Le secret du bonheur

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LE BONHEUR PAR LA JUSTICE

Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !
Matthieu 5.6

« Deux verbes ont édifié deux empires » a écrit saint Augustin. « Le verbe avoir et le verbe être. Le premier est un empire de choses, de possessions matérielles et de puissance, le second est un empire de l’Esprit, de choses qui durent. »

La quatrième Béatitude exprime une vérité cruciale. C’est à la foule que Jésus a dit « Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés ».

La foule en cette journée torride et étouffante de Palestine symbolise le grand cortège des hommes et des femmes qui se déroule au long des siècles. Ce qu’Il leur a dit, Il nous le dit à nous et Il l’a dit à toute l’humanité au cours des âges. La plupart des hommes de cette foule n’avaient pas de privilèges spirituels, sociaux et économiques. Ils avaient faim de beaucoup de choses, mais aucun de leurs besoins n’était plus profond que leurs aspirations spirituelles.

Vous pouvez donner à un homme la liberté sociale et économique, mais si sa soif de communion avec Dieu n’est pas étanchée, il continuera à se comporter comme un animal. La civilisation occidentale en est un témoignage. Nous avons tout ce qu’un siècle de machinisme peut offrir et pourtant le dégoût et la lassitude sont constamment en hausse, alors que notre moralité baisse sans cesse. La raison en est que notre faim de Dieu n’a pas été satisfaite.

Un homme et sa femme, qui voulaient adopter un enfant, s’en furent dans un orphelinat. En parlant avec le petit garçon qu’ils désiraient adopter, ils lui décrivirent en termes magnifiques les choses innombrables qu’ils lui donneraient. A leur étonnement le petit bout d’homme répondit : « Si vous n’avez rien d’autre à m’offrir qu’une bonne maison, des habits, des jouets et tout ce que la plupart des enfants ont, eh! bien, j’aime mieux rester ici. »

« Mais, au monde, que désires-tu d’autre ? » demanda la jeune femme.

« Je désire seulement quelqu’un qui m’aime », répondit l’enfant.

Même un petit garçon sait que « l’homme ne vivra pas de pain seulement ».1

1 Matthieu 4.4 ; Luc 4.4.

Ce n’est pas le confort d’un monde ultra-perfectionné qui peut satisfaire le cœur. Nous avons été créés « de peu inférieurs aux anges »2, et nos âmes ne peuvent se contenter des caroubes3 qu’offre un monde à la recherche des plaisirs. Nos aspirations et nos désirs les plus profonds ne peuvent être satisfaits que par une communion renouvelée avec Celui à l’image duquel nous avons été créés : Dieu.

2 Hébreux 2.7.

3 Allusion à La parabole de l’enfant prodigue, Luc 15.

« Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. »

Nous pouvons tous comprendre la métaphore que Jésus a employée ici — la faim. Nous avons tous expérimenté une fois au moins dans nos vies les tiraillements, le vertige et le sentiment de faiblesse qui accompagnent une faim intense. Nous savons ce que c’est que d’être torturés par la soif. Ainsi, tout naturellement nous prêtons attention quand Jésus dit : « Bienheureux ceux qui ont faim et soif ».

Mais quel bonheur y a-t-il dans la faim et dans la soif ?

Tout d’abord, la faim est un signe de vie. Les morts n’ont besoin d’aucune nourriture, et ne demandent aucune boisson.

La Bible dit qu’on peut, par un manque de zèle spirituel, endurcir son cœur comme le fit Pharaon. C’est une des choses les plus dangereuses qui puissent arriver à une âme. Vous pouvez par votre péché endurcir votre cœur contre Dieu au point de perdre tout désir de Le connaître. Dieu dit de ces gens-là, dans la Bible : « Alors je les ai abandonnés. »4

4 Psaumes 81.12.

Si vous ressentez dans votre cœur la moindre aspiration pour Dieu et pour la justice, c’est un signe certain que vous n’êtes pas trop endurci pour entendre la voix de Christ et recevoir son message. Vous êtes encore en vie et sensible à la voix du Saint-Esprit.

Ceux qui n’ont aucun désir de Dieu, aucune inclination pour Christ et aucune soif pour les choses spirituelles, ne sont pas seulement morts dans leurs transgressions et dans leurs péchés, mais ils sont encore insensibles aux sollicitations de l’Esprit. Ils sont comme des cadavres et risquent de rester dans cet état de torpeur spirituelle qui les conduira finalement à la mort éternelle.

Un homme me raconta qu’il avait une fois failli mourir gelé, dans l’extrême nord. Ses mains avaient perdu leur sensibilité, ses pieds s’engourdissaient et il était accablé par le désir de se coucher dans la neige et de s’endormir lorsque, tout à coup, il se rendit compte qu’il était en train de se laisser geler. Il se releva et courut avec vigueur jusqu’à ce que sa circulation soit stimulée. S’il n’avait pas subitement pris conscience du fait qu’il était en train de mourir et s’il n’avait pas agi en conséquence, il serait certainement mort de froid.

Bienheureux ceux qui répondent aux avertissements du Saint-Esprit. Eux seuls ont l’espoir d’être rassassiés.

Un homme qui a faim est un homme normal. Les malades refusent toute nourriture, mais les personnes en santé désirent manger. La faim est une réaction naturelle.

Une personne normale ressent aussi la faim spirituelle. David a dit : « Comme une biche soupire après des courants d’eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu ! »5

5 Psaumes 42.1.

Esaïe a déclaré : « Mon âme te désire pendant la nuit, et mon esprit te cherche au dedans de moi ; car, lorsque tes jugements s’exercent sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice ».6

6 Esaïe 29.9.

Vous avez été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Vous avez été fait pour être en relation avec Dieu, et votre cœur ne pourra jamais être satisfait sans cette communion. Comme le fer est attiré par un aimant, l’âme qui a faim est attirée par Dieu. Mais même si, comme pour des milliers d’autres personnes, le monde a de l’attrait pour vous et si vous vous sentez beaucoup d’affinités avec lui, vous pourrez reconnaître un jour — peut-être maintenant, tandis que vous lisez ces lignes — qu’il y a en vous une aspiration profonde qui ne peut être satisfaite par le monde.

Alors avec David le Psalmiste qui avait goûté aux délices du péché sans en être satisfait, vous direz : « O Dieu ! tu es mon Dieu, je te cherche ; mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, dans une terre aride, desséchée, sans eau. »7

7 Psaumes 63.2.

Le malheur pour la plupart d’entre nous, c’est que nous faisons du bonheur notre but, au lieu de chercher à atteindre un idéal plus élevé et plus noble. La douleur morale, comme la souffrance physique, est l’effet d’une cause sous-jacente. La douleur ne peut être soulagée avant que la cause ait été écartée. Douleur et maladie vont de pair : l’une est le résultat de l’autre.

De même, le malheur est causé par le péché. Péché et malheur vont ensemble. Tout était bonheur parfait dans le Jardin d’Eden avant que le péché y pénétrât. C’est alors que le bonheur disparut : car bonheur et péché ne peuvent coexister.

Quelle est cette justice que nous devons désirer ? La justice dont parle Jésus dans cette quatrième Béatitude est-elle une expérience religieuse ? Est-elle une extase mystérieuse, riche en émotions et en sensations spirituelles, qui se produit chez quelques rares individus seulement ?

L’expérience religieuse qui ne produit pas la justice dans la vie ne vaut presque pas la peine d’être recherchée. Je serais le dernier à diminuer l’importance d’une expérience religieuse précise. Mais les démonstrations religieuses qui ne créent pas en nous une meilleure moralité et qui ne contribuent pas à modeler notre caractère n’ont aucun but utile et peuvent faire certainement plus de mal que de bien. Dieu est saint, et tout le plan de rédemption a pour but la sainteté.

La justice dont Jésus parle n’est pas non plus l’accomplissement machinal de rites religieux qu’on observe par devoir. Jésus a montré combien il est futile de s’attacher à une théorie religieuse sans mettre en pratique les principes chrétiens. Il a dit : « Si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le Royaume des cieux. »8

8 Matthieu 5.20.

Cette justice n’est pas non plus la moralité abstraite et spéculative qui prévaut dans le monde aujourd’hui. Bien des personnes condamnent le péché de ceux qui dirigent les nations, mais refusent de le reconnaître dans leur vie personnelle. Elles le condamnent dans le gouvernement et dans la société, mais le tolèrent dans leur propre cœur.

Aux yeux de Dieu, un individu qui rompt ses promesses de mariage est aussi coupable qu’une nation qui rompt une alliance.

De quelle justice Jésus désire-t-il que nous ayons faim ? La Bible enseigne que Dieu est un Dieu saint, juste et pur. Il ne peut tolérer le péché en sa présence. Pourtant, l’homme a volontairement méprisé les lois et les exigences divines. Comme résultat, l’homme est appelé « pécheur ». Le péché a immédiatement rompu la communion de l’homme avec Dieu ; l’homme est devenu inique, impur et impie aux yeux de Dieu. Un Dieu saint ne peut avoir de communion avec ce qui est souillé, inique et immoral. Par conséquent, le péché a brisé nos relations avec Dieu. La Bible appelle l’homme un « étranger », un « ennemi » pour Dieu, et un « pécheur » contre Lui. L’homme ne pourra retrouver la communion avec Dieu et le bonheur dont il a soif que s’il trouve le moyen d’acquérir une justice et une sainteté qui le rendent agréable aux yeux de Dieu.

Beaucoup ont essayé de se réformer afin de gagner la faveur de Dieu. Certains ont mutilé leur corps et se sont imposé des tortures, pensant par ce moyen obtenir la grâce de Dieu. D’autres ont pensé qu’en travaillant durement et en menant une vie morale ils pourraient en quelque sorte se justifier.

Mais la Bible nous enseigne que toute notre justice — tellement en dessous de l’idéal divin — est semblable à du linge dégoûtant aux yeux de Dieu. Nous n’avons absolument aucune possibilité de produire une justice, une sainteté et une bonté qui puissent satisfaire Dieu. Même le meilleur d’entre nous est impur devant Dieu.

Je me souviens d’un jour où ma femme faisait la lessive. Le linge paraissait blanc et propre dans la maison, mais quand elle le suspendit au fil il sembla réellement souillé et sale à côté de la neige qui venait de tomber.

Nos vies peuvent paraître parfois décentes et convenables, mais à côté de la sainteté et de la pureté de Dieu, elles sont souillées et impures.

Malgré nos péchés et notre saleté morale, Dieu nous aime. Il a décidé de nous procurer la justice. C’est pourquoi Il donna son fils, Jésus-Christ, pour mourir sur la croix.

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi la croix est le symbole du christianisme ? C’est parce qu’à la croix Jésus a acquis notre rédemption et nous a revêtus d’une justice que nous ne pouvions gagner nous-mêmes. « Le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur ».9 Dieu, par la mort expiatoire et par la résurrection de son Fils, accorde la justice à tous ceux qui veulent la recevoir par la foi.

9 Romains 6.23.

Cela signifie que Dieu pardonne tous les péchés et efface toutes les fautes passées. Il prend nos péchés et les jette dans les profondeurs de la mer, et Il les éloigne de nous autant que l’Orient est éloigné de l’Occident.

Le Dieu omniscient possède une faculté que l’homme n’a pas : Il peut oublier. Le Dieu de grâce ne se souvient plus de nos péchés, Il les efface complètement de sa mémoire, pour toujours ! Il nous place devant Lui comme si nous n’avions jamais commis un seul péché.

En langage théologique, cela s’appelle la justification. La Bible dit : « Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ ».10

10 Romains 5.1.

Nous ne pouvons connaître le vrai bonheur tant que nous ne sommes pas en communion avec Dieu. Et il n’est pas possible d’établir cette relation en dehors de la croix de son Fils, Jésus-Christ ! Dieu dit qu’Il nous pardonne, mais seulement au pied de la croix. Il dit encore qu’il aura communion avec nous, mais à la croix seulement. C’est pourquoi il nous faut aller à la croix, avec une réelle repentance, pour y recevoir, par la foi en son Fils, notre pardon et notre salut.

Nous ne possédons pas la justice comme un don naturel, c’est un don de Dieu qui doit être reçu spécialement. C’est un peu de ciel apporté sur la terre. La justice du Dieu fait homme nous est donnée, c’est la justification, puis elle est graduellement implantée dans le cœur du croyant, c’est la sanctification. Dieu partage sa nature avec nous, nous devenons participants de la vie divine.

Mais Dieu dit que seuls ceux qui ont faim de la justice la recevront. Dieu n’impose sa manne céleste à personne. Vous devez la désirer par-dessus toute autre chose. Votre aspiration vers Dieu doit supplanter tous les autres désirs. Ce doit être comme une faim rongeante et une soif brûlante.

Beaucoup de choses peuvent ôter notre appétit pour la justice de Dieu.

Tout d’abord les plaisirs coupables peuvent nous enlever le désir des choses de Dieu.

L’apôtre Paul avait un jeune collaborateur nommé Démas. Mais nous n’’entendons que très peu parler de lui parce que son appétit pour les plaisirs du monde était plus grand que sa soif pour Dieu. Paul écrivit toute son histoire en dix mots : « Démas m’a abandonné par amour pour le siècle présent ».11

11 2 Timothée 4.10.

Beaucoup d’entre nous n’avons aucun appétit pour les choses spirituelles parce que nous sommes absorbés par les plaisirs coupables du monde. Nous avons trop goûté aux délices du péché.

J’ai entendu une fois l’histoire d’un homme qui marchait dans la rue, suivi d’un porc. Un ami l’interpelle et lui demande comment il fait pour que le porc le suive. « C’est très simple », dit-il. « De temps en temps je laisse tomber une fève. Le porc aime les fèves. »

Satan avance sur la route de la vie, laissant tomber ses fèves, et nous le suivons jusqu’à la destruction éternelle.

Ensuite, si nous sommes pleins de nous-mêmes, nous ne pouvons avoir faim de Dieu.

Aucun homme n’est plus vide que celui qui est rempli de lui-même. Aucun homme n’est plus malade que celui qui, ayant une maladie incurable, se croit pourtant en parfaite santé. Aucun homme n’est plus pauvre que celui qui s’imagine être riche alors qu’il est en faillite.

La Bible déclare : « Tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et. tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. »12

12 Apocalypse 3.17.

Celui qui est rempli de lui-même n’a pas de place pour Dieu dans sa vie, il est sans appétit pour les choses de Christ.

Puis, le péché secret peut enlever votre désir de la justice de Dieu.

Ce péché secret que vous avez commis a coûté quelque chose. Vous avez toujours pensé qu’il était oublié, mais le remords reste encore dans votre cœur. Ces mauvais ressentiments que vous nourrissez intérieurement contre votre voisin ! Votre rancune envers ceux qui vous ont fait du tort ! Quand le cœur est plein de méchanceté, il n’y a plus de place pour Dieu. Les jalousies, les envies, les préjugés et les ressentiments enlèveront votre appétit pour les choses de l’Esprit.

Quand votre vie est assombrie par l’amertume, vous ne pouvez avoir soif de la justice. Si vous laissez Satan vous rassasier, vous n’aurez aucun désir de la manne céleste.

Enfin, la négligence de votre vie spirituelle peut affaiblir votre appétit de la justice de Dieu.

Tous les chrétiens croient en Dieu, mais beaucoup ont peu de temps pour Lui. Ils sont trop occupés par les affaires de tous les jours pour s’absorber dans la lecture de la Bible, dans la prière et pour se préoccuper de leurs semblables. Beaucoup d’entre eux ont perdu l’esprit et le zèle des disciples.

Si vous leur demandez s’ils sont chrétiens, ils répondront probablement : « Je le pense » ou « Je l’espère ». Ils vont à l’église à Pâques, à Noël et aux autres occasions spéciales, mais à part cela, ils ont peu de temps pour Dieu. A force d’occupations et de préoccupations, ils ont banni Dieu de leur vie.

La Bible nous avertit : ne négligeons pas notre âme ! Il est possible d’endurcir son cœur et de replier son âme jusqu’à perdre l’appétit des choses de Dieu.

Cette faim que vous devriez avoir vous fait désirer d’être toujours en ordre avec Dieu. Elle vous fait comprendre que toute recherche de la paix du cœur, en dehors de Lui, est vaine. Elle vous démontre votre propre futilité, votre incapacité à vous sauver vous-même, et la nécessité de vous soumettre à sa volonté.

Comme Pierre qui, marchant sur les vagues de la suffisance, découvrit qu’elles ne le porteraient pas, nous nous écrions : « Seigneur, sauve-moi ».13

13 Matthieu 14.30.

Comme le fils prodigue, qui avait goûté aux délices du péché dans une cité lointaine, nous découvrons que les jouissances du monde procurent un certain plaisir, mais ne satisfont pas. Alors, prenant conscience de notre état, nous disons : « Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi… traite-moi comme l’un de tes mercenaires ».14

14 Luc 15.18-19.

Le retour du fils prodigue commença quand il gardait encore les pourceaux et qu’il se disait : « Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! »15 Au moment même où il commençait à avoir faim, Dieu s’apprêtait à le recevoir. Le désir du fils repentant et son aspiration la plus profonde n’étaient pas d’avoir de la nourriture, mais d’être réconcilié avec son père.

15 Luc 15.17.

Les bénédictions, les expériences ou même les exaucements ne sont pas des buts en eux-mêmes, mais tout cela nous est donné quand nous sommes en règle avec notre Père céleste.

Dieu, comme le père du fils prodigue, dit à tous ceux qui ont faim et soif de justice : « Mon enfant… tout ce que j’ai est à toi ».16

16 Luc 15.31.

Pour être spirituellement satisfait, il faut être en règle avec Dieu. Quand, par la foi, nous sommes dans la position du fils devant son père, les richesses de Dieu deviennent nos richesses, l’abondance de Dieu, notre abondance, la puissance de Dieu, notre puissance. Quand une relation normale est rétablie entre Dieu et nous, le bonheur, le contentement et la paix de l’esprit sont une conséquence naturelle de cette réconciliation.

Mais vous demandez peut-être « Comment commencer ? que faut-il que je fasse ? »

Jésus a dit que vous deviez vous convertir. Le mot conversion signifie : « se détourner », « changer d’attitude » et « faire demi-tour ». C’est l’acte humain par lequel l’homme exprime son désir de changer le cours de sa vie, de se tourner vers Dieu et de vivre conformément à la loi divine. Cela implique la confession et l’abandon de vos péchés à Dieu — et, par la foi, l’acceptation de Christ. Si cette conversion est sincère, elle a un côté divin : la régénération, c’est-à-dire le don de la vie spirituelle par le Saint-Esprit.

Mais bien des gens diront immédiatement : « Je crois en Christ, je crois l’Eglise, et je crois l’Ecriture sainte. N’est-ce pas suffisant ? »

Non ! Vous devez recevoir Christ.

Je vais à l’aérodrome. J’ai réservé ma place et j’ai mon billet dans ma poche. L’avion est sur la piste d’envol, c’est un grand et puissant avion. Je suis certain qu’il me mènera à destination ; on appelle les voyageurs à trois reprises, mais je ne monte pas à bord. La porte se ferme, la passerelle est retirée. Je ne suis pas dans l’avion, pourquoi ? Je « croyais » en l’avion, mais je ne suis pas monté à bord.

C’est exactement la même chose ! Vous croyez en Dieu, en Christ, dans les saintes Ecritures et en l’Eglise — mais vous avez négligé de Le recevoir véritablement dans votre cœur. Votre croyance a été impersonnelle, spéculative, et vous ne vous êtes pas confié totalement en Christ.

La Bible dit qu’au moment où vous Le recevez, vous naissez de nouveau. La nature de Dieu entre dans votre âme et vous devenez un de ses enfants en communion spirituelle parfaite avec Lui.

C’est ce que nous pourrions appeler la « relation verticale », l’affinité perpendiculaire entre Dieu et l’homme. C’est le tout premier pas vers le bonheur. La relation verticale doit toujours précéder la « relation horizontale ».

Notre nourriture, notre réconfort et notre force viennent d’en haut. L’homme est comparable à un tramway ou à un trolleybus, il doit être en contact avec la ligne qui est au-dessus de lui avant de pouvoir avancer horizontalement. De nos rapports avec Dieu dépendent nos rapports avec les hommes. Si nous ne sommes pas en règle avec Dieu, nous ne pouvons pas l’être non plus avec les hommes.

La musique affirme : « Deux instruments accordés au même ton sont accordés entre eux. » Les mathématiques disent également : « Deux quantités égales à une troisième sont égales entre elles. »

De même, si deux personnes sont en harmonie avec Dieu, elles sont en harmonie l’une avec l’autre. Deux personnes qui aiment Christ s’aiment mutuellement.

Cette justice que nous devons rechercher revêt encore un autre aspect : elle est une vie de victoire.

Dès l’instant où vous recevez Christ comme votre Sauveur et votre Seigneur, Il vient, par le Saint-Esprit, habiter dans votre cœur. La Bible dit : « Christ en vous, l’espérance de la gloire ».17 Vous ne pouvez pas Le percevoir avec vos sens, mais Il est là néanmoins. Vous devez l’accepter par la foi !

17 Colossiens 1.27.

Cet aspect de la justice que nous devons rechercher est appelé, en terme théologique, la sanctification. Ne soyez pas effrayé par ce mot, il signifie réellement « (le fait d’être) séparé » ou « pur ». Dans un sens, la sanctification est instantanée. Au moment où vous recevez Christ comme Sauveur, le Saint-Esprit vient dans votre cœur. Mais, dans un autre sens, la sanctification est progressive. Vous grandissez dans la grâce et dans la connaissance de Jésus-Christ. Etre chrétien, c’est plus que passer par une conversion instantanée — c’est une marche journalière par laquelle vous tendez à devenir de plus en plus semblable à Christ. Lorsque vous partez, vous êtes comparable à un bébé. Vous devez être nourri avec les éléments de la Bible et vous devez apprendre à marcher de progrès en progrès dans la vie chrétienne. Au début, vous trébucherez et vous commettrez de nombreuses erreurs, mais vous devez continuer à avancer.

Il y a cependant beaucoup de personnes qui ont cessé d’avancer. Spirituellement parlant, elles restent des bébés toute leur vie. Je suis effrayé à l’idée que cette expérience est trop fréquente aujourd’hui. C’est peut-être la vôtre.

Vous souvenez-vous du jour où vous avez donné votre cœur et votre vie à Christ ? Vous étiez sûr de la victoire, et cela vous paraissait facile d’être plus que vainqueur par Christ qui vous aimait. Sous la conduite d’un chef victorieux dans toutes les batailles, comment auriez-vous pu imaginer une défaite ?

Et cependant, pour beaucoup d’entre vous, la réalité a été bien différente ! Vos victoires ont été rares et passagères, vos défaites nombreuses et désastreuses. Vous n’avez pas vécu comme vous sentiez qu’un enfant de Dieu devait vivre.

C’est ce que Mme Hannah Whitehall-Smith a exprimé en ces mots ,: « Vous avez peut-être compris clairement les vérités doctrinales, mais vous n’êtes pas entré en possession de la lumière et de la puissance qu’elles expriment. Vous croyez en Christ, vous parlez de Lui et vous Le servez, mais Il ne demeure pas en vous d’heure en heure. Il est pour vous Celui qui sauve de la condamnation du péché, mais vous n’avez pas encore découvert qu’Il est un Sauveur tout-puissant capable de vous libérer de la puissance du mal. La joie débordante de l’expérience chrétienne s’est évanouie. »

Dans votre âme, il n’y a plus que des braises, alors qu’il y avait autrefois comme un immense incendie embrasé par l’amour du Christ. Au plus profond de votre cœur, vous savez que votre expérience n’est pas l’expérience dont parle la Bible. Depuis longtemps, vous pensez que toute votre vie chrétienne se résume en une suite d’échecs et de défaites — tomber, se repentir et repartir, mais pour retomber à nouveau.

Nous lisons dans les Saintes Ecritures que l’Eglise primitive était remplie du Saint-Esprit. Les chrétiens n’avaient ni temples, ni Bibles, ni automobiles, ni avions, ni trains, ni télévision, ni radio et pourtant ils bouleversèrent le monde d’alors au nom de Christ. Ils ont opéré une révolution spirituelle et ont ébranlé les fondements mêmes de l’Empire romain. Ils étaient jeunes, vigoureux, virils et puissants ; chaque jour de leur vie était consacré à Christ. Ils souffraient les persécutions et même affrontaient joyeusement la mort pour leur foi.

La raison pour laquelle la philosophie matérialiste et athée fait aujourd’hui de telles conquêtes dans le monde, c’est que ceux qui devaient vivre en chrétiens ont fait faillite. Nous n’avons pas atteint l’idéal et nous n’avons pas rempli les conditions posées par Jésus. Les foules de notre monde sans Dieu sont déconcertées lorsqu’elles voient nos groupements religieux dépourvus d’amour fraternel. Au lieu d’une Eglise dynamique, conquérante, débordant de puissance spirituelle parce que groupée autour de son Chef, nous offrons au monde, qui se tient au bord du gouffre, le spectacle de nos divisions, de nos disputes vaines et mesquines, de notre envie, de nos jalousies et de notre apathie spirituelle.

Ce qu’il faut à la chrétienté d’aujourd’hui, c’est que chacun de ses membres apprenne le secret de la victoire journalière sur le péché. Des milliers de chrétiens sont en lutte avec eux-mêmes.

L’apôtre Paul lui-même a connu cette lutte. Il a parlé de son désir de plaire à Dieu, mais il n’a pas trouvé en lui-même la force de l’accomplir. Les choses qu’il ne veut pas faire, il les commet parfois, et les choses qu’il désire accomplir, il ne les fait pas. Au bord du désespoir, il s’écrie : « Qui me délivrera du corps de cette mort ? »18

18 Romains 7.24.

Dans le verset suivant il donne la réponse à cette question si importante, si pénétrante et si troublante, quand il dit : « Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! »19

19 Romains 7.25.

Christ peut être votre Libérateur !

Mais vous pouvez vous demander : « Pourquoi est-ce que je fais certains actes que je ne voudrais pas accomplir et pourquoi est-ce que je ne fais pas ce que je voudrais faire ? »

Beaucoup d’entre vous portez le Nom de Christ, mais votre vie est une défaite continuelle. Vous avez des mains impures, des lèvres impures, une langue impure, des pieds impurs, des pensées impures et des cœurs impurs et pourtant vous prétendez être chrétiens. Vous vous réclamez de Christ, vous allez à l’église, vous essayez de prier — et pourtant vous savez qu’il y a des choses dans votre âme qui ne sont pas droites. Vous n’avez pas la victoire complète et constante qui est promise dans les saintes Ecritures. Aucun rayonnement n’éclaire votre visage, le printemps ne conduit plus vos pas et le feu de votre âme s’est éteint.

Et cependant, quand vous regardez autour de vous, vous reconnaissez que quelques personnes vivent différemment. Cela se voit sur leurs visages, vous pouvez le remarquer à leur attitude et dans leur manière de parler. Elles portent le fruit de l’Esprit. Mais vous, vous n’obtenez que des bribes de victoire, de temps en temps vous vivez une bonne journée, mais bientôt vous retombez exactement dans la même ornière et vous avez faim et soif de la justice de Dieu et d’une vie victorieuse.

Certains chrétiens n’ont jamais appris ce que la Bible enseigne sur la possibilité de se débarrasser des pensées et des habitudes impures.

D’autres ne savent pas qu’il faut prier chaque jour.

Il y a quelque temps, un agent de police me demanda quel était le secret de la vie victorieuse. Je lui répondis qu’il n’y a pas de formule magique, mais que ce secret résume en deux mots, en premier lieu : abandon, puis : esprit de prière.

Rien ne peut remplacer une vie de prière journalière, avec Christ. Le recueillement, le moment de prière et de méditation de la Bible sont absolument indispensables à la vie chrétienne heureuse. Vous ne serez pas un chrétien heureux, dynamique et fort, si vous ne marchez pas chaque jour avec Christ.

Il est déplorable que même parmi les chrétiens la conversation roule sur des sujets souvent sans importance. Nous savons citer les victoires de nos vedettes sportives, mais nous sommes incapables de citer un verset biblique autre que Jean 3.16. Nous parlons avec volubilité de nos maisons, de nos autos et de nos appareils de télévision, mais nous sommes tristement ignorants des choses de Dieu.

Si nous rencontrions par hasard un malade ou un mourant, nous serions incapables de le conduire à Christ.

Notre intelligence spirituelle est terriblement indigente, c’est pourquoi nous n’échangeons que des paroles banales. Notre conversation journalière, lorsque nous nous rencontrons, que ce soit au bureau, en promenade ou au magasin, devrait porter sur les choses de Dieu. Nous devrions échanger les pensées et les bénédictions spirituelles que nous avons reçues dans notre lecture biblique quotidienne.

Ne nous imaginons pas qu’il suffit d’avoir été confirmé, ou d’avoir pris une décision pour Christ pour vivre victorieusement le reste de notre existence sur le simple souvenir de cette expérience. Etant humains, il nous faut renouveler nos vœux et nos engagements envers Dieu. Nous devons faire un examen de notre état spirituel.

Aujourd’hui, Christ appelle les chrétiens à la purification, à la consécration et à la soumission totale. Au lieu d’essuyer des échecs, vous aurez la victoire dans votre vie spirituelle ; au lieu d’avoir besoin d’aide, vous aiderez les autres. Un changement s’opérera dans vos habitudes, dans votre vie de prière, dans votre lecture de la Bible, dans vos dons, dans votre témoignage et dans votre fidélité à votre église. C’est l’heure de la décision pour le chrétien.

Mais beaucoup d’entre vous se demandent : « Par où dois-je commencer ? » Je voudrais vous suggérer de faire une liste de tous les péchés dont vous vous êtes rendu coupable, puis de les confesser et de les abandonner en vous rappelant que Jésus-Christ vous pardonne. La Bible dit : « Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. »20

20 1 Jean 1.9.

Puis, après avoir confessé tout péché connu, abandonnez à Christ tous les secteurs de votre vie : la jeune fille, le jeune homme auquel vous tenez, votre famille, vos affaires, votre carrière, vos ambitions, votre âme, vos pensées les plus intimes et le fond de votre cœur. Remettez-Lui tout, ne retenez rien pour vous.

Que vos yeux, vos oreilles, vos mains et vos pieds, vos pensées et votre cœur soient donnés complètement et sans réserve à Christ. Puis, par la foi, croyez que Dieu a accepté votre don.

L’apôtre Paul a dit : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. »21

21 Galates 2.20.

Nous pouvons nous regarder comme morts au péché. La Bible dit que nous pouvons être plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés.

J’ai le privilège de savoir ce que représente la marche dans la voie de Christ. Quelle merveilleuse et joyeuse expérience de se réveiller chaque matin et d’être conscient de sa présence dans notre chambre ! Quelle expérience magnifique de connaître la paix de Dieu, et le soir, alors que le soleil est couché, de s’endormir du sommeil de ceux qui connaissent Christ ! Quelle joie de marcher avec Christ dans une expérience permanente et éternelle.

Une telle marche vous fait-elle envie ? Désirez-vous une joie, une paix, un contentement, un abandon et une aventure semblables pour votre âme ? Désirez-vous ardemment porter le fruit de l’Esprit qui est « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ».22

22 Galates 5.22.

Vous pouvez avoir cette vie — maintenant, en cet instant même — si vous acceptez de payer le prix en vous abandonnant totalement ! Au moment où vous cédez, Christ, par le Saint-Esprit, remplit votre cœur et votre vie. Vous pouvez alors véritablement dire : « Je suis rempli par le Saint-Esprit. »

Rappelez-vous d’abord que la vie chrétienne est vécue « par le Christ qui vit en vous ». Et si Christ n’a pas tout en vous, il vous est impossible de vivre une expérience chrétienne heureuse. Lorsqu’Il possède tout en vous, Il vous remplit jusqu’à déborder et produit en vous le fruit de l’Esprit. Personne ne peut créer la vie chrétienne sans la puissance du Saint-Esprit. Le Saint-Esprit est à la porte de votre cœur, prêt à y répandre un flot de bénédictions, si vous Lui abandonnez votre personnalité et votre vie tout entière. C’est votre droit ! Demandez-le, croyez-le, acceptez-le ! Il est vôtre maintenant.

Si telle est votre faim et si tel est votre désir, Dieu fera exactement ce qu’il a promis de faire: Il vous rassasiera. « Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. » Dieu a tenu toutes les promesses qu’Il a faites. Il vous rassasiera maintenant si vous le désirez assez pour vous abandonner à Lui.

Ensuite Dieu vous rassasiera de sa justice, car il n’y a pas de saintes aspirations ni de saints désirs de l’homme que Dieu ne veuille finalement satisfaire.

Nous ne serons parfaits en pensées, en paroles et en actes que lorsque nous serons glorifiés dans le monde à venir, mais le chrétien, sur la terre, possède déjà le reflet de cette gloire et son caractère est transformé par l’influence divine. Nous sommes des chrétiens et le monde devrait être convaincu qu’une force supérieure émane de ceux qui portent vraiment son Nom partout où ils sont.

L’homme a faim de pain et Dieu envoie le soleil et la pluie sur les champs de blé. Le blé est transformé en farine et la farine en pain pour que la faim physique de l’homme soit ainsi rassasiée.

L’homme a faim d’amour ; Dieu allume un feu d’affection dans un autre cœur, et deux cœurs se fondent dans l’unité par les liens sacrés du mariage.

Les hommes ont faim de connaissance, et Dieu suscite des institutions d’enseignement, appelle des hommes à cette tâche, donne aux gouvernements la responsabilité de les entretenir et les hommes peuvent étancher leur soif de connaissance.

Les hommes ont faim de vie communautaire, et Dieu leur permet de bâtir des villes, dans lesquelles ils peuvent partager leurs travaux, leurs connaissances et leurs dons.

Ne me dites pas que Dieu peut satisfaire avec abondance les besoins matériels de l’homme et le laisser mourir de faim spirituellement !

La Bible dit : « Ecoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon, et votre âme se délectera de mets succulents. »23

23 Esaïe 55.2.

Voici ce qu’elle dit encore : « Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »24

24 Jean 6.33.

Enfin, Dieu veut satisfaire la faim et la soif de ceux qui désirent sa justice, car Il aime le monde d’un amour éternel. Il a bouleversé les cieux et la terre pour nous racheter. Serait-il vraisemblable qu’un père paie une rançon immense pour racheter son fils puis qu’il l’abandonne ensuite quand il a faim ? Le prix infini que Dieu a payé pour notre salut nous permet d’affirmer qu’il ne désire certainement pas que nous manquions de quoi que ce soit. Un père qui aime son enfant ne peut le voir affamé.

La Bible déclare : « Mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ. »25

25 Philippiens 4.19.

La promesse « Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés » est une parole qui engage la responsabilité de l’homme envers Dieu et celle de Dieu envers l’homme. Notre petite part humaine est d’avoir faim et soif.

Si nous n’aimons pas la justice, cela signifie simplement que nous avons permis au péché et à la négligence d’étouffer notre désir de communion avec Dieu. Aussi attrayant et séduisant que le monde puisse paraître, il est incapable de satisfaire nos aspirations profondes et les désirs ardents de nos cœurs.

Nous ne pourrons connaître la paix du cœur et la tranquillité de l’esprit que lorsque nous reconnaîtrons et avouerons nos désirs profonds, que nous nous abandonnerons complètement à Dieu et que nous déciderons de nous détourner des artifices du monde pour boire « aux sources de l’eau vive ».

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