Les anges, agents secrets de Dieu

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LES INTERVENTIONS DES ANGES DANS LA VIE DE JÉSUS

Si l’on voulait étudier en détail comment la vie de Jésus fut sans cesse traversée par des interventions angéliques, il y faudrait tout un livre. Avant son incarnation les anges étaient sous ses ordres et après son ascension au ciel ils l’adorent devant le trône de Dieu : il est l’Agneau immolé pour notre salut.

Un ange apparut à Zacharie pour lui dire que sa femme serait la mère de Jean-Baptiste (Luc 1.13). Gabriel, un des anges puissants, vint annoncer à Marie qu’elle mettrait au monde le Messie. Un ange et une multitude de l’armée céleste proclamèrent aux bergers la bonne nouvelle de la naissance de Jésus (Luc 2.9). Ces apparitions angéliques précédèrent et accompagnèrent la Nativité, mais, quand Jésus commença son ministère public, les anges lui furent aussi intimement associés.

En dehors de la mort sur la croix, la période la plus difficile de la vie du Christ fut sans doute sa tentation au désert par le diable. Après un jeûne de quarante jours et quarante nuits, Jésus fut attaqué par le diable qui voulait l’écraser. Le corps physique de Jésus était affaibli. Satan en profita pour passer à l’attaque : il savait qu’après sa victoire dans le Jardin d’Eden c’était l’occasion rêvée pour déjouer le plan de Dieu pour le salut des hommes. Son but était de ruiner l’espérance de l’humanité. Voulant empêcher le salut des hommes pécheurs, il frappa au moment favorable, alors que la faiblesse physique du Christ le rendait particulièrement vulnérable à la tentation. Satan dirige toujours ses attaques les plus vigoureuses contre les points les plus faibles de sa victime. Il sait mieux que quiconque où se trouve le talon d’Achille, et il ne manque pas de l’atteindre au bon moment.

Trois fois Satan s’efforce de mettre Jésus en déroute. Trois fois Jésus riposte en citant des paroles de l’Ecriture, trois fois Satan est vaincu. Alors, dit la Bible, « le diable s’éloigna de lui jusqu’à un moment favorable » (Luc 4.13). À ce moment-là des anges vinrent pour l’assister — non pas pour l’aider à repousser les attaques de Satan, cela il l’a fait tout seul, mais pour le fortifier une fois la victoire gagnée. Les anges « servirent » Jésus. Le verbe grec utilisé : diakoneo, le dit fort bien : ils l’ont servi à la façon d’un diacre. « Et voici : des anges vinrent et le servirent » (Matthieu 4.11). Ces ambassadeurs célestes vinrent soutenir, fortifier et encourager Jésus en cette heure d’épreuve. Depuis lors, Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui a été tenté en toutes choses comme nous, peut sympathiser avec les chrétiens croyants ; il peut les aider et les conduire à la victoire à l’heure de la tentation.

L’ange avec Jésus dans le jardin de Gethsémani

La nuit précédant la mise en croix, Jésus était dans le jardin de Gethsémani. Peu après il fut arrêté par les soldats, trahi par Judas Iscariote, conduit devant les autorités, frappé et finalement crucifié. Avant d’être cloué sur la croix, il connut une terrible agonie, dans le jardin, au cours de laquelle il transpira des gouttes de sang. Dans cette situation, le Fils de l’homme avait besoin de forces intérieures lui permettant de supporter des souffrances qu’aucun être dans le ciel, sur la terre ou en enfer n’a jamais connues. En fait, il avait à supporter ce qu’aucune créature ne pouvait affronter et vaincre. Il s’agissait de prendre sur lui tous les péchés des hommes. Il devait devenir péché pour nous.

Jésus avait pris avec lui, dans le jardin, Pierre, Jacques et Jean. Ils auraient pu le fortifier et l’encourager, mais, au lieu de cela, ils s’endormirent. Le Fils de l’homme resta tout seul. Il pria : « Père, si tu voulais éloigner cette coupe ! Toutefois que ma volonté ne se fasse pas, maïs la tienne » (Luc 22.42). C’est à ce moment crucial qu’un ange est venu à son aide « pour le fortifier ». Le mot grec utilisé : eniskuo, signifie rendre fort intérieurement. Tandis que les disciples du Seigneur Jésus ne peuvent partager son agonie, puisqu’ils dorment, ce sont les anges qui viennent à son secours.

Les anges veillant à la croix

La tragédie du péché atteint son sommet quand Jésus devient péché. En cet instant il s’offre en sacrifice, ce sacrifice exigé par la justice de Dieu pour le rachat de l’homme. A ce moment-là Satan s’apprête à tenter son coup de maître. S’il peut faire descendre Jésus de la croix, s’il peut, grâce aux insultes et aux moqueries de la foule, pousser Jésus à la honte ou à la colère, c’en est fait du plan du salut : il ne peut réussir. La foule hurle à plusieurs reprises : « Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix ! » (Matthieu 27.40). Satan savait que Jésus pouvait descendre de la croix s’il le voulait. Il savait qu’il était entouré de plus de douze légions d’anges qui avaient déjà tiré leur épée hors du fourreau.

Pour nous sauver, Jésus reste sur la croix. Les anges sont prêts à intervenir pour arracher à la croix le Roi des rois, mais Jésus aime la race des hommes et il sait que sa mort est pour eux le seul moyen de salut. Il refuse donc l’aide des anges, qui ont l’ordre de ne pas intervenir à ce moment effroyable et sacré. Même les anges ne peuvent servir leur maître, le Fils de Dieu, sur le Calvaire. Il meurt dans la solitude afin de subir jusqu’au bout la peine de mort méritée par vous et par moi.

Nous ne pouvons sonder le gouffre du péché, ou ressentir l’horreur des fautes de l’homme, avant de venir à la croix et de constater que le péché a contraint le Fils de Dieu à mourir crucifié. Les ravages de la guerre, la tragédie du suicide, les souffrances des pauvres et les misères des parias rejetés par notre société, le sang des accidentés, la terreur du viol, les folies de l’alcool ! et bien d’autres fléaux sont signes de la dégradation de l’humanité actuelle. Mais aucun crime jamais commis dans le passé, aucun crime commis dans notre monde moderne ne peut se comparer avec la coupe remplie par toutes les fautes des hommes qui a conduit Jésus sur la croix. Depuis des siècles, la grande question que l’homme lance vers le ciel, c’est : « Qui est-il et pourquoi meurt-il ? » La réponse vient tout droit à nous : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, mourant non seulement pour vos péchés mais pour ceux du monde entier. Pour vous le péché n’a peut-être pas grande importance ; pour Dieu c’est une chose immense et horrible. C’est la plus grande des choses que contient tout l’univers, hormis l’amour de Dieu, qui surpasse tout.

Lorsque nous comprenons l’énormité du prix payé par Dieu pour racheter l’homme, nous commençons à entrevoir l’horreur du mal qui ronge la race humaine. Elle a besoin d’un Sauveur ou elle est perdue ! Le péché a coûté à Dieu ce qu’il avait de plus précieux. Il n’est pas étonnant de voir les anges se voiler la face et rester muets de consternation tandis qu’ils assistent à l’accomplissement du plan de Dieu. Comment pouvaient-ils concevoir que Jésus porte sur ses épaules l’horrible dépravation du péché ? Mais bientôt ils ont dû lever les yeux et faire éclater leurs louanges. Une lumière, ce jour-là, s’allume sur le Calvaire. La croix étincelle de la gloire divine tandis que la lumière du salut chasse la terrible obscurité du péché. Les légions dépravées de Satan sont mises en déroute et ne peuvent plus tenir les hommes esclaves de la défaite et des ténèbres.

Les anges à la Résurrection

Le troisième jour après sa mort, dit la Bible, « il y eut un grand tremblement de terre, car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Son aspect était comme l’éclair et son vêtement était blanc comme la neige. Les gardes tremblèrent de peur et devinrent comme morts » (Matthieu 28.2-4).

Certains savants ont tenté d’estimer le poidsde la pierre : cette spéculation est vaine puisque Jésus serait sorti de toute façon de la tombe, avec. ou sans pierre devant ! La Bible en parle pour que les générations suivantes puissent comprendre un peu l’étendue du miracle. J’ai souvent essayé de m’imaginer ce que les gardes ont pu penser quand ils ont vu, dans la clarté du soleil levant, un ange rouler la lourde pierre, sans doute du bout du doigt ! Les gardes, sous les armes, furent paralysés par leur frayeur.

Marie, en regardant dans le tombeau, vit « deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus » (Jean 20.11, 12). Ensuite un des anges qui se trouvaient en dehors proclama le plus grand de tous les messages jamais entendus sur la terre : « Il n’est plus ici, il est ressuscité » (Luc 24.6). Ces quelques mots ont changé l’histoire de l’univers. C’est la fin de la nuit et du désespoir ; dans le cœur des hommes naissent alors l’espérance et l’attente joyeuse.

Les anges et l’ascension de Jésus

Le livre des Actes (ch. 1) raconte l’histoire de l’ascension de Jésus. Nous lisons au verset 9 « Après avoir dit cela, il fut enlevé pendant qu’ils (les disciples) le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. » Jésus avait été accompagné par une armée céleste quand il descendit sur la terre. Je pense qu’ici le mot «&nbs;nuée » décrit les anges qui viennent le chercher pour l’escorter tandis qu’il retourne s’asseoir à la droite de Dieu le Père.

Les disciples sont alors tristes et affligés. Leurs yeux sont pleins de larmes. Ici encore deux anges, ayant une apparence humaine et des vêtements blancs, paraissent et disent : « Hommes galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder vers le ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel » (Actes 1.11).

Ainsi les anges ont escorté le Seigneur de gloire ressuscité, quand il est retourné siéger à la droite du Père. Alors même les étoiles du matin rendent honneur, gloire et louange à celui qui est Le Fils du Dieu vivant. Certains anges restent en arrière pour rassurer les disciples en leur rappelant qu’ils sont proches, prêts à porter secours au peuple de Dieu, à travers les siècles, jusqu’au moment où le Christ reviendra en personne accompagné par les armées angéliques.

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