L'Epître aux Hébreux peut déconcerter le lecteur moderne. Tantôt l'auteur a des formules incomparables pour proclamer la transcendance du Christ et il sait en même temps exprimer avec réalisme l'extrême solidarité qui unit Jésus à « ses frères ». De plus, la profonde connaissance qu'il a de l'Ancien Testament apparaît à chaque ligne et son amour de l'Eglise sous-tend chacune de ses exhortations. Tantôt il donne beaucoup de place aux rites anciens, et bien des lecteurs ont alors l'impression de perdre pied.
Par ailleurs, l'origine même de cette œuvre pose des questions complexes: de qui provient cette épître ? Peut-on, oui ou non, la rattacher au nom de l'apôtre Paul? Pourquoi ressemble-t-elle si peu aux grandes épîtres pauliniennes ? A qui fut-elle adressée et en quelle occasion ? Est-ce même réellement une épître ?
Pendant les quatre premiers siècles, la position de l'Epître aux Hébreux connut bien des vicissitudes, mais on note une différence sensible entre les Eglises d'Orient et celles d'Occident.
Dans les Eglises d'Orient, Hébreux fut toujours considérée comme paulinienne. Clément d'Alexandrie présente l'épître comme une adaptation grecque d'un texte composé par Paul en hébreu et traduit par Luc. Un peu plus tard, Origène pense que la composition n'est pas de l'apôtre, mais d'un disciple de Paul, sans savoir qui il est. D'autres commentateurs orientaux s'en tenaient à l'affirmation de l'origine paulinienne, garantie par la tradition de leurs Eglises.
En Occident, la situation était différente et l'Epître aux Hébreux ne fut pas acceptée sans réticences. Etait-ce un écrit inspiré ? L'usage qu'en firent certaines sectes contribua à augmenter les soupçons. Les spéculations sur Melkisédeq (ch. 7), le refus du pardon aux chrétiens qui avaient apostasié pendant la persécution (He 6.4-6 et 10.26), l'affirmation que le Verbe ne serait qu'une créature (He 3.2), tout cela fit qu'à la fin du IVe siècle, l'épître n'était pas lue dans les églises. Saint Jérôme et saint Augustin adoptèrent l'attitude des Eglises d'Orient. Les listes du « canon des Ecritures » établies à la fin du IVe siècle mentionnent explicitement l'Epître aux Hébreux.
Les discussions reprirent à la Renaissance. On en trouve un écho dans le commentaire que Luther donna de l'épître en 1517-1518. Si He 2.3 est un argument très fort pour montrer que l'épître n'est pas de Paul, He 13.19 joue en sens contraire. En 1526, Luther a défini sa position : l'épître est d'un auteur inconnu qui utilise avec maîtrise les Ecritures. Calvin déclare qu'Hébreux fait indiscutablement partie des Ecritures apostoliques sans être pour autant une œuvre de saint Paul.
L'exégèse protestante connut par la suite une certaine diversité d'opinions. Plus attaché au témoignage de la tradition, le magistère catholique se soucia de défendre l'origine paulinienne de l'épître. Lors des discussions du début du XXe siècle, la Commission biblique romaine interdit aux catholiques de nier l'origine paulinienne, tout en admettant qu'on parlât de rédaction non paulinienne. Aujourd'hui, on entend origine paulinienne au sens large. Par exemple, Apollos aurait composé l'épître après le martyre de Paul.
De fait, nombreux sont les arguments qui s'opposent à l'authenticité paulinienne. L'allure générale d'Hébreux ne correspond pas du tout au tempérament de Paul : style paisible, composition régulière, personnalité effacée, différences dans le vocabulaire, les tournures employées et la façon même de concevoir le mystère du Christ. Les citations de l'A.T. sont toujours introduites comme « paroles » (il dit). L'auteur parle souvent de l'intronisation céleste du Christ, mais une seule fois de sa résurrection. Sa présentation du Christ grand prêtre est unique dans tout le N.T.
Cependant il y a sur plusieurs points une parenté très nette entre Hébreux et la doctrine de Paul :
1) la passion du Christ est présentée sous son aspect d'obéissance volontaire (He 5.8 et 10.9) ;
2) l'inefficacité de la Loi ancienne et son abrogation sont affirmées (He 7.11 et 10.1-10) ;
3) réciproquement c'est dans les épîtres pauliniennes que l'aspect sacrificiel et sacerdotal de la rédemption a été mis progressivement en lumière (voir Ga 2.20 et Ep 5.2,25) ;
4) entre la christologie d'Hébreux et celle des épîtres de la captivité, il y a des affinités : le Fils image de Dieu, son élévation au-dessus des anges, le nom qu'il reçoit à l'issue de son sacrifice.
Quant à déterminer plus précisément le nom de l'auteur, on n'y peut guère prétendre. On a proposé Luc, Clément de Rome, Barnabas. Luther met en avant celui d'Apollos, juif, d'éducation hellénistique à Alexandrie, connaisseur des Ecritures et orateur. Mais on ne peut vérifier cette hypothèse. Résignons-nous donc à ignorer le nom de l'auteur.
Le genre même de l'œuvre prête à contestation : on l'appelle couramment épître. Mais le corps de l'écrit ne contient aucun élément épistolaire. Il faut attendre les tout derniers versets pour que le ton change. On est donc amené à distinguer dans l'écrit que nous possédons, d'une part, un sermon destiné à être prononcé oralement (He 1.1 — 13.21) et, d'autre part, un court billet qui lui a été ajouté (He 13.22-25). Prononcé devant l'assemblée des fidèles, le sermon a été de surcroît envoyé par écrit à d'autres chrétiens.
Le titre « aux Hébreux » a été choisi au moment d'insérer l'écrit dans un recueil de plusieurs épîtres. Son sens n'est pas clair. Des commentateurs anciens en avaient déduit que les destinataires étaient d'origine juive, habitaient la Palestine et parlaient hébreu. Cette façon de voir n'est plus admise. Car le grec de l'épître est un excellent grec.
Bien des hypothèses ont été émises : les destinataires seraient des membres de la secte de Qumrân ou encore des gnostiques. Il en ressort que l'épître s'est nourrie d'un terreau très riche dans un milieu sensible à diverses influences et s'adresse à des communautés de fondation assez ancienne (He 5.12; 13.7). L'influence judéo-chrétienne semble en tout cas marquer profondément ces communautés (He 13.9).
La finale épistolaire évoque des circonstances que nous ne pouvons pas préciser. La date de la composition peut, elle aussi, être estimée de façon très diverse : très tôt avant les grandes épîtres de Paul, ou à la fin du Ier siècle et même au-delà. L'utilisation d'Hébreux par Clément de Rome, vers 95, exclut une datation trop tardive. On peut penser aux années qui précédèrent la destruction du temple de Jérusalem, survenue en 70.
Le genre littéraire de l'Epître aux Hébreux lui assure une notable indépendance par rapport aux événements particuliers. Une étude précise de la composition met en évidence une technique de composition très ferme dont les procédés (inclusions, mots-crochets, symétries) se rattachent à des traditions littéraires bibliques. On peut ainsi reconnaître une structure en cinq parties annoncées par l'auteur.
1) Dans une première partie (He 1.5 — 2.18), l'auteur s'attache à définir la position du Christ par rapport à Dieu (He 1.5-14) et par rapport aux hommes (He 2.5-18). Ce développement aboutit à l'affirmation du sacerdoce du Christ (He 2.17).
2) Une deuxième partie (He 3.1 — 5.10) montre deux traits fondamentaux du sacerdoce du Christ: Le Christ est accrédité auprès de Dieu (He 3.1-6) et il est solidaire des hommes (He 4.15 — 5.10).
3) La troisième partie (He 5.11 — 10.39) met en lumière les traits spécifiques du sacerdoce du Christ: grand prêtre d'un genre nouveau (He 7.1-28) ; son sacrifice personnel diffère des rites anciens et ouvre l'accès au vrai sanctuaire (He 8.1 — 9.28) par un pardon définitif des péchés (He 10.1-18).
4) Une quatrième partie (He 11.1 — 12.13) insiste sur deux aspects: la foi, à l'exemple des anciens (He 11.1-40), et l'endurance nécessaire (He 12.1-13).
5) La dernière partie (He 12.14 — 13.18) brosse un tableau de l'existence chrétienne.
L'apport doctrinal de l'Epître aux Hébreux consiste avant tout dans sa présentation sacerdotale du mystère du Christ.
Pour que soit pleinement révélé le caractère sacrificiel de la passion et de la résurrection du Christ, un double dépassement est nécessaire : il faut, d'une part, qu'éclate l'étroitesse des conceptions traditionnelles, attachées à l'exécution des rites et, d'autre part, que soit reconnu, au-delà des apparences, le sens profond de l'événement. Avec l'Epître aux Hébreux, l'affirmation arrive à ce résultat par une comparaison avec les rites anciens et les sacrifices d'animaux.
Dans le Christ glorifié à l'issue de sa passion, l'auteur reconnaît le parfait accomplissement du sacerdoce : Fils de Dieu, Frère des hommes, le Christ glorieux assure aux hommes l'accès auprès de Dieu. Selon le Ps 110, Dieu voulait susciter un prêtre d'un genre nouveau « dans la ligne de Melkisédeq » (He 7.1-28). La mort et la glorification du Christ constituent le seul véritable sacrifice (He 9.9 ; 10.1-4). La mort du Christ, offrande personnelle parfaite (He 9.14), prend l'homme tout entier et le soumet entièrement à la volonté de Dieu (He 5.8 ; 10.9-10). Elle le renouvelle de fond en comble et l'établit dans l'intimité de Dieu.
Elle se définit avant tout par cette mise en relation sacerdotale avec Dieu : Nous avons un grand prêtre (He 8.1 ; 10.21 ; 9.12 ; 7.25 ; 9.24). Il nous a ouvert le chemin: à sa suite, nous sommes invités à nous approcher de Dieu en toute confiance (He 4.16 ; 7.19 ; 10.22) ; le péché est aboli (He 9.26 ; 10.12); l'ennemi vaincu (He 2.14) ; la libération définitive obtenue (He 2.15; 9.12). Les chrétiens ont part dès maintenant aux biens du monde à venir (He 6.4-5 ; 12.28). Dans ce monde terrestre, ils attendent la cité à venir (He 13.14) et la seconde apparition de leur Sauveur (He 9.28). Ils perçoivent la proximité du jour (He 10.25,37), mais ne jouissent pas encore de toute sa lumière.
Leur relation avec Dieu par le Christ est réelle et étroite, mais elle leur est donnée dans la foi. Dans sa façon de parler de la foi, l'auteur unit deux points de vue assez différents, l'un plus intellectuel, qui précise le contenu de la foi (He 11.1b,3,6), l'autre plus existentiel, qui montre le dynamisme de la foi et la rapproche de l'espérance (He 11.1a,8-10).
C'est d'ailleurs ce que l'on peut observer en d'autres développements. Dans le culte ancien, l'auteur montre à la fois le reflet de l'immuable réalité céleste (He 8.5; 9.24) et la préfiguration d'un événement « à venir », le sacrifice du Christ, dont la portée est eschatologique (He 9.7-12). Cette jonction paradoxale de deux perspectives qu'on pourrait croire inconciliables manifeste assurément la pénétration de son esprit, mais aussi et surtout la profondeur de sa foi.
L'auteur montre que la foi est riche en œuvres et que tout ce qui s'est réalisé de valable dans l'Ancien Testament avait la foi pour base. Dans la situation d'épreuve où nous sommes, notre foi doit se doubler d'endurance (He 6.12 ; 10.36 ; 12.1-13). Si le Christ a pris sur lui la souffrance et la mort humaines et en a fait le chemin de sa gloire (He 2.9) et de notre salut (He 5.8-9) c'est pour nous permettre de les affronter pleins d'espoir (He 12.2-3).
Bien qu'il insiste beaucoup sur la parfaite efficacité d'un seul sacrifice, celui du Christ, l'auteur n'hésite pas à présenter la vie chrétienne comme une offrande continuelle (He 13.15) de « sacrifices » (au pluriel: He 13.16). A l'exemple du sacrifice du Christ, et en union avec lui, le chrétien ne met pas le culte à côté de sa vie, mais il s'unit à Dieu par son existence réelle. L'auteur rappelle la nécessité de la cohésion entre chrétiens : sollicitude des uns pour les autres (He 3.12 ; 4.1,11 ; 10.24 ; 12.15), assiduité aux assemblées chrétiennes (He 10.25), obéissance aux dirigeants (He 13.17). Il fait comprendre toute l'importance qu'il reconnaît à la prédication (He 2.1,3 ; 4.2 ; 5.11; 13.7) et à la liturgie chrétiennes (He 6.4 ; 10.19-22,29).
Mieux peut-être qu'aucun autre écrit du Nouveau Testament, l'Epître aux Hébreux montre comment les Ecritures anciennes se sont accomplies dans le Christ et elle révèle l'ensemble des apports qui définissent cet accomplissement chrétien. L'exemple le plus significatif est celui du sacrifice du Christ: en un sens, la mort du Christ en croix est la négation même du culte ancien ; elle paraît sans rapport avec lui. Un regard attentif découvre cependant une profonde continuité : d'un côté comme de l'autre, une offrande est présentée à Dieu, qui va jusqu'à l'effusion du sang et qui vise à obtenir le pardon des péchés. Mais quelle supériorité dans le cas du Christ! A l'immolation rituelle d'animaux succède un don personnel poussé à l'extrême, dans une obéissance parfaite envers Dieu et une solidarité totale avec les hommes.
Cet exemple est loin d'être le seul. D'un bout à l'autre de son œuvre, l'auteur confronte les promesses et leur réalisation, les préfigurations anciennes et leur accomplissement. Il a un sens aigu de la continuité du dessein de Dieu qui fait l'unité des deux Testaments, mais il ne se montre pas moins conscient de la nouveauté et du caractère final de la révélation apportée par le Christ.
S'il faut un certain effort pour aborder le texte de l'Epître aux Hébreux, cet effort ne tarde pas à être amplement récompensé. On perçoit dans cet écrit du Nouveau Testament un si intense désir d'entrer en communion avec Dieu, on y découvre une doctrine si profonde de la médiation du Christ et une compréhension si réelle des difficultés de l'existence humaine, qu'on ne se lasse plus de revenir à ces pages substantielles. Leur apport est sans doute, en notre temps, plus précieux que jamais. L'Epître aux Hébreux s'adresse en effet à des chrétiens désorientés et menacés de découragement. Elle indique le vrai remède à ce genre de mal: non pas de vagues exhortations moralisantes, mais un sérieux effort d'approfondissement dans la foi du Christ.
1 Après avoir, à bien des reprises et de bien des manières, parlé autrefois aux pères dans les prophètes, Dieu, [Ou à nos pères, les ancêtres du peuple israélite ; Rm 4.16-18 ; 11.17 ; 1 Co 10.1.]
— Le Christ héritier Mt 21.38 ; 28.18 ; Ps 2.8 ; Gn 15.3-4 ; Si 44.21
— Le Christ associé à la création Jn 1.3 ; 1 Co 8.6 ; Col 1.16 (voir Pr 8.27-31 ; Sg 7.21 ; 9.9).]
— Le Christ assis à la droite de Dieu Ps 110.1 (Mt 22.44).
— La droite est le côté honorifique.
— Majesté : un des titres de Dieu, adopté par les Juifs pour n'avoir pas à prononcer son nom.]
5 Auquel des anges, en effet, a-t-il jamais dit :
Tu es mon fils,
moi, aujourd'hui, je t'ai engendré ?
et encore :
Moi, je serai pour lui un père
et lui sera pour moi un fils ? [v.5a : Ps 2.7.
— le Christ Fils Ac 13.33 ; He 5.5.
— v.5b : 2 S 7.14 ; 1 Ch 17.13.]
6 Par contre, lorsqu'il introduit le premier-né dans le monde, il dit :
Et que se prosternent devant lui tous les anges de Dieu. [Dt 32.43 (grec).
— premier-né Col 1.18. — le monde : voir He 2.5 où le même terme grec désigne le monde à venir.]
7 Pour les anges, il a cette parole :
Celui qui fait de ses anges des esprits
et de ses serviteurs une flamme de feu. [Ps 104.4.]
8 Mais pour le Fils, celle-ci :
Ton trône, Dieu, est établi à tout jamais ! et :
Le sceptre de la droiture est sceptre de ton règne. [Ou son règne.
— v. 8-9 : Ps 45.7-8.]
9 Tu aimas la justice et détestas l'iniquité,
c'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu te donna l'onction
d'une huile d'allégresse, de préférence à tes compagnons.
10 Et encore :
C'est toi qui, aux origines, Seigneur, fondas la terre,
et les cieux sont l'œuvre de tes mains.
11 Eux périront, mais toi, tu demeures.
Oui, tous comme un vêtement vieilliront
12 et comme on fait d'un manteau, tu les enrouleras,
comme un vêtement, oui, ils seront changés,
mais toi, tu es le même et tes années ne tourneront pas court. [Autre texte (voir Es 34.4) : tu les changeras.
— v. 10-12 : Ps 102.26-28.]
13 Et auquel des anges a-t-il jamais dit :
Siège à ma droite,
de tes ennemis, je vais faire ton marchepied ? [Ps 110.1 (Mt 22.44 ; He 10.13).]
14 Ne sont-ils pas tous des esprits remplissant des fonctions et envoyés en service pour le bien de ceux qui doivent recevoir en héritage le salut ?
2 Il s'ensuit que nous devons prendre plus au sérieux le message entendu, si nous ne voulons pas aller à la dérive.
— rétribution He 10.29 ; 12.25.]
5 Car ce n'est pas à des anges qu'il a soumis le monde à venir, dont nous parlons. L'attestation en fut donnée quelque part en ces termes :
6 Qu'est-ce que l'homme pour que tu te souviennes de lui ?
Ou le fils de l'homme pour que tu portes tes regards sur lui ?
7 Tu l'abaissas quelque peu par rapport aux anges ;
de gloire et d'honneur tu le couronnas ;
8 tu mis toutes choses sous ses pieds.
En lui soumettant toutes choses, il n'a rien laissé qui puisse lui rester insoumis. Or, en fait, nous ne voyons pas encore que tout lui ait été soumis, [v. 6-8 : Ps 8.5-7.
— Tout est soumis au Christ 1 Co 15.27 ; Ep 1.22 ; Ph 3.21.]
— abaissé et glorifié Ph 2.8-9.]
10 Il convenait, en effet, à celui pour qui et par qui tout existe et qui voulait conduire à la gloire une multitude de fils, de mener à l'accomplissement par des souffrances l'initiateur de leur salut. [celui par qui... : Dieu.
— Le Christ mené à l'accomplissement par sa passion Lc 13.32 ; He 5.9 ; 7.28.
— l'initiateur... : le Fils.]
J'annoncerai ton nom à mes frères,
au milieu de l'assemblée, je te louerai, [Ps 22.23.]
13 et encore :
Moi, je serai plein de confiance en lui, et encore :
Me voici, moi et les enfants que Dieu m'a donnés. [v.13a : 2 S 22.3 ; Es 8.17.
— v.13b : Es 8.18.]
14 Ainsi donc, puisque les enfants ont en commun le sang et la chair, lui aussi, pareillement, partagea la même condition, afin de réduire à l'impuissance, par sa mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort, c'est-à-dire le diable, [Le Christ a partagé notre condition Rm 8.3 ; Ph 2.7 ; He 2.17.
— L'œuvre du diable Sg 2.24 ; 1 Jn 3.8.]
— Le Christ grand prêtre He 3.1 ; 4.14 ; 5.1 ; 6.20 ; 7.26 ; 8.1 ; He 9.11.]
3 Ainsi donc, frères saints, qui avez en partage une vocation céleste, considérez l'apôtre et le grand prêtre de notre confession de foi, Jésus. [apôtre : au sens étymologique d'envoyé.
— Jésus grand prêtre He 2.17.]
— Moïse dans la maison de Dieu Nb 12.7.]
7 C'est pourquoi, comme dit l'Esprit Saint :
Aujourd'hui, si vous entendez sa voix,
8 n'endurcissez pas vos cœurs comme au temps de l'exaspération,
au jour de la mise à l'épreuve dans le désert, [v. 7-11 : Ps 95.7-11.
— Episode de Massa et Mériba Ex 17.7.]
9 où vos pères me mirent à l'épreuve en cherchant à me sonder,
et ils virent mes œuvres
C'est pourquoi, je me suis emporté contre cette génération
et j'ai dit : Toujours leurs cœurs s'égarent ;
ces gens-là n'ont pas trouvé mes chemins,
11 car j'ai juré dans ma colère :
On verra bien s'ils entreront dans mon repos !
12 Prenez garde, frères, qu'aucun de vous n'ait un cœur mauvais que l'incrédulité détache du Dieu vivant,
Aujourd'hui, si vous entendez sa voix,
n'endurcissez pas vos cœurs comme au temps de l'exaspération.
16 Quels sont, en effet, ceux qui entendirent et qui provoquèrent l'exaspération ? N'est-ce pas tous ceux qui sortirent d'Egypte grâce à Moïse ?
— Manque de foi du peuple Nb 14.11 ; Dt 1.26.
— Interdiction d'entrer en Terre promise Nb 14.21-23.
— Leur mort dans le désert Nb 14.29,32 ; 1 Co 10.10.]
4 Craignons donc, alors que subsiste une promesse d'entrer dans son repos, craignons que quelqu'un d'entre vous ne soit convaincu d'être resté en retrait.
3 Nous qui sommes venus à la foi, nous entrons dans le repos, dont il a dit :
Car j'ai juré dans ma colère :
On verra bien s'ils entreront dans mon repos !
son ouvrage, assurément, ayant été réalisé dès la fondation du monde,
6 Ainsi donc, puisqu'il reste décidé que certains y entrent, et que les premiers à avoir reçu la bonne nouvelle n'y entrèrent pas à cause de leur indocilité,
Aujourd'hui, si vous entendez sa voix,
n'endurcissez pas vos cœurs.
8 De fait, si Josué leur avait assuré le repos, il ne parlerait pas, après cela, d'un autre jour. [repos dans la Terre promise Jos 21.44 ; 22.4 ; 23.1.]
12 Vivante, en effet, est la parole de Dieu, énergique et plus tranchante qu'aucun glaive à double tranchant. Elle pénètre jusqu'à diviser âme et esprit, articulations et mœlles. Elle passe au crible les mouvements et les pensées du cœur. [Ou jusqu'au point de division de l'âme et de l'esprit.
— le glaive de la parole Es 49.2 ; Sg 18.15,16 ; Ap 19.15.]
14 Ayant donc un grand prêtre éminent, qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, tenons ferme la confession de foi. [grand prêtre He 2.17.]
5 Tout grand prêtre, en effet, pris d'entre les hommes est établi en faveur des hommes pour leurs rapports avec Dieu. Son rôle est d'offrir des dons et des sacrifices pour les péchés. [le prêtre s'approche de Dieu Ex 28.43 ; 29.30 ; Nb 18.1-7.
— il enseigne la Loi Dt 33.10 ; Lv 10.11 ; Ml 2.7.
— il offre le sacrifice Lv 1 ; 4 ; 9 etc.]
— Péché d'ignorance Nb 15.22-31 ; Lc 23.34 ; Ac 3.17.]
5 C'est ainsi que le Christ non plus ne s'est pas attribué à lui-même la gloire de devenir grand prêtre ; il l'a reçue de celui qui lui a dit : Tu es mon fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré, [Ps 2.7 (He 1.5).]
— accomplissement He 2.10.]
11 Sur ce sujet, nous avons bien des choses à dire et leur explication s'avère difficile, car vous êtes devenus lents à comprendre.
6 Ainsi donc, laissons l'enseignement élémentaire sur le Christ pour nous élever à une perfection d'adulte, sans revenir sur les données fondamentales : repentir des œuvres mortes et foi en Dieu, [He 9.14 ; Rm 8.6,13 ; Ep 5.11 ; Ga 5.19.]
— imposition des mains Ac 8.17 ; 19.6 ; 1 Tm 4.14 ; 5.22.]
4 Il est impossible, en effet, que des hommes qui un jour ont reçu la lumière, ont goûté au don céleste, ont eu part à l'Esprit Saint, [He 10.32 ; Ep 1.18 ; 5.14.]
7 Lorsqu'une terre boit les fréquentes ondées qui tombent sur elle et produit une végétation utile à ceux qui la font cultiver, elle reçoit de Dieu sa part de bénédiction.
9 Quant à vous, bien-aimés, nous sommes convaincus, tout en parlant ainsi, que vous êtes du bon côté, celui du salut.
13 Lorsque Dieu fit sa promesse à Abraham, comme il n'avait personne de plus grand par qui jurer, il jura par lui-même
Oui, de bénédictions je te comblerai,
une immense expansion je te donnerai. [Gn 22.17 (grec) ; Si 44.21 ; He 11.12.]
15 Ayant alors persévéré, Abraham vit se réaliser la promesse. [persévérance dans la foi Rm 4.20.
— L'objet de la promesse He 11.9,13,33,39.]
— Dieu ne ment pas Nb 23.19 ; 1 S 15.29.]
7 Ce Melkisédeq, roi de Salem, prêtre du Dieu Très-Haut, est allé à la rencontre d'Abraham, lorsque celui-ci revenait du combat contre les rois, et l'a béni. [Gn 14.17-20.]
— Salem signifie paix et désigne Jérusalem, ville de la paix.]
4 Contemplez la grandeur de ce personnage, à qui Abraham a donné en dîme la meilleure part du butin, lui, le patriarche.
11 Si on était parvenu à un parfait accomplissement par le sacerdoce lévitique, car il était la base de la législation donnée au peuple, quel besoin y aurait-il eu encore de susciter un autre prêtre, dans la ligne de Melkisédeq, au lieu de le désigner dans la ligne d'Aaron ?
Tu es prêtre pour l'éternité
à la manière de Melkisédeq. [Ps 110.4 (He 5.6 ; 6.20).]
18 De fait, on a là, d'une part, l'abrogation du précepte antérieur en raison de sa déficience et de son manque d'utilité,
20 Et dans la mesure où cela ne s'est pas réalisé sans prestation de serment — car s'il n'y a pas eu prestation de serment pour le sacerdoce des autres,
8 Or, point capital de notre exposé, c'est bien un tel grand prêtre que nous avons, lui qui s'est assis à la droite du trône de la Majesté dans les cieux, [assis à la droite Mt 22.44.
— la Majesté : voir He 1.3 et la note.]
— sanctuaire He 9.24.]
Vois, lui est-il dit,
tu feras tout d'après le modèle qui t'a été montré sur la montagne. [Ou à une figure. Voir Ex 25.40 : le sanctuaire terrestre construit par Moïse d'après le modèle qui lui fut montré sur la montagne n'était qu'une copie, nécessairement déficiente, de l'habitation de Dieu. Vois, lui est-il dit,]
6 En réalité, c'est un ministère bien supérieur qui lui revient, car il est médiateur d'une bien meilleure alliance, dont la constitution repose sur de meilleures promesses.
7 Si, en effet, cette première alliance avait été sans reproche, il ne serait pas question de la remplacer par une seconde. [Celle conclue au Sinaï (Ex 24.3-8).]
Voici : des jours viennent, dit le Seigneur,
où je conclurai avec la maison d'Israël
et avec la maison de Juda une alliance nouvelle, [v. He 8.8-12 : Jr 31.31-34.
— nouvelle alliance Lc 22.20 ; 1 Co 11.25 ; 2 Co 3.6 ; He 8.13 ; 9.15 ; He 12.24.]
9 non pas comme l'alliance que je fis avec leurs pères
le jour où je les pris par la main
pour les mener hors du pays d'Egypte.
Parce qu'eux-mêmes ne se sont pas maintenus dans mon alliance,
moi aussi je les ai délaissés, dit le Seigneur.
10 Car voici l'alliance par laquelle je m'allierai avec la maison d'Israël
après ces jours-là, dit le Seigneur :
en donnant mes lois,
c'est dans leur pensée et dans leurs cœurs que je les inscrirai.
Je deviendrai leur Dieu,
ils deviendront mon peuple.
11 Chacun d'eux n'aura plus à enseigner son compatriote
ni son frère en disant : Connais le Seigneur !
car tous me connaîtront,
du plus petit jusqu'au plus grand,
12 parce que je serai indulgent pour leurs fautes
et de leurs péchés, je ne me souviendrai plus. [Pardon des péchés He 10.17-18.]
13 En parlant d'une alliance nouvelle, il a rendu ancienne la première ; or ce qui devient ancien et qui vieillit est près de disparaître.
9 La première alliance avait donc un rituel pour le culte et un temple terrestre.
— le chandelier Ex 25.31-40.
— la table des pains Ex 25.23-30.]
— l'arche Ex 25.10-16.
— l'urne pour la manne Ex 16.32-34.
— les tables de l'alliance Ex 25.16 ; 40.20 ; Dt 10.3-5 ; 1 R 8.9.]
11 Mais Christ est survenu, grand prêtre des biens à venir. C'est par une tente plus grande et plus parfaite, qui n'est pas œuvre des mains — c'est-à-dire qui n'appartient pas à cette création-ci — , [Autre texte : des biens arrivés.
— le Christ grand prêtre He 2.17.]
— la cendre de génisse Nb 19.9,17-19.]
15 Voilà pourquoi il est médiateur d'une alliance nouvelle, d'un testament nouveau ; sa mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l'héritage éternel déjà promis. [Le texte original n'a qu'un seul mot pour désigner à la fois l'alliance et le testament.
— alliance nouvelle He 8.8-12.]
Ex 24.3-8.
— le sang de l'alliance Za 9.11 ; Mt 26.28 ; 1 Co 11.25 ; He 10.29 ; He 12.24 ; 13.20.
— l'hysope Lv 14.4 ; Nb 19.6.
— L'auteur a rapproché Ex 24.8 des paroles de la Cène en remplaçant voici par ceci (Mt 26.68 ; Mc 14.24).]
24 Ce n'est pas, en effet, dans un sanctuaire fait de main d'homme, simple copie du véritable, que Christ est entré, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu.
Es 53.12 ; 1 P 2.24.
— le Christ attendu 1 Th 1.10 ; Ph 3.20 ; 2 Tm 4.8.]
10 Ne possédant que l'esquisse des biens à venir et non l'expression même des réalités, la loi est à jamais incapable, malgré les sacrifices, toujours les mêmes, offerts chaque année indéfiniment, de mener à l'accomplissement ceux qui viennent y prendre part. [la loi de Moïse.
— à l'accomplissement : ou à la perfection.
— Insuffisance des sacrifices Est 1.11-13 ; Jr 6.20 ; 7.22 ; Os 6.6 ; Am 5.21-25 ; Mi 6.6-8.]
4 Car il est impossible que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés.
De sacrifice et d'offrande, tu n'as pas voulu,
mais tu m'as façonné un corps.
6 Holocaustes et sacrifices pour le péché
ne t'ont pas plu.
7 Alors j'ai dit :
Me voici, car c'est bien de moi
qu'il est écrit dans le rouleau du livre :
Je suis venu, ô Dieu, pour faire ta volonté. [v. He 10.5-7 ; Ps 40.7-9 (grec).]
8 Il déclare tout d'abord :
Sacrifices, offrandes, holocaustes, sacrifices pour le péché,
tu n'en as pas voulu, ils ne t'ont pas plu.
Il s'agit là, notons-le, des offrandes prescrites par la loi.
9 Il dit alors :
Voici, je suis venu pour faire ta volonté.
Il supprime le premier culte pour établir le second.
11 Et tandis que chaque prêtre se tient chaque jour debout pour remplir ses fonctions et offre fréquemment les mêmes sacrifices, qui sont à jamais incapables d'enlever les péchés, [Sacrifice quotidien Ex 29.38.]
— v. He 10.12-13 : Ps 110.1 (Mt 22.44).]
16 Voici l'alliance par laquelle je m'allierai avec eux après ces jours-là,
le Seigneur a déclaré :
En donnant mes lois,
c'est dans leurs cœurs et dans leur pensée que je les inscrirai,
17 et de leurs péchés et de leurs iniquités je ne me souviendrai plus. [v. He 10.16-17 : Jr 31.31-34 (He 8.10-12).]
18 Or, là où il y a eu pardon, on ne fait plus d'offrande pour le péché.
19 Nous avons ainsi, frères, pleine assurance d'accéder au sanctuaire par le sang de Jésus. [He 9.12,14.]
26 Car si nous péchons délibérément après avoir reçu la pleine connaissance de la vérité, il ne reste plus pour les péchés aucun sacrifice,
A moi la vengeance, c'est moi qui rétribuerai !
Et encore :
Le Seigneur jugera son peuple. [Dt 32.35-36 (Rm 12.19).]
31 Il est terrible de tomber aux mains du Dieu vivant.
32 Mais souvenez-vous de vos débuts : à peine aviez-vous reçu la lumière que vous avez enduré un lourd et douloureux combat, [He 6.4.]
37 Car encore si peu, si peu de temps,
et celui qui vient sera là, il ne tardera pas. [Es 26.20 (grec).]
38 Mon juste par la foi vivra,
mais s'il fait défection,
mon âme ne trouve plus de satisfaction en lui. [Ha 2.3-4 (Rm 1.17 ; Ga 3.11).]
39 Nous, nous ne sommes pas hommes à faire défection pour notre perte, mais hommes de foi pour le salut de nos âmes.
11 La foi est une manière de posséder déjà ce que l'on espère, un moyen de connaître des réalités que l'on ne voit pas. [La foi 1 Co 13.12 ; 2 Co 5.7.
— l'espérance Rm 8.24-25.]
3 Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été organisés par la parole de Dieu. Il s'ensuit que le monde visible ne prend pas son origine en des apparences. [Gn 1 ; Ps 33.6,9 ; 2 P 3.5.]
4 Par la foi, Abel offrit à Dieu un sacrifice meilleur que celui de Caïn. Grâce à elle, il reçut le témoignage qu'il était juste, et Dieu rendit témoignage à ses dons. Grâce à elle, bien que mort, il parle encore. [Abel Gn 4.4-10.]
5 Par la foi, Hénoch fut enlevé afin d'échapper à la mort et on ne le retrouva pas, parce que Dieu l'avait enlevé ; avant son enlèvement, en effet, il avait reçu le témoignage qu'il avait été agréable à Dieu. [Gn 5.18-24 (grec) ; Si 44.16 ; 49.14 ; Lc 3.37.]
7 Par la foi, Noé, divinement averti de ce que l'on ne voyait pas encore, prit l'oracle au sérieux, et construisit une arche pour sauver sa famille. Ainsi, il condamna le monde et devint héritier de la justice qui s'obtient par la foi. [Noé Gn 6.13-22 ; 7.1.]
8 Par la foi, répondant à l'appel, Abraham obéit et partit pour un pays qu'il devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait. [Abraham Gn 12.1-5.]
— la terre promise Gn 26.3 ; 35.12.]
11 Par la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge avancé, fut rendue capable d'avoir une postérité, parce qu'elle tint pour fidèle l'auteur de la promesse. [Sara Gn 17.19 ; 18.11-14 ; 21.2.]
— comme les étoiles Gn 15.5 ; 26.4 ; Dt 1.10.
— comme le sable et les étoiles Gn 22.17 ; Si 44.21.]
13 Dans la foi, ils moururent tous, sans avoir obtenu la réalisation des promesses, mais après les avoir vues et saluées de loin et après s'être reconnus pour étrangers et voyageurs sur la terre.
17 Par la foi, Abraham, mis à l'épreuve, a offert Isaac ; il offrait le fils unique, alors qu'il avait reçu les promesses [Gn 22.1-14 ; Jc 2.21.]
C'est par Isaac qu'une descendance te sera assurée.
19 Même un mort, se disait-il, Dieu est capable de le ressusciter ; aussi, dans une sorte de préfiguration, il retrouva son fils.
20 Par la foi aussi, Isaac bénit Jacob et Esaü en vue de l'avenir. [Gn 27.27-29,39-40.]
23 Par la foi, Moïse, après sa naissance, fut caché trois mois durant par ses parents, car ils avaient vu la beauté de leur enfant et ils ne craignirent pas le décret du roi. [Moïse caché Ex 2.2.
— le décret du roi Ex 1.22.]
28 Par la foi, il a célébré la Pâque et fait l'aspersion du sang afin que le Destructeur ne touchât point aux premiers-nés d'Israël. [la Pâque Ex 12.12-13,22-23.]
32 Et que dire encore ? Le temps me manquerait pour parler en détail de Gédéon, Baraq, Samson, Jephté, David, Samuel et les prophètes, [Gédéon Jg 6.
— Baraq Jg 4.
— Samson Jg 13.
— Jephté Jg 10.
— Samuel et David 1 SSa — 2Sa.]
12 Ainsi donc, nous aussi, qui avons autour de nous une telle nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui sait si bien nous entourer, et courons avec endurance l'épreuve qui nous est proposée, [témoins : non pas des spectateurs mais tous ceux qui, selon le chapitre précédent, ont témoigné de leur foi.
— endurance du chrétien He 10.32 ; 1 Co 9.24-27 ; Ph 3.12 ; 1 Tm 6.12 ; 2 Tm 2.5.]
— renonçant à la joie...ou en vue de la joie qui lui était réservée.
— assis à la droite Mt 22.44.]
Mon fils, ne méprise pas la correction du Seigneur,
ne te décourage pas quand il te reprend.
6 Car le Seigneur corrige celui qu'il aime,
il châtie tout fils qu'il accueille. [v. He 12.5-6 ; Pr 3.11-12.]
7 C'est pour votre éducation que vous souffrez. C'est en fils que Dieu vous traite. Quel est, en effet, le fils que son père ne corrige pas ? [Dt 8.5 ; 2 S 7.14.]
9 Nous avons eu nos pères terrestres pour éducateurs, et nous nous en sommes bien trouvés ; n'allons-nous pas, à plus forte raison, nous soumettre au Père des esprits et recevoir de lui la vie ?
14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur.
16 Veillez à ce qu'il n'y ait pas de débauché ou de profanateur, tel Esaü qui, pour un seul plat, vendit son droit d'aînesse. [Esaü Gn 25.33-34.]
18 Vous ne vous êtes pas approchés d'une réalité palpable, feu qui s'est consumé, obscurité, ténèbres, ouragan, [v. He 12.18-19 : allusion aux phénomènes terrifiants qui accompagnaient la révélation de Dieu au Sinaï ; Ex 19.16-21 ; Ex 20.18-21 ; Dt 4.11-12 ; 5.23.]
Qui touchera la montagne — fût-ce une bête — sera lapidé ! [Ex 19.12-13.]
21 Et si terrifiant était ce spectacle que Moïse dit :
Je suis terrifié et tremblant. [Dt 9.19.]
22 Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion et de la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, et des myriades d'anges en réunion de fête, [He 11.10.]
— Abel He 11.4.]
25 Veillez à ne pas refuser d'entendre celui qui vous parle ! Car s'ils n'ont pas échappé au châtiment lorsqu'ils refusèrent d'entendre celui qui les avertissait sur la terre, à plus forte raison nous non plus n'y échapperons pas, si nous nous détournons de qui nous parle du haut des cieux.
26 Lui, dont la voix ébranla alors la terre, fait maintenant cette proclamation : Une dernière fois je ferai trembler non seulement la terre mais aussi le ciel. [Ag 2.6.]
13 Que l'amour fraternel demeure. [1 Th 4.9 ; Rm 12.10 ; 1 P 1.22 ; 2 P 1.7 ; 1 Jn 3.10-18.]
Non, je ne te lâcherai pas, je ne t'abandonnerai pas ! [Dt 31.6 (selon une version d'origine inconnue).]
6 Si bien qu'en toute assurance nous pouvons dire :
Le Seigneur est mon secours,
je ne craindrai rien ;
que peut me faire un homme ? [Ps 118.6.]
7 Souvenez-vous de vos dirigeants, qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez comment leur vie s'est terminée et imitez leur foi.
— le fruit de lèvres qui confessent son nom Os 14.3.]
20 Que le Dieu de la paix qui a fait remonter d'entre les morts, par le sang d'une alliance éternelle, le grand pasteur des brebis, notre Seigneur Jésus, [Es 63.11.
— le sang de l'alliance He 9.20.
— alliance éternelle Es 55.3 ; 61.8 ; Jr 32.40 ; Ez 37.26.]
22 Frères, je vous engage à supporter ce sermon ! D'ailleurs, je ne vous envoie que quelques mots.
25 La grâce soit avec vous tous !