Vous me chercherez et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur.
Vous avez commencé la « grande recherche » au moment de votre naissance. Il a fallu peut-être plusieurs années pour que vous en soyez conscient, pour qu’il devienne apparent pour vous que vous étiez constamment en train de chercher — de chercher quelque chose que vous n’aviez jamais eu — de chercher une chose plus importante que tout le reste. Parfois vous avez essayé de l’oublier, décidé à ne plus penser qu’à vos affaires du moment. Vous avez peut-être même cru être libéré de ce besoin de rechercher cette chose sans nom. Peut-être avez-vous presque réussi à bannir complètement ce besoin. Mais toujours vous avez été repris — toujours vous êtes revenu à votre quête.
Au moment où vous étiez le plus seul dans la vie, vous avez regardé à d’autres hommes et à d’autres femmes et vous vous êtes demandé s’ils cherchaient aussi — s’ils cherchaient ce quelque chose qu’ils ne pouvaient décrire mais qu’ils désiraient et dont ils avaient besoin. Quelques-uns paraissaient beaucoup plus heureux et moins accablés que vous. D’autres semblaient avoir trouvé la satisfaction dans le mariage et la vie de famille. D’autres encore sont partis et se sont fait un nom et une richesse ailleurs dans le monde, ou bien ils sont restés chez eux et ont prospéré. En les voyant, vous avez peut-être pensé : « Ces gens ne sont pas préoccupés par cette recherche. Ils ont trouvé leur chemin ; ils savaient ce qu’ils désiraient et ils ont pu l’atteindre. Je suis seul à suivre ce sentier qui ne mène à rien. Je suis seul à demander, à chercher et à trébucher le long de cette route sombre et déserte où il n’y a pas de poteaux indicateurs. »
Mais vous n’êtes pas seul. Toute l’humanité chemine avec vous, car elle est préoccupée par la même recherche. Toute l’humanité cherche la réponse à la confusion, à la nausée morale et au vide spirituel. Toute l’humanité languit après une direction, un réconfort et la paix. On dit que nous vivons dans un siècle anxieux. Les historiens montrent qu’il y eut peu de périodes, dans toute l’histoire, où l’homme ait été sujet à autant de craintes et d’insécurité. Tous les appuis habituels semblent avoir disparu. Nous parlons de paix et nous devons envisager la guerre. Nous élaborons des projets pour la sécurité que nous n’avons pas encore trouvée. Nous nous accrochons à toutes les épaves et lorsque nous les avons saisies, elles nous échappent et disparaissent.
Depuis des générations, nous courons dans toutes les directions, comme des enfants effrayés. Chaque fois nous nous disons : « Ce chemin est le bon, il nous conduira où nous désirons aller. » Mais chaque fois, nous constatons que nous nous sommes trompés.
Un des premiers chemins que nous ayons pris s’appelle la « liberté politique ». Il faut donner la liberté politique à tous, disons-nous, et le monde sera heureux. Laissez-nous choisir notre gouvernement et alors la vie vaudra la peine d’être vécue. Nous avons obtenu la liberté politique mais non pas un monde meilleur. Nos journaux quotidiens nous informent de corruption en haut lieu, de favoritisme, d’exploitation et d’hypocrisie égalant, et quelquefois surpassant, le despotisme des anciens rois. La liberté politique est une chose excellente, mais, à elle seule, elle ne peut nous donner le monde que nous désirons.
Il est un autre chemin plein d’espérance, appelé la « culture » ; beaucoup de gens croient pouvoir s’y fier. La liberté politique unie à la culture, voilà le secret, disait-on. Et nous nous sommes précipités tête baissée sur ce chemin. Il nous a paru brillant, bien éclairé et raisonnable pendant longtemps. Nous nous y sommes avancés avec empressement et d’un pas assuré ; mais où nous a-t-il conduits ? Lisez les résultats des enquêtes faites dans les collèges et les universités, voyez les dissensions entre éducateurs, les doctrines dangereuses qu’ils professent, et enfin, le nombre croissant de malfaiteurs « cultivés » qui peuplent les prisons et les pénitenciers. Et vous ne tarderez pas à vous convaincre que la culture seule ne suffit pas.
Le chemin le plus attrayant est pour beaucoup celui du « plus haut standard de vie ». Chacun a cru qu’on allait être conduit automatiquement dans un monde meilleur le jour où il n’y aurait plus « qu’à appuyer sur le bouton ». C’est le chemin qui, par les réclames magnifiques des journaux illustrés, nous conduit aux brillantes voitures, aux luisantes rangées de réfrigérateurs électriques et de machines à laver, aux poulets appétissants cuits dans les casseroles les plus modernes. Cette fois nous avons atteint le but. Les autres chemins étaient peut-être mauvais ! Celui-ci est à coup sûr le bon !
Cependant, regardez autour de vous en cet instant même. Actuellement, la liberté politique a atteint en Amérique un degré impensable pour beaucoup d’autres pays civilisés. Les Etats-Unis possèdent le système d’instruction publique le plus complet que les hommes aient jamais créé, et on fait l’éloge de notre haut standard de vie. La « vie américaine », comme nous aimons appeler cette existence entièrement électrifiée et automatique, nous a-t-elle rendus heureux ? Nous a-t-elle apporté la joie, la satisfaction et la raison de vivre que nous cherchions ?
Non. Nous avons la satisfaction et la fierté d’avoir réalisé ce que tant de générations avant nous n’osaient même pas rêver : nous traversons les océans en quelques heures au lieu de quelques mois ; nous avons découvert des remèdes miraculeux qui suppriment quelques-unes des plus graves maladies ; nous avons construit des gratte-ciel à côté desquels la tour de Babel n’est qu’une taupinière ; nous avons sondé les secrets ensevelis dans les profondeurs de la mer et scruté les espaces infinis de l’univers. Mais est-ce que tout cela comble le vide qui est en nous ? Toutes ces merveilles modernes nous apportent-elles un sentiment de plénitude, nous aident-elles à comprendre pourquoi nous sommes ici, nous montrent-elles ce que nous devons apprendre ?
Ou bien cet affreux sentiment de vide subsiste-t-il ? Chaque nouvelle découverte de la grandeur de l’univers vous réconforte-t-elle ou vous laisse-t-elle plus seul et misérable que jamais ? L’antidote de la crainte, de la haine et de la corruption humaines repose-t-il dans une éprouvette de laboratoire ou dans le télescope d’un astronome ?
Nous ne pouvons nier que la science a donné à l’homme beaucoup de choses excellentes. Mais cette même science vient de nous faire le plus effroyable don qui ait jamais été fait à l’humanité. La vie et l’avenir de chaque créature vivant sur cette planète sont menacés par ce don de la science. Il se dresse comme une ombre lugubre derrière nos pensées. Il hante comme un spectre hideux les rêves de nos enfants. Nous essayons d’en ignorer l’existence. Nous nous disons que c’est une plaisanterie et nous nous assurons qu’un beau matin, en nous réveillant, nous découvrirons que nous n’avons pas conquis l’espace et que les armes nucléaires n’ont jamais été mises au point. Mais notre journal quotidien nous dit le contraire.
Il y a naturellement beaucoup d’autres chemins, et les gens s’y précipitent. Il y a le chemin de la célébrité, de la richesse, du plaisir, de la puissance. Ils conduisent à un enlisement certain. Nous sommes pris au filet de nos propres pensées, si habilement et si complètement, que nous ne pouvons plus voir la cause de notre mal, ni son remède.
S’il est vrai que chaque mal a son remède, nous devons nous hâter de le trouver. Le sable s’écoule rapidement dans le sablier de la civilisation, et s’il y a un sentier qui conduit à la lumière, s’il y a un chemin qui ramène à la santé spirituelle, alors ne perdons pas une minute !
En ces temps de crise, bien des gens se débattent et leurs efforts ne les sauvent pas : ils les conduisent au contraire plus profond dans l’abîme.
Le taux des suicides est monté en flèche dans les années quatre-vingt. Chez les enfants entre dix et quatorze ans, ce taux a triplé en dix ans. Le magazine Leadership estime qu’en Amérique seulement, un demi-million de personnes tentent de se suicider chaque année — et que cinquante mille d’entre elles y parviennent. En 1981, les décès par suicide ont dépassé les décès par homicide. Ces milliers de gens qui ne peuvent pas trouver de réponse — même fausse — préfèrent la mort à la vie dans cette jungle humaine appelée civilisation.
Au cours des deux dernières décennies, le taux de divorces a lui aussi monté en flèche, et cela même au sein de l’Eglise. Bientôt, un mariage sur deux se terminera par un échec. Ce taux de divorces a augmenté de cent pour cent depuis 1900 !
Nos enfants sont victimes d’attentats à la pudeur et sont soumis aux atrocités d’une pornographie infantile. Nous entendons parler d’avortements sur demande, de mères porteuses, de banques de sperme et j’en passe. Nos familles sont assaillies par toutes sortes d’aberrations et d’abus.
Alors, « où sommes-nous ? » demandez-vous. « Où sommes-nous et où allons-nous ? » Laissez-moi vous dire où nous sommes et ce que nous sommes. Nous sommes des gens vides. Nos têtes sont remplies de connaissance, mais nos âmes sont vides.
Nous reprochons à la jeunesse d’avoir perdu sa direction, son enthousiasme, son ardeur au travail et son désir de se développer. Chaque jour, j’entends des parents dire qu’ils ne savent ce qui se passe chez leurs enfants — ils ne veulent fournir aucun effort, ils veulent que tout leur soit donné. Les parents ne semblent pas voir que ces enfants bien instruits et soigneusement élevés sont vides intérieurement. Ils ne sont pas remplis de l’esprit qui fait du travail une joie. Ils ne sont pas remplis de l’assurance qui fait de l’effort un plaisir. Et pourquoi sont-ils si vides ? Parce qu’ils ne savent ni d’où ils viennent, ni pourquoi ils sont là, ni où ils vont.
Ils sont comme une rangée de magnifiques voitures neuves, au fini parfait, mais dont le réservoir est vide. L’extérieur est plaisant, mais il n’y a rien à l’intérieur pour leur donner de la puissance. Et ils restent ainsi à se rouiller — à se rouiller d’ennui.
On dit que les peuples civilisés et industrialisés sont plus facilement sujets à l’ennui que les autres peuples. Ils sont devenus si vides qu’ils ne peuvent même plus se divertir eux-mêmes. Ils doivent payer les autres pour les amuser, pour les faire rire, pour essayer de les rendre heureux pendant quelques instants ; pour tenter de se débarrasser de ce sentiment terrible et effrayant de vide — ce sentiment d’être perdu et seul.
Vous pensez que l’ennui est une chose sans importance. Il arrive à chacun de s’ennuyer : c’est très naturel. Mais laissez-moi vous dire quelque chose à propos de l’ennui, de cette dangereuse apathie qui plane sur le pays, sur les esprits et sur les cœurs. L’homme est la seule créature de Dieu capable d’éprouver de l’ennui, bien que j’aie vu des animaux dans des jardins zoologiques qui aient l’air de s’ennuyer. Aucun être vivant, à part l’homme, ne peut se lasser de lui-même et de son entourage. C’est très significatif, car le Créateur n’a rien fait au hasard, et s’Il a donné aux hommes la capacité de s’ennuyer, c’est qu’Il l’a voulu.
L’ennui est un des plus sûrs moyens de mesurer votre propre vide intérieur. Avec la précision d’un thermomètre, il vous indique jusqu’où va votre désert spirituel. Celui qui s’ennuie vraiment vit et travaille dans le désert. Or la nature a horreur du vide. En règle infaillible et universelle, tour vide doit être comblé, et comblé immédiatement.
Nous n’avons pas besoin de retourner jusqu’à l’histoire ancienne pour voir ce qui arriva aux peuples spirituellement vides. Il nous suffit de considérer la récente histoire de l’Allemagne ou de l’Italie, pour constater avec quelle meurtrière rapidité la nature remplit les vides qu’il y a en nous. Le nazisme en Allemagne et le fascisme en Italie n’auraient pas pu trouver de place dans le cœur et dans l’âme d’un homme rempli de l’Esprit de Dieu; par contre, ils s’infiltrent avec la plus grande facilité dans les esprits et dans les cœurs de ceux qui sont vides et qui attendent. Il appartient à chacun d’entre nous de décider avec quoi nous comblerons ce vide intérieur.
Voilà donc où nous en sommes aujourd’hui. Nous avons essayé de remplir notre être intérieur par la science et la culture, par une vie meilleure et des plaisirs, par toutes sortes de choses dont nous avions envie. D’un côté, nous voyons le capitalisme de plus en plus décadent, et de l’autre un communisme sans Dieu : mais ni l’un ni l’autre n’ont réussi à combler le vide. Pourquoi sommes-nous ainsi ? Parce que le Créateur nous a créés pour Lui, et que nous n’aurons jamais de paix ni de satisfaction tant que nous ne serons pas en communion avec Lui.
Dans un article paru récemment dans le Presbyterian Journal (2 novembre 1983) l’éminent journaliste catholique Michael Novak déclare au sujet de notre situation : « Le socialisme est un système fait pour des saints… et le capitalisme démocratique… pour des pécheurs. » C’est pour cela qu’il estime que le socialisme ne marchera pas dans le monde.
Jésus nous a dit, il y a longtemps, que « l’homme ne vivra pas de pain seulement » (Luc 4.4.), mais nous ne l’avons pas écouté. Nous avons continué à nous gaver de pains de toute espèce jusqu’à en être malades.
Nous ne pouvons pas supporter le terrible vide qui est en nous ; nous n’osons pas regarder la route solitaire et désolée qui s’étend devant nous. Nous sommes désespérément las de la haine, de la cupidité et de la convoitise qui sont en nous, mais nous sommes impuissants à nous en délivrer et à les remplacer par quelque chose de meilleur.
« Ni le temps ni la marée n’attendent l’homme », a dit Sir Walter Scott. Les engins de destruction totale sont désormais à notre portée. Nous ne pouvons plus nous engager sur de fausses voies, ni explorer des routes inconnues ; nous ne pouvons plus nous payer le luxe d’être bloqués sur de nouveaux chemins sans issue. Nous n’en avons plus le temps, car notre génération a accompli ce que les autres générations n’avaient que tenté de faire dans leur folle ambition de puissance. Nous avons créé l’arme de l’anéantissement total. Nous avons atteint le summum de la folie humaine — un holocauste nucléaire imminent. Comme les démons devaient rire en voyant les plus grands génies scientifiques travailler à cet objet d’horreur !
Diviser pour régner ! Déchirer, détruire, briser, écraser, broyer. Satan a accompli son œuvre et les hommes ont été avides de l’aider ! Nous contemplons son chef-d’œuvre, sa géniale imitation des langues de feu divin. Car le feu de Satan et le feu de la Pentecôte proviennent tous deux d’En Haut. Tous deux sont lumineux ; tous deux transforment immédiatement ce qu’ils touchent — mais avec quelle différence ! La différence entre le Ciel et l’Enfer !
Nous vivons dans un monde sens dessus dessous, où tout est confusion. Mais vous pouvez être sûr que cette confusion correspond à un plan — le plan de Satan ! La Bible nous dit que Satan est le grand imposteur et qu’il s’est voué à la cause de notre égarement et de l’égarement qui règne entre les nations de la terre. Il nous incite à croire que les choses vont mieux, alors qu’en réalité elles vont de mal en pis.
Nous reconnaissons tous que le monde a changé radicalement depuis le début du siècle. Nous voyons à quelle vitesse sans cesse accrue marchent les événements. L’esprit de révolution renverse toutes les bornes et routes les traditions, transformant avec une rapidité inouïe langues, modes, coutumes et manières de vivre et de penser.
Il y a quelques années seulement, les enfants étaient ravis à la perspective de visiter une gare de chemin de fer pour voir arriver les trains. Aujourd’hui, ils sont blasés quand on leur parle de navettes spatiales. Nous qui autrefois étions émerveillés par le télégraphe, nous acceptons sans étonnement le miracle de la télévision. Il n’y a pas longtemps encore, beaucoup de maladies humaines étaient incurables. Aujourd’hui, nous avons tant de remèdes efficaces qu’un grand nombre de ces maladies autrefois courantes sont devenues rares. Sans aucun doute, nous avons fait de grands progrès.
Mais avec toutes ces découvertes, l’homme n’a pas résolu le problème fondamental de la race humaine. Nous pouvons construire les plus hauts gratte-ciel, les plus grands navires et les ponts les plus longs. Nous avons atteint avec succès des objectifs très lointains dans l’espace et nous avons conquis l’inconnu. Cependant, nous n’avons pas encore appris à nous gouverner nous-mêmes et à vivre ensemble dans l’égalité et la paix !
Nous pouvons créer de vastes écoles d’art et de musique, nous pouvons découvrir de nouvelles vitamines, mais nous ne trouvons rien contre nos soucis. Ce sont les mêmes vieux soucis que tous les hommes ont eus, seulement ils semblent plus grands et plus nombreux. Il se peut qu’ils nous surprennent d’une manière nouvelle, qu’ils nous causent un chagrin plus aigu et une angoisse plus profonde, mais en réalité nous avons les mêmes tentations, les mêmes épreuves, et nous faisons les mêmes expériences que nos devanciers.
Depuis ce moment tragique du jardin d’Eden où l’homme a abandonné la volonté de Dieu pour faire sa propre volonté, il a été tourmenté par les mêmes problèmes. Leur cause est relatée dans le troisième chapitre de la Genèse. Les conséquences terribles en sont mentionnées dans le premier chapitre de l’Epître aux Romains. Et l’Evangile de Jésus-Christ nous en donne le remède.
C’est la nature dépravée et pécheresse de l’homme qui le remplit de haine, d’envie, de cupidité et de jalousie. La malédiction du péché est sur lui, et il est constamment hanté par la peur de la mort. Son génie inventif l’a rendu capable de tout transformer, sauf lui-même. Car, en dépit du « progrès » si chaudement acclamé de notre temps, il reste ce qu’il était au commencement.
Le péché non plus n’a pas changé, bien que l’homme ait fait de son mieux pour l’atténuer. Nous avons essayé de lui donner d’autres noms. Nous avons mis une nouvelle étiquette sur la même vieille bouteille de poison. Nous avons essayé de blanchir à la chaux la vieille masure, nous convainquant qu’elle était en bon état (ou nouvelle).
Nous l’avons appelé « erreur » ou « manque de sagesse », mais le péché est resté le même. Essayer de calmer notre conscience ne sert à rien, car nous savons pertinemment que l’homme reste pécheur. Le résultat du péché est toujours la maladie, la déception, la désillusion, le désespoir et la mort.
Le chagrin non plus n’a pas changé. Il a commencé lorsque Adam et Eve, le cœur brisé, ont contemplé le cadavre de leur fils Abel, assassiné, et qu’ils ont connu le poids écrasant de la douleur. Le chagrin a continué et, jusqu’à aujourd’hui, il a été le langage universel de l’homme. Personne ne lui échappe, tous le ressentent. Un des consolateurs de Job en parle comme du but même de la vie : « L’homme naît pour souffrir, comme l’étincelle pour voler. » (Job 5.7.)
La mort est toujours la même. Les hommes ont essayé de changer ses apparences, mais sa réalité cruelle et dure n’a pas changé au cours de l’histoire humaine.
Ces trois faits constituent la véritable histoire de l’homme : son passé est chargé de péchés, son présent est débordé de tristesse et la certitude de la mort est devant lui.
La Bible dit : « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois. » (Hébreux 9.27.) Pour le plus grand nombre, cela paraît une perspective sans espoir. Des centaines de philosophies et de religions ont été inventées par les hommes dans l’intention d’altérer la Parole de Dieu. Des philosophes et des psychologues modernes essaient encore de montrer qu’il y a un autre chemin que celui de Jésus. L’homme les à tous essayés, mais tous conduisent à la ruine.
Christ est venu donner la réponse aux trois problèmes du péché, de la tristesse et de la mort. C’est Jésus-Christ et Lui seul, qui demeure « le même hier, aujourd’hui et éternellement. » (Hébreux 13.8.)
Tout peut changer mais Christ, lui, ne change pas. Dans la mer agitée des passions humaines, Christ reste ferme et calme, prêt à accueillir tous ceux qui veulent se tourner vers lui et accepter la sécurité et la paix qu’Il donne. Car nous vivons dans un temps de grâce, où Dieu promet que quiconque le veut peut recevoir son Fils. Mais ce temps de grâce ne durera pas indéfiniment, et même le temps dans lequel nous vivons maintenant ne nous est que prêté.