Les Epîtres johanniques, au moins les deux premières, ne contiennent pratiquement pas de détails sur les circonstances de leur composition et la personne de leur auteur.
Du ton polémique de plusieurs passages on peut déduire que les communautés auxquelles les épîtres sont adressées traversaient une crise grave. Elles subissaient l'influence de prédicateurs dont l'enseignement s'écartait dangereusement de la révélation chrétienne. Le point le plus sensible de l'hérésie propagée par ceux-ci concernait le Christ : ils n'identifiaient plus Jésus et le Messie (1Jn 2.22) et rejetaient l'Incarnation (1Jn 4.2 ; 2Jn 7). Sur le plan moral, ils ne se souciaient pas du commandement de l'amour fraternel (1Jn 2.4,9), tout en prétendant être dans la communion de Dieu et n'avoir pas besoin de confesser leurs fautes (1Jn 1.8,10).
Ce type de spiritualité, où l'humanité de Jésus n'est pas prise plus au sérieux que l'amour fraternel, caractérisera plus tard les grands systèmes gnostiques du IIe siècle.
Tout en appliquant à ces docteurs les épithètes les plus graves, notamment celles de prophètes de mensonge (1Jn 4.1) et d'antichrists (1Jn 2.18,22 ; 4.3 ; 2Jn 7), l'auteur de nos épîtres n'entre pas en polémique directement avec eux. Son but est d'aider les chrétiens à résister victorieusement à leur séduction. Pour cela, il les assure que ce sont eux, dans la fidélité à l'enseignement apostolique, qui possèdent vraiment la communion avec Dieu (1Jn 1.3), et il va leur indiquer les critères permettant de distinguer les croyants véritables. Cela explique la fréquence d'une formule qui revient comme un refrain : « à ceci nous reconnaissons que... (que nous sommes en lui, par exemple) ».
Les épîtres sont presque certainement toutes les trois du même auteur : même situation sous-jacente, se reflétant au moins dans les deux premières, même vocabulaire, mêmes formules de prédilection.
Mais l'identification de cet auteur pose un problème. Les seules indications contenues dans le texte sont celles-ci : le titre d'Ancien, au début des deux petites épîtres, et la prétention, affirmée par l'auteur de la grande épître, d'appartenir au groupe des témoins oculaires de la vie de Jésus (1Jn 1.1-3 ; 4.14).
Le titre d'Ancien doit se comprendre, selon l'usage des Eglises d'Asie (dont témoignent Papias et Irénée), comme désignant un homme qui avait connu soit Jésus lui-même, soit ses disciples ; il peut s'appliquer à un apôtre parvenu à un grand âge.
L'opinion traditionnelle, s'appuyant aussi sur la ressemblance de nos épîtres avec le quatrième évangile, attribue celles-ci également à l'apôtre Jean.
Ce texte, qui s'ouvre sans mention d'auteur ni de destinataire et qui ne compte aucune salutation finale (comparer avec les épîtres de Paul), n'est pas une véritable lettre. Cependant l'auteur montre qu'il connaît ses lecteurs : dans la situation critique où ils se trouvent, il les exhorte à la fidélité en les appelant ses « petits enfants ».
L'épître semble donc avoir été adressée à un groupe d'Eglises, sans doute situées dans la province d'Asie, comme le rapporte l'ancienne tradition, afin de les soutenir et de les éclairer dans le combat pour la foi.
A la différence de 1 Jean, ces deux petits écrits ont toutes les caractéristiques de véritables lettres.
La deuxième épître est adressée « à la Dame élue et à ses enfants », titre donné par l'Ancien à une des Eglises d'Asie qui dépendent de lui, non identifiée par ailleurs. Les dangers menaçant cette communauté et les instructions que lui donne l'auteur sont ceux-là mêmes sur lesquels s'étend plus longuement la grande épître.
La troisième épître, qui présente d'étonnantes ressemblances stylistiques avec la deuxième, a cependant un caractère beaucoup plus personnel. Elle est adressée à un certain Gaïus, que l'Ancien félicite pour sa fidélité et encourage à persévérer. Il s'agit d'une entreprise missionnaire accomplie par des prédicateurs itinérants envoyés par l'Ancien. Gaïus continue à leur fournir son appui, tandis que Diotréphès, sans doute le chef de la Communauté, refuse les messages de l'Ancien et se soustrait à son autorité.
Apparemment, ce billet a donc un caractère pastoral et ne contient aucune allusion aux doctrines hérétiques dont parlent les deux autres épîtres. Cependant, l'opposition farouche de Diotréphès à l'œuvre d'évangélisation dirigée par l'Ancien pourrait s'expliquer par ses sympathies pour la doctrine des faux prophètes.
L'auteur tient à communiquer à ses lecteurs l'assurance dont ils ont besoin : ce sont eux, et non les prophètes de mensonge, qui possèdent la vie divine. Il en fait l'objet de son verset de conclusion : « Je vous ai écrit tout cela pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui avez la foi au nom du Fils de Dieu » (1Jn 5.13). Puis, dans l'épilogue qui s'y ajoute, on notera l'accumulation des sentences où s'exprime la certitude de la foi.
Autre trait dominant de cet écrit : la fréquence du thème de la communion avec Dieu. Il apparaît d'entrée dans les versets du prologue où l'auteur célèbre la joie de « notre communion avec le Père et avec son Fils Jésus Christ » (1Jn 1.3). D'autres formules prennent ensuite le relais pour décrire la même réalité, comme par exemple celle qui affirme du chrétien qu'« il demeure en Dieu et Dieu demeure en lui » (1Jn 4.16).
Mais cette communion divine diffère doublement de celle des faux prophètes. Avec une remarquable insistance, Jean souligne qu'elle ne peut s'atteindre que par et dans la médiation de Jésus, lui que les premiers témoins ont entendu et contemplé. De plus, l'épître répète inlassablement qu'il n'y a pas d'authentique communion avec le Père sans la pratique de l'amour à l'égard des frères.
Connaître Dieu : la première épître johannique nous propose pour cela trois énoncés esquissant trois aspects sous lesquels le Dieu biblique se fait connaître.
Dieu est lumière (1Jn 1.5). Tel est le grand message dévoilé dès le début de l'épître. Ici comme dans le judaïsme, le mot lumière signifie révélation. En Jésus Christ nous est révélée la vie éternelle, annonce déjà le prologue, et nous participons à cette vie éternelle en aimant.
Dieu est juste (1Jn 1.9 ; 2.29). Cette perfection de Dieu, appliquée aussi au Christ (1Jn 2.1 ; 3.7), désigne essentiellement l'intervention par laquelle Dieu sauve l'homme de son péché et lui fait pratiquer la justice, à la suite de Jésus.
Le troisième énoncé où l'auteur essaie de dire le mystère de Dieu est le plus célèbre ; il se trouve vraiment au cœur de la révélation néo-testamentaire : Dieu est amour (1Jn 4.8,16). Pour saint Jean, l'amour est à la fois don de soi et communion. Il se révèle et il se communique. Le chrétien participe donc par sa foi à la grande révélation de l'amour par le Père, qui a été faite en Jésus Christ.
Jean n'oublie pourtant pas que les docteurs de mensonge, eux aussi, prétendent « connaître Dieu ». C'est pourquoi il énumère pour ses lecteurs les critères de la vie chrétienne authentique. Ces critères sont de deux sortes : ceux qui relèvent de l'ordre moral, où est particulièrement soulignée la nécessité de l'amour fraternel, et les critères doctrinaux, se résumant dans l'enseignement de l'Eglise depuis l'origine : la foi en Jésus Christ, le Fils de Dieu « venu dans la chair » (1Jn 4.2).
Quels sont les fruits de cette authentique communion avec Dieu et avec les frères ? L'action de la parole de Dieu et l'intensité de la foi rendent le chrétien victorieux du péché et du monde (1Jn 2.13-14 ; 4.4 ; 5.4-5) ; quiconque vit pleinement sa vie d'enfant de Dieu n'est même plus, pour ainsi dire, capable de pécher (1Jn 3.6,9 ; 5.18). Son entière soumission à la volonté de Dieu bannit chez lui toute crainte (1Jn 4.18) et lui donne une pleine assurance devant le souverain Juge (1Jn 2.28 ; 3.21 ; 4.17), l'assurance aussi d'être exaucé dans sa prière (1Jn 3.21-22 ; 5.14-15). C'est pourquoi cette communion des croyants devient pour eux source de paix (2Jn 3) et elle suscite en eux la joie chrétienne (1Jn 1.3).
Les Epîtres johanniques présentent une synthèse de la vie chrétienne authentique. Vie de communion avec Dieu, elle réalise en perfection l'Alliance Nouvelle entre Dieu et les hommes, annoncée par les prophètes pour les temps du salut. Vie qui prend corps aussi dans la communion fraternelle, et qui est rendue possible dans la vie du croyant par la vérité de Dieu intériorisée en lui sous l'action de l'Esprit.
Sans abandonner la perspective ultime du salut où nous verrons le Fils de Dieu tel qu'il est, Jean perçoit déjà dans l'existence chrétienne ici-bas la joie des derniers temps qui approche de sa plénitude.
Mais cette dernière heure, où nous sommes introduits par la venue du Christ, exige le discernement des esprits.
Autant par cet appel à la clairvoyance que par le tableau qu'elles offrent de la vie chrétienne accomplie, les Epîtres johanniques sont précieuses pour éclairer et affermir la fidélité de tous ceux qui, aujourd'hui encore, font profession de croire au Fils de Dieu venu parmi nous.
1 Ce qui était dès le commencement,
ce que nous avons entendu,
ce que nous avons vu de nos yeux,
ce que nous avons contemplé
et que nos mains ont touché
du Verbe de vie [Ou au sujet de la Parole de vie.
— commencement Jn 1.1-2 ; 1 Jn 2.13-14.
— Témoignage oculaire Jn 1.14 ; Jn 20.25 ; 1 Jn 4.14.]
2 - car la vie s'est manifestée,
et nous avons vu
et nous rendons témoignage
et nous vous annonçons la vie éternelle,
qui était tournée vers le Père et s'est manifestée à nous — , [la vie Jn 1.4 ; 11.25-26 ; 4.9 éternelle Jn 3.16 ; 1 Jn 2.25 ; 1 Jn 5.11,13.
— vers le Père Jn 1.1.]
3 ce que nous avons vu et entendu,
nous vous l'annonçons, à vous aussi,
afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous.
Et notre communion est communion avec le Père
et avec son Fils Jésus Christ. [1 Jn 1.7 ; Jn 17.20-21 ; 1 Co 1.9.]
4 Et nous vous écrivons cela
pour que notre joie soit complète. [Certains manuscrits lisent votre joie ; Jn 15.11 ; 16.24 ; 2 Jn 1.12.]
5 Et voici le message que nous avons entendu de lui
et que nous vous dévoilons :
Dieu est lumière,
et de ténèbres, il n'y a pas trace en lui. [le message 1 Jn 3.11 dévoilé Es 40.21 ; Es 42.9, etc. ; Dn 2.2,4,7 ; Dn 5.12,15, etc. ; Jn 4.25 ; Jn 16.13-15.
— lumière Jn 1.4,5,9 ; Jn 8.12 ; Jn 9.5 ; Jn 12.46 ; 1 Tm 6.16 ; Jc 1.17.]
6 Si nous disons : « Nous sommes en communion avec lui »,
tout en marchant dans les ténèbres,
nous mentons
et nous ne faisons pas la vérité. [dans les ténèbres Jn 8.12 ; 1 Jn 2.9.
— Prétention mensongère 1 Jn 2.4,9.
— la vérité mise en œuvre Jn 3.21.]
7 Mais si nous marchons dans la lumière
comme lui-même est dans la lumière,
nous sommes en communion les uns avec les autres,
et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché. [marcher dans la lumière Es 2.5 ; Ep 5.8.
— La mort de Jésus et la purification des péchés He 9.14 ; Ap 1.5 ; Ap 7.14.]
8 Si nous disons : « Nous n'avons pas de péché »,
nous nous égarons nous-mêmes
et la vérité n'est pas en nous. [1 R 8.46 ; Jb 9.2 ; Pr 20.9 ; Qo 7.20 ; Rm 3.10-20.]
9 Si nous confessons nos péchés,
fidèle et juste comme il est,
il nous pardonnera nos péchés
et nous purifiera de toute iniquité. [confession des péchés Ps 32.1-5 ; Pr 28.13 ; Mt 3.6 ; Mc 1.5 ; Jc 5.16.
— fidèle et juste Dt 32.4 ; 1 Jn 2.29-3.1.
— pardon des péchés Rm 4.6-8.]
10 Si nous disons : « Nous ne sommes pas pécheurs »,
nous faisons de lui un menteur,
et sa parole n'est pas en nous.
2 Mes petits enfants,
je vous écris cela pour que vous ne péchiez pas.
Mais si quelqu'un vient à pécher,
nous avons un défenseur devant le Père,
Jésus Christ, qui est juste ; [Jn 14.16,26 ; Jn 15.26 ; Jn 16.7 ; Rm 8.34 ; He 7.25 ; He 9.24.]
2 car il est, lui, victime d'expiation pour nos péchés ;
et pas seulement pour les nôtres,
mais encore pour ceux du monde entier. [expiation Ex 29.36-37 ; Jn 1.29 ; Rm 3.25 ; Col 1.20 ; He 2.17 ; 1 Jn 4.10,14 ; Ap 5.9-10.
— pour le monde entier Jn 4.42 ; Col 1.20 ; 1 Jn 4.14.]
3 Et à ceci nous savons que nous le connaissons :
si nous gardons ses commandements. [connaître Jr 31.34 ; He 8.11 ; 1 Jn 2.13-14.
— garder ses commandements 1 Jn 3.22-24 ; 1 Jn 4.21 ; 1 Jn 5.2-3 ; 2 Jn 1 :]
4 Celui qui dit : « Je le connais »,
mais ne garde pas ses commandements,
est un menteur,
et la vérité n'est pas en lui. [Tt 1.16 ; 1 Jn 1.6 ; 1 Jn 4.20.]
5 Mais celui qui garde sa parole,
en lui, vraiment, l'amour de Dieu est accompli ;
à cela nous reconnaissons que nous sommes en lui. [garder la parole du Christ Jn 14.21,23 ; 1 Jn 5.3.
— amour parfait 1 Jn 4.12,17.]
6 Celui qui prétend demeurer en lui,
il faut qu'il marche lui-même dans la voie où lui a marché. [Jn 13.15,34 ; 1 Co 11.1 ; 1 P 2.21-25 ; 1 Jn 3.3,16 ; 4.17.]
7 Mes bien-aimés,
ce n'est pas un commandement nouveau que je vous écris,
mais un commandement ancien,
que vous avez depuis le commencement ;
ce commandement ancien, c'est la parole que vous avez entendue. [1 Jn 2.24 ; 1 Jn 3.11 ; 2 Jn 1.5-6.]
8 Néanmoins, c'est un commandement nouveau que je vous écris
- cela est vrai en lui et en vous —
puisque les ténèbres passent
et que déjà luit la lumière véritable. [commandement nouveau Jn 13.34 ; 15.12,17 ; 1 Jn 3.16.
— ténèbres et lumière Pr 4.18-19 ; Jn 8.12 ; Rm 13.12.
— lumière véritable Jn 1.9.]
9 Celui qui prétend être dans la lumière,
tout en haïssant son frère,
est toujours dans les ténèbres. [Fausse prétention 1 Jn 1.6 ; 2.4.
— ne pas aimer son frère 1 Jn 2.11 ; 3.10,15 ; 4.20.]
10 Qui aime son frère
demeure dans la lumière,
et il n'y a rien en lui pour le faire trébucher. [Ou il n'y a rien en lui qui risque de faire tomber (les autres).
— Occasion de trébucher Ps 119.165 ; Rm 14.13.]
11 Mais qui hait son frère
se trouve dans les ténèbres ;
il marche dans les ténèbres
et il ne sait pas où il va,
parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.[Jn 12.35 ; 1 Jn 1.6 ; 2.9.]
12 Je vous l'écris, mes petits enfants :
« Vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom à lui, Jésus. » [Ou Je vous cris, mes petits enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés. De même aux v. 13-14 certains traduisent : Je vous écris... parce que...
— péchés pardonnés Ps 25.11 ; Mt 9.2 ; Lc 24.47 ; Jn 20.23 ; 1 Co 6.11.]
13 Je vous l'écris, pères :
« Vous connaissez celui qui est dès le commencement. »
Je vous l'écris, jeunes gens :
« Vous êtes vainqueurs du Mauvais. » [pères et jeunes gens Ac 2.17-18.
— connaître Dieu 1 Jn 2.3.
— dés le commencement Jn 1.1-2 ; 1 Jn 1.1.
— vainqueurs du Mauvais 1 Jn 4.4 ; 5.4-5,18 ; 1 P 5.8-9 ; Ap 12.11.]
14 Je vous l'ai donc écrit, mes petits enfants :
« Vous connaissez le Père. »
Je vous l'ai écrit, pères :
« Vous connaissez celui qui est dès le commencement. »
Je vous l'ai écrit, jeunes gens :
« Vous êtes forts,
et la parole de Dieu demeure en vous,
et vous êtes vainqueurs du Mauvais. » [forts Ep 6.10-17.]
15 N'aimez pas le monde ni ce qui est dans le monde.
Si quelqu'un aime le monde,
l'amour du Père n'est pas en lui, [le monde (en tant qu'il s'oppose à Dieu) Jn 12.31 ; Jn 17.14 ; Jc 4.4.
— non pénétré de l'amour de Dieu Jn 5.42.]
16 puisque tout ce qui est dans le monde
- la convoitise de la chair,
la convoitise des yeux,
et la confiance orgueilleuse dans les biens —
ne provient pas du Père,
mais provient du monde. [convoitise Ex 20.17 ; Rm 13.14 ; Ep 2.3 ; Tt 2.12 ; 1 P 2.11.
— confiance dans les biens Mc 10.24 ; Lc 12.19 ; voir Jc 4.16.]
17 Or le monde passe, lui et sa convoitise ;
mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure à jamais. [le monde passe 1 Co 7.31.
— faire la volonté de Dieu Sg 5.15 ; Mt 7.21.]
18 Mes petits enfants,
c'est la dernière heure.
Vous avez entendu annoncer
qu'un antichrist vient ;
or dès maintenant beaucoup d'antichrists sont là ;
à quoi nous reconnaissons que c'est la dernière heure. [la dernière heure 2 Tm 3.1 ; Jc 5.3 ; 2 P 3.3 ; Jude 1.18.
— antichrist Mt 24.5,23-24 ; Mc 13.21-22 ; 2 Th 2.3-4 ; 1 Tm 4.1 ; 1 Jn 3.18 ; 4.1,3 ; 2 Jn 1.7.]
19 C'est de chez nous qu'ils sont sortis,
mais ils n'étaient pas des nôtres.
S'ils avaient été des nôtres,
ils seraient demeurés avec nous.
Mais il fallait que fût manifesté
que tous, tant qu'ils sont,
ils ne sont pas des nôtres. [de chez nous Ac 20.30.
— manifestation nécessaire Mc 4.22 ; 1 Co 11.19.]
20 Quant à vous, vous possédez une onction, reçue du Saint,
et tous, vous savez. [onction 1 Jn 2.27 ; 2 Co 1.21.
— le Saint (de Dieu) Mc 1.24 ; Lc 4.34 ; Jn 6.68 ; Ac 3.14 ; Ap 3.7.
— vous savez Jr 31.34 ; 2 P 1.12 ; Jude 1.5 ; au lieu de : tous, vous savez, certains manuscrits lisent : vous savez tout.]
21 Je ne vous ai pas écrit
que vous ne savez pas la vérité,
mais que vous la savez,
et que rien de ce qui est mensonge
ne provient de la vérité. [savoir la vérité Jn 8.32 ; 2 Jn 1.1.
— mensonge Jn 8.44.]
22 Qui est le menteur,
sinon celui qui nie
que Jésus est le Christ ?
Voilà l'antichrist,
celui qui nie le Père et le Fils. [Mt 10.33 ; 1 Jn 4.3 ; 2 Jn 1.7.]
23 Quiconque nie le Fils
n'a pas non plus le Père ;
qui confesse le Fils
a le Père, aussi. [le Père et le Fils Mt 11.27 ; Jn 5.23 ; Jn 15.23 ; 1 Jn 4.15 ; 1 Jn 5.1 ; 2 Jn 1.9.
— Reconnaître le Fils 1 Jn 4.2,15.]
24 Pour vous, que le message entendu dès le commencement
demeure en vous.
S'il demeure en vous,
le message entendu dès le commencement,
vous aussi, vous demeurerez dans le Fils et dans le Père ; [message fondamental 1 Jn 2.7,18 ; 3.11 ; 4.3 ; 2 Jn 1.6.
— demeurer dans Jn 15.7-10 ; 1 Jn 2.27 ; 3.24.]
25 et telle est la promesse que lui-même nous a faite,
la vie éternelle. [Jn 3.15 ; 6.40.]
26 Voilà ce que j'ai tenu à vous écrire
à propos de ceux qui cherchent à vous égarer. [séducteurs Mt 24.4-5,11,24 ; Tt 1.10 ; 1 Jn 3.7 ; 2 Jn 7 ; Ap 2.20 ; 12.9, etc.]
27 Pour vous, l'onction que vous avez reçue de lui
demeure en vous,
et vous n'avez pas besoin qu'on vous enseigne ;
mais comme son onction vous enseigne sur tout
- et elle est véridique
et elle ne ment pas — ,
puisqu'elle vous a enseignés,
vous demeurez en lui. [— Vous demeurez en lui ou demeurez en lui !.
— Un enseignement devenu inutile Jr 31.34 (He 8.11).
— onction et connaissance 1 Jn 2.20,24 ; voir Jn 14.26 ; 16.13.]
28 Ainsi donc, mes petits enfants, demeurez en lui,
afin que, lorsqu'il paraîtra,
nous ayons pleine assurance
et ne soyons pas remplis de honte, loin de lui,
à son avènement. [lorsqu'il paraîtra 1 Jn 3.2.
— assurance Ph 1.20-21 ; 1 Jn 4.17.]
29 Puisque vous savez qu'il est juste,
reconnaissez que quiconque pratique lui aussi la justice est né de lui. [pratiquer la justice 1 Jn 3.10.
— né de Dieu 1 Jn 4.7 ; 5.1.]
3 Voyez de quel grand amour le Père nous a fait don,
que nous soyons appelés enfants de Dieu ;
et nous le sommes !
Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître :
il n'a pas découvert Dieu. [enfants de Dieu Jn 1.12 ; Rm 8.16 ; Ga 4.4-5 ; Ep 1.5 ; 1 Jn 3.10.
— le monde n'a pas découvert Dieu Jn 16.3 ; Jn 17.25 ; 1 Co 1.21 ; 1 Jn 4.8-9.]
2 Mes bien-aimés,
dès à présent nous sommes enfants de Dieu,
mais ce que nous serons n'a pas encore été manifesté.
Nous savons que, lorsqu'il paraîtra,
nous lui serons semblables,
puisque nous le verrons tel qu'il est. [lorsqu'il paraîtra (ou lorsque cela sera manifesté) 1 Jn 2.28.
— semblables 2 Co 3.18 ; Ph 3.21 ; Col 3.4.
— tel qu'il est Jn 17.24.]
3 Et quiconque fonde sur lui une telle espérance
se rend pur comme lui est pur. [se rend pur 2 Co 7.1.
— comme Jésus 1 Jn 2.6.]
4 Quiconque commet le péché
commet aussi l'iniquité ;
car le péché, c'est l'iniquité. [iniquité : opposition à Dieu, typique des derniers temps Mt 7.23 ; 13.41 ; 24.12 ; 2 Th 2.3-7.]
5 Mais vous savez que lui a paru pour enlever les péchés ;
et il n'y a pas de péché en lui. [enlever les péchés Es 53.4,5,9 ; Jn 1.29 ; 1 P 2.22-24 ; 1 Jn 2.2 ; 1 Jn 4.10.
— Jésus est sans péché Jn 8.46 ; Jn 9.16,24,31 ; 2 Co 5.21 ; He 4.15 ; 7.26 ; 9.14 ; 1 P 1.19 ; 2.22 ; 3.18.]
6 Quiconque demeure en lui ne pèche plus.
Quiconque pèche ne le voit ni ne le connaît. [Rm 6.14,17-18 ; 1 Jn 3.9.]
7 Mes petits enfants,
que nul ne vous égare.
Qui pratique la justice est juste,
comme lui est juste. [1 Jn 2.29 ; 1 Jn 3.10.]
8 Qui commet le péché est du diable,
parce que depuis l'origine le diable est pécheur.
Voici pourquoi a paru le Fils de Dieu :
pour détruire les œuvres du diable. [Dans la dépendance du diable Jn 8.34.
— depuis l'origine Gn 3.15 ; Jn 8.44.
— détruire les œuvres du diable Mc 1.24 ; Jn 12.31 ; Jn 16.11 ; Ap 12.9-11.]
9 Quiconque est né de Dieu
ne commet plus le péché,
parce que sa semence demeure en lui ;
et il ne peut plus pécher,
parce qu'il est né de Dieu. [semence de Dieu Lc 8.12 ; 1 P 1.23-24 ; 1 Jn 2.14,24 ; 2 Jn 1.2.
— le péché devenu impossible Ps 37.31 ; 119.11 ; Jr 31.33-34 ; Ez 36.27-28 ; Rm 6.11 ; 1 Jn 5.18.]
10 A ceci se révèlent les enfants de Dieu et les enfants du diable :
quiconque ne pratique pas la justice n'est pas de Dieu,
ni celui qui n'aime pas son frère.[1 Jn 3.1.]
11 Car tel est le message que vous avez entendu dès le commencement :
que nous nous aimions les uns les autres. [Jn 13.34 ; 15.12,17 ; 1 Jn 2.7 ; 3.23 ; 2 Jn 1.5.]
12 Non comme Caïn :
étant du Mauvais, il égorgea son frère.
Et pourquoi l'égorgea-t-il ?
Ses œuvres étaient mauvaises,
tandis que celles de son frère étaient justes.[du Mauvais : c'est-à-dire sous la dépendance du diable.
— Caïn et Abel Gn 4.1-8 ; He 11.4.]
13 Ne vous étonnez pas, frères,
si le monde vous hait. [Lc 6.22 ; Jn 15.18-19 ; 17.14.]
14 Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort dans la vie,
puisque nous aimons nos frères.
Qui n'aime pas demeure dans la mort. [de la mort à la vie Jn 5.24.
— Absence d'amour 1 Jn 2.11.]
15 Quiconque hait son frère est un meurtrier.
Et, vous le savez, aucun meurtrier n'a la vie éternelle
demeurant en lui. [la haine est un meurtre Mt 5.21-22 ; voir 1 Jn 2.9.
— Incompatible avec la vie éternelle Jn 8.44 ; Ga 5.20-21 ; Ap 21.8.]
16 C'est à ceci que désormais nous connaissons l'amour :
lui, Jésus, a donné sa vie pour nous ;
nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères. [l'amour authentique Jn 10.11,15,17 ; 13.1 ; 15.13 ; Ga 2.20 ; 1 Tm 2.6 ; Tt 2.14 ; 1 Jn 4.16.
— nous aussi Ph 2.17 ; 1 Th 2.8.]
17 Si quelqu'un possède les biens de ce monde
et voit son frère dans le besoin,
et qu'il se ferme à toute compassion,
comment l'amour de Dieu demeurerait-il en lui ? [Dt 15.7-8 ; Lc 10.31-32 ; Jc 2.15-16.]
18 Mes petits enfants,
n'aimons pas en paroles et de langue,
mais en acte et dans la vérité ; [amour en actes Ga 5.6 ; Jc 2.14-17 et dans la vérité 2 Jn 1.1-2.]
19 à cela nous reconnaîtrons que nous sommes de la vérité,
et devant lui nous apaiserons notre cœur, [Pr 10.12 ; 1 P 4.8.]
20 car, si notre cœur nous accuse,
Dieu est plus grand que notre cœur et il discerne tout. [accusation Lc 18.13.
— Dieu discerne tout 1 R 8.39 ; Ps 7.10 ; Ac 15.8.]
21 Mes bien-aimés,
si notre cœur ne nous accuse pas,
nous nous adressons à Dieu avec assurance ; [He 4.16 ; 1 Jn 5.14.]
22 et quoi que nous demandions, nous l'obtenons de lui,
parce que nous gardons ses commandements
et faisons ce qui lui agrée. [Jr 29.12-13 ; Mt 7.7-8 ; 21.22 ; Mc 11.24 ; Jn 14.13 ; 15.7 ; 16.23-24 ; Rm 8.26-27 ; Jc 1.5 ; 1 Jn 5.14-15.]
23 Et voici son commandement :
adhérer avec foi à son Fils Jésus Christ
et nous aimer les uns les autres,
comme il nous en a donné le commandement. [foi Jn 6.29 ; Rm 10.14.
— foi et amour fraternel 1 Jn 5.1-5.
— Le commandement d'amour 1 Th 4.9 ; 1 P 1.22 ; 1 Jn 3.11 ; 4.21.]
24 Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui.
Par là nous reconnaissons qu'il demeure en nous,
grâce à l'Esprit dont il nous a fait don.[demeurer Jn 14.23 ; 1 Jn 2.27.
— l'Esprit Rm 8.9 ; 1 Jn 4.13.]
4 Mes bien-aimés,
n'ajoutez pas foi à tout esprit,
mais éprouvez les esprits,
pour voir s'ils sont de Dieu ;
car beaucoup de prophètes de mensonge se sont répandus dans le monde. [voir s'ils sont de Dieu Dt 13.2-6 ; Jr 23.21-22 ; 28.8-9 ; Mt 7.15-20 ; Jn 8.42-47 ; Ep 5.8-10 ; Col 2.8 ; 1 Th 5.21.
— prophètes menteurs Mt 7.15 ; 24.4,5,24 ; 2 P 2.1 ; 2 Jn 1.7.]
2 A ceci vous reconnaissez l'Esprit de Dieu :
tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair
est de Dieu, [Caractéristique de l'Esprit de Dieu 1 Co 12.3.
— confession de la foi 1 Tm 6.12-13,20-21.]
3 et tout esprit qui divise Jésus
n'est pas de Dieu ;
c'est l'esprit de l'antichrist,
dont vous avez entendu annoncer qu'il vient,
et dès maintenant il est dans le monde. [de nombreux manuscrits lisent ici : tout esprit qui ne confesse pas (sa foi en) Jésus... Voir au v. 2.
— antichrist Ac 20.29 ; 2 Th 2.7 ; 1 Jn 2.18.]
4 Vous, mes petits enfants, qui êtes de Dieu,
vous êtes vainqueurs de ces prophètes-là,
parce que celui qui est au milieu de vous
est plus grand que celui qui est dans le monde. [vainqueur Jn 16.33 ; Rm 8.37 ; 1 Jn 2.13-14 ; 5.4-5 ; Ap 2.7,11,26 ; 3.5,12,21 ; 12.11 ; 17.14.
— plus grand Mt 12.29.]
5 Eux, ils sont du monde ;
aussi parlent-ils le langage du monde,
et le monde les écoute. [Jn 15.19 ; 17.14.]
6 Nous, nous sommes de Dieu.
Celui qui s'ouvre à la connaissance de Dieu nous écoute.
Celui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute pas.
C'est à cela que nous reconnaissons
l'Esprit de la vérité et l'esprit de l'erreur.[de Dieu Jn 18.37.
— celui qui écoute Jn 8.47 ; 10.26-27 ; 2 Tm 4.4.]
7 Mes bien-aimés,
aimons-nous les uns les autres,
car l'amour vient de Dieu,
et quiconque aime
est né de Dieu et parvient à la connaissance de Dieu. [amour mutuel 1 Jn 3.11,23 ; 4.11.
— né de Dieu 1 Jn 2.29 ; 5.1.]
8 Qui n'aime pas n'a pas découvert Dieu,
puisque Dieu est amour. [Dieu est Jn 4.24 ; 1 Jn 1.5 amour Jn 3.16 ; 5.20 ; 10.17 ; 15.9 ; 17.26 ; 1 Jn 4.9-11,16.]
9 Voici comment s'est manifesté l'amour de Dieu au milieu de nous :
Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde,
afin que nous vivions par lui. [l'envoi du Fils unique Jn 3.16.
— vivre par le Fils Ep 2.4-5 ; Col 2.13.]
10 Voici ce qu'est l'amour :
ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu,
c'est lui qui nous a aimés
et qui a envoyé son Fils en victime d'expiation pour nos péchés. [Dieu nous a aimés d'abord Rm 5.8-10 ; 1 Jn 4.19.
— expiation 2 Co 5.19 ; 1 Jn 2.2.]
11 Mes bien-aimés,
si Dieu nous a aimés ainsi,
nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. [nous aussi Mt 18.33.]
12 Dieu, nul ne l'a jamais contemplé.
Si nous nous aimons les uns les autres,
Dieu demeure en nous,
et son amour, en nous, est accompli. [Dieu invisible Ex 33.20 ; Jn 1.18 ; 1 Tm 6.16.
— Présence de Dieu par l'amour Jn 14.23 ; 1 Jn 3.24.
— Perfection de l'amour 1 Jn 2.5 ; 4.17.]
13 A ceci nous reconnaissons
que nous demeurons en lui, et lui en nous :
il nous a donné de son Esprit. [Rm 8.9 ; 1 Co 12.3 ; 1 Jn 3.24.]
14 Et nous, nous témoignons, pour l'avoir contemplé,
que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde. [Témoignage oculaire 1 Jn 1.2.
— Sauveur du monde Jn 3.17 ; 4.42.]
15 Quiconque confesse que Jésus est le Fils de Dieu,
Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. [confesser sa foi en Jésus Jn 9.22,35 ; Rm 10.9 ; 1 Jn 2.23 ; 2 Jn 1.9.
— le Fils 1 Jn 5.5.]
16 Et nous, nous connaissons, pour y avoir cru,
l'amour que Dieu manifeste au milieu de nous.
Dieu est amour :
qui demeure dans l'amour
demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. [Foi et connaissance Jn 6.69 ; 8.31-32 ; 10.38 ; 1 Jn 3.16.
— l'amour que Dieu manifeste Rm 5.8.
— Dieu est amour 1 Jn 4.8.]
17 En ceci, l'amour, parmi nous, est accompli,
que nous avons pleine assurance pour le jour du jugement,
parce que, tel il est, lui,
tels nous sommes, nous aussi, dans ce monde. [Perfection de l'amour 1 Jn 2.5 ; 4.12.
— assurance 1 Jn 2.28.
— comme Jésus 1 Jn 2.6.]
18 De crainte, il n'y en a pas dans l'amour ;
mais le parfait amour jette dehors la crainte,
car la crainte implique un châtiment ;
et celui qui craint n'est pas accompli dans l'amour. [Rm 8.15 ; 1 Jn 3.20.]
19 Nous, nous aimons,
parce que lui, le premier, nous a aimés. [1 Jn 4.10.]
20 Si quelqu'un dit : « J'aime Dieu », et qu'il haïsse son frère,
c'est un menteur.
En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit,
ne peut pas aimer Dieu, qu'il ne voit pas. [aimer Dieu, son frère Lv 19.18 ; Mt 5.23-24,44-45 ; 25.40,45.
— menteur 1 Jn 2.4.]
21 Et voici le commandement que nous tenons de lui :
celui qui aime Dieu,
qu'il aime aussi son frère.[Mt 22.36-40 par. ; voir 1 Co 13 ; 1 Jn 3.23.]
5 Quiconque croit que Jésus est le Christ
est né de Dieu ;
et quiconque aime Dieu, qui engendre,
aime aussi celui qui est né de Dieu. [1 P 1.22-23 ; 1 Jn 2.29.]
2 A ceci nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu,
si nous aimons Dieu et mettons en pratique ses commandements. [1 Jn 3.23.]
3 Car voici ce qu'est l'amour de Dieu :
que nous gardions ses commandements.
Et ses commandements ne sont pas un fardeau, [amour et commandements Jn 14.15,23,24 ; 15.10 ; 2 Jn 1.6.
— un fardeau léger Dt 30.11 ; Mt 11.29-30.]
4 puisque tout ce qui est né de Dieu est vainqueur du monde.
Et la victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi. [vainqueur 1 Jn 4.4.]
5 Qui est vainqueur du monde,
sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? [1 Co 15.57 ; Ep 6.16.]
6 C'est lui qui est venu par l'eau et par le sang,
Jésus Christ,
non avec l'eau seulement,
mais avec l'eau et le sang ;
et c'est l'Esprit qui rend témoignage,
parce que l'Esprit est la vérité. [l'eau et le sang Jn 19.34.
— le témoignage de l'Esprit Jn 15.26.
— l'Esprit est la vérité Jn 14.17 ; 15.26 ; 16.13.]
7 C'est qu'ils sont trois à rendre témoignage, [Nb 35.30 ; Dt 19.15.]
8 l'Esprit, l'eau et le sang,
et ces trois convergent dans l'unique témoignage :
9 si nous recevons le témoignage des hommes,
le témoignage de Dieu est plus grand ;
car tel est le témoignage de Dieu :
il a rendu témoignage en faveur de son Fils. [Jn 3.33 ; 5.32,34,36-37 ; 8.18 ; Rm 8.16 ; Ga 4.6.]
10 Qui croit au Fils de Dieu
a ce témoignage en lui-même.
Qui ne croit pas Dieu
fait de lui un menteur,
puisqu'il n'a pas foi dans le témoignage
que Dieu a rendu en faveur de son Fils. [croire Dieu Jn 5.24.
— Refus opposé au témoignage de Dieu Jn 5.37,40.]
11 Et voici ce témoignage :
Dieu nous a donné la vie éternelle,
et cette vie est en son Fils. [Jn 17.3 ; 1 Jn 5.20.]
12 Qui a le Fils a la vie ;
qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie.[le Fils et la vie Jn 3.36.]
13 Je vous ai écrit tout cela
pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle,
vous qui avez la foi au nom du Fils de Dieu. [pour que vous sachiez Jn 20.31.]
14 Et voici l'assurance que nous avons devant lui :
si nous lui demandons quelque chose selon sa volonté,
il nous écoute. [exaucement 1 Jn 3.22.]
15 Et sachant qu'il nous écoute quoi que nous lui demandions,
nous savons que nous possédons ce que nous lui avons demandé.
16 Si quelqu'un voit son frère commettre un péché,
un péché qui ne conduit pas à la mort,
qu'il prie, et Dieu lui donnera la vie,
si vraiment le péché commis ne conduit pas à la mort.
Il existe un péché qui conduit à la mort :
ce n'est pas à propos de celui-là que je dis de prier ; [péché n'entraînant pas la mort Dt 22.26.
— péché entraînant la mort Nb 15.30 ; 18.22 ; Mt 12.31-32 par. ; He 6.4-6 ; 10.26-27 ; 2 P 2.20-21.]
17 toute iniquité est péché ;
mais tout péché ne conduit pas à la mort.
18 Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche plus,
mais l'Engendré de Dieu le garde,
et le Mauvais n'a pas prise sur lui. [l'Engendré de Dieu : il s'agit de Jésus, le Fils de Dieu (1 Jn 3.8). Certains manuscrits lisent ici : celui qui est né de Dieu se garde lui-même.
— ne plus pécher 1 Jn 3.9.
— Préservé du Mauvais Jn 17.15 ; Jude 1.1.
— pas de prise Rm 6.7.]
19 Nous savons que nous sommes de Dieu,
mais le monde tout entier gît sous l'empire du Mauvais. [être de Dieu Jn 8.47.
— l'empire du Mauvais Col 1.13.]
20 Nous savons que le Fils de Dieu est venu
et nous a donné l'intelligence
pour connaître le Véritable.
Et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus Christ.
Lui est le Véritable, il est Dieu et la vie éternelle. [l'intelligence Jr 31.33 ; Ez 11.19 ; 36.26 ; Ep 1.17-18 ; Col 1.10 ; 1 Jn 2.3.
— le Véritable Ap 3.7 ; dans ce verset, cette appellation est appliquée successivement à Dieu lui-même et à son Fils.
— il est Dieu Jn 20.28 ; Rm 9.5 et la vie éternelle Jn 11.25 ; 17.3.]
21 Mes petits enfants,
gardez-vous des idoles.
[gardez-vous 2 P 3.17.
— idoles Ez 11.21 ; 36.25 ; 1 Co 10.14.]