Dieu a fait l’homme « de peu inférieur aux anges », dit la Bible. Elle dit aussi que les anges sont des « esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer leur ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut » (épître aux Hébreux 1.14 et 2.7). Cela paraît contradictoire : l’homme inférieur puis finalement supérieur grâce à la Rédemption. Comment expliquer cela ?
D’abord, sachons que ce texte parle de Jésus-Christ et des hommes. Jésus « s’abaissa » quand il devint homme. En sa qualité d’homme, il est inférieur aux anges dans son humanité. Ce texte parle aussi des hommes en dehors de Jésus. Dieu a fait de l’homme le maître de toutes les créatures du monde terrestre ; mais il est inférieur aux anges en raison de son corps et de la place qui lui est assignée sur la terre. Cependant Dieu ordonne aux anges de secourir les hommes qui deviendront leurs supérieurs à la résurrection. Cela ressort des paroles de Jésus rapportées par l’évangéliste Luc (20.36). Dieu fera cesser l’infériorité temporaire de l’homme quand le Royaume sera venu dans sa plénitude.
Examinons plus en détail comment Dieu considère la différence existant entre les anges et les hommes.
Les anges sont des êtres glorieux, fort différents des hommes régénérés sur plusieurs points. Comment des anges n’ayant jamais fait le mal pourraient-ils comprendre pleinement ce que signifie la libération du péché ? Comment pourraient-ils comprendre les sentiments d’amour reconnaissant éprouvés pour Jésus par un homme ayant trouvé, dans la mort du Christ en croix, lumière, vie et immortalité ?
D’ailleurs n’est-il pas étrange de penser que les anges seront jugés par les croyants jadis pécheurs ! A vrai dire, ce jugement concernera sans doute les anges déchus qui ont suivi Lucifer. Ainsi l’apôtre Paul écrit aux Corinthiens (6.3) : « Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? » D’ailleurs les anges fidèles demeurés dans la sainteté ont des limitations, même si la Bible reconnaît leur supériorité sur l’homme en bien des domaines.
Les anges n’appellent pas Dieu leur Père, car n’ayant pas péché ils n’ont pas besoin d’être rachetés. Quant aux anges déchus, ne pouvant être rachetés, ils ne peuvent connaître Dieu comme un Père. Ce dernier fait est un des mystères de la Bible. Dieu a prévu le salut de l’homme pécheur, il n’a pas prévu celui des anges révoltés. Pourquoi ? Peut-être parce que Adam et Eve ont été séduits par un être ayant lui-même péché tandis que les anges sont tombés alors que le péché n’était pas préexistant : ils n’ont donc pas pu être séduits. Leur état de pécheur ne peut être modifié ; leur péché ne peut être pardonné ; aucun salut n’est possible pour eux.
Les anges mauvais ne peuvent nommer Dieu « Père » mais ils peuvent considérer Satan comme leur père, comme le font tant d’adorateurs du diable. Ils sont révoltés contre Dieu et n’accepteront jamais volontairement sa souveraine domination. Au jour du Jugement, et seulement sous la contrainte, tout genou fléchira devant lui et toute langue confessera la seigneurie de Jésus-Christ (Philippiens 2.9-10). Même les bons anges qui pourraient désirer nommer Dieu leur « Père » ne pourraient le faire qu’en un sens restrictif. En qualité de Créateur, Dieu exerce la paternité sur tous les êtres créés. Comme les anges sont des créatures, ils peuvent donc considérer Dieu comme leur auteur. Mais le terme de « Père », au sens plein, est réservé par les Ecritures aux pécheurs rachetés. Dans cette perspective, un homme ordinaire, non régénéré, ne peut appeler Dieu son « Père » avant d’être né de nouveau (sauf au sens restrictif de Créateur).
Les chrétiens, en vertu de la Rédemption, sont cohéritiers de Jésus-Christ (épître aux Romains 8.17). Ils peuvent acquérir cette Rédemption en croyant à l’œuvre accomplie par Jésus-Christ, mort sur la croix du Calvaire. Les anges ne sont pas cohéritiers du Christ et ne pourront donc pas se joindre aux croyants pour recevoir les richesses éternelles des trésors sans limites de Dieu. Les saints anges, pourtant, n’ont jamais perdu leur gloire originelle et sont restés des esprits au service de Dieu. Cette relation privilégiée leur assure une place élevée dans l’ordre royal de la création de Dieu — Jésus, dans son incarnation, a voulu s’identifier avec l’homme déchu et a été pour cela « abaissé pour un temps au-dessous des anges… à cause de la mort qu’il a soufferte » (épître aux Hébreux 2.9). Le fait qu’il a choisi de goûter la mort méritée par notre péché prouve que les saints anges ne partagent pas notre condition de pécheur et n’ont donc pas besoin de rédemption.
Quel privilège incompréhensible nous avons de connaître des grâces inaccessibles aux anges : la joie du salut et la communion avec Dieu ! Quand un groupe de chrétiens se rassemble dans l’église locale, ils représentent dans la sphère de l’humanité le degré le plus élevé de l’amour de Dieu. Aucun amour ne peut aller plus profond, aucun ne peut s’élever plus haut, aucun ne peut s’étendre plus loin que l’amour sans limites de Dieu qui le poussa à donner son Fils unique. Les anges sont conscients de cette joie (Luc 15.10) et, quand ils voient un homme accepter le don de la vie éternelle de Dieu par Jésus-Christ, ils font carillonner toutes les cloches du ciel en chantant leur allégresse devant l’Agneau de Dieu.
Si les anges se réjouissent quand un pécheur est sauvé et glorifient Dieu leur sauveur, il leur est impossible de témoigner d’une réalité dont ils n’ont pas fait l’expérience eux-mêmes. Ils peuvent seulement faire connaître les expériences des rachetés et louer Dieu d’avoir accompli ce salut. Ainsi, pendant toute l’éternité, seuls les hommes pourront témoigner personnellement du salut accompli par Dieu dans sa grâce et que l’on peut recevoir par la foi en Jésus-Christ. Celui qui n’a jamais été marié est incapable d’apprécier en profondeur la beauté de l’état du mariage. Celui qui n’a jamais perdu un père ou une mère ne peut comprendre ce que ce deuil signifie. Les anges, si puissants soient-ils, ne peuvent témoigner du salut comme le font ceux qui le connaissent pour en avoir fait l’expérience.
Rien dans la Bible ne permet de penser que le Saint-Esprit habite les anges comme il le fait pour les rachetés. Il met son sceau sur le croyant dès qu’il accepte le Christ. Cet acte n’aurait aucun sens pour les anges non déchus et par conséquent non perdus.
Il existe une autre raison à cette différence. Les rachetés ne sont pas encore glorifiés pendant leur vie sur la terre. Après les avoir déclarés justes et leur avoir donné Ia vie, Dieu commence en eux une œuvre de longue haleine afin de les rendre saints intérieurement pendant leur vie terrestre. Il les rend parfaits au moment de leur mort. Le Saint-Esprit réside ainsi dans le cœur du croyant, pendant sa vie terrestre, pour accomplir son ministère, un ministère hors de la portée des anges. Dieu le Père a envoyé son Fils, Jésus, pour mourir. Jésus, le Fils, a accompli sa tâche unique pour que Dieu le Père puisse sauver. De même le Saint-Esprit a une mission différente de celle du Fils. Envoyé par le Père et par le Fils, le Saint-Esprit non seulement guide et conduit le croyant, mais il accomplit encore en son cœur une œuvre de grâce qui le transforme en l’image de Dieu, dans la sainteté du Christ. Les anges ne peuvent faire ce travail de sanctification.
En outre, les anges n’ont pas besoin, à la façon des hommes, de cette œuvre du Saint-Esprit. Les anges sont revêtus d’autorité, en raison de leur relation avec Dieu et de leur obéissance, depuis leur création. Ils ne sont pas souillés par la faute. Les hommes, quant à eux, ne sont pas encore parfaits et ont besoin des grâces que seul le Saint-Esprit peut octroyer. Un jour, l’homme sera parfait comme les anges le sont aujourd’hui.
J’ai déjà dit que les anges ne se marient pas. Jésus précise, en effet, dans l’évangile de Matthieu (22.30) : « A la résurrection les hommes ne prendront pas de femmes ni les femmes de maris, mais ils seront comme les anges de Dieu dans Île ciel. » Nous pouvons en déduire que le nombre des anges reste constant. Les bons anges ne meurent pas. Les anges déchus subiront leur peine quand le temps sera venu du Jugement dernier. Certains théologiens, sans s’appuyer sur aucune preuve, estiment que près d’un tiers des anges ont pris le parti de Satan, lors de sa mystérieuse révolte contre son Créateur. En tout cas, l’épître aux Hébreux parle de myriades d’anges (12.22), chiffre dépassant les limites de notre imagination. Un tiers de ces armées comprendrait des centaines de milliers de créatures maintenant devenues des démons désespérés.
Les anges ne diffèrent pas des hommes seulement dans le domaine du mariage : ils diffèrent en plus d’un point. Par exemple, la Bible ne parle pas de la nécessité pour les anges de manger pour se maintenir en vie. Elle dit pourtant qu’à certaines occasions des anges, sous forme humaine, ont mangé de la nourriture.
Quand Abraham campait dans les plaines de Mamré, trois anges vinrent le visiter. L’un des trois était peut-être une théophanie du Seigneur Jésus (Genèse 18.1, 2). Ces êtres célestes burent et mangèrent la nourriture et la boisson qu’on leur offrit, selon la coutume. Peu après, lors de la destruction de Sodome et Gomorrhe, deux êtres angéliques vinrent voir le pauvre Lot et sa famille. Lot leur servit un festin, et dans ce cas aussi ils mangèrent ce qu’on leur présenta, en particulier des pains sans levain (Genèse 19).
On a souvent comparé la manne mangée par le peuple d’Israël dans le désert à du « pain d’anges ». Le poète Asaph, au Psaume 78.25, dit à ce propos : « Dieu leur donna le blé du ciel, ils mangèrent tous le pain des grands ! » (il s’agit sans doute ici des anges). Nous ne pouvons oublier ce qui arriva au prophète Elie après sa grande victoire sur les prêtres de Baal, au mont Carmel. La reine Jézabel ayant promis de le tuer, Elie avait besoin du secours de Dieu. L’ange de Dieu s’approcha donc du prophète fatigué, découragé et plaça devant lui de la nourriture et de la boisson. Il en mangea deux fois, puis partit pour un long voyage. Il puisa dans cette nourriture des forces qui lui permirent de marcher quarante jours et quarante nuits (1 Rois 19.5). Bien des gens pensent — sans doute ont-ils raison — qu’Elie a mangé de la nourriture angélique.
Il est intéressant de noter également que Jésus, après sa résurrection, mangea avec ses disciples. L’évangéliste Luc précise que ses disciples « lui présentèrent du poisson rôti et un rayon de miel, il en prit et il mangea devant eux » (Luc 24.42, 43).
Les anges surpassent les hommes en connaissance. Quand Joab voulut pousser le roi David à faire revenir d’exil son fils Absalom, il demanda à une femme de Tekoa de parler au roi. Elle vint trouver le roi et lui dit : «&nbp;Mon Seigneur est aussi sage qu’un ange de Dieu, pour connaître tout ce qui se passe sur la terre » (2 Samuel 14.20). Et les anges savent des choses inconnues aux hommes. Pourtant, malgré leur immense savoir, les anges ne sont certainement pas omniscients. Ils ne savent pas tout. Ils ne sont pas comme Dieu. Jésus a parlé des limitations de la connaissance des anges quand il a parlé de la date de son retour. L’évangile de Marc cite ses paroles (13.32) : « Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel »…
Les anges savent probablement à notre sujet des choses que nous ignorons nous-mêmes. Et, comme ils sont des esprits à notre service, ils utilisent cette connaissance pour notre bien et non pour notre mal. En un temps où bien peu de gens sont capables de ne pas divulguer les secrets qui leur sont confiés, nous sommes assurés de pouvoir compter sur la discrétion des anges. Ils n’utilisent leurs connaissances que pour notre bien.
Les anges sont bien plus puissants que nous mais ils ne sont pas tout-puissants, omnipotents. Saint Paul parle « des anges de sa puissance » (2 Thessaloniciens 1.7). Le mot grec utilisé dans ce texte est celui dont nous avons tiré le nom d’un explosif : la dynamite. En quelque sorte les anges sont la dynamite de Dieu !
Saint Pierre a écrit : « les anges, supérieurs en force et en puissance » (2e épître de Pierre 2.11). Le témoignage de Pierre renforce ainsi celui de Paul. Notons aussi qu’un seul ange exterminateur, au temps de Moïse, a suffi pour tuer les premiers-nés de l’Egypte. Un seul a suffi pour fermer la gueule des lions au temps de Daniel.
David, dans le Psaume 103 (v. 20), dit des anges : « vous qui êtes puissants en force ». Nulle part dans les Ecritures nous ne voyons cette puissance mieux démontrée qu’à la fin des temps. La Bible dépeint le sort de Satan, après la bataille d’Harmaguédon : il sera lié et jeté dans l’abîme. Mais, en dehors de Dieu lui-même, qui serait assez puissant pour infliger ce châtiment à Satan dont nous avons, hélas ! expérimenté la force dans notre vie ? La Bible dit que c’est un ange, venant du ciel. Il tiendra une grande chaîne dans sa main, il saisira Satan et l’enchaînera, puis le précipitera dans l’abîme. Un ange de la puissance de Dieu a vraiment une force colossale.
On a beaucoup discuté à propos des chœurs angéliques. Nous supposons que les anges peuvent et doivent chanter, même si les Ecritures ne l’affirment pas de façon précise. Dans Hamlet, Shakespeare paraît envisager cette possibilité quand il écrit :
Bonne nuit, noble prince,
Puissent des volées d’anges r’endormir par leurs chants.
Certains exégètes affirment pourtant que les anges ne chantent pas. Cela paraît inconcevable. Les anges possèdent la plus haute capacité de louer Dieu. Leur musique n’est-elle pas, depuis les temps immémoriaux, l’expression la plus élevée de la louange du Dieu de toute gloire ? La musique est un langage universel. Jean a sans doute vu (Apocalypse 5.11, 12) un chœur céleste composé de plusieurs millions d’anges exprimant leur louange à l’Agneau de Dieu au moyen d’une musique ineffable. Je crois que des chœurs angéliques chanteront éternellement à la gloire de Dieu et pour la joie suprême des rachetés.
Bien que ce soit en partie une hypothèse, je crois que les anges ont la possibilité d’utiliser la musique céleste. De nombreux croyants au moment de leur mort ont déclaré qu’ils entendaient une musique céleste. La plupart de mes intimes me taquinent parce que je suis incapable de chanter juste. Quand il m’arrive de chanter dans une assemblée, je fais dérailler mes voisins, le plus souvent. Mais après des années d’écoute attentive, je sais fort bien apprécier la bonne musique, même si je suis incapable de la produire. Et parfois j’ai fait de grands efforts pour comprendre et apprécier la musique que je n’aimais pas, fût-ce du rock ou de l’opéra.
Avant de pouvoir comprendre la musique du ciel, je pense qu’il nous faudra dépasser les conceptions humaines de la musique. Sans doute alors découvrirons-nous que sur la terre nous n’aurons connu qu’une musique de « mode mineur » com- parée à celle dont les accents remplissent le ciel.
La Bible nous parle de plusieurs compositeurs de chants : Moïse (Exode 15.1), Marie (Exode 15.20, 21), David (Psaumes) et beaucoup d’autres. Des milliers d’adorateurs chantaient continuelle- ment dans le temple, louant le Seigneur (2 Chroniques 5.12). Des milliers de chanteurs précédaient l’Arche de l’Alliance (1 Chroniques 15.27, 28). Les Psaumes sont le recueil de cantiques de la Bible.
Les croyants du Nouveau Testament ont, eux aussi, chanté avec une joie indicible. Même si la Bible ne le précise pas, nous pouvons en déduire que les anges, les créatures de l’ordre le plus élevé, ont la capacité de chanter à l’Agneau et à Dieu sans faire de fausse note ! L’apôtre Paul rappelle qu’il existe des langues des hommes et une langue des anges (1 Corinthiens 13.1). Les anges ont un langage céleste et font une musique digne du Dieu qui les a créés. Au ciel, sans doute apprendrons-nous la langue et la musique du monde céleste. Un beau cantique : Saint, saint est le chant des anges… par les poètes Datman et J. Sweney, exprime cette pensée, dans la quatrième strophe :
Je ne suis pas un ange, et pourtant,
Là-haut, sur l’autre rivage,
Je me joindrai aux chœurs des élus
Dont les anges ne peuvent faire partie.
Je chanterai la gloire de mon Sauveur
Dont la mort, sur le Calvaire,
A pardonné mes transgressions
Et m’a délivré de mon péché…
Les anges, nous en sommes certains, chantent à la gloire et en l’honneur de l’Agneau de Dieu. Mais les anges ne passent pas tout leur temps au ciel. Ils ne sont pas omniprésents (présents partout en même temps) : ils ne sont qu’à un endroit à la fois. Messagers de Dieu. ils parcourent le monde entier pour exécuter les ordres de leur maître. Il est donc évident que, dans l’exercice de leur ministère ici. ils ne peuvent se trouver en même temps devant le trône de Dieu. Mais quand ils sont devant le trône de Dieu, c’est pour adorer et exalter leur Créateur.
Nous savons qu’un jour les anges auront terminé leur ministère sur la terre. Ils se rassembleront alors avec les élus devant le trône de Dieu, dans le ciel. Alors ils chanteront leurs chants de louange. Ce jour-là, les anges, qui restèrent voilés dans leur silence au moment de la mort de Jésus sur la croix, éclateront en chants de louange à la gloire de l’Agneau dont l’œuvre est achevée et dont le Royaume est venu. Les anges feront halte pour écouter les rachetés, les enfants de Dieu, exprimant leur reconnaissance pour leur salut. La troisième strophe du cantique : Saint, saint est le chant des anges, pourrait bien alors se réaliser :
Les anges écoutent, sans pouvoir chanter
La louange qui remplit l’univers
Comme un bruit des grandes eaux,
Chantés par la foule joyeuse de ceux
Qui sont lavés dans le sang du Christ.
Mais les enfants de Dieu, eux aussi, feront halte pour écouter les anges. Ils ont leurs raisons pour chanter à la gloire de Dieu, d’autres raisons que les nôtres. Ils se sont consacrés au service du Tout-Puissant. Ils ont participé à l’établissement du Royaume de Dieu. Ils ont secouru les enfants de Dieu dans leurs difficultés. Il leur appartiendra de chanter leur victoire. La cause pour laquelle ils ont combattu est victorieuse ; le combat est terminé ; l’ennemi est vaincu ; les anges mauvais ne les attaqueront plus. Les anges ont un autre chant que le nôtre et ils le chantent ! Et j’imagine que, pendant des siècles sans fin, les anges et les rachetés rivaliseront éternellement pour faire monter à la gloire et à la louange de notre Dieu les chants les plus magnifiques.