Malgré ses dimensions modestes, la Première lettre de Pierre mérite de retenir l'attention parce qu'elle constitue comme le « carrefour » des grands courants doctrinaux du Nouveau Testament. On y repère aisément l'écho des paroles de Jésus, telles que les rapportent les évangiles (1P 1.8 et Jn 20.29 ; 2.2 et Mc 10.15 ; 2.12 et Mt 5.16 ; etc.) ; plusieurs thèmes correspondent à ceux des discours de Pierre d'après les Actes des Apôtres (par exemple 1P 2.21-25 et Ac 3.13,26) ; des rapprochements ne manquent pas avec les épîtres de Paul (par exemple 1P 2.4-8 et Rm 9.32-33 ; 2.13-17 et Rm 13.1-7). L'utilisation abondante de l'Ancien Testament montre comment les premiers chrétiens y cherchaient un éclairage pour leur foi au Christ et un soutien pour leur vie spirituelle. Ainsi, 1 Pierre nous fait saisir comme en raccourci la catéchèse fondamentale de l'époque apostolique.
La lettre se présente comme une circulaire destinée aux chrétiens dispersés dans cinq provinces d'Asie Mineure. De lui-même, le mot dispersion (1P 1.1) vise les Juifs vivant hors de Palestine. L'examen du texte montre pourtant que, dans leur grande majorité, les destinataires proviennent du milieu païen (1P 1.14,18 ; 4.3). L'emploi du mot dispersion leur rappelle le caractère passager de leur séjour sur la terre (1P 2.11). Héritiers des privilèges d'Israël (1P 2.4-10), les chrétiens constituent le peuple de Dieu, témoin de sa grâce parmi les nations.
Les communautés visées (1P 1.1) ont été fondées soit par Paul lui-même, soit par ses collaborateurs. On ne sait rien par contre d'une mission de Pierre dans ces régions. La lettre illustre ainsi l'autorité de cet apôtre, capable de s'adresser de lui-même ou par un disciple à des communautés qui ne le connaissaient pas directement. C'est le signe aussi des relations étroites qui unissent dans la foi les Eglises dispersées dans le vaste empire romain. Par ailleurs, la simplicité de leur organisation (1P 5.1-4) correspond à un stade de vie ecclésiastique antérieur à celui que supposent les épîtres pastorales.
Traditionnellement, la lettre est attribuée à l'apôtre Pierre, selon les indications de l'en-tête (1P 1.1) et les allusions de la fin (1P 5.12-14). L'auteur se présente lui-même comme « témoin des souffrances du Christ » (1P 5.1). L'affirmation des liens étroits qui l'unissent à Marc (1P 5.13) correspond à la tradition qui fait du second évangéliste l'interprète de Pierre à Rome. Le nom de Babylone (1P 5.13) semble bien désigner la capitale de l'empire romain. Silvain (ou Silas), désigné comme secrétaire (1P 5.12), nous est connu par les Actes des Apôtres (Ac 15.40 ; 18.5). Selon certains, la persécution imminente dont il est question en 1P 4.12 ; 5.9 serait celle déclenchée par Néron, après l'incendie de Rome en 64.
La qualité littéraire du grec de l'épître a fait douter qu'elle ait été écrite par Pierre lui-même. Mais la richesse de la langue peut s'expliquer par l'intervention d'un secrétaire comme Silvain. Les ressemblances relevées avec les épîtres de Paul ne supposent pas nécessairement que 1 Pierre en dépende; elles concernent d'ailleurs plus le domaine de l'exhortation morale que celui des doctrines spécifiquement pauliniennes. S'il est vrai que 1 Pierre insiste sur la valeur salutaire de la mort du Christ, elle ne dit rien de la justification par la foi sans les œuvres de la loi. L'exhortation à l'obéissance aux autorités (1P 2.13-17) est à comparer à celle de Rm 13.1-7, mais aussi à la déclaration de Jésus (Mt 22.21).
La difficulté la plus grande pour une datation avant 64 vient de l'adresse : y avait-il déjà, à cette époque, des communautés dans le Pont, la Cappadoce, la Bithynie ? Pour cette dernière province, notre point de repère est fourni par Pline le Jeune, qui en fut le gouverneur de 111 à 113, dans sa correspondance avec l'empereur Trajan : elle atteste les progrès rapides du christianisme et l'existence d'une première persécution, vingt ans auparavant, sous Domitien. De ce fait, certains auteurs placent 1 Pierre vers les années 90-95, à l'époque de l'Apocalypse. La comparaison avec celle-ci montre l'impossibilité d'une datation aussi tardive. Les menaces qui pèsent sur les chrétiens, selon 1 Pierre, viennent plus de l'hostilité populaire que d'une décision des autorités comme dans le cas de l'Apocalypse.
Si l'on hésite à attribuer l'épître à Pierre lui-même, on envisagera cependant une période assez voisine de son martyre, vers les années 70 à 80. Un disciple, séjournant à Rome, aurait rédigé ce message d'exhortation (1P 5.12) pour maintenir vivante la voix de son maître et soutenir les communautés dans l'épreuve qui les atteint.
Abstraction faite de l'adresse et des salutations finales, 1 Pierre ne présente guère le ton d'une lettre, mais ressemble souvent à une prédication (comme Hébreux). Il n'y a pas à chercher un plan logique, mais les exhortations se suivent (1P 1.13 — 2.10 ; 2.11 — 3.12 ; 3.13 — 4.11 ; 4.12 — 5.11), introduites souvent par des interpellations (ainsi 1P 2.11 : « Bien aimés, je vous exhorte... », comparer 4.12). On est frappé du grand nombre d'allusions, directes ou voilées, au baptême (ainsi 1P 1.3,23 ; 2.1; 3.21). S'agirait-il donc, au moins dans la section 1.3 — 4.11, d'une homélie baptismale ? L'allusion à l'agneau sans tache (1P 1.19) et la mention fréquente de la passion du Christ permettraient-elles de situer l'homélie dans le cadre de la liturgie pascale ?
Ces hypothèses ont l'avantage d'attirer l'attention sur certains aspects du texte, mais elles risquent de faire oublier l'essentiel. L'épître n'est pas formée de deux morceaux indépendants ; dès le début l'adresse et la bénédiction annoncent les thèmes qui seront développés par la suite. Certes on discerne un progrès dans l'évocation des souffrances qui menacent ; rien que de normal s'il s'agit de faire découvrir aux destinataires que, même dans l'épreuve (1P 2.19s), la grâce de Dieu est présente (1P 5.12). Tel est le paradoxe de la béatitude des persécutés, répétée à plusieurs reprises (1P 1.6 ; 3.14,17 ; 4.14).
L'auteur ne cherche pas à faire œuvre originale, mais il rappelle l'essentiel de la foi, avec le souci de l'enraciner dans la vie concrète. On pourrait récrire le Credo apostolique avec des formules de 1 Pierre, bien que le rôle de l'Esprit Saint y apparaisse assez réduit. La descente du Christ aux enfers, rarement attestée dans le Nouveau Testament, se présente en 3.19 sous la forme d'une prédication aux esprits pour manifester la portée universelle de son œuvre de salut.
La manière dont s'articulent les fondements théologiques et l'obligation morale diffère du mode paulinien. D'ordinaire Paul développe d'abord ses thèses dogmatiques, puis il en tire des exhortations. Dans 1 Pierre, l'ordre vient d'abord, et il est suivi d'une motivation théologique. Typique à cet égard est l'instruction aux serviteurs (ou esclaves, 1P 2.18s) qui se termine par la méditation des souffrances du Christ (1P 2.22-24).
Un grand nombre d'aspects de la vie chrétienne sont abordés dans cette épître : de la prière liturgique (1P 1.3s) à la prière au foyer (1P 3.7), de la vie de travail (1P 2.18) à la conduite à tenir quand se déchaîne la licence des fêtes populaires (1P 3.4s), de l'affermissement personnel dans la foi à la communion avec les autres communautés (1P 5.9). Nous ne pouvons relever que certains aspects essentiels :
Le Christ est l'Elu de Dieu par excellence (1P 2.4,6). Il s'agit de mettre toute sa foi en lui, pour participer à son œuvre. Tel est le sens d'un morceau très riche (1P 2.4-10) où Pierre reprend une série de textes de l'Ancien Testament pour montrer leur réalisation dans le Christ et attester que l'Eglise est maintenant le vrai peuple de Dieu. Chaque chrétien doit avoir à cœur de s'associer aux souffrances du Christ (1P 5.1) pour avoir part un jour à sa gloire. L'accent mis sur le sacrifice du Christ (1P 1.18-19 ; 2.21-25 ; 3.18) va de pair avec l'importance donnée à sa résurrection (1P 1.21 ; 2.7 ; 3.18,21) comme principe d'une nouvelle naissance (1P 1.3,23 ; 2.2). Membres de l'Eglise par le baptême, les fidèles constituent une « communauté sacerdotale » (1P 2.5,9), appelée à proclamer dans le monde les merveilles de l'œuvre accomplie par Dieu en Jésus Christ.
Le thème de l'espérance court d'un bout à l'autre de l'épître (1P 1.3,13,21 ; 3.5,15), avec la joyeuse attente de la prochaine manifestation du Christ (1P 1.7 ; 4.13 ; 5.4,10). Le mot lui-même d'espérance en vient à désigner l'héritage céleste (1P 1.4), mais il vise aussi l'attitude spirituelle qui permet au chrétien de tenir bon dans les épreuves de la vie. Puisque cette espérance vivante (1P 1.3) distingue le chrétien de son entourage, chacun doit être prêt à en rendre compte avec une tranquille assurance (1P 3.15).
L'amour n'en est pas moins une note distinctive de la communauté chrétienne. Pierre revient sans cesse sur la sincérité et l'esprit de service qui caractérisent l'amour vrai (1P 1.22 ; 2.17 ; 4.8 ; 5.14). Les frères doivent être prêts à s'accueillir et, dans la communauté, chacun a sa tâche spécifique à remplir selon la grâce de Dieu (1P 4.9s). Les anciens doivent diriger la communauté avec un grand désintéressement, matériel et spirituel (1P 5.1-4).
Soucieux du bon renom des chrétiens (1P 2.12,15 ; 3.1,16 ; 4.15), Pierre insiste dans les codes de devoirs (1P 2.12 — 3.7) sur la soumission aux autorités et le respect des institutions. Ces directives reçoivent cependant une orientation et un contenu nouveaux par la référence au Seigneur (1P 2.13) et par l'attention donnée à chaque personne, y compris les plus humbles. Sans hostilité vis-à-vis du monde païen, 1 Pierre souligne la responsabilité du peuple de Dieu à son égard : en toutes circonstances, même les plus dures, les croyants doivent agir de façon à éclairer les païens (1P 2.11-12 ; 3.13-17).
1 Pierre, apôtre de Jésus Christ, aux élus qui vivent en étrangers dans la dispersion, dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Asie et la Bithynie, [les élus 1 P 2.4,9 ; 5.13 ; voir 1 P 1.15-16.
— la dispersion : ce terme technique, désignant habituellement les Juifs vivant hors de Palestine, est appliqué ici aux chrétiens dispersés dans le monde ; Jn 7.35 ; Jc 1.1.
— le Pont Ac 2.9 ; Ac 18.2, la Galatie Ac 16.6, la Cappadoce Ac 2.9, l'Asie Ac 19.10, et la Bithynie Ac 16.7, sont cinq provinces romaines de l'actuelle Asie Mineure.]
Que la grâce et la paix vous viennent en abondance ![le dessein de Dieu Rm 8.29.
— l'Esprit sanctifie 2 Th 2.13.
— l'aspersion de son sang : les effets de la mort du Christ sont décrits ici à l'aide du vocabulaire de l'Ancien Testament. Voir Ex 24.3-8 ; Lv 16.14-15 ; He 12.24.
— grâce et paix en abondance 2 P 1.2 ; Jude 1.2.]
3 Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ :
dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître
pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus Christ d'entre les morts, [Béni soit Dieu, le Père 2 Co 1.3 ; Ep 1.3.
— faire renaître 1 P 1.23 ; voir 1 P 2.2.]
4 pour un héritage qui ne se peut corrompre, ni souiller, ni flétrir ;
cet héritage vous est réservé dans les cieux, [héritage Mt 25.34.]
5 à vous que la puissance de Dieu garde par la foi
pour le salut prêt à se révéler au moment de la fin. [Jn 10.28 ; 17.11.]
6 Aussi tressaillez-vous d'allégresse
même s'il faut que, pour un peu de temps, vous soyez affligés par diverses épreuves, [diverses épreuves Jc 1.2.]
7 afin que la valeur éprouvée de votre foi — beaucoup plus précieuse que l'or périssable qui pourtant est éprouvé par le feu —
obtienne louange, gloire et honneur lors de la révélation de Jésus Christ, [foi éprouvée Jb 23.10 ; Ps 66.10 ; Pr 17.3 ; Jc 1.3.
— éprouvé par le feu Es 48.10 ; Za 13.9 ; Ml 3.3 ; 1 Co 3.13.
— louange, gloire et honneur Ep 1.6,12,16.
— révélation de Jésus Christ 1 P 1.13 ; 4.13.]
8 Lui que vous aimez sans l'avoir vu,
en qui vous croyez sans le voir encore ;
aussi tressaillez-vous d'une joie ineffable et glorieuse, [Jn 20.29 ; 2 Co 5.7.]
9 en remportant, comme prix de la foi, le salut de vos âmes. [le prix offert à la foi Rm 6.22.
— vos âmes : c'est-à-dire vos personnes tout entières.]
10 Sur ce salut ont porté les recherches et les investigations des prophètes, qui ont prophétisé au sujet de la grâce qui vous était destinée : [Mt 13.17 ; Lc 10.24.]
13 C'est pourquoi, l'esprit éveillé pour les discernements nécessaires, mettez toute votre espérance dans la grâce qui doit vous être accordée lors de la révélation de Jésus Christ. [Litt. ayant ceint les reins de votre esprit. Ceindre ses reins : expression imagée signifiant qu'un homme se met en tenue de travai ou de voyage, pour être libre de ses mouvements et disponible. Lc 12.35.]
— ne vous conformez pas... Rm 12.2 ; Ep 4.17-18.
— les convoitises d'autrefois Ep 2.3.]
Soyez saints, car je suis saint. . . [Lv 11.44-45 ; Lv 19.2 ; Lv 20.7.]
17 Et si vous invoquez comme Père celui qui, sans partialité, juge chacun selon son œuvre, conduisez-vous avec crainte durant le temps de votre séjour sur la terre, [invoquer comme Père Ps 89.27 ; Es 64.7 ; Jr 3.19 ; Mt 6.9 ; Lc 11.2 ; voir Sg 14.3 ; Si 23.4.
— celui qui juge sans partialité Ac 10.34.
— chacun selon ses œuvres Ps 28.4 ; Ps 62.12 ; Pr 24.12 ; Es 59.18 ; Jr 17.10 ; Rm 2.6 ; 1 Co 3.8 ; 2 Co 11.15 ; 2 Tm 4.14 ; Ap 2.23 ; Ap 18.6 ; Ap 20.12-13 ; Ap 22.12.]
— sans défaut et sans tache Ex 12.5.]
— en Dieu qui ressuscita Jésus Rm 4.24 ; Rm 10.9.]
22 Vous avez purifié vos âmes, en obéissant à la vérité, pour pratiquer un amour fraternel sans hypocrisie. Aimez-vous les uns les autres d'un cœur pur, avec constance, [obéissance à la vérité (certains manuscrits ajoutent : par l'Esprit) Rm 1.5 ; Rm 16.26.
— amour mutuel Jn 13.34 ; Rm 12.10.
— d'un cœur pur : autre texte de tout cœur.]
— la parole vivante de Dieu He 4.12 permanente Dn 6.27.
— une semence Mt 13.3-9,19 par.]
toute chair est comme l'herbe,
et toute sa gloire comme la fleur de l'herbe :
l'herbe sèche et sa fleur tombe ; [toute chair... Es 40.6-8 (Jc 1.10-11).
— cette parole, c'est l'Evangile : voir Es 40.9.]
25 mais la parole du Seigneur demeure éternellement.
Or, cette parole, c'est l'Evangile qui vous a été annoncé.
2 Rejetez donc toute méchanceté et toute ruse, toute forme d'hypocrisie, d'envie et de médisance. [Rejetez... Ep 4.22 ; Jc 1.21.]
vous avez goûté que le Seigneur est bon.[vous avez goûté... Ps 34.9.]
4 Approchez-vous de lui, pierre vivante,
rejetée par les hommes
mais choisie et précieuse devant Dieu. [la pierre rejetée Ps 118.22 ; Mt 21.42 ; Ac 4.11.
— mais précieuse devant Dieu Es 28.16.]
5 Vous-mêmes, comme des pierres vivantes,
entrez dans la construction de la Maison habitée par l'Esprit,
pour constituer une sainte communauté sacerdotale,
pour offrir des sacrifices spirituels,
agréables à Dieu par Jésus Christ. [construction voir Mt 16.18 ; 1 Co 3.9-10.
— Maison habitée par l'Esprit Ep 2.21-22.
— sainte communauté sacerdotale (c'est-à-dire qui exerce une fonction de prêtre) Ex 19.6 ; Es 61.6 ; 1 P 2.9 ; Ap 1.6 ; 5.10 ; 20.6.
— des sacrifices spirituels Rm 12.1 ; He 13.15.]
6 Car on trouve dans l'Ecriture :
Voici, je pose en Sion une pierre angulaire,
choisie et précieuse,
et celui qui met en elle sa confiance
ne sera pas confondu. [Voici, je pose... Es 28.16 (Rm 9.33).
— pierre angulaire Ep 2.20.]
7 A vous donc, les croyants, l'honneur ;
mais pour les incrédules
la pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre de l'angle, [pierre rejetée 1 P 2.4.]
8 et aussi une pierre d'achoppement,
un roc qui fait tomber.
Ils s'y heurtent, parce qu'ils refusent de croire à la parole, et c'est à cela qu'ils étaient destinés. [Es 8.14 (Rm 9.33) ; voir Lc 2.34.]
9 Mais vous, vous êtes
la race élue, la communauté sacerdotale du roi, la nation sainte, le peuple que Dieu s'est acquis,
pour que vous proclamiez les hauts faits
de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière, [la race élue... Dt 7.6 ; voir Dt 10.15 ; Es 43.20-21.
— communauté sacerdotale 1 P 2.5.
— une nation sainte Ex 19.5-6.
— le peuple que Dieu s'est acquis Es 43.21.
— des ténèbres à la lumière Es 9.1 ; Ac 26.18 ; Ep 5.8 ; Col 1.13.]
10 vous qui jadis n'étiez pas son peuple,
mais qui maintenant êtes le peuple de Dieu ;
vous qui n'aviez pas obtenu miséricorde,
mais qui maintenant avez obtenu miséricorde.[Os 1.6,9 ; 2.1,23 (Rm 9.25).]
11 Bien-aimés, je vous exhorte, comme des gens de passage et des étrangers, à vous abstenir des convoitises charnelles, qui font la guerre à l'âme. [gens de passage et étrangers Ps 39.13 ; 1 P 1.1.
— convoitises charnelles : c'est-à-dire les convoitises humaines habituelles ; voir Rm 1.3 et la note ; Ga 5.24.
— guerre Ga 5.17 ; Jc 4.1.]
— le jour où Dieu visite Gn 50.24-25 ; Es 10.3 ; Jr 6.15 ; Sg 3.7 ; Lc 1.68 ; 7.16 ; Lc 19.44.]
13 Soyez soumis à toute institution humaine, à cause du Seigneur ; soit au roi, en sa qualité de souverain, [Rm 13.1-7 ; Tt 3.1 ; 1 Tm 2.1-2 ; voir 1 P 3.1 ; 5.5.]
— aimer les frères 1 P 1.22.
— craindre Dieu Pr 24.21.]
18 Serviteurs, soyez soumis avec une profonde crainte à vos maîtres, non seulement aux bons et aux doux, mais aussi aux acariâtres. [Ou Esclaves ; Ep 6.5-8 ; Col 3.22
— 1 P 4.1 ; Tt 2.9.]
— suivre les traces du Christ Mt 16.24 ; voir Mt 4.19.]
22 Lui qui n'a pas commis de péché
et dans la bouche duquel il ne s'est pas trouvé de tromperie ; [Es 53.9 ; Jn 8.46 ; 2 Co 5.21 ; 1 Jn 3.5.]
23 lui qui, insulté, ne rendait pas l'insulte,
dans sa souffrance, ne menaçait pas,
mais s'en remettait au juste Juge ; [Es 53.7 ; 1 P 3.9 ; voir Ac 8.32.]
24 lui qui, dans son propre corps, a porté nos péchés sur le bois,
afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice ;
lui dont les meurtrissures vous ont guéris. [lui qui... a porté nos péchés Es 53.4,12 ; He 9.28 ; voir Mc 10.45 par. ; Rm 4.25.
— le bois : tournure hébraïque empruntée à Dt 21.22 pour désigner un gibet, il s'agit ici de la croix. Dt 21.22-23 ; Ga 3.13.
— vivre pour Rm 6.2,11.
— pour la justice : voir Rm 8.4.
— lui dont les meurtrissures... Es 53.5.]
25 Car vous étiez égarés comme des brebis, mais maintenant vous vous êtes tournés vers le berger et le gardien de vos âmes.[égarés comme des brebis Es 53.6 ; Ez 34.5-6 ; Mt 9.36.
— le berger 1 P 5.4.
— vos âmes : voir 1 P 1.9 et la note.]
3 Vous, de même, femmes, soyez soumises à vos maris, afin que, même si quelques-uns refusent de croire à la Parole, ils soient gagnés, sans parole, par la conduite de leurs femmes, [femmes Ep 5.22 ; Col 3.18 ; Tt 2.5.]
7 Vous les maris, de même, menez la vie commune en tenant compte de la nature plus délicate de vos femmes ; montrez-leur du respect, puisqu'elles doivent hériter avec vous la grâce de la vie, afin que rien n'entrave vos prières.[maris Ep 5.25 ; Col 3.19.]
8 Enfin, soyez tous dans de mêmes dispositions, compatissants, animés d'un amour fraternel, miséricordieux, humbles.
— la bénédiction de Dieu.]
10 En effet,
qui veut aimer la vie
et voir des jours heureux
doit garder sa langue du mal
et ses lèvres des paroles trompeuses, [Ps 34.13-17.]
11 se détourner du mal et faire le bien,
rechercher la paix et la poursuivre.
12 Car
les yeux du Seigneur sont sur les justes,
et ses oreilles sont attentives à leur prière ;
mais la face du Seigneur se tourne
contre ceux qui font le mal.
13 Et qui vous fera du mal, si vous vous montrez zélés pour le bien ?
N'ayez d'eux aucune crainte et ne soyez pas troublés ; [heureux d'avoir à souffrir pour la justice (voir 1 P 2.24 et la note sur Rm 8.4) Mt 5.11-12 ; 1 P 2.20 ; 1 P 4.14.
— N'ayez d'eux aucune crainte Es 8.12-13.]
18 En effet, le Christ lui-même a souffert pour les péchés, une fois pour toutes, lui juste pour les injustes, afin de vous présenter à Dieu, lui mis à mort en sa chair, mais rendu à la vie par l'Esprit. [le Christ... a souffert autre texte est mort...
— Après pour les péchés certains manuscrits ajoutent en votre faveur.
— une fois pour toutes Rm 6.10 ; He 9.28 ; He 10.10.
— afin de vous (d'autres lisent : nous) présenter à Dieu Ep 2.18.
— rendu à la vie par l'Esprit voir Rm 1.4 ; 1 Tm 3.16.
— Sur la fin du v. 18 voir Rm 1.3-4 ; 1 Tm 3.16 et les notes.]
— aux esprits en prison : voir Rm 10.7 ; Ep 4.8-10.]
— quand Noé construisait l'arche Gn 6.13-22.
— par l'eau ou à travers l'eau.]
— purificattion, bonne conscience voir He 10.22.
— résurrection du Christ et salut 1 P 1.3.]
— autorités et puissances Col 1.6 et la note.]
4 Ainsi, puisque le Christ a souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même conviction : celui qui a souffert dans la chair a rompu avec le péché, [Après a souffert certains manuscrits ajoutent pour vous, et d'autres pour nous.
— Sur l'expression dans la chair voir 1 P 3.18 et les notes de Rm 1.3-4 ; 1 Tm 3.16.
— souffrance et rupture avec le péché Rm 6.2,7.]
— Liste des dérèglements Rm 1.29-31.]
7 La fin de toutes choses est proche. Montrez donc de la sagesse et soyez sobres afin de pouvoir prier. [Rm 13.11-12 ; 1 Jn 2.18.]
l'amour couvre une multitude de péchés. [Pr 10.12 ; Lc 7.47 ; Jc 5.20 ; voir Mt 5.7 ; 1 Co 13.7.]
9 Pratiquez l'hospitalité les uns envers les autres, sans murmurer. [hospitalité He 13.2.]
— de bons administrateurs Mt 25.14-30 par. ; Lc 12.42-48 par.]
— que Dieu soit totalement glorifié 1 Co 10.31.]
12 Bien-aimés, ne trouvez pas étrange d'être dans la fournaise de l'épreuve, comme s'il vous arrivait quelque chose d'anormal. [Bien-aimés 1 P 2.11.
— dans la fournaise de l'épreuve 1 P 1.7.]
— de gloire : certains manuscrits ajoutent ici et de puissance.
— l'Esprit de Dieu... sur vous Es 11.2 ; voir Mt 10.20 par.]
— ne pas avoir honte Mc 8.38 par. ; Ac 5.41 ; voir Rm 1.16.]
— ceux qui refusent de croire 2 Th 1.8.]
si le juste est sauvé à grand-peine,
qu'adviendra-t-il de l'impie et du pécheur ? [si le juste... Pr 11.31 (grec).]
19 Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leur âme au fidèle Créateur, en faisant le bien.[Ps 31.6 ; Lc 23.46.]
5 J'exhorte donc les anciens qui sont parmi vous, moi qui suis ancien avec eux et témoin des souffrances du Christ, moi qui ai part à la gloire qui va être révélée : [les anciens 1 Tm 5.17 ; Tt 1.5-9 ; voir Ac 11.30.
— Pierre témoin Mt 13.16 ; 2 P 1.16-17.]
— non par contrainte, mais de bon gré Phm 1.14.
— non par cupidité 1 Tm 3.8 ; Tt 1.7,11.]
— modèles 1 Co 4.16 ; 1 Co 11.1 ; Ph 3.17 ; 1 Tm 4.12 ; Tt 2.7.]
— couronne 1 Co 9.25.]
5 De même, jeunes gens, soyez soumis aux anciens.
Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d'humilité, car
Dieu s'oppose aux orgueilleux,
mais aux humbles il accorde sa grâce. [anciens : il s'agit probablement ici des hommes plus âgés, et non pas des anciens d'Eglise comme au v. 1.
— Dieu s'oppose... Pr 3.34 (grec) ; Jc 4.6 ; voir Mt 23.12.]
6 Humiliez-vous donc sous la main puissante de Dieu, afin qu'il vous élève au moment fixé ; [Jb 22.29 ; Mt 23.12 ; Lc 1.52 ; 14.11 ; 18.14 ; Jc 4.6,10.]
8 Soyez sobres, veillez ! Votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. [sobriété et vigilance 1 Th 5.6.
— comme un lion Ps 22.14 ; 2 Tm 4.17.]
10 Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle en Christ, vous rétablira lui-même après que vous aurez souffert un peu de temps ; il vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.[1 Th 2.12.]
12 Je vous ai écrit ces quelques mots par Silvain, que je considère comme un frère fidèle, pour vous exhorter et vous attester que c'est à la véritable grâce de Dieu que vous êtes attachés. [Silvain (Silas) Ac 15.22.]
— Babylone Ap 14.8 ; 16.19 ; 17.5 ; 18.2,10,21. Sans doute faut-il voir ici une désignation symbolique de Rome, la capitale de l'empire romain, comme en Ap 17.5.]
Paix à vous tous qui êtes en Christ ![Rm 16.16.]