Souffrir… Mais pour quoi ?

XXV. PROMESSES EN CASCADE… L’ÉCHELLE DE NOTRE FOI

A chacune de ses promesses reçues avec foi, Dieu introduit et fait découvrir une promesse nouvelle qui prend racine dans celle reçue, augmente sa hauteur, sa largeur, sa profondeur.

L’illustration de cette affirmation apparaît avec éclat dans la “vocation d’Abraham”. La Genèse la rapporte en quatre événements s’échelonnant sur trente années de sa vie, de soixante-dix à quatre-vingt-dix-neuf ans.

1° Genèse 12.1-3

Un ordre insolite, un programme : “Quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père, et va dans le pays que JE te montrerai.”

JE te ferai devenir une grande nation ;
JE te bénirai ;
JE rendrai ton nom glorieux ;
Tu seras celui au nom duquel on est béni.
JE bénirai ceux qui te béniront…
Toutes les familles de la terre seront bénies en toi.”

Au commandement, le Seigneur joint sa promesse. Mais il ne suffit pas qu’il commande s’il n’ajoute sa bénédiction. A l’obéissance d’Abram est indissolublement liée la promesse de bénédiction de Dieu sur lui, sa descendance, toutes les familles de la terre. Trois ans durant, Abram voyage, se rend en Égypte et revient. Lot s’étant approprié la fertile plaine du Jourdain, il s’installe — sans enfant — au pays de Canaan. Au terme de ces années, il ne discerne aucun signe confirmant la promesse : “Je TE ferai devenir une grande nation.”

2° Genèse 13.14-17

Au sommet de la montagne de Béthel, près du lieu où Jérusalem naîtra, Dieu interpelle son serviteur :

“Lève-toi, et du point où tu es placé, regarde vers le nord, vers le midi, vers l’orient et vers l’occident : tout le pays que tu aperçois. JE te le donnerai, à toi, et à tes descendants après toi, pour toujours, JE rendrai ta postérité aussi nombreuse que les grains de poussière de la terre. OUI, si l’on peut compter la poussière de la terre, on pourra aussi compter ta postérité. Lève-toi, parcours le pays dans sa longueur et sa largeur : car c’est À TOI que JE le donnerai.

Quatre années passent encore ; comme si le Seigneur n’avait rien dit, rien promis.

3° Genèse 15.1-6 et 18

Agé de quatre-vingt-deux ans, Saraï de soixante-douze, Abram est désolé : rien, absolument rien ! Ni fils ni possession ! Malgré la promesse formelle d’une nombreuse et heureuse postérité, voilà sept ans que rien n’arrive ! Se prend-il à balancer entre le doute et l’espoir ? Dieu est ému du combat d’Abram dans sa pensée et dans son cœur. Il est temps qu’il intervienne, réconforte, affermisse son serviteur par quelque signe de sa gloire. Aussi lui adresse-t-il la parole dans une vision : “Ne crains point, Abram car JE suis ton bouclier, TA récompense sera très grande !” Dieu s’affirme son consolateur, son défenseur, son rémunérateur.

Abram répond : “Seigneur Éternel, que me donneras-tu ? Je m’en vais sans enfant ; l’héritier de ma maison est Éliézer de Damas » (à savoir un étranger, syrien, probablement acheté en Mésopotamie) ! Rien de conforme à la promesse ! Il ajoute : “Tu ne m’as pas donné de postérité !” Le Seigneur lui répond : “Ton héritier, ce n’est pas lui ! Ton héritier sera celui qui sortira de tes entrailles.” Et pour mettre un sceau sur sa promesse, le Seigneur le conduit dehors et lui dit : “Lève les yeux vers le ciel ! Si tu peux compter les étoiles, compte-les ! Telle sera ta descendance !” Abram croit au Seigneur qui le considère dès lors comme juste. Il fait alliance avec lui en disant : “Je donne ce pays à ta postérité.”

Hélas ! Les trois années suivantes rien ne se passe. On connaît l’impatience de Saraï qui, semble-t-il, ne croit plus à la promesse faite à son époux, ni qu’elle lui donnera un fils légitime. Elle le persuade d’agréer pour femme Agar, sa servante. Elle lui enfante Ismaël quand il a quatre-vingt-six ans. Quatorze années durant, le temps passe et rien n’arrive. Sur le déclin, il prend conscience qu’il n’aura pas d’autre descendance. Ne faut-il pas qu’il se résolve à penser — sinon à croire ! — que les promesses de Dieu s’accompliront non par le fils de son épouse, mais par celui de sa servante ? N’a-t-il pas atteint l’âge de quatre-vingt-dix-neuf ans ? Saraï, de quatre-vingt-neuf ? Le Seigneur qui ne peut se tromper l’aurait-il trompé ? Abram n’a-t-il pas le droit de dire : “IL NE M’A PAS…” Quel dilemme !

Après la naissance d’Ismaël, Abram s’est-il contenté de ce seul fils ? N’a-t-il pas espéré d’autre descendance ? La présence d’un fils charnel l’empêchera-t-elle de souhaiter la descendance spirituelle pourtant promise par Dieu ?

Le Seigneur n’a pas coutume de revenir sur une promesse ou d’en formuler de nouvelles qui les infirment : ne s’échelonnent-t-elles pas de sorte que les subséquentes confirment les précédentes ? Quand Dieu dit “JE SUIS”, il se définit lui-même comme il le fait encore avec Moïse (Exode 3.14) ; il est la quintessence de l’Être tout-puissant, celui dont tout ce qui existe détient son être et sa vie. Quand il nous parle, il se présente. Sa seule voix suffit à dissiper toutes oppositions ou contradictions des hommes, quels qu’ils soient, si nombreux soient-ils, qui, s’opposant au MOI de Dieu, proclament : “NOUS ! NOUS !” Dieu établit une relation personnelle : MOI avec toi. Nous avons donc à faire taire l’énorme concert, la cacophonie des innombrables voix qui, dans notre société, notre famille, nos Églises peut-être, contredisent sa parole révélée, et se proclament : Nous ! NOUS ! Qui disent : non, quand il dit OUI, et oui, quand il dit NON !

4° Genèse 17.1 à 8, 15 à 22

“Abram étant parvenu à l’âge de quatre-vingt-dix-neuf ans, le Seigneur lui apparaît et lui dit : “JE SUIS le Dieu tout-puissant. Marche devant ma face et sois intègre. Je veux faire alliance avec toi, et je multiplierai infiniment ta descendance.”

Abram se prosterne et adore ; Dieu lui parle en ces termes :

“Voici l’Alliance que MOI je conclus avec TOI ; tu deviendras père d’une multitude de nations. On ne t’appellera plus Abram (père noble), mais Abraham (père d’une multitude), car JE fais de toi le père d’une multitude de nations. JE te ferai croître extraordinairement (…) des rois descendront de toi.

“J’établirai mon alliance avec toi et ta postérité après toi, d’âge en âge ; ce sera une alliance perpétuelle, en sorte que JE serai ton Dieu, et celui de ta postérité après toi. JE te donnerai le pays où tu séjournes en étranger, et après toi JE le donnerai à tes descendants (…). Je serai votre Dieu.”

Il ajoute :

“Quant à Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus Saraï, mais Sara (la Princesse, mère d’une race royale) ; JE te bénirai ; et d’elle aussi JE te donnerai un fils. OUI ! JE la bénirai : d’elle naîtront des nations et des chefs de peuples. »

Alors, dit l’Écriture, Abraham tombe la face contre terre, et il rit, se disant en lui-même :

“Peut-il naître un enfant à un homme âgé de cent ans ? Et Sara, qui a quatre-vingt-dix ans, pourrait-elle devenir mère ?”

Abraham dit à Dieu :

“Puisse Ismaël continuer à vivre en ta présence !”

Dieu répond :

“NON ! C’est Sara, ta femme, qui te donnera un fils, et tu lui donneras le nom d’Isaac (c’est-à-dire : Rire). Je ferai alliance avec lui (…). J’établirai mon alliance avec Isaac, que Sara t’enfantera à cette même époque, l’année prochaine.”

Le dire de Dieu ne peut être infirmé, ainsi en est-il de la promesse de l’époux à son épouse, scellée par l’anneau qui la rappelle irrévocable. Dieu confirme ici l’authenticité de sa Parole par le sacrement de la Circoncision, comme il le fera plus tard par ceux du Baptême et de la Cène. “Elle sera dans votre chair, dit Dieu, le signe de mon alliance perpétuelle avec vous” (Gen. 17.9-14). Bien avant que ces promesses s’accomplissent, Dieu en donne le signe, le gage et le sceau qui annoncent sa grâce et d’avance la scellent.

Dieu peut désormais parler à Abraham, sous un nouveau nom, ainsi qu’à Saraï, devenue Sara, la princesse, mère de la race royale, car “D’elle naîtront des nations” (Gen. 17.15-16). A l’ouïe de cette annonce, Abraham se prosterne et il rit en disant dans son cœur : “Peut-il naître un enfant à un homme âgé de cent ans ? Et Sara, qui a quatre-vingt-dix ans, pourrait-elle devenir mère ? » (v. 17).

Ne nous méprenons pas sur le sens de ce “rire” ! Abraham est loin de se moquer de Dieu, comme s’il songeait à le contredire ! Ce n’est pas à la hauteur de sa “tête” (comme s’il énonçait une incrédulité logique, la négation récusant l’affirmation), qu’Abraham s’émeut, mais — précise l’Écriture — “dans son cœur”, le lieu où des sentiments apparemment différents — voire opposés — peuvent être simultanément ressentis, se compléter sans se détruire, entre la perplexité et la joie.

Un père, par exemple, croit que son fils qu’il sait en danger est perdu. Contre toute attente, quelqu’un vient lui dire : “Ton fils vit !” Entre sa souffrance et sa joie, le père s’écrie alors : “Ce n’est pas possible ! C’est trop beau pour être vrai !”… Ainsi Abraham : il s’étonne en s’émerveillant : “Impossible… C’est trop beau !” simultanément ressentis et vécus dans son cœur. Trente années d’attente depuis la promesse… Son épouse peut-elle encore devenir mère ? Mais au même moment, il la nomme Sara, et non Saraï, le nom nouveau portant la promesse d’un fils (v. 15-16). C’est donc bien qu’il croit ce que Dieu lui dit. Émerveillé, son rire englobe le passé et l’avenir, comme si Dieu lui disait : “Maintenant donc, Abraham, élargis ton cœur, reçois de Sara ce que je te promets, car la porte de l’espérance doit être aussi ouverte que la Parole qui l’élargit.”

En prénommant le fils Isaac, c’est-à-dire Rire, une année avant terme, loin de nous la pensée que Dieu aurait voulu rappeler à Abraham sa honte et, sa vie durant, un rire qui aurait été de doute et d’incrédulité.

En quel “Dieu” croirions-nous alors ? Ce fils est bien celui du rire, de la joie incarnée, preuve vivante et historique de la présence du Dieu Sauveur dans la vie d’un homme, d’une famille, d’une Église ; la joie de Dieu scellera l’Alliance de sa grâce, qui trouvera en Christ son accomplissement, et le “rire” de notre cœur à travers nos épreuves et nos attentes.

*

Les Écritures ne passent pas sous silence le combat de l’épouse.

Il est certain que son obstination à être mère s’est progressivement exacerbée dix années durant (de 65 à 75 ans !). Son impatience et ses plaintes assiégèrent Abram. Finalement lassé, excédé, il accueille Agar, la servante, et lui donne un fils. Nous ignorons le cours de ses pensées, les sentiments de son cœur. Pourtant, nous remarquons qu’il s’interpose entre Dieu et sa promesse : s’imagine-t-il ouvrir une voie qui, sans l’annuler ou la renier, en faciliterait l’issue ?

Représentons-nous le combat spirituel de Saraï ! De soixante-cinq à quatre-vingt-dix ans elle lutte ; elle attend aussi avec foi, mais par un chemin détourné, l’accomplissement de la promesse (Gen. 12.1-3). L’auteur de l’Épître aux Hébreux (11.11) dissipe notre incertitude : “C’est par la foi, dit-il, que Sara fut rendue capable, malgré son âge, d’avoir une descendance, parce qu’elle crut que Celui qui lui avait fait la promesse était fidèle.” Il ne parle pas, en effet, de la foi de Saraï, mais de Sara. Il s’agit donc de la promesse reçue à quatre-vingt-dix ans, après une longue période d’incertitude et / ou de doute, et non de celle faite à soixante-cinq ans à Abram, son époux.

Au terme de ces récits, posons-nous LA question : “Les péripéties de ce couple : Abram-Saraï et Abraham-Sara, conservent-elles pour nous quelque actualité ? Est-il, pour nous, “Celui au nom duquel on est béni” ? (Gen. 12.2) Assurément oui !

Du point de vue historique, Dieu inaugure avec Abraham le règne de son Alliance de grâce, jusqu’à mille générations de ceux qui l’aiment et gardent ses commandements (Deut. 5.9-10), et des sacrements qui la confirment et la scellent. Abraham et Sara sont les ancêtres du peuple de Dieu, de la chrétienté tout entière. Non avec l’éloignement chronologique des descendants d’un “ancêtre” mais, du point de vue de la foi, dans l’immédiateté des enfants d’Abraham et de Sara ; ils sont des inspirateurs et des exemples d’une vie spirituelle, de ses combats, de ses victoires. Abraham est le père de tous les croyants, mon père, votre père… si vous croyez. Sara est votre mère. Nous sommes les fils et les filles d’Abraham et de Sara. L’apôtre Pierre dit bien que Sara (et non Saraï) est la mère des chrétiennes, devenues ses filles par la foi (1 Pier. 3.6). Toutes les promesses faites à Abraham le sont également à sa descendance ; ses combats spirituels, ses dilemmes, ses victoires, sont également les nôtres. Sachant cela, Ésaïe s’écrie : “Voyez le rocher d’où vous avez été taillés, la carrière d’où vous avez été tirés ! Considérez Abraham, votre père, et Sara qui vous a enfantés” (És. 51.1).

A notre tour, nous avons, nous aurons — vous avez, vous aurez — des combats où foi et doute s’entremêlent et s’enchevêtrent ; où solitaires, vivant nos épreuves, nous pouvons, comme Abram, dire à Dieu avec une apparente sincérité : “TU NE M’AS PAS !…” Alors que tout un programme de vie nous est présenté, nous sollicite par l’Évangile, comme Abram, dans sa lutte que nous avons esquissée, entre la troisième et la quatrième apparition de Dieu.

En combattant, nous accomplirons au fil des années — aussi longues parfois que celles vécues par Abram — la succession ininterrompue des promesses divines ; elles nous deviendront intelligibles, alors qu’elles nous ont été faites depuis toujours par le Christ des Évangiles.

Dès Genèse 12, Dieu révèle à Abram la totalité de son plan, et des bénédictions futures : “Je te ferai… Je te bénirai… Je rendrai ton nom glorieux… Tu seras béni…” Dieu s’engage à faire : promettre, c’est s’engager à faire et à donner. Dieu valorise ceux auxquels il s’adresse. Abram part sans connaître le but, mais il sait quelle direction il doit prendre.

Genèse 13. Dieu avait dit : “Le pays que je te montrerai…” Il le montre. Il avait dit : “Je te ferai devenir une grande nation…” Il ajoute à présent : “aussi nombreuse que les grains de poussière.” Dieu s’était engagé à faire, il s’engage, avec quelle force ! à donner. Le texte est émaillé de : OUI ! “Oui, tout le pays… Oui, si l’on peut compter…”

Genèse 15. Dieu dit : “Abram ! Je suis ton bouclier. Ta récompense sera très grande.” — Abram répond : “TU NE M’AS PAS DONNÉ de postérité.” Dieu réplique : “Ton héritier sortira de tes entrailles !”

Il en apporte une preuve de plus : “Lève les yeux vers le ciel ; si tu peux compter les étoiles, compte-les. Telle sera TA descendance.” Et Abraham croit !

Genèse 17. Dieu avait dit : “Je suis ton bouclier…” Il dit maintenant : “Je suis le Dieu tout-puissant !” — Il annonçait une postérité plus nombreuse que les étoiles : il dit à présent “Infiniment plus”. — Il avait dit : “Je ferai”, il dit alors : “Je fais”. Il avait dit : “Je suis ton bouclier.” Il précise encore : “Je suis le Dieu tout-puissant.” — Il avait dit : “un enfant de lui, Abram”. Il précise enfin : “un enfant d’elle, Sara.”

Promettre, c’est s’engager à faire et à donner ! Croire, c’est recevoir l’une après l’autre les promesses de l’Évangile qui répond à nos questions, résout nos problèmes, illumine nos souffrances, donne la vie éternelle et ne nous laisse plus jamais seuls avec nous-mêmes. L’initiation d’Abram à la foi est le fruit d’une longue patience ; il a fallu trente années pour que s’accomplisse la promesse divine, chaque fois formulée avec plus d’assurance. Abram est notre “père” en patience. Nous tardons parfois, nous aussi, à recevoir une promesse, de plus en plus précise pourtant.

Toutefois les étapes d’une foi qui devient adulte peuvent se succéder rapidement. Nous en avons l’exemple dans la guérison de l’aveugle-né que l’Apôtre Jean nous rapporte (Ch. 9). Sans savoir ce qui lui arrive, l’aveugle reçoit sur ses yeux la boue d’un crachat ! Quelqu’un lui donne un ordre : “Va, lave-toi !” Sans protester ni demander pourquoi, il se rend à tâtons, au réservoir, se lave et… voit ! “Comment tes yeux ont-ils été ouverts ?” demandent les voisins stupéfaits. Il raconte ce que cet homme lui a exactement dit avec une extrême brièveté (v. 11 et 15) : “Il m’a mis de la boue sur les yeux ; je me suis lavé ; et je vois !” Le peuple le presse de dire qui est cet “il”. Il répond par un cri : “C’est un prophète !” Les critiques des gens qui ne savent rien, les négations des savants en religion n’ébranlent pas sa conviction, mais, avec réflexion, lui permettent d’affirmer sa foi : “Cet homme est un prophète” (v. 17) ce qui lui vaut d’être jeté hors de la Synagogue, le laissant seul à son intime réflexion. Quelque temps après, un inconnu l’aborde dans la rue et lui pose à brûle-pourpoint la question : “Crois-tu au Fils de Dieu ?” — Avec une spontanéité pleine d’attente, il répond : “Qui est-il Seigneur, pour que je croie en lui ?” “Tu l’as vu, et c’est lui-même qui te parle.” “Je crois Seigneur !” — crie-t-il plein d’assurance, et il l’adore (v. 35-38). “Quelqu’un… cet homme… un prophète… le Fils de Dieu… le Seigneur !” Quand le Christ nous parle et que nous l’écoutons, ce peut être aussi notre itinéraire-éclair.

Aux différentes étapes de notre vie chrétienne, puissions-nous chaque fois qu’il faut, dire avec Abraham, le croyant, dans notre épreuve : “L’Éternel pourvoira.” Puissions-nous, autant de fois que Dieu accorde sa délivrance, nous en réjouir intensément et nous écrier, le cœur au large et apaisé : “L’Éternel y a pourvu. Tout est grâce !”

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