livre précédent retour livre suivant

TOB – 2 Timothée

ÉPÎTRES À TIMOTHÉE ET À TITE

INTRODUCTION

Parmi les écrits pauliniens, les deux Epîtres à Timothée et l'Epître à Tite forment un groupe homogène, tant sur le plan littéraire que sur le plan doctrinal. Si l'on excepte le court billet à Philémon, ce sont par ailleurs les seules lettres adressées à des personnes désignées nommément. Dès le début du XVIIIe siècle, on les a dénommées « Epîtres pastorales » et cette appellation est devenue traditionnelle. En effet, elle souligne bien le caractère particulier de ces écrits, qui contiennent principalement des directives adressées aux « pasteurs » des Eglises.

Timothée : Nous possédons sur Timothée des renseignements de première main, tant par Luc, dans les Actes, que par Paul lui-même.

Paul le rencontra pour la première fois à Lystres, ville de Lycaonie, colonie romaine fondée par Auguste vers 6 avant J.C. Timothée appartenait à la bonne bourgeoisie de la cité. Son père était « grec », comme on disait (Ac 16.1), par opposition aux autochtones qui parlaient le dialecte lycaonien. On pense aussi qu'il était païen, puisque Timothée ne fut pas circoncis le huitième jour selon la loi juive. Sa mère Eunice, juive devenue chrétienne (Ac 16.1), et sa grand-mère Loïs (2Tm 1.5) l'instruisirent dès son plus jeune âge dans les Saintes Ecritures (2Tm 3.15).

Lorsqu'il commença à travailler avec Paul, Timothée était relativement jeune (1Tm 4.12). D'allure plutôt timide et réservée (1Co 16.10; 2Tm 1.7-8), de santé délicate, il était sujet à de fréquentes faiblesses (1Tm 5.23). Pour ne pas avoir d'histoires avec les judaïsants, Paul le circoncit (Ac 16.3). A une date qui nous est inconnue, Timothée reçut du collège des anciens l'imposition des mains (1Tm 4.14 ; 2Tm 1.6).

L'activité apostolique du disciple fut profondément marquée par celle de son maître, dont il fut un proche collaborateur (1Th 3.2). Souvent Paul le prenait avec lui dans ses déplacements missionnaires (voir Ac 17.14-15 ; 18.5; 20.4 ; 2Co 1.19). Nous trouvons Timothée aux côtés de Paul lorsque ce dernier écrit plusieurs de ses lettres (1Th 1.1 ; 2Th 1.1 ; 2Co 1.1 ; Rm 16.21 ; Ph 1.1 ; Col 1.1 ; Phm 1). Paul le chargea aussi de missions particulières en Macédoine (voir Ac 19.22), spécialement auprès des Thessaloniciens (1Th 3.2,6), ainsi qu'ailleurs auprès des Corinthiens (1Co 4.17 ; voir aussi 16.10). L'amitié de Paul pour Timothée fut sans faille. Avant sa mort, il désirera revoir une dernière fois (2Tm 4.9,21) celui qu'il appelle « mon véritable enfant dans la foi » (1Tm 1.2).

Tite : Nous n'avons que peu de renseignements sur Tite, car Luc ne le mentionne jamais dans le livre des Actes. Il naquit d'une famille « grecque », c'est-à-dire païenne (Ga 2.3), fut converti sans doute par Paul lui-même (voir Tt 1.4), qui l'emmena à l'Assemblée de Jérusalem (Ga 2.1-3). Il ne fut pas obligé de se faire circoncire (Ga 2.3), comme ce fut le cas pour Timothée. Son action fut décisive dans le règlement de l'affaire de Corinthe. Il renversa la situation en faveur de Paul (voir 2Co 7.7) et sut se faire aimer des Corinthiens. Ecrivant à ces derniers, Paul en donne un magnifique témoignage (2Co 7.7,13,15). L'apôtre apprécia son talent et sa charité, puisqu'il le chargea de parachever l'organisation des communautés chrétiennes en Crète (Tt 1.5). Selon 2Tm 4.10, il se trouva probablement avec Paul à Rome pour un temps, lors de la seconde captivité, et partit ensuite en Dalmatie.

Nous commençons par la Deuxième épître à Timothée, qui semble offrir la meilleure prise. Elle paraît être la dernière en date des Epîtres pastorales. Paul y écrit en effet : « J'ai achevé ma course » (4.7). Elle se placerait donc juste avant la mort de l'apôtre.

L'épître se présente comme rédigée à Rome (1.17), au cours d'une captivité particulièrement sévère : Paul est « enchaîné comme un malfaiteur » (2.9). L'apôtre sait que le temps de son départ est proche (4.6), et il se sent terriblement isolé (4.10,16). Luc seul demeure auprès de lui (4.11). Il presse Timothée de le rejoindre au plus vite (4.9). Il est question d'une captivité de Paul à Rome, en Ac 28.30, qu'on peut appeler la première captivité et qui se place vers 61 à 63. Mais les circonstances de cette première captivité ne cadrent nullement avec celles de 2 Tm : Paul demeure alors dans un logis qu'il a loué et peut recevoir librement ceux qui viennent le trouver. Il faut donc, ou bien admettre une seconde captivité pendant laquelle il aurait rédigé sa lettre, captivité dont ne parlent pas les Actes, ou bien récuser les données historiques de la lettre et contester son authenticité intégrale. C'est ainsi que deux solutions ont été soutenues :

1. La première admet l'authenticité des Pastorales et suppose, en conséquence, un second emprisonnement de Paul (deuxième captivité). Arrêté durant la persécution de Néron (entre 64 et juin 68), l'apôtre serait mort martyr à cette époque, peut-être en l'an 67. C'est donc à cette date que remonterait la rédaction de la deuxième épître à Timothée.

2. La seconde solution ne reconnaît pas l'authenticité intégrale des Pastorales et place leur rédaction à une époque nettement plus tardive, vers la fin du Ier ou dans la première moitié du IIe siècle.

La Première épître à Timothée et l'Epître à Tite utilisent le même vocabulaire et traitent des mêmes sujets que la seconde lettre à Timothée. Elles doivent dont être sensiblement de la même époque. Les données qui pourraient amener plus de précision chronologique sont fragiles. On peut simplement avancer que ces deux lettres ne furent rédigées ni avant, ni pendant le troisième voyage missionnaire de Paul, ni après la deuxième à Timothée.

Selon 1Tm 1.3, Paul part pour la Macédoine et laisse Timothée à Ephèse pour y diriger la communauté. Il est improbable que ce séjour de Timothée à Ephèse se situe durant le troisième voyage missionnaire, puisque Timothée demeure tout ce temps dans l'entourage immédiat de Paul. D'autre part, les erreurs qui se sont introduites dans la communauté et que l'apôtre avait prédites dans son discours d'adieu aux anciens (Ac 20.29) laissent supposer que l'Eglise éphésienne était fondée depuis un certain temps déjà. On se trouve donc amené à poser à nouveau l'alternative précédente : ou bien l'on récuse l'historicité de ces données, ou bien l'on suppose que Paul, après sa première captivité romaine, qui s'est terminé vers 63, a repris son ministère apostolique et qu'il a rédigé l'épître après 63, et avant la seconde à Timothée.

La même hypothèse peut être envisagée pour l'Epître à Tite. Selon Tt 1.5, Paul a laissé Tite en Crète pour parachever l'organisation de l'Eglise qu'il y avait fondée. Il lui écrit au cours d'un voyage (Tt 3.12), et lui demande de venir le rejoindre à Nicopolis, pour y passer l'hiver. Si ces données sont exactes, cette activité missionnaire doit se situer dans les années qui suivirent la libération de Paul, vers 63-67.

Dans les Pastorales, on trouve l'écho de bon nombre des grands thèmes pauliniens : la miséricorde divine s'est manifestée en Jésus Christ, qui est venu pour sauver les pécheurs (1Tm 1.12-17) ; l'homme est sauvé par grâce (Tt 3.7) et au moyen de la foi (1Tm 1.16 ; 2Tm 3.15) ; la justification par les œuvres est exclue (Tt 3.5 ; 2Tm 1.9) ; le baptême est mis en relation étroite avec le salut (Tt 3.5) ; le salut des hommes s'effectue conformément au plan éternel de Dieu (1Tm 3.16). A quoi l'on peut encore ajouter les exhortations adressées aux esclaves (1Tm 6.1-2) et celles concernant la position à adopter face aux autorités (1Tm 2.1 ; Tt 3.1). Cependant, si l'on retrouve dans les Pastorales bon nombre des grandes affirmations pauliniennes concernant le salut, elles sont souvent exprimées au moyen d'un autre vocabulaire. Au lieu d'être envisagée avant tout comme le lien qui attache le croyant au Christ, la foi est plutôt conçue comme l'adhésion à la doctrine fixée (1Tm 4.1 ; 6.21), à la « saine doctrine » (1Tm 1.10 ; 2Tm 4.3) ou au « dépôt » transmis à des hommes comme Timothée (1Tm 6.20 ; voir aussi 2Tm 2.2). On remarque aussi l'insistance mise sur la pratique des « bonnes œuvres » (1Tm 2.10 ; 5.10,25 ; etc.), et une conception de la morale que l'on a qualifiée de « bourgeoise » par opposition aux exigences plus radicales des grandes épîtres pauliniennes. L'amour tend à devenir une vertu parmi d'autres, au lieu d'être celle qui commande toutes les autres (1Tm 4.12). Le Saint Esprit est mentionné accessoirement, et l'on constate que la grâce est envisagée dans une perspective assez limitée (Tt 2.11-12). On souligne enfin un affaiblissement de l'attente de la fin, l'accent étant mis sur la nécessité d'une vie pieuse dans le temps présent (Tt 2.11-14). Tous ces traits attestent que l'on est parvenu à une époque plus tardive, où il s'agit non plus de poser les fondements de la foi, mais d'affermir l'Eglise et de l'organiser face aux hérésies qui la menacent.

Organisation : Au moment où la plupart des apôtres ont disparu, l'accent est mis sur la responsabilité des dirigeants des Eglises, épiscopes et anciens. Il ne s'agit cependant pas ici, comme plus tard, de la constitution d'un épiscopat monarchique, car épiscopes et anciens sont pratiquement chargés des mêmes fonctions. Les uns et les autres ont la responsabilité de veiller à communiquer fidèlement l'enseignement qu'ils ont reçu, en ajoutant à leur prédication l'exemple d'une vie sainte (1Tm 3.1-7 ; Tt 1.6-9). Ils doivent affermir les fidèles dans la foi face aux entreprises des faux docteurs. Quant aux diacres, qui doivent également mener une vie exemplaire (1Tm 3.8-13), ils sont chargés de services plus particuliers auprès des malades et des pauvres. De leur côté, les ministères prophétiques ou charismatiques sont mis au deuxième plan, peut-être en raison de désordres tels que ceux qu'avait connus la communauté de Corinthe. Dans l'ensemble, les ministères ne sont pas encore nettement délimités: il s'agit du début d'un mouvement d'organisation que la tradition précisera par la suite.

Hérésies : Les hérésies, contre lesquelles les Pastorales réagissent constamment en appelant à la fermeté doctrinale, sont définies de façon générale. Les faux docteurs, qui semblent agir à l'intérieur même de l'Eglise, sont influencés principalement par des doctrines judaïsantes : ce sont surtout des Juifs (Tt 1.10) qui veulent être docteurs de la loi (1Tm 1.7), qui engagent des controverses au sujet de la loi (Tt 3.9) et recourent à des mythes juifs (Tt 1.14), à des légendes et à des généalogies (1Tm 1.4). Leur enseignement implique aussi l'interdiction du mariage et certains tabous alimentaires (1Tm 4.3), ainsi que l'affirmation que la résurrection a déjà eu lieu (2Tm 2.18). Ces hérésies allaient de pair avec le relâchement moral (voir les nombreux catalogues de vices des Epîtres pastorales).

Mais il ne faut pas se contenter de relever dans les Pastorales les questions d'organisation et les problèmes posés par les hérésies. Il faut encore savoir entendre en elles certains échos du culte de louange de l'Eglise ancienne. Cette louange est particulièrement apparente dans les fragments d'hymnes primitives reproduits dans les Pastorales (1Tm 2.5-6 ; etc.), mais aussi dans plusieurs passages qui exaltent la grandeur du Christ et de son œuvre (1Tm 1.12-17). L'appel à la vigilance, qui retentit sans cesse dans ces épîtres, va de pair avec l'adoration de celui en qui doit s'enraciner la fidélité de l'Eglise.

DEUXIÈME ÉPÎTRE À TIMOTHÉE

Adresse et salutation

1 Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, selon la promesse de la vie qui est dans le Christ Jésus, [Paul, apôtre 1 Co 1.1.]2 à Timothée, mon enfant bien-aimé : grâce, miséricorde, paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur. [Timothée Ac 16.1.]

Action de grâce

3 Je suis plein de reconnaissance envers Dieu, que je sers à la suite de mes ancêtres avec une conscience pure, lorsque sans cesse, nuit et jour, je fais mention de toi dans mes prières. [Voir Ph 3.4-5 : les ancêtres de Paul étaient des Juifs pratiquants.

— avec une conscience pure Ac 23.1 ; 24.16.]
4 En me rappelant tes larmes, j'ai un très vif désir de te revoir, afin d'être rempli de joie. [Voir 1 Tm 1.3. Paul fait allusion à la tristesse exprimée par Timothée lorsque l'apôtre dut le laisser à Ephèse.]5 J'évoque le souvenir de la foi sincère qui est en toi, foi qui habita d'abord en Loïs ta grand-mère et en Eunice ta mère, et qui, j'en suis convaincu, réside aussi en toi. [Ac 16.1.]

Exhortation à lutter fidèlement pour l'Evangile

6 C'est pourquoi je te rappelle d'avoir à raviver le don de Dieu qui est en toi depuis que je t'ai imposé les mains. [le don de Dieu qui est en toi 1 Tm 4.14.

— imposition des mains Mt 9.18 ; Mc 5.23 ; Ac 6.6 ; 1 Tm 4.14 ; 5.22.]
7 Car ce n'est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d'amour et de maîtrise de soi. [Rm 8.15.]8 N'aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur et n'aie pas honte de moi, prisonnier pour lui. Mais souffre avec moi pour l'Evangile, comptant sur la puissance de Dieu, [prisonnier : selon 1 Tm 1.17, Paul est en prison à Rome.

— Evangile et puissance de Dieu Rm 1.16.]
9 quinous a sauvés et appelés par un saint appel, non en vertu de nos œuvres, maisen vertu de son propre dessein et de sa grâce. Cette grâce, qui nous avait été donnée avant les temps éternels dans le Christ Jésus, [Dieu Sauveur 1 Tm 1.1.

— sauvés par grâce Ep 2.8-9 ; Tt 3.5.]
10 a été manifestée maintenant par l'apparition de notre Sauveur, le Christ Jésus. C'est lui qui a détruit la mort et fait briller la vie et l'immortalité par l'Evangile [notre Sauveur, le Christ Lc 2.11 ; Ac 4.12 a détruit la mort 1 Co 15.15,57 ; He 2.14.]11 pour lequel j'ai été, moi, établi héraut, apôtre et docteur. [1 Tm 2.7.]12 Voilà pourquoi j'endure ces souffrances. Mais je n'en ai pas honte, car je sais en qui j'ai mis ma foi et j'ai la certitude qu'il a le pouvoir de garder le dépôt qui m'est confié jusqu'à ce Jour-là. [le dépôt 1 Tm 6.20.

— ce Jour-là 2 Tm 4.8.]

13 Prends pour norme les saines paroles que tu as entendues de moi, dans la foi et l'amour qui sont dans le Christ Jésus. 14 Garde le bon dépôt par l'Esprit Saint qui habite en nous.

Témoignage de fidèle amitié

15 Tu le sais, tous ceux d'Asie m'ont abandonné, entre autres Phygèle et Hermogène. [Paul abandonné 2 Tm 4.16.]16 Que le Seigneur répande sa miséricorde sur la famille d'Onésiphore, car il m'a souvent réconforté et n'a pas eu honte de mes chaînes. [2 Tm 4.19.]17 Au contraire, dès son arrivée à Rome, il m'a cherché avec zèle et m'a trouvé. 18 Que le Seigneur lui donne de trouver miséricorde auprès du Seigneur en ce Jour-là. Et tous les services qu'il m'a rendus à Ephèse, tu les connais mieux que personne. [Jude 1.21.]

Prends ta part de souffrance

2 Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est dans le Christ Jésus. 2 Ce que tu as appris de moi en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes fidèles qui seront eux-mêmes capables de l'enseigner encore à d'autres. [Ou par l'intermédiaire de nombreux témoins. Il s'agirait alors des gens qui ont été témoins de l'Evangile auprès de Timothée.]3 Prendsta part de souffrance en bon soldat du Christ Jésus. [Ou Souffre avec moi (voir 2 Tm 1.8).]4 Personne, ens'engageant dans l'armée, ne s'embarrasse des affaires de la vie civile s'il veut donner satisfaction à celui qui l'a enrôlé. 5 Et de même, dans la lutte sportive, l'athlète ne reçoit la couronne que s'il a lutté selon les règles. [lutte sportive 1 Co 9.24.

— couronne voir 1 Co 9.25 ; voir Ph 4.1 et la note.]
6 C'est au cultivateur qui peine que doit revenir d'abord sa part de fruits. [1 Co 9.7,10.]7 Comprends ce que je dis. Du reste, le Seigneur te fera comprendre tout cela.

Souviens-toi de Jésus ressuscité

8 Souviens-toi de Jésus Christ
ressuscité d'entre les morts,
issu de la race de David,
selon l'Evangile que j'annonce [Jésus ressuscité d'entre les morts 1 Co 15.4,20.

— de la race de David Mt 1.1 ; voir Rm 1.3-4.]
9 et pour lequel je souffre jusqu'à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais la parole de Dieu n'est pas enchaînée ! [Ep 3.1 ; Ph 1.12,14.]10 C'est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu'eux aussi obtiennent le salut, qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle. [Paul supporte tout 1 Co 13.7 à cause des élus Col 1.24.]11 Elle est digne de confiance, cette parole :
Si nous mourons avec lui,
avec lui nous vivrons. [parole digne de confiance 1 Tm 1.15.

— mourir avec le Christ, vivre avec le Christ Rm 6.8.]

12 Si nous souffrons avec lui,
avec lui nous régnerons.
Si nous le renions,
lui aussi nous reniera. [Si nous souffrons ou : Si nous tenons ferme.

— renier le Christ Mt 10.33 ; Lc 12.9.]

13 Si nous lui sommes infidèles,
lui demeure fidèle,
car il ne peut se renier lui-même. [Le Christ fidèle envers et contre tout Rm 3.3-4.

— Dieu ne se renie pas lui-même Nb 23.19 ; Tt 1.2.]

Dispenser avec droiture la parole de vérité

14 Tout cela, rappelle-le, attestant devant Dieu qu'il faut éviter les querelles de mots : elles ne servent de rien, sinon à perdre ceux qui les écoutent. [1 Tm 6.4 ; Tt 3.9.]15 Efforce-toi de te présenter à Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n'a pas à rougir, qui dispense avec droiture la parole de vérité. [1 Tm 4.6 ; Tt 2.7-8.]16 Quant aux bavardages impies, évite-les. Ceux qui s'y livrent, en effet, progresseront dans l'impiété ; [1 Tm 4.7.]17 leur parole est comme une gangrène qui s'étend. Tels sont Hyménée et Philétos. [Hyménée 1 Tm 1.20.]18 Ils se sont écartés de la vérité en prétendant que la résurrection a déjà eu lieu ; ils renversent ainsi la foi de plusieurs. [voir Rm 6.1-11 ; Ep 2.5 ; Col 2.12-13 ; Col 3.1.]

Le fondement posé par Dieu

19 Néanmoins, le solide fondement posé par Dieu demeure. Il a pour sceau cette parole :
Le Seigneur connaît les siens
et encore :
Qu'il s'éloigne de l'iniquité,
quiconque invoque le nom du Seigneur. [le solide fondement
(a) 1 Tm 3.15 ;
(b) 1 Co 3.11 ; Ep 2.20 ; Ap 21.14.

— Le Seigneur connaît... Nb 16.5 ; Jn 10.14 ; 1 Co 8.3.

— Qu'il s'éloigne... Nb 16.26 ; Es 26.13.]

20 Dans une grande maison, il n'y a pas seulement des vases d'or et d'argent ; il en est aussi de bois et d'argile. Les uns sont pour un usage noble, les autres pour un usage vulgaire. [Rm 9.21-24.]21 Celui qui se purifie de ces souillures, sera un vase noble, sanctifié, utile au Maître, propre à toute œuvre bonne. [propre à toute œuvre bonne 2 Tm 3.17.]

Serviteur du Seigneur

22 Fuis les passions de la jeunesse, recherche la justice, la foi, l'amour, la paix avec ceux qui, d'un cœur pur, invoquent le Seigneur. [Fuir... rechercher 1 Tm 6.11.]23 Mais les controverses vaines et stupides, évite-les. Tu sais qu'elles engendrent les querelles. [1 Tm 4.7.]24 Or, un serviteur du Seigneur ne doit pas se quereller, mais être affable envers tous, capable d'enseigner, supportant les contrariétés. [1 Tm 3.3 ; Tt 1.7 ; 3.2.]25 C'est avec douceur qu'il doit instruire les contradicteurs : qui sait si Dieu ne leur donnera pas de se convertir pour connaître la vérité, [pour connaître la vérité 1 Tm 2.4.]26 de revenir à eux-mêmes en se dégageant des filets du diable qui les tenait captifs et assujettis à sa volonté ?

Les impies des derniers temps

3 Sache bien ceci : dans les derniers jours surviendront des temps difficiles. [dans les derniers jours 1 Tm 4.1.]2 Les hommes, en effet, seront égoïstes, âpres au gain, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, sacrilèges, [Rm 1.29-31.]3 sans cœur, implacables, médisants, sans discipline, cruels, ennemis du bien, 4 traîtres, emportés, aveuglés par l'orgueil, amis des plaisirs plutôt qu'amis de Dieu ; 5 ils garderont les apparences de la piété, mais en auront renié la puissance. Détourne-toi aussi de ces gens-là ! [Mt 7.15,21 ; Rm 2.20-21 ; Tt 1.16 ; voir 1 Tm 4.7.]6 Car ils sont des leurs, ceux qui s'introduisent dans les maisons et prennent dans leurs filets des femmelettes chargées de péchés, entraînées par toutes sortes de désirs, [Tt 1.11.]7 toujours en train d'apprendre mais sans jamais être capables de parvenir à la connaissance de la vérité. [connaissance de la vérité 1 Tm 2.4.]8 De même que Jannès et Jambrès s'opposèrent à Moïse, ainsi ces gens-là s'opposent à la vérité, ce sont des hommes à l'esprit perverti, à la foi inconsistante. [Ou ils seront réprouvés en ce qui concerne la foi (voir 1 Tm 6.5).

— Jannès et Jambrès : c'étaient les noms que la tradition juive donnait aux magiciens d'Egypte mentionnés en Ex 7.11,22, etc.]
9 Mais ils n'iront pas plus avant, car leur folie deviendra manifeste pour tous, comme le devint celle de ces deux-là.

10 Mais toi, tu m'as suivi avec empressement dans l'enseignement, la conduite, les projets, la foi, la patience, l'amour, la persévérance, 11 les persécutions, les souffrances que j'ai connues à Antioche, à Iconium, à Lystres. Quelles persécutions j'ai subies ! Et de toutes le Seigneur m'a délivré ! [souffrances de Paul à Antioche (de Pisidie) Ac 13.50, à Iconium Ac 14.5, à Lystres Ac 14.19.

— délivré par le Seigneur Ps 34.20.]
12 D'ailleurs tous ceux qui veulent vivre avec piété dans le Christ Jésus seront persécutés. [Mt 16.24 ; Jn 15.20 ; Ac 14.22.]13 Quant aux hommes mauvais et aux imposteurs, ils progresseront dans le mal, trompant les autres et trompés eux-mêmes. 14 Mais toi, demeure ferme dans ce que tu as appris et accepté comme certain : tu sais de qui tu l'as appris. [de qui tu l'as appris 2 Tm 1.5 ; 2.2.]15 Depuis ta tendre enfance tu connais les Saintes Ecritures ; elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse qui conduit au salut par la foi qui est dans le Christ Jésus. [les Saintes Ecritures et le salut Jn 5.39.]16 Toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour réfuter, pour redresser, pour éduquer dans la justice, [Ou Toute Ecriture inspirée de Dieu est utile...

— inspirée de Dieu 2 P 1.21.

— utile pour enseigner Rm 15.4.]
17 afin que l'homme de Dieu soit accompli, équipé pour toute œuvre bonne. [2 Tm 2.21.]

Proclame la Parole

4 Je t'adjure en présence de Dieu et du Christ Jésus, qui viendra juger les vivants et les morts, au nom de sa manifestation et de son Règne : [juge des vivants et des morts Ac 10.42 ; Rm 14.9-10 ; 1 P 4.5.

— manifestation (finale) de Jésus Christ 1 Tm 6.14.]
2 proclame la Parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, menace, exhorte, toujours avec patience et souci d'enseigner. [à temps et à contretemps Ac 20.20-21.]3 Viendra un temps, en effet, où certains ne supporteront plus la saine doctrine, mais, au gré de leurs propres désirs et l'oreille leur démangeant, s'entoureront de quantité de maîtres. [Viendra un temps... 1 Tm 4.1.

— la saine doctrine 2 Tm 1.10.]
4 Ils détourneront leurs oreilles de la vérité, vers les fables ils se retourneront. [vers les fables 1 Tm 4.7.]5 Mais toi cependant, sois sobre en toutes choses, supporte la souffrance, fais œuvre d'évangéliste, remplis ton ministère.

Le temps de mon départ est arrivé

6 Pour moi, voici que je suis déjà offert en libation et le temps de mon départ est arrivé. [libation : voir Ph 2.17 et la note ; Ex 29.40 ; Nb 28.7.

— mon départ : le terme utilisé par l'apôtre sert parfois à décrire le départ d'un navire qui quitte le port. C'est l'image d'une mort prochaine. Voir Ph 1.23.]
7 J'ai combattu le beau combat, j'ai achevé ma course, j'ai gardé la foi. [le beau combat 1 Tm 1.18.]8 Dès maintenant m'est réservée la couronne de justice qu'en retour me donnera le Seigneur, en ce Jour-là, lui le juste juge ; et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront aimé sa manifestation. [la couronne 1 Co 9.25 ; 2 Tm 2.5.

— la manifestation du Seigneur 1 Tm 6.14.]

Dernières recommandations

9 Efforce-toi de venir me rejoindre au plus vite. [2 Tm 1.4.]10 Car Démas m'a abandonné par amour pour le monde présent. Il est parti pour Thessalonique, Crescens pour la Galatie, Tite pour la Dalmatie. [Démas Col 4.14.

— Thessalonique Ac 17.1 ; 20.4 ; 27.2 ; Ph 4.16.

— Galatie Ac 16.6 ; 18.23 ; 1 Co 16.1 ; Ga 1.2 ; 1 P 1.1.

— TtTite 2 Co 2.13.]
11 Luc seul est avec moi. Prends Marc et amène-le avec toi, car il m'est précieux pour le ministère. [Luc Col 4.14.

— Marc Ac 12.12 ; Col 4.10 ; Phm 1.24 ; 1 P 5.13.

— Tychique Ac 20.4.

— Ephèse Ac 19.1.]
12 J'ai envoyé Tychique à Ephèse.

13 Le manteau que j'ai laissé à Troas chez Carpos, apporte-le en venant, ainsi que les livres, surtout les parchemins. [Troas Ac 16.8.]

14 Alexandre le fondeur a fait preuve de beaucoup de méchanceté à mon égard. Le Seigneur lui rendra selon ses œuvres. [Alexandre 1 Tm 1.20.

— Le Seigneur lui rendra... 2 S 3.39 ; Ps 28.4 ; Ps 62.12 ; Pr 24.12 ; Rm 2.6.]
15 Toi aussi, prends garde à lui, car il s'est violemment opposé à nos paroles.

16 La première fois que j'ai présenté ma défense, personne ne m'a assisté, tous m'ont abandonné. Qu'il ne leur en soit pas tenu rigueur. [Paul fait allusion à son procès.

— Paul abandonné 2 Tm 1.15.]
17 Le Seigneur, lui, m'a assisté ; il m'a revêtu de force, afin que par moi le message fût pleinement proclamé et qu'il fût entendu de tous les païens. Et j'ai été délivré de la gueule du lion ! [Le Seigneur a assisté Paul Ac 27.23.

— Paul, porteur du message aux païens Ac 9.15 ; 23.11 ; Ga 2.7.

— délivré de la gueule du lion Ps 22.22 ; Dn 6.21 ; 1Mac 2.60.]
18 Le Seigneur me délivrera de toute entreprise perverse et me sauvera pour son Royaume céleste. A lui la gloire dans les siècles des siècles ! Amen.

Salutations finales

19 Salue Prisca et Aquilas, ainsi que la famille d'Onésiphore. [Prisca et Aquilas Ac 18.2.

— la famille d'Onésiphore 2 Tm 1.16-17.]
20 Eraste est demeuré à Corinthe. J'ai laissé Trophime malade à Milet. [Eraste Rm 16.23.

— Corinthe Ac 18.1 ; 19.1 ; 1 Co 1.2 ; 2 Co 1.1.

— Trophime Ac 20.4.

— Milet Ac 20.15-17.]

21 Efforce-toi de venir avant l'hiver. Tu as le salut d'Eubule, de Pudens, de Lin, de Claudia et de tous les frères.

22 Le Seigneur soit avec ton esprit. La grâce soit avec vous tous.

livre précédent retour livre suivant