Parmi les écrits pauliniens, les deux Epîtres à Timothée et l'Epître à Tite forment un groupe homogène, tant sur le plan littéraire que sur le plan doctrinal. Si l'on excepte le court billet à Philémon, ce sont par ailleurs les seules lettres adressées à des personnes désignées nommément. Dès le début du XVIIIe siècle, on les a dénommées « Epîtres pastorales » et cette appellation est devenue traditionnelle. En effet, elle souligne bien le caractère particulier de ces écrits, qui contiennent principalement des directives adressées aux « pasteurs » des Eglises.
Timothée : Nous possédons sur Timothée des renseignements de première main, tant par Luc, dans les Actes, que par Paul lui-même.
Paul le rencontra pour la première fois à Lystres, ville de Lycaonie, colonie romaine fondée par Auguste vers 6 avant J.C. Timothée appartenait à la bonne bourgeoisie de la cité. Son père était « grec », comme on disait (Ac 16.1), par opposition aux autochtones qui parlaient le dialecte lycaonien. On pense aussi qu'il était païen, puisque Timothée ne fut pas circoncis le huitième jour selon la loi juive. Sa mère Eunice, juive devenue chrétienne (Ac 16.1), et sa grand-mère Loïs (2Tm 1.5) l'instruisirent dès son plus jeune âge dans les Saintes Ecritures (2Tm 3.15).
Lorsqu'il commença à travailler avec Paul, Timothée était relativement jeune (1Tm 4.12). D'allure plutôt timide et réservée (1Co 16.10; 2Tm 1.7-8), de santé délicate, il était sujet à de fréquentes faiblesses (1Tm 5.23). Pour ne pas avoir d'histoires avec les judaïsants, Paul le circoncit (Ac 16.3). A une date qui nous est inconnue, Timothée reçut du collège des anciens l'imposition des mains (1Tm 4.14 ; 2Tm 1.6).
L'activité apostolique du disciple fut profondément marquée par celle de son maître, dont il fut un proche collaborateur (1Th 3.2). Souvent Paul le prenait avec lui dans ses déplacements missionnaires (voir Ac 17.14-15 ; 18.5; 20.4 ; 2Co 1.19). Nous trouvons Timothée aux côtés de Paul lorsque ce dernier écrit plusieurs de ses lettres (1Th 1.1 ; 2Th 1.1 ; 2Co 1.1 ; Rm 16.21 ; Ph 1.1 ; Col 1.1 ; Phm 1). Paul le chargea aussi de missions particulières en Macédoine (voir Ac 19.22), spécialement auprès des Thessaloniciens (1Th 3.2,6), ainsi qu'ailleurs auprès des Corinthiens (1Co 4.17 ; voir aussi 16.10). L'amitié de Paul pour Timothée fut sans faille. Avant sa mort, il désirera revoir une dernière fois (2Tm 4.9,21) celui qu'il appelle « mon véritable enfant dans la foi » (1Tm 1.2).
Tite : Nous n'avons que peu de renseignements sur Tite, car Luc ne le mentionne jamais dans le livre des Actes. Il naquit d'une famille « grecque », c'est-à-dire païenne (Ga 2.3), fut converti sans doute par Paul lui-même (voir Tt 1.4), qui l'emmena à l'Assemblée de Jérusalem (Ga 2.1-3). Il ne fut pas obligé de se faire circoncire (Ga 2.3), comme ce fut le cas pour Timothée. Son action fut décisive dans le règlement de l'affaire de Corinthe. Il renversa la situation en faveur de Paul (voir 2Co 7.7) et sut se faire aimer des Corinthiens. Ecrivant à ces derniers, Paul en donne un magnifique témoignage (2Co 7.7,13,15). L'apôtre apprécia son talent et sa charité, puisqu'il le chargea de parachever l'organisation des communautés chrétiennes en Crète (Tt 1.5). Selon 2Tm 4.10, il se trouva probablement avec Paul à Rome pour un temps, lors de la seconde captivité, et partit ensuite en Dalmatie.
Nous commençons par la Deuxième épître à Timothée, qui semble offrir la meilleure prise. Elle paraît être la dernière en date des Epîtres pastorales. Paul y écrit en effet : « J'ai achevé ma course » (4.7). Elle se placerait donc juste avant la mort de l'apôtre.
L'épître se présente comme rédigée à Rome (1.17), au cours d'une captivité particulièrement sévère : Paul est « enchaîné comme un malfaiteur » (2.9). L'apôtre sait que le temps de son départ est proche (4.6), et il se sent terriblement isolé (4.10,16). Luc seul demeure auprès de lui (4.11). Il presse Timothée de le rejoindre au plus vite (4.9). Il est question d'une captivité de Paul à Rome, en Ac 28.30, qu'on peut appeler la première captivité et qui se place vers 61 à 63. Mais les circonstances de cette première captivité ne cadrent nullement avec celles de 2 Tm : Paul demeure alors dans un logis qu'il a loué et peut recevoir librement ceux qui viennent le trouver. Il faut donc, ou bien admettre une seconde captivité pendant laquelle il aurait rédigé sa lettre, captivité dont ne parlent pas les Actes, ou bien récuser les données historiques de la lettre et contester son authenticité intégrale. C'est ainsi que deux solutions ont été soutenues :
1. La première admet l'authenticité des Pastorales et suppose, en conséquence, un second emprisonnement de Paul (deuxième captivité). Arrêté durant la persécution de Néron (entre 64 et juin 68), l'apôtre serait mort martyr à cette époque, peut-être en l'an 67. C'est donc à cette date que remonterait la rédaction de la deuxième épître à Timothée.
2. La seconde solution ne reconnaît pas l'authenticité intégrale des Pastorales et place leur rédaction à une époque nettement plus tardive, vers la fin du Ier ou dans la première moitié du IIe siècle.
La Première épître à Timothée et l'Epître à Tite utilisent le même vocabulaire et traitent des mêmes sujets que la seconde lettre à Timothée. Elles doivent dont être sensiblement de la même époque. Les données qui pourraient amener plus de précision chronologique sont fragiles. On peut simplement avancer que ces deux lettres ne furent rédigées ni avant, ni pendant le troisième voyage missionnaire de Paul, ni après la deuxième à Timothée.
Selon 1Tm 1.3, Paul part pour la Macédoine et laisse Timothée à Ephèse pour y diriger la communauté. Il est improbable que ce séjour de Timothée à Ephèse se situe durant le troisième voyage missionnaire, puisque Timothée demeure tout ce temps dans l'entourage immédiat de Paul. D'autre part, les erreurs qui se sont introduites dans la communauté et que l'apôtre avait prédites dans son discours d'adieu aux anciens (Ac 20.29) laissent supposer que l'Eglise éphésienne était fondée depuis un certain temps déjà. On se trouve donc amené à poser à nouveau l'alternative précédente : ou bien l'on récuse l'historicité de ces données, ou bien l'on suppose que Paul, après sa première captivité romaine, qui s'est terminé vers 63, a repris son ministère apostolique et qu'il a rédigé l'épître après 63, et avant la seconde à Timothée.
La même hypothèse peut être envisagée pour l'Epître à Tite. Selon Tt 1.5, Paul a laissé Tite en Crète pour parachever l'organisation de l'Eglise qu'il y avait fondée. Il lui écrit au cours d'un voyage (Tt 3.12), et lui demande de venir le rejoindre à Nicopolis, pour y passer l'hiver. Si ces données sont exactes, cette activité missionnaire doit se situer dans les années qui suivirent la libération de Paul, vers 63-67.
Dans les Pastorales, on trouve l'écho de bon nombre des grands thèmes pauliniens : la miséricorde divine s'est manifestée en Jésus Christ, qui est venu pour sauver les pécheurs (1Tm 1.12-17) ; l'homme est sauvé par grâce (Tt 3.7) et au moyen de la foi (1Tm 1.16 ; 2Tm 3.15) ; la justification par les œuvres est exclue (Tt 3.5 ; 2Tm 1.9) ; le baptême est mis en relation étroite avec le salut (Tt 3.5) ; le salut des hommes s'effectue conformément au plan éternel de Dieu (1Tm 3.16). A quoi l'on peut encore ajouter les exhortations adressées aux esclaves (1Tm 6.1-2) et celles concernant la position à adopter face aux autorités (1Tm 2.1 ; Tt 3.1). Cependant, si l'on retrouve dans les Pastorales bon nombre des grandes affirmations pauliniennes concernant le salut, elles sont souvent exprimées au moyen d'un autre vocabulaire. Au lieu d'être envisagée avant tout comme le lien qui attache le croyant au Christ, la foi est plutôt conçue comme l'adhésion à la doctrine fixée (1Tm 4.1 ; 6.21), à la « saine doctrine » (1Tm 1.10 ; 2Tm 4.3) ou au « dépôt » transmis à des hommes comme Timothée (1Tm 6.20 ; voir aussi 2Tm 2.2). On remarque aussi l'insistance mise sur la pratique des « bonnes œuvres » (1Tm 2.10 ; 5.10,25 ; etc.), et une conception de la morale que l'on a qualifiée de « bourgeoise » par opposition aux exigences plus radicales des grandes épîtres pauliniennes. L'amour tend à devenir une vertu parmi d'autres, au lieu d'être celle qui commande toutes les autres (1Tm 4.12). Le Saint Esprit est mentionné accessoirement, et l'on constate que la grâce est envisagée dans une perspective assez limitée (Tt 2.11-12). On souligne enfin un affaiblissement de l'attente de la fin, l'accent étant mis sur la nécessité d'une vie pieuse dans le temps présent (Tt 2.11-14). Tous ces traits attestent que l'on est parvenu à une époque plus tardive, où il s'agit non plus de poser les fondements de la foi, mais d'affermir l'Eglise et de l'organiser face aux hérésies qui la menacent.
Organisation : Au moment où la plupart des apôtres ont disparu, l'accent est mis sur la responsabilité des dirigeants des Eglises, épiscopes et anciens. Il ne s'agit cependant pas ici, comme plus tard, de la constitution d'un épiscopat monarchique, car épiscopes et anciens sont pratiquement chargés des mêmes fonctions. Les uns et les autres ont la responsabilité de veiller à communiquer fidèlement l'enseignement qu'ils ont reçu, en ajoutant à leur prédication l'exemple d'une vie sainte (1Tm 3.1-7 ; Tt 1.6-9). Ils doivent affermir les fidèles dans la foi face aux entreprises des faux docteurs. Quant aux diacres, qui doivent également mener une vie exemplaire (1Tm 3.8-13), ils sont chargés de services plus particuliers auprès des malades et des pauvres. De leur côté, les ministères prophétiques ou charismatiques sont mis au deuxième plan, peut-être en raison de désordres tels que ceux qu'avait connus la communauté de Corinthe. Dans l'ensemble, les ministères ne sont pas encore nettement délimités: il s'agit du début d'un mouvement d'organisation que la tradition précisera par la suite.
Hérésies : Les hérésies, contre lesquelles les Pastorales réagissent constamment en appelant à la fermeté doctrinale, sont définies de façon générale. Les faux docteurs, qui semblent agir à l'intérieur même de l'Eglise, sont influencés principalement par des doctrines judaïsantes : ce sont surtout des Juifs (Tt 1.10) qui veulent être docteurs de la loi (1Tm 1.7), qui engagent des controverses au sujet de la loi (Tt 3.9) et recourent à des mythes juifs (Tt 1.14), à des légendes et à des généalogies (1Tm 1.4). Leur enseignement implique aussi l'interdiction du mariage et certains tabous alimentaires (1Tm 4.3), ainsi que l'affirmation que la résurrection a déjà eu lieu (2Tm 2.18). Ces hérésies allaient de pair avec le relâchement moral (voir les nombreux catalogues de vices des Epîtres pastorales).
Mais il ne faut pas se contenter de relever dans les Pastorales les questions d'organisation et les problèmes posés par les hérésies. Il faut encore savoir entendre en elles certains échos du culte de louange de l'Eglise ancienne. Cette louange est particulièrement apparente dans les fragments d'hymnes primitives reproduits dans les Pastorales (1Tm 2.5-6 ; etc.), mais aussi dans plusieurs passages qui exaltent la grandeur du Christ et de son œuvre (1Tm 1.12-17). L'appel à la vigilance, qui retentit sans cesse dans ces épîtres, va de pair avec l'adoration de celui en qui doit s'enraciner la fidélité de l'Eglise.
1 Paul, apôtre du Christ Jésus, selon l'ordre de Dieu notre Sauveur et du Christ Jésus notre espérance, [Paul, apôtre 1 Co 1.1.
— Dieu Sauveur Lc 1.47 ; 1 Tm 2.3 ; 1 Tm 4.10 ; 2 Tm 1.9 ; Tt 1.3 ; 2.10 ; 3.4 ; Jude 1.25.
— le Christ notre espérance Col 1.27.]
— enfant dans la foi Tt 1.4.
— grâce, miséricorde et paix 2 Tm 1.2 ; 2 Jn 3 ; voir Rm 1.7 ; 1 Co 1.3 ; 2 Co 1.2.]
3 Selon ce que je t'ai recommandé à mon départ pour la Macédoine, demeure à Ephèse pour enjoindre à certains de ne pas enseigner une autre doctrine, [départ de Paul pour la Macédoine Ac 20.1 ; voir 2 Co 1.16 et la note.
— Ephèse : voir 2 Co 1.8 et la note. Le voyage auquel Paul fait allusion ici est postérieur de plusieurs années à celui que rapporte Ac 20.1.]
— des généalogies : Il s'agit sans doute de théories sur la descendance des patriarches et des héros de l'A.T., théories fondées sur des passages comme Gn 4, Ge5, Gn 9, Gn 11, etc.]
8 La loi, nous le savons en effet, est bonne, dans la mesure où on la prend comme loi. [la loi est bonne Rm 7.12,16. Il s'agit de la loi de Moïse.]
— saine doctrine 2 Tm 4.3 ; Tt 1.9 ; 2.1 ; voir 1 Tm 4.6 ; 6.3 ; 2 Tm 1.13 ; Tt 1.13 ; 2.8.]
12 Je suis plein de reconnaissance envers celui qui m'a donné la force, Christ Jésus notre Seigneur : c'est lui qui m'a jugé digne de confiance en me prenant à son service, [Ac 9.15 ; Ga 1.15-16.]
— il m'a été fait miséricorde : sur ce genre de tournure impersonnelle voir Mt 7.1 et la note.]
15 Elle est digne de confiance, cette parole, et mérite d'être pleinement accueillie par tous : Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs dont je suis, moi, le premier. [parole digne de confiance 1 Tm 3.1-3 ; 4.9 ; 2 Tm 2.11 ; Tt 3.8.
— Jésus venu pour sauver Lc 15.2 ; Lc 19.10.]
17 Au roi des siècles,
au Dieu immortel, invisible et unique,
honneur et gloire
pour les siècles des siècles. Amen. [Dieu unique Rm 16.27 ; voir 1 Tm 2.5.
— autres exemples de formules liturgiques : 1 Tm 2.5-6 ; 5.21 ; 6.15-16 ; 2 Tm 1.9-10 ; 2.8 ; 4.1.]
18 Voilà l'instruction que je te confie, Timothée, mon enfant, conformément aux prophéties prononcées jadis sur toi, afin que, fortifié par elles, tu combattes le beau combat, [Prophéties prononcées sur Timothée 1 Tm 4.14 ; voir Ac 13.1-3.
— combattre le beau combat 1 Tm 6.12 ; 2 Tm 4.7 ; voir Jude 1.3.]
— Hyménée : voir 2 Tm 2.17.
— Alexandre : voir 2 Tm 4.14.]
2 Je recommande donc, avant tout, que l'on fasse des demandes, des prières, des supplications, des actions de grâce, pour tous les hommes, [Ep 6.18 ; Ph 4.6.]
— connaissance de la vérité 2 Tm 2.25 ; 3.7 ; Tt 1.1.]
il n'y a qu'un seul Dieu,
un seul médiateur aussi entre Dieu et les hommes,
un homme : Christ Jésus, [un seul Dieu Rm 3.29-30 ; 10.12.
— Jésus médiateur He 12.24.]
6 qui s'est donné en rançon pour tous.
Tel est le témoignage qui fut rendu aux temps fixés, [Jésus s'est donné Ga 1.4 ; 2.20 ; Tt 2.14 en rançon Mt 20.28.
— Jésus témoin 1 Tm 6.13 ; Ap 1.5 ; 3.14.
— aux temps fixés 1 Tm 6.15 ; Tt 1.3 ; voir Ac 1.7 ; Rm 5.6-8 ; Ga 4.4.]
8 Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, levant vers le ciel des mains saintes, sans colère ni dispute. [Voir Ex 9.29 ; 1 R 8.22 ; Lm 2.19 : lever les mains vers le ciel était un des gestes de la prière dans l'ancien Israël.]
9 Quant aux femmes, qu'elles aient une tenue décente, qu'elles se parent avec pudeur et modestie : ni tresses ni bijoux d'or ou perles ou toilettes somptueuses, [1 P 3.3-5.]
11 Pendant l'instruction la femme doit garder le silence, en toute soumission. [réserve recommandée aux femmes chrétiennes 1 Co 14.34.
— en silence voir 1 Tm 5.13.]
3 Elle est digne de confiance, cette parole : si quelqu'un aspire à l'épiscopat, c'est une belle tâche qu'il désire. [Tt 1.6-9 ; voir 2 Tm 2.24-26. parole digne de confiance 1 Tm 1.15.
— épiscopat : terme technique dans l'Eglise ancienne pour désigner la charge des épiscopes (surveillants), c'est-à-dire de ceux qui étaient responsables des communautés. Ailleurs les mêmes responsables sont appelés anciens (Tt 1.5-7 ; Ac 20.17,28).]
— le témoignage des hommes 2 Co 8.21.]
8 Les diacres, pareillement, doivent être dignes, n'avoir qu'une parole, ne pas s'adonner au vin ni rechercher des gains honteux. [Autre terme technique de l'Eglise ancienne, désignant ceux qui sont chargés de venir en aide aux pauvres et aux malades. Diacres pourrait être traduit par serviteurs ou assistants. Leur service est appelé diaconat au v. 10. Voir Ph 1.1]
11 Les femmes, pareillement, doivent être dignes, point médisantes, sobres, fidèles en toutes choses. [Les femmes (des diacres) : voir Rm 16.1.
— non médisantes Tt 2.3.]
12 Que les diacres soient maris d'une seule femme, qu'ils gouvernent bien leurs enfants et leur propre maison. [1 Tm 3.2.]
14 Je t'écris cela, tout en espérant te rejoindre bientôt.
15 Toutefois, si je tardais, tu sauras ainsi comment te conduire dans la maison de Dieu, qui est l'Eglise du Dieu vivant, colonne et soutien de la vérité. [Ep 2.19-22 ; voir 1 Co 6.19.]
16 Assurément il est grand le mystère de la piété.
Il a été manifesté dans la chair,
justifié par l'Esprit,
contemplé par les anges,
proclamé chez les païens,
cru dans le monde,
exalté dans la gloire. [le mystère Ep 3.3 de la piété 1 Tm 4.7.
— manifesté dans la chair Jn 1.14. D'autres traduisent : Il est apparu comme un être humain.
— justifié par l'Esprit Rm 1.4.
— exalté dans la gloire Mc 16.19 ; Ac 1.9 ; voir Ph 2.9-11.]
4 L'Esprit le dit expressément : dans les derniers temps, certains renieront la foi, s'attacheront à des esprits séducteurs et à des doctrines inspirées par les démons, [2 Tm 3.1 ; 2 P 3.3 ; 1 Jn 2.18 ; Jude 1.18.]
— les aliments autorisés par Dieu Gn 9.3.
— les prendre avec action de grâce Rm 14.6 ; 1 Co 10.30-31.]
6 Expose tout cela aux frères : tu seras ainsi un bon diacre du Christ Jésus, nourri des paroles de la foi et de la belle doctrine que tu as suivie avec empressement. [Le mot diacre est pris ici au sens général de serviteur.]
Exerce-toi plutôt à la piété. 8 L'exercice corporel, en effet, est utile à peu de choses, tandis que la piété, elle, est utile à tout. Ne possède-t-elle pas la promesse de la vie, de la vie présente comme de la vie future ? [piété Ac 3.12 ; 1 Tm 2.2 ; 3.16 ; 4.8 ; 6.3,5-6,11 ; 2 Tm 3.5 ; Tt 1.1 ; 2 P 1.3,6-7.
— exercice corporel 1 Co 9.24-27.
— la piété utile à tout 1 Tm 6.6.]
9 Elle est digne de confiance, cette parole, et mérite d'être pleinement accueillie par tous. [1 Tm 1.15.]
12 Que personne ne méprise ton jeune âge. Tout au contraire, sois pour les fidèles un modèle en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté. [Tt 2.15.]
— imposition des mains Ac 6.6 ; 1 Tm 5.22.
— anciens 1 Tm 5.17.]
16 Veille sur toi-même et sur ton enseignement. Mets-y de la persévérance. C'est bien en agissant ainsi que tu sauveras et toi-même et ceux qui t'écoutent.
5 Ne reprends pas avec dureté un vieillard, mais exhorte-le comme un père. Traite les jeunes gens comme des frères, [Lv 19.32.]
3 Honore les veuves, celles qui le sont réellement. [C'est-à-dire celles qui sont privées de tout appui familial.]
9 Une femme ne sera inscrite au groupe des veuves que si elle est âgée d'au moins soixante ans et n'a eu qu'un mari. [Il s'agit des veuves que l'Eglise doit assister (voir v. 16).]
— laver les pieds Lc 7.44 ; Jn 13.4-15 des saints Rm 1.7.]
17 Les anciens qui exercent bien la présidence méritent double honneur, surtout ceux qui peinent au ministère de la parole et à l'enseignement. [anciens Tt 1.5-9 ; 1 P 5.1.
— double honneur : ou des honoraires doubles (voir v. 18) ; 1 Co 16.18 ; Ph 2.29 ; voir 1 Th 5.12.]
Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain,
et encore :
L'ouvrier mérite son salaire. [Tu ne muselleras pas... Dt 25.4 (1 Co 9.9).
— L'ouvrier... Mt 10.10 ; Lc 10.7 ; voir 1 Co 9.14.]
19 N'accepte d'accusation contre un ancien que sur déposition de deux ou trois témoins. [Dt 17.6 ; 19.15 ; Mt 18.16 ; 2 Co 13.1 ; He 10.28.]
20 Ceux qui pèchent, reprends-les en présence de tous, afin que les autres aussi éprouvent de la crainte. [Ga 2.14 ; voir Ep 5.11.]
22 N'impose hâtivement les mains à personne, ne participe pas aux péchés d'autrui. Toi-même, garde-toi pur. [Mc 5.23 ; Ac 6.6 ; 1 Tm 4.142Ti1 :6.]
23 Cesse de ne boire que de l'eau. Prends un peu de vin à cause de ton estomac et de tes fréquentes faiblesses.
24 Il est des hommes dont les péchés sont manifestes avant même qu'on les juge ; chez d'autres au contraire, ils ne le deviennent qu'après.
6 Tous ceux qui sont sous le joug de l'esclavage doivent considérer leurs maîtres comme dignes d'un entier respect, afin que le nom de Dieu et la doctrine ne soient pas blasphémés. [Ep 6.5-9 ; Col 3.22-25 ; Tt 2.9-10 ; voir 1 Co 7.21-24 ; Ga 3.28 ; Phm 1.10 ; 1 P 2.18-20.
— sous le joug : voir Mt 11.29-30 et la note. Le mot joug est employé ici au sens figuré.]
Voilà ce que tu dois enseigner et recommander. 3 Si quelqu'un enseigne une autre doctrine, s'il ne s'attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus Christ et à la doctrine conforme à la piété, [une autre doctrine Ga 1.6-9.
— saines paroles 2 Tm 1.13 ; voir 1 Tm 1.10.
— piété 1 Tm 4.7.]
— privés de la vérité 2 Tm 4.4 ; Tt 1.14.]
— se contenter de ce qu'on a Ph 4.11-12 ; He 13.5.]
11 Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses. Recherche la justice, la piété, la foi, l'amour, la persévérance, la douceur. [fuir... Rechercher 2 Tm 2.22.
— foi, amour, persévérance 2 Th 1.3-4 ; Tt 2.2.]
le bienheureux et unique Souverain,
le Roi des rois et Seigneur des seigneurs, [aux temps fixés 1 Tm 2.6.
— Roi des rois 2 M 13.4 ; Seigneur des seigneurs Dt 10.17 ; Ps 136.3.]
16 le seul qui possède l'immortalité,
qui habite une lumière inaccessible,
que nul homme n'a vu ni ne peut voir.
A lui gloire et puissance éternelle.
Amen. [lumière Ps 104.2.
— que nul homme n'a vu Ex 33.20 ; voir 1 Tm 1.17.]
17 Aux riches de ce monde-ci, ordonne de ne pas s'enorgueillir et de ne pas mettre leur espoir dans une richesse incertaine, mais en Dieu, lui qui nous dispense tous les biens en abondance, pour que nous en jouissions. [ne pas s'enorgueillir Ps 62.10 ni mettre son espoir dans la richesse Lc 12.20.]
20 O Timothée, garde le dépôt, évite les bavardages impies et les objections d'une pseudo-science. [garde le dépôt 2 Tm 1.14.
— évite les bavardages 1 Tm 4.7.]