquillement il répond : “Pourquoi me cherchiez vous ? Ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père ?” Mais ils ne comprennent rien à ce qu’il leur disait. “Sa mère conserve alors toutes ces paroles dans son cœur. Et Jésus croissait en sagesse, en stature et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.” (v. 45-52)
Rien ne nous est dit de la manière dont Jésus, vingt années durant, garde une parfaite sainteté au sein d’un monde corrompu. Les phases de ce combat nous sont inintelligibles. Nous pécheurs ne sommes dignes que du silence de Dieu. Mais Jésus a la vision de ce qu’il devait être et faire. Un jour il part au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui. Quand il sort de l’eau, les cieux s’ouvrent ; il voit l’Esprit de Dieu descendre sur lui comme une colombe. Une voix se fait entendre : “Tu es mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.” (Matth. 3.16-17)
Heureusement il ne nous est rien dit de la manière dont Jésus dès avant l’âge de douze ans, prit conscience de sa messianité. Je dis bien “heureusement” ! Nous sommes ici aux profondeurs de sa vie divine et de sa sainteté. Quoi que nous eussions pu apprendre à ce sujet, nous n’y aurions rien compris, et ne comprendrions toujours pas. Nous ne pourrions que spéculer bêtement sur l’être ineffable qu’ont été l’enfant, l’adolescent, puis l’Homme nommé Jésus ; que souiller son inaccessible image d’élucubrations rabougries de notre intelligence enténébrée et de notre cœur souillé ! Nous te rendons grâces, ô Christ, de nous avoir caché les mystères de ta vie divine et, hors toute spéculation, permis d’adorer ta grandeur et ta sagesse. Oui, Seigneur ! Merci de ton silence émerveillant !
Immédiatement après, Jésus est emmené au désert pour y être tenté par le Diable (Matth. 4.1-11 et Luc 4.1-13). “Il est tenté, dit Calvin, afin qu’il soit vraiment le Docteur de l’Église ayant fait son chef-d’œuvre.”
Quarante jours et quarante nuits, il jeûne : il a faim.
Lui qui est la vérité affronte le mensonge.
Lui qui est la justice triomphe de l’injustice.
Lui qui est la vie est confronté à la mort.
Le second Adam, comme le premier, est tenté par le Diable.
Un fait nous étonne : après une bénédiction solennelle — le don du Saint-Esprit — le Christ éprouve des tentations particulières. C’est la manifestation d’une loi que nous vérifions dans notre expérience personnelle. Souvent, après des grâces reçues et reconnues, nous sommes mis à l’épreuve, en butte à de fortes tentations. Quand notre foi augmente notre combat s’intensifie. Un service plus fidèle de Dieu — fruit de la grâce — appelle de plus rudes combats. Les occasions d’être infidèle sont plus nombreuses. Quand nous voulons servir Dieu, Satan perd l’un des siens. Nous ne pouvons servir deux Maîtres. Si nous nous moquons de Dieu, nous n’y voyons pas Satan, et pourtant nous lui appartenons. Au contraire, quand nous honorons Dieu, la présence de Satan éclate autour de nous.
Dieu veut que ses grâces servent à quelque chose. D’une part, ce sont des armes de combat, non des biens dont nous pourrions jouir égoïstement ; elles doivent servir et montrer leur efficacité. D’autre part, Satan cherche à prendre sa revanche : plus nous voulons servir Dieu, plus il nous attaque.
Quand Dieu ne nous est rien, Satan non plus ne nous est rien.
Quand Dieu compte pour nous, Satan aussi compte pour nous.
Quand Christ nous touche, Satan nous tourmente.
Telle est l’expérience des chrétiens : toute grâce reçue appelle un nouveau combat.
Voilà qui éclaire l’affirmation : “Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour y être tenté par le Diable” ; l’Esprit de Dieu, mieux que personne, connaît sa pugnacité (Matth. 4.1).
Les tentations du Christ nous imposent une sérieuse réflexion. Certains pensent que les mises à l’épreuve dont Jésus triomphe ont un caractère purement messianique.
La première tentation : changer des pierres en pains, a pour but — dit-on — de nous présenter un Messie de rêve, affranchi des nécessités de la vie quotidienne, et de le mettre hors de notre humanité.
La seconde : se jeter en bas du pinacle du Temple, le pousse à accomplir un prodige par goût du merveilleux, sans aucune nécessité ; rien que pour démontrer sa puissance et se mettre hors des lois de la Nature.
La troisième : faire miroiter à ses yeux la gloire d’un messianisme charnel, cherche à le détourner de sa véritable mission spirituelle, et lui propose le compromis d’un double service : le mettre hors de Dieu.
Tout cela pourrait être vrai. Si telle est notre interprétation, les tentations du Christ ne nous sont plus d’aucune utilité. Elles ne sont pas les nôtres : nous ne sommes pas des messies ! Ce récit rejoint alors la chronique historique, et — sans plus — reste un fait unique. Or, l’Écriture l’affirme : “Il a été tenté comme nous en toutes choses.” (Héb. 4.15) Comme nous !… il y a donc un point commun entre Lui et nous. Elle ajoute : “Comme il a été tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés.” (Héb. 2.18) La victoire du Christ dans des tentations identiques aux nôtres nous donne la victoire. Ses armes de combat sont les nôtres.
*
Précisions ici un point important :
Nombre de personnes, soucieuses d’honorer ce qu’elles croient être une conception moderne du monde, affirment ne pas croire à l’existence du Diable — Satan.
A nos yeux, cette attitude provient du fait que pour avoir les coudées franches, Satan cherche à convaincre quiconque de sa non-existence. Telle est ici-bas la tactique du Diable. Réfléchissons donc sur cet acte de foi ; envisageons les conséquences de cette incrédulité.
1. Le Diable-Satan, avec ses anges, est dans la Bible un important personnage céleste. Il y tient une place considérable. Il joue un rôle capital dans le livre de Job. Il apparaît quatre-vingt fois dans le Nouveau Testament. Il y tient des rôles éminents : accusateur, destructeur, meurtrier, menteur, prince des démons, séducteur, tentateur, etc… Il est difficile de croire que sa personne et ses actes n’ont été, dans la Bible, que des interprétations mythologiques d’événements historiques avancées par des auteurs soumis aux superstitions de leur temps. Affirmer cela des auteurs, des textes bibliques dans leur ensemble, apparaît une gageure.
2. Dépouiller le Christ de toute autorité personnelle, telle est la principale conséquence.
En Matthieu (4.1-11), le narrateur cite quatre fois le Diable auquel le Christ donne le nom de Satan, et Luc pour sa part, cinq fois (4.1-13). Jésus nomme “le Diable et ses anges” (Matth. 25.41).
En Luc (8.12), il nomme “Diable”, “celui qui enlève la parole du cœur de ses auditeurs, de peur qu’ils ne soient sauvés.”
En Jean (13.2), l’Apôtre déclare : “Pendant le souper, alors que le Diable avait déjà mis au cœur de Judas Iscariote, le dessein de le trahir…”
Matthieu, Luc et Jean sont pour nous d’authentiques témoins de la pensée du Christ.
Mais nous avons plus et mieux. Une sorte de fiche biographique brossée par le Christ lui-même, consignée au huitième chapitre de l’Évangile de Jean. Lors d’un entretien pathétique avec les pharisiens et les Juifs, Jésus y expose — si j’ose le dire — sa propre “biographie” (v. 12-59) à laquelle il oppose celle du Diable (v. 42-45).
“Si Dieu, leur dit-il, était votre Père, vous m’aimeriez,
parce que je suis issu de Dieu, et que je viens de lui ;
car je ne suis pas venu de moi-même,
mais c’est lui qui m’a envoyé.
Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ?
C’est parce que vous ne pouvez écouter ma parole.
Le père dont vous êtes issus, c’est le Diable,
et vous voulez accomplir les désirs de votre père.
Il a été meurtrier dès le commencement ;
et il n’a pas persévéré dans la vérité,
parce qu’il n’y a pas de vérité en lui.
Quand il profère le mensonge,
il parle de son propre fonds,
parce qu’il est menteur
et le père du mensonge.
Mais moi, parce que je dis la vérité,
vous ne me croyez pas !”
Si donc, de votre propre autorité, vous refusez le témoignage du Christ concernant Dieu notre Père, d’où pourra donc venir désormais l’autorité que vous accorderiez au Christ sur n’importe quel autre sujet qu’il ait abordé et traité, notamment ici sur sa propre divinité, la responsabilité personnelle des incroyants, d’une part ; et par conséquent, d’autre part, aux témoignages des auteurs du Nouveau Testament ?
Soyons clairs et vrais : le peu d’autorité que vous accorderez au Christ désormais ne sera ni la sienne, ni celle des Apôtres, mais uniquement la vôtre ; cela pour la Bible entière. Comment départagerez-vous le vrai du faux, si c’est votre sentiment qui tranche ? Votre religion sera la vôtre, telle que vous-même : celle d’un narcisse prosterné devant sa propre image. “Vous jugerez selon la chair”, vous dit Jésus qui se dénomme ici le “vrai Dieu”, selon le nom que Dieu s’accorde à lui-même : “JE SUIS”, et s’affirme être son égal : “Je suis issu de Dieu” (Jean 8.15, 24, 28, 46, 47 ; Ex. 3.14). S’il dit la Vérité, pourquoi ne le croiriez-vous pas ?
C’est en la personne de tous les fidèles que le Christ a été tenté
1. Le tentateur s’approchant lui dit :
“Si tu es le Fils de Dieu ordonne que ces pierres deviennent des pains.” (Matth. 4.3)
Le Diable suggère au Christ de chercher à se nourrir par des moyens illicites. “Puisque Dieu te néglige, et depuis quarante jours ! cherche toi-même à te nourrir ! (…) Tu ne peux avoir aucune confiance en Dieu pour ta subsistance (…). Change donc ces pierres en pain !” Le Christ répond : “Il est écrit : l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.” (Deut. 8.3) A la suggestion maléfique de Satan, Jésus répond par une parole de Dieu : “L’homme vivra de tout ce que Dieu veut et bénit.” C’est une erreur de spiritualiser cette réponse : il s’agit bien de nos moyens ordinaires d’existence.
N’est-ce pas une tentation à laquelle nous sommes souvent confrontés ? Dans la famille, dans les affaires, à tout âge : “améliorer son sort”, acheter, posséder, assurer sa subsistance, garantir son avenir par des moyens déshonnêtes, sinon franchement malhonnêtes, hors des voies que Dieu trace et bénit ? Notre combat est ici de nous ramener sans cesse à la confiance en Dieu, de n’user pour notre subsistance que de moyens honnêtes, “ce que Dieu veut et bénit”.
II. Le Diable le transporte à Jérusalem, le met sur le faîte du temple, et lui dit :
“Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : “Il ordonnera à ses anges de veiller sur toi ; ils te porteront dans leurs mains, de peur que ton pied ne heurte contre quelque pierre.” (Ps. 91.11-12 et Matth. 4.5-7)
Tentation d’orgueil : l’opposé de la précédente. Non la défiance en la puissance de Dieu, mais la bravade d’une vaine confiance : afficher un pouvoir divin en dehors et au-delà de sa vocation. “Il est écrit (…)” dit le Diable. Il cite bien des paroles, mais non la Parole. En supprimant la condition de l’accomplissement de cette promesse, il la dénature en un mensonge odieux. Satan réduit à un seul mot : “Veiller sur toi (...)”, d’une manière générale et quoi que tu fasses, la promesse précise de la parole divine : “de te garder dans toutes tes entreprises,” c’est-à-dire en dehors des chemins qu’impose ta vocation. Tronquer cette phrase du Psaume 91, c’est démentir son enseignement ; éprouver Dieu par orgueil !
Réclamer, hors des voies que le Très-Haut prescrit aux siens, une manifestation extraordinaire de sa puissance : telle est la seconde tentation qui nous guette, nous aussi, sans exception. Essayer, réclamer l’intervention divine ; se soumettre à de fausses épreuves, domestiquer sa providence, enfreindre les lois d’un sain comportement : qu’il s’agisse de notre manière de vivre, de notre santé, de conduire une voiture, de projeter une ascension, de prendre en tout domaine des décisions bravant les lois d’un comportement intelligent, pour soi ou pour les autres, que Dieu impose aux siens. Quand nous nous appuyons à tort sur des textes bibliques, partiellement cités ou mutilés, sur des promesses tronquées au gré de notre orgueil, de notre volonté de puissance, personnelle ou ecclésiastique. Quand nous voulons que Dieu nous serve au lieu de le servir : Jésus nous reprend comme il le fait du Diable : “Il est écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.”
III. L’ayant transporté sur une très haute montagne, le Diable lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire :
“Je te donnerai, dit-il, toutes ces choses si, te prosternant devant moi, tu m’adores.” Jésus lui répond : “Retire-toi, Satan, car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu ne rendras de culte qu’à lui seul.” (Deut. 6.13 ; Matth. 4.8-11)
“Je te donnerai toutes ces choses.” (…) Une fois encore le Diable ment. Cette gloire ? Il est loin de l’avoir ! Elle est à Dieu, et Dieu a délibéré de la donner à son Fils, à travers le chemin douloureux de l’humiliation, de la souffrance, de la croix et de la mort. La tentation est ici de mettre la main sur l’héritage que Dieu promet au Christ, son Fils — à certaines conditions — par d’autres moyens que ceux qu’il a prescrits : éviter les restrictions, en faire l’économie, tout en gardant les yeux fixés sur la promesse, en saisir, par un raccourci, la réalité et le fruit, n’est-ce pas là une tentation commune à chacun de nous au contact de l’Évangile ? S’emparer de l’héritage promis à la foi seule par des moyens illégitimes ; combattre à l’économie, prendre des raccourcis, alléger le chemin ; éviter les exigences de la repentance et de la foi, de l’humilité et de l’amour, du service et du don de soi, de la souffrance, de l’épreuve, de la persécution ? Penser jouir déjà et sans peine du fruit de la promesse, penser que l’héritage peut nous être accordé en prenant des libertés avec l’ordre du salut ? En traçant pour soi-même, à sa mesure, un chemin large, indépendant, au lieu de celui, à nos yeux, trop étroit, tel que Dieu l’aurait lui-même tracé pour nous ? N’est-ce pas la tentation constante de tout homme, de chacun de nous, de toute Église… d’inventer, de prendre des raccourcis, de s’emparer à moindre frais de l’héritage promis ? Telles sont les suggestions de Satan ! Mais le Christ répond : “Il est écrit : tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu ne rendras de culte qu’à lui seul.” … Alors, Satan le laisse.
Remarquons comment le Christ combat : non par la puissance de sa divinité — son combat ne nous servirait alors de rien ! — mais par la sainteté de son humanité, par des armes humaines, à savoir la connaissance, la mémoire de la Parole de Dieu : « Il est écrit (…)” Par les armes divines de l’Esprit agissant avec et par la Parole révélée. Le contraire de ce que firent Ève et Adam ! Défions-nous des mensonges ; mettons notre confiance en la divine Parole : elle est la Vérité ; Satan n’est que mensonge. La Parole, épée de l’Esprit, triomphe à tout coup des suggestions du Diable ; elle rétablit la justice, détruit l’injustice ; elle crée la vie, anéantit la mort ; elle honore Dieu et méprise Satan.
Dans nos tentations, les armes du Christ sont les nôtres : il n’y en a pas d’autres ! C’est publiquement, en notre personne, qu’il triomphe de toutes nos tentations et met en déroute Satan. Voilà pourquoi, voilà comment il secourt aujourd’hui ceux et celles qui sont tentés et leur accorde la victoire.
Tentés comme Lui
C’est en la personne de tous les fidèles que Christ a été tenté. Il l’a donc été “pour nous”, “pour moi”, “pour vous”. Nous devons, vous devez conclure :
“Comme le Christ, et de la même manière, je suis tenté.
“Comme Lui, et de la même manière, je suis vainqueur.
“Avec Lui, par la Parole, Épée de l’Esprit,
je triomphe des embûches du Diable.”
Dans l’Épître aux Éphésiens, l’Apôtre décrit notre combat et notre victoire :
“Fortifiez-vous dans le Seigneur et par sa force toute-puissante.
Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu,
afin de pouvoir tenir ferme contre les embûches du Diable (…)
Prenez toutes les armes de Dieu
afin que vous puissiez résister dans les mauvais jours
et qu’ayant tout surmonté vous demeurez fermes (…)
Armez-vous (…) de l’épée de l’Esprit,
qui est la Parole de Dieu.
Faites en tout temps par l’Esprit
toutes sortes de prières et de supplications.” (Éph. 6.10-18)
Telles sont les armes du combattant chrétien. Armes défensives : justice, paix, foi, assurance du salut… (v. 14-17a) ; arme offensive, la seule, celle de l’Esprit Saint incarné dans la Parole, dont le Christ fait victorieusement usage lors de ses tentations.
Nous pouvons, à notre gré, énumérer les armes défensives par lesquelles, aux divers âges et circonstances de notre existence, nous savons et pouvons “tenir ferme” (v. 14-17a). Seule “la Parole de Dieu”, revêtue de la puissance de l’Esprit, peut être et est, en tout temps, notre arme offensive, à tout coup victorieuse (v. 17b).
Aux trois attaques de Satan, Jésus riposte par trois fois : “Il est écrit (…)” ; trois fois, il obtient la victoire sur le Diable-Satan. Tentés comme lui, notre arme ne peut être que la sienne : les promesses ; les promesses et les ordres de “la Parole de Dieu”, épée de l’Esprit ; tenir ferme d’abord… pour attaquer ensuite. Par la foi, je résiste aux assauts du Diable ; par la Parole de Dieu, l’ennemi est vaincu. La Parole tient son efficacité de la foi. Pour repousser l’ennemi et le mettre en déroute, je suis suffisamment armé. Sans la Parole, privé de ses armes, je suis un combattant vaincu.