Ce petit livre constitue une des questions les plus controversées de la littérature biblique. Que vient faire dans l'Ancien Testament ce poème d'amour ? Il est d'allure assez érotique; il s'attache seulement à la beauté physique, sans jamais parler de Dieu ni de procréation ; il contient des allusions à la géographie de la Palestine, voire même des réminiscences mythologiques, cependant sans aucune clé évidente pour l'interpréter.
La langue et le style paraissent assez tardifs et font penser à l'époque perse — Ve siècle avant J.-C. — ou peut-être même hellénistique — IIIe siècle —. Mais, il faut aussitôt souligner un grand nombre d'archaïsmes. En sorte que, même composé tard, le Cantique peut inclure des éléments anciens. Cependant Salomon n'en est manifestement pas l'auteur: comme pour Pr, Qo, Sg, le Cantique lui a été attribué sur la foi de 1R 5.12 et des allusions de Ct 1.5 ; 7.7,9,11 ; 8.11,12 (la première concerne un terme générique — comme on parle de meubles de Louis XV —, la deuxième pourrait s'inspirer d'un vieil épithalame, et la troisième a pour but de montrer que le vrai roi selon le Cantique n'est pas le Salomon de l'histoire). Quant à sa canonisation, il y a eu un certain malaise, qui montre en tout cas que le sens originel — quel qu'il soit — était obscurci. Fut-il utilisé aux noces ? C'est difficile à affirmer, malgré la coutume de le chanter dans les salles de banquets, contre laquelle s'élève Rabbi Aqiba à la fin du Ier siècle après J.-C. Son usage liturgique à la Pâque juive n'est pas attesté avant le Ve siècle avant J.-C. Les diverses interprétations peuvent être résumées sous quatre chefs, qu'on peut grouper deux par deux suivant qu'il s'agit d'allégorie ou de réalité.
1. L'interprétation allégorique remonte au moins au Ier siècle après J.-C. et évacue le scandale de cette poésie érotique. Elle interprète les relations du garçon et de la fille soit de façon historique soit de façon mystique. Deux possibilités se présentent dans le premier cas : ou bien il s'agit de la confrontation du peuple de Dieu avec quelque autre peuple à un moment de l'histoire ou bien il s'agit de la relation entre le Seigneur et son peuple. L'interprétation mystique offre aussi deux voies, l'une collective concernant Dieu et Israël, Christ et l'Eglise ou Christ et l'Humanité, l'autre individuelle reliant Dieu ou Christ et l'âme humaine, voire le Saint Esprit et Marie, ou encore Salomon et la Sagesse.
2. L'interprétation cultuelle voit dans le Cantique la traduction d'une liturgie païenne proche-orientale en l'honneur d'un dieu qui meurt et que va chercher aux enfers son amante la déesse de l'amour et de la guerre; ils sont représentés par le roi et la grande-prêtresse dont le mariage sacré symbolise l'union et provoque le renouvellement de la fécondité au Nouvel-An. Ici aussi en un certain sens le scandale érotique est évacué puisque l'union sexuelle n'a plus sa fin en elle-même mais est au service d'une cause religieuse. Les prophètes d'Israël ont lutté contre cette sorte de culte (voir Es 17.10; Ez 8.14 ; Za 12.11). Mais cette liturgie aurait été adaptée à la théologie d'Israël, comme la fête agraire des pains sans levain fut réinterprétée pour exprimer la foi historique de la Pâque.
3. L'interprétation dramatique accepte la réalité sexuelle du Cantique mais en évacue le scandale en mettant au premier plan la fidélité, surtout s'il y a non pas deux mais trois personnages: on assiste au drame de la bergère qui reste fidèle à son berger en dépit de Salomon qui veut la lui ravir, et un discrédit certain est jeté ainsi sur l'appétit érotique.
4. L'interprétation naturaliste voit dans le Cantique une collection de chants d'amour, à la façon de chants d'amour égyptiens ou de chants populaires arabes; on tâche parfois de les ordonner sur le schéma des noces syriennes encore constatées à la fin du siècle dernier en Transjordanie et au Liban. Certains n'y voient qu'une composition profane. D'autres parlent du sens moral d'un amour honnête.
5. Une cinquième interprétation peut être proposée, qui tient compte des éléments des précédentes. Les deux groupes de thèses indiqués s'affrontent de la façon suivante : pour les thèses 1 et 2 le sens premier est sacré et allégorique et c'est parce qu'il est oublié qu'on est réduit à un sens sexuel et profane; pour les thèses 3 et 4 le sens premier est sexuel et profane et c'est pour l'éviter qu'on a recours à l'allégorie. Cependant il se pourrait que l'amour du Cantique soit humain , à la fois sexuel et sacré , et la méconnaissance de l'un de ces deux aspects aurait conduit dans un cas au sens profane, dans l'autre cas au sens allégorique. Dans cette hypothèse le Cantique décrit l'amour humain comme ayant sa fin en lui-même dans l'œuvre bonne de Dieu — comme une sorte de commentaire de Gn 2.23-24 — ; pour cela, il incorpore plus ou moins sciemment les éléments de la liturgie païenne du mariage sacré mais en les démythisant jusqu'au bout pour annoncer que le vrai rôle de l'amour est non pas d'unir religieusement la terre au ciel mais d'unir deux créatures que Dieu a créées complémentaires; et il décrit cet amour charnel authentique (Pr 2.16-17 ; Ml 2.14) avec le langage de l'Alliance pour montrer dans l'amour de Dieu pour son peuple le modèle de tout amour — comme Paul le redira, selon Ep 5.25. Ainsi le sens spirituel du Cantique est dans son sens littéral, décrivant l'amour humain dans le langage de l'amour divin pour démythiser l'amour païen.
1 Le plus beau chant de Salomon . [Le plus beau chant. équivalent français d'un superlatif hébreu, dont la forme a été conservée dans le titre traditionnel Cantique des cantiques. Comparer Dt 10.17 ; Ps 136.2-3.
— Salomon 1 R 5.12 ; Ct 8.11-12 ; voir 3.7.]
2 Qu'il m'embrasse à pleine bouche !
Car tes caresses sont meilleures que du vin , [Les Hébreux pouvaient passer de la troisième personne (il) à la deuxième (tes caresses) quand ils s'adressaient à quelqu'un.
— Baiser Ct 8.1.
— vin (symbole de tous les plaisirs) v. 4 ; Ct 4.10 ; 5.1 ; 7.10 ; 8.2 ; voir Ct 2.4 ; Qo 2.3.]
3 meilleures que la senteur de tes parfums.
Ta personne est un parfum raffiné.
C'est pourquoi les adolescentes sont amoureuses de toi. [adolescentes (filles) Ct 2.2 ; 6.8-9 ; voir Gn 24.43 ; Es 7.14 ; Pr 30.19.]
4 Entraîne-moi après toi, courons.
Le roi me fait entrer dans sa chambre :
« Soyons heureux et joyeux grâce à toi . »
Célébrons tes caresses plus que du vin.
C'est à bon droit qu'elles sont amoureuses de toi. [Le roi. cette appellation semble désigner ici le jeune homme lui-même, comme en Ct 1.12 ; 7.6. En Ct 3.9,11 la même expression est appliquée à Salomon, mais c'est peut-être encore une manière de désigner le jeune homme du poème.
— grâce à toi. la jeune fille cite une parole de son amoureux.]
5 Je suis noire , moi, mais jolie, filles de Jérusalem,
comme les tentes en poil sombre,
comme les rideaux somptueux. [C'est-à-dire hâlée par le soleil (v. 6).]
6 Ne faites pas attention si je suis noiraude,
si le soleil m'a basanée.
Mes frères m'ont tannée :
ils m'ont mise à surveiller les vignes ;
ma vigne à moi, je ne l'ai pas surveillée . [frères Ct 8.8.
— m'ont tannée ou m'ont querellée.
— ma vigne à moi. manière indirecte pour la jeune fille de parler d'elle-même ; Ct 2.15 ; 7.13 ; 8.12 ; voir Ct 8.11 ; Es 5.1.]
7 Explique-moi donc, toi que j'aime,
où tu feras paître, où tu feras reposer à midi,
pour que je n'aie pas l'air d'une coureuse
près des troupeaux de tes camarades. [où tu feras paître... reposer.... le texte sous-entend ton troupeau.
— une coureuse. autre traduction une vagabonde.]
8 « Si tu ne le sais pas, toi, la plus belle des femmes,
toi, sors sur les traces du bétail
et fais paître tes biquettes près des demeures des pâtres . » [La jeune fille cite ici la réponse que des bergers (ou pâtres) ont donnée à sa question du v.7.]
9 A une cavale d'équipage de luxe,
je te compare, ma compagne.
10 Tes joues sont jolies entre les torsades,
ton cou dans les guirlandes. [Tes joues Ct 5.13.
— ton cou Ct 4.4 ; 7.5.]
11 Des torsades d'or nous te ferons faire avec incrustations d'argent.
12 D'ici que le roi soit à son enclos,
mon nard donne sa senteur . [le roi. voir Ct 1.4 et la note.
— son enclos. comme le jardin mentionné en Ct 4.12-14, ce terme semble employé ici au sens figuré et faire allusion à la jeune fille elle-même Ct 4.12,16 ; 5.1 ; 6.2.
— nard : parfum extrait d'une plante originaire du nord de l'Inde.
— Parfums symbolisant les attraits de la jeune fille Ct 4.6,10,13-14 ; 5.1,5 ; 8.2 ; voir Ct 4.11 ; ou ceux du jeune homme v.13,14 ; Ct 5.13 ; voir Ct 3.6.]
13 Mon chéri pour moi est un sachet de myrrhe :
entre mes seins il passe la nuit . [Mon chéri Ct 5.8-9.
— myrrhe. parfum d'origine végétale.
— entre mes seins. les femmes de cette époque avaient coutume de porter un sachet parfumé pendu à leur cou.]
14 Mon chéri pour moi est une grappe de henné
à la vigne de la Font-au-Biquet . [Le henné, plante aux fleurs en grappes fortement parfumées, poussait dans l'oasis de Font-au-Biquet (ou Source du Chevreau, en hébreu Ein-Guèdi), sur la rive occidentale de la mer Morte (1 S 24.1-2).]
15 Que tu es belle, ma compagne, que tu es belle !
Tes yeux sont des colombes ! [Que tu es belle ! Ct 4.1,7 ; 6.4 ; 7.7.
— colombe Ct 2.14 ; 5.12 ; 6.9.]
16 Que tu es beau, mon chéri, combien gracieux !
Combien verdoyante est notre couche !
17 Les poutres de notre maison sont les cèdres,
et nos lambris, les genévriers.
2 Je suis un narcisse de la Plaine, un lis des vallées . [narcisse, lis (ou anémone). les fleurs désignées ici n'ont pas été identifiées de façon certaine ; d'après Ct 5.13 la seconde est probablement rouge ; v.16 ; Ct 4.5 ; 6.2-3 ; voir Os 14.6 ; Mt 6.28.
— la Plaine, c'est-à-dire la plaine du Sharôn, en bordure de la côte méditerranéenne ; Es 35.1-2 ; voir Es 33.9.]
2 Comme un lis parmi des ronces,
telle est ma compagne parmi les filles.
3 Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt,
tel est mon chéri parmi les garçons.
A son ombre, selon mon désir, je m'assieds ;
et son fruit est doux à mon palais . [pommier Ct 8.5.
— palais Ct 5.16 ; 7.10.]
4 Il me fait entrer au cabaret ,
mais son enseigne au-dessus de moi est Amour. [Le cabaret semble désigner ici, au sens figuré, le lieu où les deux amoureux s'enivrent de leur amour.]
5 Restaurez-moi avec des gâteaux de raisins ;
soutenez-moi avec des pommes :
car je suis malade d'amour . [gâteaux de raisins Es 16.7 ; Jr 7.18 ; 44.19 ; Os 3.1.
— pommes v. 3 ; Cantique des 7 :9.
— malade d'amour Ct 5.8.]
6 Sa gauche est sous ma tête,
et sa droite m'enlace ! [sa gauche... sa droite... Ct 8.3.]
7 Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
par les gazelles ou par les biches de la campagne :
N'éveillez pas, ne réveillez pas mon Amour
avant son bon vouloir. [mon Amour ou celle que j'aime ; autre traduction l'Amour ; Ct 7.7.]
8 J'entends mon chéri !
Le voici : il vient !
Sautant par-dessus les monts,
bondissant par-dessus les collines,
9 mon chéri est comparable à une gazelle
ou à un faon de biche.
Le voici : il s'arrête derrière notre mur ;
il regarde par la fenêtre ;
il épie par le treillis.
10 Mon chéri chante
et me dit :
« Debout, toi, ma compagne,
ma belle, et viens-t'en . [Viens... Ct 7.12.]
11 Car voici que l'hiver passe ;
la pluie cesse, elle s'en va.
12 On voit des fleurs dans le pays ;
la saison de la chanson arrive ;
et on entend dans notre pays
la voix de la tourterelle.
13 Le figuier mûrit son fruit vert,
et les ceps en bouton donnent leur senteur.
Debout, toi, ma compagne,
ma belle, et viens-t'en.
14 Ma colombe au creux d'un rocher,
au plus caché d'une falaise,
fais-moi voir ton visage,
fais-moi entendre ta voix ;
car ta voix est agréable,
et ton visage est joli » [Ma colombe Ct 1.15.]
15 « Saisissez-nous les renards,
les petits renards
qui ravagent les vignes,
alors que notre vigne est en bouton ! » [Comme en Ct 1.4,8, la jeune fille cite sans doute ici des paroles entendues. C'est peut-être la mère, qui envoie ses fils à la poursuite du jeune homme (les renards), qu'elle accuse de nuire à sa fille (notre vigne).
— renards, chacals Ez 13.4 ; Lc 13.32.
— vigne Ct 1.6.]
16 Mon chéri est à moi, et je suis à lui,
qui paît parmi les lis , [il est à moi, je suis à lui Ct 6.3 ; 7.11 ; voir Os 2.4-20.
— qui paît. on peut comprendre soit qui fait paître son troupeau (comme en Ct 1.7), soit qui broute (comme en Ct 4.5).
— les lis. voir Ct 2.1 et la note.]
17 d'ici que le jour respire
et que les ombres soient fuyantes,
retourne ! ... toi, sois comparable, mon chéri,
à une gazelle ou à un faon de biche,
sur des monts séparés . [d'ici que le jour... Ct 4.6.
— Les expressions imagées du début du verset font allusion au prochain matin.
— retourne... toi. expression intentionnellement ambiguë ; la jeune fille fait semblant de congédier son amoureux (retourne, au sens de va-t'en) tout en lui donnant un nouveau rendez-vous (retourne au sens de reviens).
— comme une gazelle... Ct 8.14.
— des monts séparés ou des monts de Bètèr. Lieu inconnu dont le nom a peut-être une valeur symbolique.]
3 Sur mon lit, au long de la nuit, je cherche celui que j'aime
Je le cherche mais ne le rencontre pas. [Ct 5.6 ; Es 65.1 ; Jr 29.13 ; Os 2.9 ; 5.6 ; Pr 1.28 ; voir Mt 7.7.]
2 Il faut que je me lève
et que je fasse le tour de la ville ;
dans les rues et les places,
que je cherche celui que j'aime.
Je le cherche mais ne le rencontre pas.
3 Ils me rencontrent, les gardes
qui font le tour de la ville :
« Celui que j'aime, vous l'avez vu ? » [les gardes Ct 5.7.]
4 A peine les ai-je dépassés
que je rencontre celui que j'aime.
Je le saisis et ne le lâcherai pas
que je ne l'aie fait entrer chez ma mère ,
dans la chambre de celle qui m'a conçue : [je ne le lâcherai pas Gn 2.24.
— mère de la jeune fille Ct 6.9 ; 8.2, du jeune homme Ct 3.11 ; 8.5.]
5 « Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
par les gazelles ou par les biches de la campagne :
N'éveillez pas, ne réveillez pas mon Amour
avant son bon vouloir. » [Voir Ct 2.7 et la note.]
6 « Qui est-ce qui monte du désert
comme en une colonne de fumée
vaporisée de myrrhe et d'encens,
de toute poudre d'importation ? » [Les v. 6-11 reproduisent peut-être un poème composé pour le mariage du roi Salomon ; la jeune fille l'applique maintenant à son amoureux.
— Qui est ?... Ct 6.10 ; 8.5.
— myrrhe et encens voir Ct 1.12 ; 1.13 et la note.
— importation 1 R 10.15 ; Ez 27.13-24 ; Nahum 3.16.]
7 Voici sa litière — celle de Salomon —
entourée de soixante braves
d'entre les braves d'Israël, [Salomon v. 9,11 ; Ct 8.11-12.]
8 tous s'étant saisis de l'épée,
initiés au combat,
chacun son épée sur sa hanche
pour s'abriter de la terreur nocturne . [Ps 91.5 ; Tb 3.7-8 ; 6.14.]
9 Le roi Salomon s'est fait faire un palanquin :
de bois du Liban [un palanquin. le mot hébreu correspondant est mal connu et la traduction incertaine.
— de bois du Liban. c'est-à-dire de cèdre (voir la note sur Es 10.34).]
10 il a fait faire ses piliers ;
en argent, son appui ;
en or, son siège ;
en pourpre , son intérieur,
arrangé amoureusement
par les filles de Jérusalem. [Teinture de luxe (rouge foncé). par extension le terme désigne aussi les tissus de cette couleur.]
11 Sortez admirer, filles de Sion, le roi Salomon
avec la couronne dont le couronne sa mère
au jour de son mariage :
au jour où son être est dans la joie . [couronne Es 61.10 ; 62.3.
— mariage et joie Es 62.5.]
4 Que tu es belle, ma compagne ! Que tu es belle !
Tes yeux sont des colombes à travers ton voile.
Ta chevelure est comme un troupeau de chèvres
dégringolant du mont Galaad . [v.1-14. Eloge de la bien aimée Cantique des cantiques 6 :4-10 ; 7 :2-10, du bien aimé Ct 5.10-16.
— Que tu es belle ! Ct 1.15.
— ton voile. le jour des noces la mariée se présentait voilée au marié ; Gn 24.65.
— Ta chevelure... Cantique des cantiques 6 :5. Les chèvres de cette région sont noires.
— Le mont Galaad est situé à l'est du Jourdain ; Gn 31.21.]
2 Tes dents sont comme un troupeau de bêtes à tondre
qui remontent du lavoir :
toutes ont des jumeaux,
on ne les arrache à aucune. [Tes dents Ct 6.6.]
3 Comme un ruban écarlate sont tes lèvres,
et ta babillarde est jolie.
Comme la tranche d'une grenade est ta tempe
à travers ton voile. [ta babillarde ou ta langue.
— grenade Ct 4.13 ; 6.7,11 ; 7.13 ; 8.2.]
4 Comme la Tour-de-David est ton cou,
bâti pour des trophées :
un millier de boucliers y est pendu,
toutes sortes d'armures de braves . [ton cou Ct 1.10.
— Le collier de pièces de monnaie que porte la jeune fille évoque les boucliers qui ornent la Tour-de-David (monument inconnu par ailleurs) ; voir Ez 27.10-11.]
5 Tes deux seins sont comme deux faons,
jumeaux d'une gazelle
qui paissent parmi les lis . [Tes seins Ct 7.4,8,9 ; 8.10 ; Pr 5.19.
— comme deux faons Ct 7.4 ; voir Ct 2.9,17.
— qui paissent parmi les lis Ct 2.16.]
6 D'ici que le jour respire
et que les ombres soient fuyantes,
je m'en irai au mont emmyrrhé
et à la colline encensée . [D'ici que le jour... Ct 2.17.
— emmyrrhé, encensée : parfumés respectivement à la myrrhe (voir Ct 1.13 et la note) et à l'encens ; Ct 1.12.]
7 Tu es toute belle, ma compagne !
De défaut, tu n'en as pas ! [belle Ct 1.15.
— sans défaut voir Ep 5.27.]
8 Avec moi, du Liban, ô fiancée,
avec moi, du Liban tu viendras ;
tu dévaleras du sommet de l'Amana,
du sommet du Senir et de l'Hermon ,
des retraites de lions et des montagnes à panthères. [Liban, Amana, Senir, Hermon. montagnes situées au nord de la Palestine ; Ct 7.5 ; Dt 3.8-9 ; 1 Ch 5.23.]
9 Tu me rends fou , ma sœur, ô fiancée,
tu me rends fou par une seule de tes œillades,
par un seul cercle de tes colliers. [Tu me rends fou Ct 6.5.]
10 Que tes caresses sont belles, ma sœur, ô fiancée !
Que tes caresses sont meilleures que du vin,
et la senteur de tes parfums , que tous les baumes ! [vin Ct 1.2.
— parfums 1.12.]
11 Tes lèvres distillent du nectar, ô fiancée ;
du miel et du lait sont sous ta langue ;
et la senteur de tes vêtements
est comme la senteur du Liban . [Tes lèvres distillent... Pr 5.3.
— du miel et du lait Ex 3.8 ; Es 55.1.
— vêtements parfumés Ps 45.9 ; Pr 7.17.
— senteur du Liban Os 14.7.]
12 Tu es un jardin verrouillé, ma sœur, ô fiancée ;
une source verrouillée,
une fontaine scellée ! [Au lieu de une source certains manuscrits hébreux et les versions anciennes proposent un jardin, répétant ainsi le vers précédent.
— jardin (symbole de la jeune fille) Ct 1.12.
— fontaine scellée Pr 5.16.]
13 Tes surgeons sont un paradis de grenades,
avec des fruits de choix :
le henné avec le nard , [Le terme traduit par « surgeons » évoque par assonance le mot désignant la dot (voir 1 R 9.16), et le terme rendu par « choix » rappelle le cadeau que le fiancé faisait à son futur beau-père (Gn 24.53). Mais ici, par contraste, tout est gratuit dans le don que les amants font d'eux-mêmes l'un à l'autre.
— paradis 2 Co 12.4.
— fruits de choix Ct 4.16 ; 7.13.
— henné. voir Ct 1.14 et la note.
— nard. voir Ct 1.12 et la note.]
14 du nard et du safran,
de la cannelle et du cinnamome,
avec toutes sortes d'arbres à encens ;
de la myrrhe et de l'aloès ,
avec tous les baumes de première qualité. [cannelle, myrrhe, aloès (Ps 45.9), safran, cinnamome. parfums d'origine végétale ; voir Ct 1.12 ; Ps 45.9 ; Pr 7.17.]
15 Je suis une fontaine de jardins,
un puits d'eaux courantes,
ruisselant du Liban !
16 Eveille-toi, Aquilon ! Viens, Autan !
Fais respirer mon jardin,
et que ses baumes ruissellent !
Que mon chéri vienne à son jardin
et en mange les fruits de choix ! [Aquilon, Autan. vents du nord et du sud respectivement ; ils doivent répandre les senteurs du « jardin » (voir Cantique des cantiques 1 :12 et la note).]
5 Je viens à mon jardin, ma sœur,
ô fiancée ;
je récolte ma myrrhe avec mon baume ;
je mange mon rayon avec mon miel ;
je bois mon vin avec mon lait !
« Mangez, compagnons ;
buvez, enivrez-vous, chéris ! » [parfums Ct 1.12.
— vin Ct 1.2.
— La fin du v. 1 s'adresse aux deux amoureux. Elle conclut le rêve que la jeune fille a commencé en Ct 3.1.]
2 Je dormais mais je m'éveille :
j'entends mon chéri qui frappe !
« Ouvre-moi, ma sœur, ma compagne,
ma colombe, ma parfaite ;
car ma tête est pleine de rosée ;
mes boucles, des gouttes de la nuit. »
3 « J'ai enlevé ma chemise : comment ! je la revêtirais ?
J'ai lavé mes pieds : comment ! je les salirais ? » [Le v. 3 cite les objections que la jeune fille fait à son amoureux.]
4 Mon chéri avance la main par le trou ;
et mon ventre s'en émeut. [Le texte sous-entend de la porte. le jeune homme essaie d'ouvrir le loquet intérieur.]
5 Moi, je me lève pour ouvrir à mon chéri.
Et mes mains distillent de la myrrhe,
et mes doigts de la myrrhe fluide,
sur les paumelles du verrou . [myrrhe. voir Ct 1.12 ; 1.13 et la note.
— les paumelles ou la poignée.]
6 Moi, j'ouvre à mon chéri !
Mais mon chéri s'est détourné, il a passé.
Hors de moi je sors à sa suite :
je le cherche mais ne le rencontre pas ;
je l'appelle mais il ne me répond pas. [je le cherche, mais... Ct 3.1-2.]
7 Ils me rencontrent, les gardes
qui font le tour de la ville ;
ils me frappent, ils me blessent ;
ils enlèvent de dessus moi ma houppelande ,
les gardes des remparts. [Elle a mis cet ample manteau pour sortir précipitamment, au saut du lit, et les gardes la prennent pour une fille de mauvaise conduite.
— les gardes Ct 3.3.]
8 Je vous en conjure, filles de Jérusalem :
Si vous rencontrez mon chéri,
que lui expliquerez-vous ?
Que je suis malade d'amour ! [malade d'amour Ct 2.5.]
9 Celui que tu chéris, qu'a-t-il de plus qu'un autre,
ô la plus belle des femmes ?
Celui que tu chéris, qu'a-t-il de plus qu'un autre,
pour qu'ainsi tu nous conjures ?
10 Mon chéri est clair et rose,
il est insigne plus que dix mille . [v. 10-16. éloge du bien aimé voir Ct 4.1-14.
— clair et rose voir 1 S 16.12.
— plus que dix mille 2 S 18.3.]
11 Sa tête est un lingot d'or fin.
Ses boucles sont des panicules ,
noires comme un corbeau. [Ces fruits en grappes de certaines variétés de palmier sont noirs comme les cheveux du jeune homme.]
12 Ses yeux sont comme des colombes sur des bassins à eau,
se lavant dans du lait,
se posant sur des vasques. [colombes Ct 1.15.]
13 Ses joues sont comme un parterre embaumé
produisant des aromates .
Ses lèvres sont des lis
distillant de la myrrhe fluide. [joues Ct 1.10.
— produisant. d'après les anciennes versions ; hébreu obscur.
— des aromates ou des parfums ; Ct 1.12.]
14 Ses mains sont des bracelets d'or
remplis de topazes.
Son ventre est une plaque d'ivoire
couverte de saphirs . [topazes. pierres précieuses de couleur ambrée ; allusion à des bagues, ou plus vraisemblablement aux ongles du jeune homme.
— saphirs. pierres précieuses de teinte bleue ; allusion aux veines qui apparaissent sous la peau.]
15 Ses jambes sont des piliers d'albâtre
fondés sur des socles d'or fin.
Son visage est comme le Liban :
c'est l'élite, comme les cèdres. [piliers voir Ps 144.12 ; Ecclésiastique 26.18.]
16 Son palais est la douceur même ;
et tout son être est l'objet même du désir.
Tel est mon chéri, tel est mon compagnon,
filles de Jérusalem ! [son palais Ct 2.3.]
6 Où est allé ton chéri,
ô la plus belle des femmes ?
Où s'est dirigé ton chéri,
que nous le cherchions avec toi ? [que nous le cherchions Ct 3.1.]
2 Mon chéri descend à son jardin,
aux parterres embaumés,
pour paître au jardin
et pour cueillir des lis . [parterres embaumés Ct 5.13 ; voir Ct 1.12.
— Comme en Ct 2.1-2 ; 4.12-16 le jardin (Ct 1.12) et le lis (Ct 2.1) sont ici des symboles de la jeune fille.]
3 Je suis à mon chéri, et mon chéri est à moi,
lui qui paît parmi les lis . [Je suis à lui, il est à moi Ct 2.16.
— lis. voir Ct 2.1 et la note.]
4 Tu es belle, ma compagne, comme Tirça ,
jolie comme Jérusalem,
terrible comme ces choses insignes. [v. 4-10. éloge de la bien-aimée Ct 4.1-14.
— Tu es belle Ct 1.15.
— Tirça (Plaisance) fut la capitale du royaume d'Israël avant Samarie (voir 1 R 15.33 ; 16.8,23).]
5 Détourne de moi tes yeux,
car eux m'ensorcellent.
Ta chevelure est comme un troupeau de chèvres
dégringolant du Galaad . [tes yeux m'ensorcellent Ct 4.9.
— Ta chevelure... Ct 4.1 et la note.]
6 Tes dents sont comme un troupeau de brebis
qui remontent du lavoir :
toutes ont des jumeaux,
on ne les arrache à aucune. [tes dents Ct 4.2.]
7 Comme la tranche d'une grenade est ta tempe
à travers ton voile [Comme la tranche d'une grenade Ct 4.3.]
8 Soixante sont les reines,
et quatre-vingts les maîtresses,
et les adolescentes sans nombre . [Le poème évoque ici le harem de Salomon (1 R 11.3), pour faire ressortir par contraste les qualités exceptionnelles de la jeune fille (v. 9).
— adolescentes (filles) Ct 1.3 ; voir Est 2.12-17.]
9 Elle est unique, ma colombe, ma parfaite.
Elle est unique pour sa mère,
brillante pour celle qui l'enfanta.
Les filles la voient : elles la disent heureuse ;
les reines et les maîtresses : elles font son éloge : [colombe Ct 1.15.
— unique pour sa mère Pr 4.3.
— brillante. autres traductions pure, resplendissante ou préférée.
— Les filles Ct 1.3.
— la disent heureuse Pr 31.28 ; voir Ps 1.1 ; Mt 5.3.]
10 « Qui est Celle qui toise comme l'Aurore,
belle comme la Lune,
brillante comme le Soleil
terrible comme ces choses insignes ? » [Le v. 10 cite les louanges que les femmes du harem royal adressent à la jeune fille.
— Qui est ?... Ct 3.6.
— l'Aurore Es 14.12.
— comme le soleil Ecclésiastique 26.16.
— belle... terrible v. 4.]
11 Au jardin des noyers je descends
pour admirer les pousses de la gorge,
pour voir si le cep bourgeonne,
si les grenadiers fleurissent . [de la gorge ou de la vallée.
— pour voir si le cep... Ct 7.13.]
12 Je ne reconnais pas mon propre moi :
il me rend timide,
bien que fille de nobles gens ! [il me rend... nobles gens : traduction conjecturale ; hébreu obscur.]
7 « Reviens, reviens, Sulamite !
Reviens, reviens, que nous te contemplions ! »
— Comment contemplerez-vous la Sulamite ?
— Comme en une contredanse ! [Sulamite. nom propre qui pourrait être considéré comme le féminin de Salomon. Les deux noms sont construits sur la racine qui désigne la paix (voir 8.10). Ceux qui interpellent ainsi la jeune fille la considèrent comme une reine, inséparable de son « roi Salomon » (voir la note sur Ct 1.4).
— contredanse ou danse à deux (deux partenaires ou deux groupes).]
2 Comme sont beaux tes pieds dans les sandales,
fille de noble !
Les contours de tes hanches sont comme des anneaux,
œuvre de mains d'artiste. [v. 2-10. éloge de la bien-aimée Ct 4.1-14.]
3 Ton nombril est une coupe en demi-lune :
que le mélange ne manque pas !
Ton abdomen est un monceau de blé bordé de lis. [Le sens exact du terme hébreu ainsi traduit d'après Ez 16.4 est incertain. Peut-être est-ce un euphémisme pour désigner le sexe féminin.]
4 Tes deux seins sont comme deux faons ,
jumeaux d'une gazelle. [Ct 4.5.]
5 Ton cou est comme la Tour-d'Ivoire.
Tes yeux sont des étangs à Heshbôn,
près de la porte Populeuse.
Ton nez est comme la Tour-du-Liban ,
sentinelle face à Damas. [cou Ct 1.10.
— tour Ct 4.4.
— Heshbôn. ville de Transjordanie ; les archéologues y ont découvert d'anciens réservoirs d'eau Nb 21.27 ; Es 15.4.
— la Tour-du-Liban : peut-être désignation poétique du mont Hermon ; Ct 4.8.]
6 Ta tête sur ton corps est comme le Carmel,
et ses mèches sont comme la pourpre :
un roi est enchaîné par ces flots . [le Carmel Es 33.9 et la note ; Es 35.2.
— pourpre : cette couleur (rouge ou violette) très foncée décrit les reflets de la chevelure.
— un roi : voir Ct 1.4 et la note.
— ces flots : image pour les longs cheveux ondulés de la jeune fille.]
7 Que tu es belle, et que tu es gracieuse,
amour , fille délicieuse ! [belle Ct 1.15.
— amour Ct 2.7.]
8 Ta stature que voici est comparable à un palmier ;
et tes seins, à des grappes. [palmier (Tamar) Gn 38.6 ; 2 S 13.1 ; 14.27.]
9 Je dis : « Il faut que je monte au palmier,
que je saisisse ses régimes » :
Que tes seins soient donc comme les grappes d'un cep,
et la senteur de ta narine comme des pommes , [pommes Ct 2.5.]
10 et ton palais comme un vin de marque...
... allant tout droit à mon chéri,
coulant aux lèvres des dormeurs. [palais Ct 2.3.
— vin Ct 1.2.]
11 Je suis à mon chéri , et vers moi est son élan. [Je suis à lui... Ct 2.16.]
12 Viens , mon chéri ; sortons à la campagne ;
passons la nuit au Village ; [Viens... Ct 2.10,13 ; voir Ap 22.17.]
13 de bonne heure, aux vignes,
allons voir si le cep bourgeonne,
si le bouton s'ouvre,
si les grenadiers fleurissent.
Là je te donnerai mes caresses . [voir si le cep... Ct 6.11.
— caresses Ct 1.2.]
14 Les pommes d'amour donnent leur senteur ;
et à nos ouvertures sont toutes sortes de fruits de choix :
nouveaux, anciens aussi , mon chéri, je les réserve pour toi.
8 Que n'es-tu vraiment mon frère,
nourri aux seins de ma mère !
Je te rencontrerais dehors, je t'embrasserais :
cependant les gens ne me mépriseraient pas. [mon frère voir Ct 4.9.
— Baisers Ct 1.2 en public Pr 7.13.]
2 Je te conduirais ; je te ferais entrer chez ma mère.
Tu m'initierais ;
je te ferais boire du vin aromatisé,
de mon jus de grenades . [entrer chez ma mère Ct 3.4.
— vin Ct 1.2.
— grenades Ct 4.13.]
3 Sa gauche sous ma tête,
et sa droite m'enlace ! [sa gauche... sa droite... Ct 2.6.]
4 « Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
n'éveillez pas, ne réveillez pas mon Amour
avant son bon vouloir. »
5 « Qui est-ce qui monte du désert,
s'appuyant sur son chéri ? »
— Sous le pommier je te réveille :
là où fut enceinte de toi ta mère,
là où fut enceinte celle qui t'enfanta, [Qui est... ? Ct 3.6.
— pommier Ct 2.3.]
6 mets-moi comme un sceau sur ton cœur,
comme un sceau sur ton bras.
Car :
Fort comme la Mort est Amour ;
inflexible comme Enfer est Jalousie ;
ses flammes sont des flammes ardentes :
un coup de foudre sacré . [Le sceau (voir la note sur Ex 28.11) pouvait se porter en pendentif autour du cou. La fiancée désire à la fois représenter pour son fiancé ce qu'il aura toujours de plus personnel et en quelque sorte apposer sa marque sur lui ; Gn 38.18 ; 1 R 21.8 ; Jr 22.24 ; Ag 2.23.
— fort comme la mort Es 28.15 ; Os 13.14 ; Ha 2.5.
— jalousie Ex 20.5.
— un coup de foudre sacré ou une flamme du Seigneur Nb 11.1,3 ; 1 R 18.38 ; 2 R 1.12 ; Jb 1.16.]
7 Les Grandes Eaux ne pourraient éteindre l'Amour
et les Fleuves ne le submergeraient pas.
Si quelqu'un donnait tout l'avoir de sa maison en échange de l'amour,
à coup sûr on le mépriserait. [Les Grandes Eaux ou toute l'eau de l'univers ; Ez 26.19 ; Ha 3.15 ; Ps 18.17.
— les Fleuves Es 43.2 ; Ha 3.8.
— tout l'avoir de sa maison Gn 34.12 ; Pr 6.31 ; 31.10.]
8 « Nous avons une sœur. Elle est petite :
elle n'a pas de seins.
Que ferons-nous de notre sœur
au jour où l'on parlera d'elle ? [Le rôle des frères était de défendre leur sœur (comparer Ct 1.6) et de veiller à son mariage (voir Gn 24.50 ; 34 ; 2 S 13.1 et suiv.).
— Les v. 8-9 évoquent rétrospectivement leurs intentions concernant la jeune fille du poème.]
9 Si elle était un rempart,
nous bâtirions sur elle des créneaux d'argent.
Si elle était une porte,
nous la bloquerions d'une planche de cèdre. »
10 Je suis un rempart
et mes seins sont vraiment des tours ?
Alors j'existe à ses yeux
comme celle qui rencontre la paix . [qui rencontre la paix ou qui procure la paix. le terme ainsi traduit évoque par assonance les noms de Salomon (voir la note sur Ct 1.4) et de la Sulamite (voir Ct 7.1 et la note).
— recherche et rencontre voir Ct 3.1-4 ; 5.6-8.]
11 Salomon a une vigne à Baal-Hamôn.
Il donne la vigne aux surveillants.
Chacun fera rentrer pour son fruit mille pièces d'argent . [Salomon Ct 3.7.
— Baal-Hamôn : lieu non identifié, dont le nom est sans doute symbolique : « possesseur de foule » ou « possesseur de richesses » ; c'est peut-être une allusion au harem de Salomon (voir la note sur Ct 6.8).
— vigne à surveiller Ct 1.6.
— mille pièces d'argent Es 7.23.]
12 Ma vigne à moi est à ma disposition.
Les mille sont à toi, Salomon,
mais deux cents à ceux qui en surveillent le fruit . [Sur la vigne comme symbole de la jeune fille voir Ct 1.6 et la note. Par contraste avec le jeune homme du poème, Salomon ne peut profiter seul du fruit de sa « vigne ».]
13 Toi qui es assise au milieu des jardins ,
des camarades sont attentifs à ta voix ;
fais-moi entendre : [jardins Ct 4.12.]
14 « Echappe, mon chéri ! Et sois comparable, toi,
à une gazelle ou à un faon de biche,
sur des monts embaumés. »[Comparer Ct 2.17 et la note.]