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TOB – Galates

ÉPÎTRE AUX GALATES

INTRODUCTION

Cette épître a été écrite à l'occasion d'une crise. Les Galates subissaient une influence extérieure et se trouvaient placés devant un choix. Paul en saisit tout l'enjeu; il perçoit qu'il ne s'agit pas d'une affaire marginale, mais bien de l'Evangile lui-même, de sa vérité.

Qui sont ces Galates ? Quel danger courent-ils ? Quels sont les responsables de la crise?

Au XIXe siècle on a proposé de voir dans les Galates les habitants de la Galatie du Sud. Les anciens pensaient au contraire aux habitants de la Galatie du Nord, et leur opinion semble la mieux fondée. Si on l'admet, on est conduit à dater l'épître de l'hiver 56-57, peu avant l'épître aux Romains. Elle se situe en effet après le second passage de l'apôtre chez les Galates (Ga 4.13), mentionné par les Actes (Ac 18.23).

Quant au danger couru par les Galates, c'est celui d'un retour à l'asservissement dont le Christ Jésus les avait délivrés.

Cet asservissement peut prendre deux formes qui correspondent peut-être à deux influences différentes, toutes deux combattues par l'apôtre. Les principaux responsables de la crise sont assurément les « judaïsants », chrétiens d'origine juive qui veulent imposer le joug de la loi mosaïque aux païens convertis. Luc résume ainsi leur thèse: « Si vous ne vous faites pas circoncire selon la coutume de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés » (Ac 15.1). Thèse que Pierre, d'après les Actes, n'a pas faite sienne (Ac 11.17; 15.7-11). Contre ces adversaires de la « vérité de l'Evangile », Paul maintient cette vérité et reproche à Pierre de ne pas se conformer à elle dans son comportement pratique (Ga 2.11-16). « L'homme, proclame l'apôtre, n'est pas justifié par les œuvres de la Loi, mais seulement par la foi au Christ. »

Reste l'autre asservissement qui menace aussi les Galates : celui de la « chair ». Il résulterait d'une fausse idée de la liberté, confondue avec la licence morale (Ga 5.13). Faut-il chercher des responsables de cette confusion, autres que les Galates eux-mêmes, chez qui les païens convertis, sans doute nombreux, avaient pu mal interpréter l'enseignement de l'apôtre ? Ce n'est peut-être pas nécessaire.

Tels sont les faits. Pour l'apôtre, le salut de ceux qu'il appelle ses enfants est en cause. Aussi met-il en relief le danger grave qu'ils courent. Du même coup, il conduit l'Eglise naissante à prendre conscience de la nouveauté de l'Evangile et à faire en conséquence un choix décisif.

Ce qui est en cause, c'est l'unique Evangile, la liberté dont il est la proclamation, la croix du Christ qui est la source de cette liberté, et la vie nouvelle des enfants de Dieu que cette liberté caractérise.

L'Evangile est l'annonce d'un salut gratuit et universel qui instaure un monde nouveau. Les judaïsants vivent toujours dans le monde ancien et veulent y ramener les Galates ; ils ruinent ainsi l'Evangile, en se réclamant de l'Ancien Testament. Paul montre au contraire que l'Ancien Testament ne trouve son véritable sens que lorsque le Christ en accomplit les promesses. Son argumentation, dont la marche est parfois difficile à suivre pour nous, met en lumière l'opposition du monde ancien et du monde nouveau à trois points de vue.

Le premier point de vue est celui de la source du salut. Il faut choisir entre la chair et l'Esprit. Dans le monde ancien, l'homme prétend se suffire et se sauver par ses œuvres; c'est cette attitude que Paul appelle « chair ». Entrer dans le monde nouveau, c'est attendre le salut de l'Esprit, l'accueillir comme une grâce que le Père accorde par le Christ.

Le deuxième point de vue est celui de l'histoire du salut. Il faut choisir entre la loi et la foi. La loi est une étape qui prépare la venue du Sauveur; elle sépare le peuple qui l'a reçue, dans un but pédagogique, pour qu'il soit le témoin du salut promis par Dieu à tous les croyants. C'est la foi qui donne accès au monde nouveau, en ouvrant l'homme au salut accompli par Jésus et offert gratuitement à tous les hommes.

Enfin, troisième point de vue, dans le monde ancien, les hommes sont asservis au péché dont la source est la chair; dans le monde nouveau, ils sont libérés par l'Esprit qui leur donne d'accomplir avec amour la volonté du Père. Ils sont libres parce qu'ils sont enfants de Dieu et vivent de la vie du Fils de Dieu. Cette liberté, fruit de l'unique Evangile, serait ruinée par les judaïsants.

Pour rappeler la vérité de l'Evangile aux Galates et à tous ceux qui, dans l'Eglise, n'ont pas encore pris conscience de la nouveauté de cet Evangile et de ses exigences, Paul écrit une lettre qui n'est pas une thèse, mais la proclamation d'un événement. Celui-ci constitue un mystère et un scandale : c'est l'événement de Jésus crucifié par qui Dieu intervient pour sauver les pécheurs. Aussi Paul n'hésite-t-il pas devant des formules qui nous paraissent des excès de langage, mais qui expriment les intuitions dont l'origine est l'Esprit ; grâce à ces intuitions, Paul peut connaître et annoncer le mystère du Christ.

L'épître est animée par un mouvement qui fait son unité. Elle comporte deux étapes. Dans la première (ch. 1 et 2), l'apôtre rappelle que Jésus Christ est à l'origine de sa mission (Ga 1.11 — 2.10) et au centre de son message (Ga 2.11-21). Dans la deuxième étape, Paul montre que Jésus Christ, en accomplissant le salut, donne son sens à l'histoire. Par lui et en lui, les hommes régénérés trouvent leur unité (ch. 3 à 6). Pour cela, il met en lumière comment, dans l'histoire du salut, le régime de la loi prépare celui de la foi (Ga 3.1 — 4.7); puis il rappelle que l'Evangile est la source de la vraie liberté (Ga 4.8 — 6.10).

L'ensemble est ouvert par une introduction où l'apôtre condense tout son Evangile et dénonce la perversion dont celui-ci est l'objet, Evangile pourtant unique, puisque c'est celui du Christ (Ga 1.1-10).

A cette introduction répond une conclusion où se dresse la croix du Christ ; le Christ crucifié a mis fin au monde mauvais évoqué dans l'introduction, et il a inauguré la nouvelle création, celle où l'homme vit de l'Esprit (Ga 6.11-18).

L'épître aux Galates interpelle les chrétiens de tous les temps ; elle interpelle aussi l'Eglise.

Le chrétien est-il un vrai croyant, un homme que sa foi libère de toute peur? L'Eglise n'est-elle pas encore dans la situation historique des Galates ?

Certes, il n'y a plus de judaïsants, et les chrétiens n'ont plus peur de partager la vie et la table des païens. Mais les institutions de l'Eglise n'enferment-elles pas trop souvent les chrétiens dans des frontières où ils se sentent sûrs de leur salut, où ils sont fiers de pratiquer la loi du Christ, réduite à un moyen d'être en règle avec Dieu ?

L'Eglise qui a commencé à la Pentecôte par l'Esprit ne peut pas prétendre trouver sa perfection grâce à des œuvres et à des structures humaines, « charnelles »; autrement, elle asservirait les hommes, au lieu d'être l'éducatrice de leur foi et de leur liberté de fils de Dieu.

L'Eglise est donc invitée à se demander si ses institutions ont pour but la formation d'une communauté dont l'unité s'enracine dans l'unique Evangile, d'une communauté que l'Esprit ouvre à tous et met au service de tous, d'une communauté de frères universels.

Question toujours actuelle. Appel à une réforme toujours renouvelée par la puissance de l'Evangile, sans cesse redécouvert. Appel à une réforme qui est la condition de la véritable universalité de l'Eglise.

ÉPÎTRE AUX GALATES

Adresse. Source et contenu de l'Evangile de Paul

1 Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus Christ et Dieu le Père qui l'a ressuscité d'entre les morts, [Paul, apôtre Rm 1.1 ; Ga 1.11-12,17 ; Ac 20.24]2 et tous les frères qui sont avec moi, aux Eglises de Galatie : [Généralement considérée comme la région d'Ankara, en Turquie actuelle ; Ac 16.6 ; 18.23 ; 1 Co 16.1 ; 2 Tm 4.10 ; 1 P 1.1]3 à vous grâce et paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ, 4 qui s'est livré pour nos péchés, afin de nous arracher à ce monde du mal, conformément à la volonté de Dieu, qui est notre Père. [le Christ livré Ac 2.20 ; 1 Tm 2.6 ; Tt 2.14
— nous arracher à ce monde du mal Ac 2.40 ; 1 Jn 5.19]
5 A lui soit la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

La situation : on détourne les Galates de l'unique Evangile

6 J'admire avec quelle rapidité vous vous détournez de celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, pour passer à un autre évangile. [appelés Rm 1.6 ; Ga 1.15 ; 5.8
— un autre évangile : voir Ac 2.3-5,12-14 selon les propagateurs de cet autre évangile, l'accès au salut exigeait, outre la foi en Jésus Christ, qu'on se soumît aux prescriptions de la loi juive, notamment la circoncision et la séparation d'avec les non-Juifs.]
7 Non pas qu'il y en ait un autre ; il y a seulement des gens qui jettent le trouble parmi vous et qui veulent renverser l'Evangile du Christ. 8 Mais si quelqu'un, même nous ou un ange du ciel, vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu'il soit anathème ! [un évangile différent 2 Co 11.4
— anathème Rm 9.3 ; voir 1 Co 16.22 et la note :]
9 Nous l'avons déjà dit, et je le redis maintenant : si quelqu'un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème ! 10 Car, maintenant, est-ce que je cherche la faveur des hommes ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si j'en étais encore à plaire aux hommes, je ne serais plus serviteur de Christ.

La révélation du Fils de Dieu et la mission de Paul

11 Car, je vous le déclare, frères : cet Evangile que je vous ai annoncé n'est pas de l'homme ; [Evangile-parole de Dieu 1 Th 2.13]12 et d'ailleurs, ce n'est pas par un homme qu'il m'a été transmis ni enseigné, mais par une révélation de Jésus Christ.[Ac 1.1,15-16 ; Mt 16.17]

13 Car vous avez entendu parler de mon comportement naguère dans le judaïsme : avec quelle frénésie je persécutais l'Eglise de Dieu et je cherchais à la détruire ; [Ac 8.3 ; 22.4-5 ; 26.9-11 ; 1 Co 15.9 ; Ph 3.6]14 je faisais des progrès dans le judaïsme, surpassant la plupart de ceux de mon âge et de ma race par mon zèle débordant pour les traditions de mes pères. [Paul, Juif fervent Ac 22.3 ; Ph 3.5-6
— les traditions de mes pères : les doctrines du judaïsme.]
15 Mais, lorsque celui qui m'a mis à part depuis le sein de ma mère et m'a appelé par sa grâce a jugé bon [mis à part avant sa naissance Es 49.1 ; Jr 1.5
— appelé par grâce Ga 1.6 ; 1 Co 15.10]
16 de révéler en moi son Fils afin que je l'annonce parmi les païens, aussitôt, loin de recourir à aucun conseil humain [Le Fils révélé à Paul Ac 1.12 ; Ac 9.3-6 ; 22.6-10 ; 26.13-18 ; 1 Co 9.1
(aux chrétiens 2 Co 4.6)
— A l'intention des païens Ac 22.21 ; Ga 2.7]
17 ou de monter à Jérusalem auprès de ceux qui étaient apôtres avant moi, je suis parti pour l'Arabie, puis je suis revenu à Damas. 18 Ensuite, trois ans après, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas et je suis resté quinze jours auprès de lui, [Paul à Jérusalem Ac 9.26-30
— Céphas : Pierre (Jn 1.42) :]
19 sans voir cependant aucun autre apôtre, mais seulement Jacques, le frère du Seigneur. [Jacques, le frère du Seigneur : un des principaux dirigeants de l'Eglise de Jérusalem Ac 15.13 ; Ga 2.9]20 Ce que je vous écris, je le dis devant Dieu, ce n'est pas un mensonge. 21 Ensuite, je me suis rendu dans les régions de Syrie et de Cilicie. [Paul en Syrie et en Cilicie Ac 9.30]22 Mais mon visage était inconnu aux Eglises du Christ en Judée ; 23 simplement, elles avaient entendu dire : « celui qui nous persécutait naguère annonce maintenant la foi qu'il détruisait alors », 24 et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.

L'accord de Jérusalem : unité de l'Eglise et liberté chrétienne

2 Ensuite, au bout de quatorze ans, je suis monté de nouveau à Jérusalem avec Barnabas ; j'emmenai aussi Tite avec moi. [monté à Jérusalem : il s'agit sans doute de la rencontre rapportée en Ac 15
— Barnabas Ac 4.36
— TtTite 2 Co 2.13]
2 Or, j'y montai à la suite d'une révélation et je leur exposai l'Evangile que je prêche parmi les païens ; je l'exposai aussi dans un entretien particulier aux personnes les plus considérées, de peur de courir ou d'avoir couru en vain. 3 Mais on ne contraignit même pas Tite, mon compagnon, un Grec, à la circoncision ; [Voir Ac 11.20 où Grecs désigne les non-Juifs :]4 ç'aurait été à cause des faux frères, intrus qui, s'étant insinués, épiaient notre liberté, celle qui nous vient de Jésus Christ, afin de nous réduire en servitude. [ç'aurait été : ces mots sont sous-entendus dans le texte original : si l'on avait circoncis Tite, ç'aurait été sous la pression des adversaires mentionnés en Ac 1.7
— faux frères Ac 15.1,24 ; Ga 1.7]
5 A ces gens-là nous ne nous sommes pas soumis, même pour une concession momentanée, afin que la vérité de l'Evangile fût maintenue pour vous. [Ac 2.14 ; 5.7 ; Ep 1.13]6 Mais, en ce qui concerne les personnalités — ce qu'ils étaient alors, peu m'importe : Dieu ne regarde pas à la situation des hommes — ces personnages ne m'ont rien imposé de plus. [Dieu n'est pas partial Lv 19.15 ; Dt 10.17 ; Ac 10.34 ; Rm 2.11 ; Ep 6.9 ; Col 3.25 ; Jc 2.1 ; 1 P 1.17]7 Au contraire, ils virent que l'évangélisation des incirconcis m'avait été confiée, comme à Pierre celle des circoncis, [Paul apôtre des païens Ac 9.15 ; 22.21 ; Ga 1.16 ; Rm 1.5-6 ; 15.15-19]8 - car celui qui avait agi en Pierre pour l'apostolat des circoncis avait aussi agi en moi en faveur des païens — 9 et, reconnaissant la grâce qui m'a été donnée, Jacques, Céphas et Jean, considérés comme des colonnes, nous donnèrent la main, à moi et à Barnabas, en signe de communion, afin que nous allions, nous vers les païens, eux vers les circoncis. [l'apôtre.]10 Simplement, nous aurions à nous souvenir des pauvres, ce que j'ai eu bien soin de faire. [Le souci des pauvres (les membres de l'Eglise de Jérusalem) Ac 11.29-30 ; 2 Co 8-9 :]

Le conflit d'Antioche : la vérité de l'Evangile et la grâce de la foi

11 Mais, lorsque Céphas vint à Antioche, je me suis opposé à lui ouvertement, car il s'était mis dans son tort. [Antioche de Syrie (Ac 11.19-26) :]12 En effet, avant que soient venus des gens envoyés par Jacques, il prenait ses repas avec les païens ; mais, après leur arrivée, il se mit à se dérober et se tint à l'écart, par crainte des circoncis ; [La fréquentation des païens Ac 10.28 ; 11.3]13 et les autres Juifs entrèrent dans son jeu, de sorte que Barnabas lui-même fut entraîné dans ce double jeu. 14 Mais, quand je vis qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Evangile, je dis à Céphas devant tout le monde : « Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la juive, comment peux-tu contraindre les païens à se comporter en Juifs ? » [Ac 2.5]15 Nous sommes, nous, des Juifs de naissance et non pas des païens, ces pécheurs. 16 Nous savons cependant que l'homme n'est pas justifié par les œuvres de la loi, mais seulement par la foi de Jésus Christ ; nous avons cru, nous aussi, en Jésus Christ, afin d'être justifiés par la foi du Christ et non par les œuvres de la loi, parce que, par les œuvres de la loi, personne ne sera justifié. [la foi de Jésus Christ ou la foi en Jésus Christ et la foi du Christ ou la foi au Christ. Même expression en Ac 2.20 ; 3.22
— personne ne sera justifié Ps 143.2
— La vraie justification Ac 15.10-11 ; Rm 3.20,28 ; 4.5 ; 9.30 ; 11.6 ; Ga 3.11 ; Ep 2.8]
17 Mais si, en cherchant à être justifiés en Christ, nous avons été trouvés pécheurs nous aussi, Christ serait-il ministre du péché ? Certes non. 18 En effet, si je rebâtis ce que j'ai détruit, c'est moi qui me constitue transgresseur. 19 Car moi, c'est par la loi que je suis mort à la loi afin de vivre pour Dieu. Avec le Christ, je suis un crucifié ; [mort à la loi Rm 7.4-6
— vivre pour Dieu Rm 6.10-11 ; 14.8
— crucifié avec le Christ Ga 6.14]
20 je vis, mais ce n'est plus moi, c'est Christ qui vit en moi. Car ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et s'est livré pour moi. [Christ vit en moi Rm 8.10 ; Ph 1.21
— la vie du croyant 2 Co 10.3 ; 5.14-15
— la foi au Fils de Dieu ou la foi du Fils de Dieu : voir Ga 2.16 et la note ; Rm 3.22,26 ; Ph 3.9
— l'amour du Christ Jn 13.1 ; 17.23 ; 1 Jn 3.16
— qui s'est livré Ga 1.4 ; 1 Tm 2.6 ; Tt 2.14]
21 Je ne rends pas inutile la grâce de Dieu ; car si, par la loi, on atteint la justice, c'est donc pour rien que Christ est mort.

La source du don de l'Esprit

3 O Galates stupides, qui vous a envoûtés alors que, sous vos yeux, a été exposé Jésus Christ crucifié ? [Jésus Christ crucifié, centre de la prédication 1 Co 1.18,23-24 ; 2.2 ; Ga 6.14]2 Eclairez-moi simplement sur ce point : Est-ce en raison de la pratique de la loi que vous avez reçu l'Esprit, ou parce que vous avez écouté le message de la foi ? [la loi et la foi Ac 2.16
— l'Esprit reçu Ac 11.17 ; Rm 8.1 ; Ga 4.6]
3 Etes-vous stupides à ce point ? Vous qui d'abord avez commencé par l'Esprit, est-ce la chair maintenant qui vous mène à la perfection ? 4 Avoir fait tant d'expériences en vain ! Et encore, si c'était en vain ! [expériences de l'action de l'Esprit 1 Co 2.12 ; 12.4-11 ; 2 Co 12.12]5 Celui qui vous dispense l'Esprit et opère parmi vous des miracles, le fait-il donc en raison de la pratique de la loi ou parce que vous avez écouté le message de la foi ?

La promesse à Abraham, le croyant, et la justification des païens sans la loi

6 Puisque Abraham eut foi en Dieu et que cela lui fut compté comme justice, [Gn 15.6 ; Rm 4.3]7 comprenez-ledonc : ce sont les croyants qui sont fils d'Abraham. 8 D'ailleursl'Ecriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a annoncé d'avance à Abraham cette bonne nouvelle : Toutes les nations seront bénies en toi. [Gn 12.3 ; 18.18 ; Ac 3.25]9 Ainsi donc, ceux qui sont croyants sont bénis avec Abraham, le croyant. [Descendants d'Abraham le croyant Rm 4.16 ; He 2.16]10 Car les pratiquants de la loi sont tous sous le coup de la malédiction, puisqu'il est écrit : Maudit soit quiconque ne persévère pas dans l'accomplissement de tout ce qui est écrit dans le livre de la loi. [Dt 27.26]11 Il est d'ailleurs évident que, par la loi, nul n'est justifié devant Dieu, puisque celui qui est juste par la foi vivra. [La loi ne rend pas juste Ga 2.16
— celui qui est juste Ha 2.4 ; Rm 1.17 ; He 10.38]
12 Or le régime de la loi ne procède pas de la foi ; pour elle, celui qui accomplira les prescriptions de cette loi en vivra. [Lv 18.5 ; Rm 10.5]13 Christ a payé pour nous libérer de la malédiction de la loi, en devenant lui-même malédiction pour nous, puisqu'il est écrit : Maudit quiconque est pendu au bois. [Christ a payé Rm 5.8 ; Ga 4.5 ; Ep 2.4-5
— devenant malédiction pour nous Rm 8.3 ; 2 Co 5.21
— Maudit quiconque Dt 21.23]
14 Cela pour que la bénédiction d'Abraham parvienne aux païens en Jésus Christ, et qu'ainsi nous recevions, par la foi, l'Esprit, objet de la promesse. [l'Esprit promis donné Rm 5.5]

La descendance d'Abraham : le Christ et les croyants

15 Frères, partons des usages humains : un simple testament humain, s'il est en règle, personne ne l'annule ni ne le complète. 16 Eh bien, c'est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa descendance. Il n'est pas dit : « et aux descendances », comme s'il s'agissait de plusieurs, mais c'est d'une seule qu'il s'agit : et à ta descendance, c'est-à-dire Christ. [les promesses faites à Abraham Rm 4.13
— le Christ, seule descendance d'Abraham Mt 1.1 ; Ga 3.28-29]
17 Voici donc ma pensée : un testament en règle a d'abord été établi par Dieu. La loi, venue quatre cent trente ans plus tard, ne l'abroge pas, ce qui rendrait vaine la promesse. [Selon la traduction grecque de l'A.T. (Ex 12.40-41) :]18 Car, si c'est par la loi que s'obtient l'héritage, ce n'est plus par la promesse. Or, c'est au moyen d'une promesse que Dieu a accordé sa grâce à Abraham. 19 Dès lors, que vient faire la loi ? Elle vient s'ajouter pour que se manifestent les transgressions, en attendant la venue de la descendance à laquelle était destinée la promesse : elle a été promulguée par les anges par la main d'un médiateur. [Le rôle de la loi Rm 4.15
-s'ajouter ou prendre place à côté. La nuance du verbe grec indique que la loi reste en marge du dessein de salut
— la loi promulguée par des anges Ac 7.38,53 ; He 2.2 comme Etienne, Paul se réfère ici à une tradition juive. Le médiateur est Moïse.]
20 Or, ce médiateur n'est pas médiateur d'un seul. Et Dieu est unique. [Dt 6.4 ; Rm 3.30]21 La loi va-t-elle donc à l'encontre des promesses de Dieu ? Certes non. Si en effet une loi avait été donnée, qui ait le pouvoir de faire vivre, alors c'est de la loi qu'effectivement viendrait la justice. [l'impuissance de la loi à sauver Ac 13.38-39 ; Rm 8.3]22 Mais l'Ecriture a tout soumis au péché dans une commune captivité afin que, par la foi en Jésus Christ, la promesse fût accomplie pour les croyants.[Ou la foi de Jésus Christ. Voir Ac 2.16 et la note :]

23 Avant la venue de la foi, nous étions gardés en captivité sous la loi, en vue de la foi qui devait être révélée. 24 Ainsi donc, la loi a été notre surveillant, en attendant le Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi. [notre surveillant : le mot grec utilisé ici désignait non pas un éducateur mais l'esclave chargé de maintenir l'enfant dans la discipline Ac 4.2
— en vue du Christ Rm 10.4]
25 Mais, après la venue de la foi, nous ne sommes plus soumis à ce surveillant. 26 Car tous, vous êtes, par la foi, fils de Dieu, en Jésus Christ. [Ac 4.5 ; Jn 1.12 ; Rm 8.15-16]27 Oui, vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. [revêtir Christ Rm 13.14 ; Ep 4.24 ; Col 3.10
— baptisés en Christ Rm 6.3-4]
28 Il n'y a plus ni Juif, ni Grec ; il n'y a plus ni esclave, ni homme libre ; il n'y a plus l'homme et la femme ; car tous, vous n'êtes qu'un en Jésus Christ. [Rm 10.12 ; 1 Co 12.13 ; Col 3.11]29 Et si vous appartenez au Christ, c'est donc que vous êtes la descendance d'Abraham ; selon la promesse, vous êtes héritiers.

De l'esclavage de la loi à la liberté des enfants de Dieu

4 Telle est donc ma pensée : aussi longtemps que l'héritier est un enfant, il ne diffère en rien d'un esclave, lui qui est maître de tout ; 2 mais il est soumis à des tuteurs et à des régisseurs jusqu'à la date fixée par son père. [Selon le droit hellénistique, c'est le père qui fixait l'âge de la majorité pour son fils.]3 Et nous, de même, quand nous étions des enfants soumis aux éléments du monde, nous étions esclaves. [Expression empruntée au paganisme hellénistique. Voir aussi Ac 4.9 ; Col 2.8,20 où elle désigne des puissances auxquelles l'homme est asservi.]4 Mais, quand est venu l'accomplissement du temps, Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme et assujetti à la loi, [l'accomplissement du temps Mc 1.15 ; Ep 1.10
— Dieu a envoyé son Fils Jn 1.14 ; Rm 1.3]
5 pour payer la libération de ceux qui sont assujettis à la loi, pour qu'il nous soit donné d'être fils adoptifs. [la libération payée Ac 3.13
— fils adoptifs Ac 3.26]
6 Fils, vous l'êtes bien : Dieu a envoyé dans nos cœurs l'Esprit de son Fils, qui crie : Abba — Père ! [Rm 8.15 et la note :]7 Tu n'es donc plus esclave, mais fils ; et, comme fils, tu es aussi héritier : c'est l'œuvre de Dieu.

Angoisse de Paul : les Galates sont menacés de retour à l'esclavage

8 Jadis, quand vous ne connaissiez pas Dieu, vous étiez asservis à des dieux qui, de leur nature, ne le sont pas, [des dieux qui n'en sont pas 2 Ch 13.9 ; Es 37.19 ; Jr 2.11 ; 1 Co 8.4-6]9 mais maintenant que vous connaissez Dieu, ou plutôt que vous êtes connus de lui, comment pouvez-vous retourner encore à des éléments faibles et pauvres, dans la volonté de vous y asservir de nouveau ? [1 Co 8.3]10 Vous observez religieusement les jours, les mois, les saisons, les années ! [observance des jours Es 1.13 ; Rm 14.5 ; Col 2.16-23 les jours — les années : fêtes juives ou rites d'origine syncrétiste en relation avec le culte des astres.]11 Vous me faites craindre d'avoir travaillé pour vous en pure perte ! 12 Comportez-vous comme moi, puisque je suis devenu comme vous, frères, je vous en prie. Vous ne m'avez fait aucun tort. [Imiter Paul 1 Co 4.16 ; 9.20-22]13 Vous le savez bien, ce fut à l'occasion d'une maladie que je vous ai, pour la première fois, annoncé la bonne nouvelle ; 14 et, si éprouvant pour vous que fût mon corps, vous n'avez montré ni dédain, ni dégoût. Au contraire, vous m'avez accueilli comme un ange de Dieu, comme le Christ Jésus. [accueillir l'envoyé du Seigneur Mt 10.40 ; Jn 13.20 ; 1 Co 2.3-5 ; 2 Co 4.10-12]15 Où donc est votre joie d'alors ? Car je vous rends ce témoignage : si vous l'aviez pu, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner. 16 Et maintenant, suis-je devenu votre ennemi parce que je vous dis la vérité ?

17 L'empressement qu'on vous témoigne n'est pas de bon aloi ; ils veulent seulement vous détacher de moi pour devenir eux-mêmes l'objet de votre empressement. 18 Ce qui est bon, c'est de se voir témoigner un empressement bien intentionné, en tout temps, et pas seulement quand j'étais présent parmi vous, 19 mes petits enfants que, dans la douleur, j'enfante à nouveau, jusqu'à ce que Christ soit formé en vous. [enfantés à la vie du Christ 1 Co 4.15
— dans la douleur 2 Co 4.10-12 ; Col 1.24
— le Christ formé en vous Rm 8.9-10]
20 Oh ! je voudrais être auprès de vous en ce moment pour trouver le ton qui convient, car je ne sais comment m'y prendre avec vous.

Les deux alliances : la loi asservissante et la grâce libératrice

21 Dites-moi, vous qui voulez être soumis à la loi, n'entendez-vous pas ce que dit cette loi ? 22 Il est écrit, en effet, qu'Abraham eut deux fils, un de la servante, un de la femme libre ; [Gn 16.15 ; 21.2]23 mais le fils de la servante était né selon la chair, tandis que le fils de la femme libre l'était par l'effet de la promesse. [promesse au sujet de Sara Gn 17.16 ; Rm 9.7-9]24 Il y a là une allégorie : ces femmes sont, en effet, les deux alliances. L'une, celle qui vient du mont Sinaï, engendre pour la servitude : c'est Agar 25 - car le mont Sinaï est en Arabie. Et Agar correspond à la Jérusalem actuelle puisqu'elle est esclave avec ses enfants. [La Jérusalem actuelle esclave Jn 8.33-35
— Voir Mt 23.37 ; Lc 13.34 où Jérusalem personnifie aussi le judaïsme.]
26 Mais la Jérusalem d'en haut est libre, et c'est elle notre mère : [He 12.22 ; Ap 3.12 ; 21.2,10]27 car il est écrit :
Réjouis-toi, stérile, toi qui n'enfantais pas ;
éclate en cris de joie, toi qui n'as pas connu les douleurs ;
car plus nombreux sont les enfants de la délaissée
que les enfants de celle qui a un époux. [Es 54.1]

28 Et vous, frères, comme Isaac vous êtes enfants de la promesse. 29 Mais, de même que celui qui était né selon la chair persécutait alors celui qui était né selon l'Esprit, ainsi en est-il encore maintenant. 30 Eh bien ! que dit l'Ecriture ? Chasse la servante et son fils, car il ne faut pas que le fils de la servante hérite avec le fils de la femme libre. [Gn 21.10 ; Jn 8.35]31 Ainsi donc, frères, nous ne sommes pas les enfants d'une esclave, mais ceux de la femme libre.

Persévérez dans la foi à l'unique libérateur

5 C'est pour que nous soyons vraiment libres que Christ nous a libérés. Tenez donc ferme et ne vous laissez pas remettre sous le joug de l'esclavage. [Libération, liberté Jn 8.36 ; Rm 8.2 ; Ga 2.4 ; 5.13]2 Moi, Paul, je vous le dis : si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira plus de rien. 3 Et j'atteste encore une fois à tout homme qui se fait circoncire, qu'il est tenu de pratiquer la loi intégralement. [L'exigence de la loi Ac 3.10 ; Rm 2.25 ; Jc 2.10]4 Vous avez rompu avec Christ, si vous placez votre justice dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce. 5 Quant à nous, c'est par l'Esprit, en vertu de la foi, que nous attendons fermement que se réalise ce que la justification nous fait espérer. [l'Esprit et l'espérance Rm 5.1-5 ; 8.23-25 ; 1 Co 13.13 ; 2 Co 1.22 ; 5.1-5 ; 1 Th 1.3]6 Car, pour celui qui est en Jésus Christ, ni la circoncision, ni l'incirconcision ne sont efficaces, mais la foi agissant par l'amour.[circoncision et incirconcision 1 Co 7.18-19 ; Ga 6.15
— la foi agissante Jc 2.14
— par l'amour 1 Tm 1.5]

7 Vous couriez bien ; qui, en vous barrant la route, empêche la vérité de vous entraîner ? [vérité et liberté Jn 8.32 ; Ga 2.14]8 Une telle influence ne vient pas de celui qui vous appelle. 9 Un peu de levain, et toute la pâte lève ! [1 Co 5.6]10 Pour moi, j'ai confiance dans le Seigneur pour vous : vous ne prendrez pas une autre orientation. Mais celui qui jette le trouble parmi vous en subira la sanction, quel qu'il soit. 11 Quant à moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je alors persécuté ? Dans ce cas, le scandale de la croix est aboli ! [1 Co 1.23]12 Qu'ils aillent donc jusqu'à se mutiler tout à fait, ceux qui sèment le désordre parmi vous ! [Allusion probable à un rite pratiqué en Galatie dans le culte de Cybèle]

La chair et l'Esprit

13 Vous, frères, c'est à la liberté que vous avez été appelés. Seulement, que cette liberté ne donne aucune prise à la chair ! Mais, par l'amour, mettez-vous au service les uns des autres. [Ac 5.1]14 Car la loi tout entière trouve son accomplissement en cette unique parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. [Lv 19.18 ; Mt 5.43 ; 19.19 ; 22.39 ; Mc 12.31 ; Lc 10.27 ; Rm 13.8-10 ; Jc 2.8]15 Mais, si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres. 16 Ecoutez-moi : marchez sous l'impulsion de l'Esprit et vous n'accomplirez plus ce que la chair désire. [Rm 8.4-5 ; Ga 5.25]17 Car la chair, en ses désirs, s'oppose à l'Esprit, et l'Esprit à la chair ; entre eux, c'est l'antagonisme ; aussi ne faites-vous pas ce que vous voulez. [antagonisme chair-Esprit Rm 7.14-23 ; 1 P 2.11]18 Mais si vous êtes conduits par l'Esprit, vous n'êtes plus soumis à la loi.[conduits par l'Esprit Rm 8.14
— délivrés de la loi Rm 6.14 ; 7.4 ; Ga 2.19 ; 4.5]

19 On les connaît, les œuvres de la chair : libertinage, impureté, débauche, [v. 19-21 : les œuvres de la chair Rm 1.28-31 ; 1 Co 6.9-10 ; Ep 5.5 ; Ap 22.15]20 idolâtrie, magie, haines, discorde, jalousie, emportements, rivalités, dissensions, factions, 21 envie, beuveries, ripailles et autres choses semblables ; leurs auteurs, je vous en préviens, comme je l'ai déjà dit, n'hériteront pas du Royaume de Dieu.

22 Mais voici le fruit de l'Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, [2 Co 6.6 ; Ep 5.9 ; 1 Tm 6.11 ; Ga 5.6]23 douceur, maîtrise de soi ; contre de telles choses, il n'y a pas de loi. [la loi est faite pour les pécheurs 1 Tm 1.9]24 Ceux qui sont au Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. [crucifiés avec le Christ Rm 6.6 ; 8.13 ; Ga 2.19 ; Col 3.5 ; 1 P 2.11]25 Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi sous l'impulsion de l'Esprit. [Ac 5.16]

La loi du Christ

26 Ne soyons pas vaniteux : entre nous, pas de provocations, entre nous, pas d'envie.

6 Frères, s'il arrive à quelqu'un d'être pris en faute, c'est à vous, les spirituels, de le redresser dans un esprit de douceur ; prends garde à toi : ne peux-tu pas être tenté, toi aussi ? [redressement fraternel Mt 18.15 ; 2 Th 3.14-15 ; Jc 5.19-20
— Se méfier de soi-même 1 Co 10.12]
2 Portez les fardeaux les uns des autres ; accomplissez ainsi la loi du Christ. [Soutien fraternel Rm 15.1
— la loi du Christ Jn 13.34 ; Rm 8.2 ; 1 Co 9.21 ; Ph 2.5-8]
3 Car, si quelqu'un se prend pour un personnage, lui qui n'est rien, il est sa propre dupe. [1 Co 3.18 ; 4.7]4 Mais que chacun examine son œuvre à lui ; alors, s'il y trouve un motif de fierté, ce sera par rapport à lui-même et non par comparaison à un autre. [s'examiner 1 Co 11.28 ; 2 Co 13.5
— Seule fierté légitime Ga 6.14,15]
5 Carc'est sa propre charge que chacun portera. 6 Que celui qui reçoitl'enseignement de la Parole fasse une part dans tous ses biens en faveur de celui qui l'instruit. [Devoirs du disciple Rm 15.27 ; 1 Co 9.11-14 ; Lc 10.7]7 Ne vous faites pas d'illusions : Dieu ne se laisse pas narguer ; car ce que l'homme sème, il le récoltera. [Jb 4.8 ; Pr 22.8 ; Os 8.7]8 Celui qui sème pour sa propre chair récoltera ce que produit la chair : la corruption. Celui qui sème pour l'Esprit récoltera ce que produit l'Esprit : la vie éternelle. [La chair et l'Esprit Jn 3.6 ; 6.63 ; Rm 8.13 ; Ga 5.16-17]9 Faisons le bien sans défaillance ; car, au temps voulu, nous récolterons si nous ne nous relâchons pas. 10 Donc, tant que nous disposons de temps, travaillons pour le bien de tous, surtout celui de nos proches dans la foi.

La croix du Christ et la nouvelle création

11 Voyez ces grosses lettres : je vous écris de ma propre main ! [Salutation autographe Rm 16.22 ; 1 Co 16.21 ; Col 4.18 ; 2 Th 3.17 voir Phm 1.19]12 Des gens désireux de se faire remarquer dans l'ordre de la chair, voilà les gens qui vous imposent la circoncision. Leur seul but est de ne pas être persécutés à cause de la croix du Christ ; [La circoncision mettait le Juif en sécurité dans le monde romain, puisque celui-ci avait reconnu les institutions juives. Non circoncis, les chrétiens ne bénéficiaient pas de cette protection.]13 car, ceux-là mêmes qui se font circoncire n'observent pas la loi ; ils veulent néanmoins que vous soyez circoncis, pour avoir, en votre chair, un titre de gloire. 14 Pour moi, non, jamais d'autre titre de gloire que la croix de notre Seigneur Jésus Christ ; par elle, le monde est crucifié pour moi, comme moi pour le monde. [la croix, seul titre de gloire Rm 3.27 ; 5.3-5 ; 1 Co 1.23-31 ; 2.2 ; Ph 3.3
— Le chrétien crucifié Ga 2.19 ; 5.24]
15 Car, ce qui importe, ce n'est ni la circoncision, ni l'incirconcision, mais la nouvelle création. [circoncision et incirconcision Ac 5.6
— nouvelle création 2 Co 5.17 ; Ap 21.5]
16 Sur ceux qui se conduisent selon cette règle, paix et miséricorde, ainsi que sur l'Israël de Dieu.[Rm 11.1-5]

17 Dès lors, que personne ne me cause de tourments ; car moi, je porte en mon corps les marques de Jésus. [les marques des souffrances endurées au service de Jésus ; 2 Co 4.10 ; 6.4-5 ; 11.23-28 ; Col 1.24]18 Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit, frères. Amen. [bénédiction Ph 4.23 ; 2 Tm 4.22 ; Phm 1.25]

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