Le roi George V écrivit sur la page de garde de la Bible d’un ami : « Le secret du bonheur n’est pas de faire ce qu’on aime, mais d’apprendre à aimer ce qu’on doit faire. »
Trop de personnes pensent au bonheur comme à une sorte de feu follet qu’on atteint par une recherche constante et obstinée. Mais la chasse au bonheur est vaine, car le bonheur n’est pas une fin en soi. On ne trouve pas des sacs d’or au bout de l’arc-en-ciel, comme nous le pensions quand nous étions enfants ; l’or est extrait des mines ou laborieusement « lavé » dans les sables d’un torrent.
Jésus dit une fois à ses disciples : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. »1 Les « choses » dont Il parlait étaient celles qui donnent à l’homme la sensation de bonheur et de sécurité : la nourriture, la boisson, le vêtement, le logement. Il nous dit de ne pas faire de ces besoins le but premier de notre vie, mais de « chercher le royaume » et ces choses nous seront automatiquement données.
Si nous voulons être heureux, c’est là que se trouve le secret du bonheur : « Cherchez premièrement le royaume… de Dieu et toutes ces choses vous seront données par-dessus. »
Dans les pages précédentes, nous avons essayé d’interpréter la formule de bonheur que Jésus donne. Nous nous rendons compte que, bien souvent, notre interprétation est insuffisante et qu’elle manque de clarté. Plus nous lisons cette introduction au Sermon sur la Montagne, plus nous y découvrons de sagesse cachée et plus nous sommes convaincu que si on la lisait dans un esprit de méditation et de prière et si on la mettait en pratique dans la vie courante, un bonheur plus profond et plus complet en découlerait.
En résumant le secret du bonheur dans le cadre des Béatitudes, nous voudrions indiquer quelques sentiers qui conduisent à la vie abondante :
Ne laissez pas votre orgueil dire : « Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien. »2 Rappelez-vous que votre propre justice n’est qu’un vêtement souillé et que le salut ne s’obtient pas par les œuvres, mais qu’il est un don de Dieu. Souvenez-vous toujours de la première Béatitude : « Bienheureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !»
Dieu mesure les hommes à la dimension de leur humilité et non à la grandeur de leurs œuvres ou à la taille de leurs capacités.
Rappelez-vous que ce ne sont ni les croyances, ni la culture, ni même la bonne réputation qui vous sauvent : C’est Christ. La Bible dit : « A tous ceux qui l’ont reçue (la Parole : Jésus-Christ), à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. »3
3 Jean 1.12.
Supposons que vous désiriez vous rendre en Amérique, à New-York, sur le Queen Elizabeth. Vous pouvez aller au Havre et vous renseigner sur le transatlantique. Vous pouvez être convaincu que c’est un bâtiment sûr et bien conduit, et que des milliers de passagers l’ont utilisé pour traverser l’Océan. Vous pouvez même affirmer votre foi en disant : « Je crois que c’est un bon navire et qu’il est capable de me transporter à New-York. » Vous pouvez faire tout cela et ne jamais traverser l’Atlantique.
Connaître Christ de nom ne suffit pas. Etre convaincu qu’Il est le Sauveur du monde ne suffit pas. Affirmer votre foi en Lui, comme nous le faisons dans le Symbole des Apôtres, ne suffit pas. Croire qu’il a sauvé les autres ne suffit pas. Vous ne croyez pas activement en Lui avant de Lui avoir donné votre vie et de L’avoir reçu comme votre Sauveur.
La meilleure manière de montrer votre confiance dans une banque, c’est d’y déposer votre argent. La meilleure manière de témoigner votre confiance en un médecin, c’est de vous fier à son diagnostic en cas de maladie. La meilleure manière de prouver votre confiance en un paquebot, c’est de monter à bord. La meilleure manière de démontrer votre foi en Christ, c’est de Lui confier votre vie et de Le recevoir sans réserve comme votre Sauveur.
La Bible dit : « O Dieu ! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit. »4 Qu’un flot continuel de confessions jaillisse de votre cœur. Rappelez-vous que c’était à des chrétiens que Jean écrivait : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. »5
5 1 Jean 8.9.
Une personne bien élevée ne manque pas de s’excuser poliment lorsqu’elle a causé du tort. Si quelqu’un, dans un salon, marche sur le pied d’une dame, il n’attend pas une semaine pour dire : « Je vous demande pardon. » Il le fait immédiatement.
Quand vous violez la Loi de Dieu, quand vous dites une parole emportée ou acerbe, ou même quand vous avez une mauvaise pensée, vous devez immédiatement confesser ce péché à Dieu. Alors, selon sa Parole, Il vous pardonnera, Il purifiera votre cœur et Il vous transformera à sa ressemblance.
Dans le triangle éternel du christianisme, Dieu est le premier, le prochain vient ensuite, et moi en dernier. « Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent. »6 Soyez sympathisant, tolérant et compréhensif. Rappelez-vous un des secrets du bonheur : « Bienheureux les affligés, car ils seront consolés. »
La joie du partage n’est comparable à aucune autre joie de la vie. Ne jouissez pas d’avoir trop quand des millions d’hommes dans le monde n’ont pas assez. Souvenez-vous quand vous lisez votre Bible que des millions d’hommes n’ont pas de Bible. Pensez, lorsque vous entendez prêcher l’Evangile, que plus de la moitié du monde ne l’a encore jamais entendu. Que votre vie, vos intentions et vos prières soient tournées vers ces multitudes qui présentement attendent du secours. Qui les aidera en premier : les chrétiens ou les gens du monde ?
Il y en a déjà beaucoup trop dans le monde. Le monde a souvent du respect pour celui qui a une foi sincère.
La Bible nous dit que nous ne pouvons servir Dieu et Mamon, qu’aucun homme ne peut servir deux maîtres. Trop de prétendus chrétiens sont semblables à ces petits caméléons qui adaptent leur couleur à celle du milieu. Même les contradicteurs ont vite fait de distinguer un chrétien véritable d’un chrétien hypocrite.
La Bible est très explicite sur ce point : « Ne savez- vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclave pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice ? »7
7 Romains 6.16.
Un ami de David Livingstone a dit une fois : « Quand je vis Livingstone vivre en obéissant à l’appel qu’il avait entendu : « quitte tout et suis-moi », je devins un chrétien malgré moi. » Le monde ne connaît pas de plus grande force d’attraction qu’une vie livrée.
Sherwood Eddy interviewa un jour à Moscou vingt jeunes communistes et demanda à chacun combien ils consacraient d’heures, journellement, au parti. Aucun d’eux ne donnait moins de trois heures pour plaider les vertus du parti et quelques-uns d’entre eux y consacraient jusqu’à neuf heures. Il déclara qu’il lui semblait que Karl Marx avait plus de témoins dans ce siècle que Jésus-Christ. Il n’est pas étonnant que le christianisme n’ait pas prospéré dans cette génération. Livrez-vous à Dieu !
Remplis du Saint-Esprit, les premiers disciples bouleversèrent le monde. Remplis du Saint-Esprit, les réformateurs allumèrent la flamme spirituelle qui devint la Réforme. Remplis de l’Esprit, John et Charles Wesley, partant de l’Université d’Oxford, sauvèrent une grande nation d’une ruine morale et politique. Remplis de l’Esprit, Francis Asbury, George Fox, Jonathan Edwards, Charles Finney et David Brainerd embrasèrent les montagnes et les prairies d’Amérique d’un feu spirituel. Remplis de l’Esprit, D.-L. Moody. et Ira Sankey secouèrent deux continents endormis dans leur léthargie spirituelle. La marée de la civilisation est montée, les destinées des nations ont été changée et les pages de l’histoire ont été illuminées par des hommes qui étaient remplis de l’Esprit de Dieu.
La Bible ordonne à notre génération adonnée à l’alcoolisme et livrée à la course aux plaisirs : « Ne vous enivrez pas de vin : c’est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit. »8
La Bible dit : « Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. »9
Vous dites peut-être : « Je suis incapable de produire un tel fruit. Il m’est tout à fait impossible de faire cela. »
Je suis entièrement d’accord ! Vous ne pouvez le produire par votre propre force. Rappelez-vous que la Parole de Dieu dit : « Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. » Si l’Esprit de Dieu habite en vous, c’est Lui qui produira ce fruit. Vous n’avez qu’à cultiver le sol de votre cœur par une consécration et un renoncement sincères afin que Dieu puisse trouver une terre favorable pour produire le fruit qu’Il désire.
Vous pouvez avoir des arbres fruitiers dans votre verger, mais si le sol n’est pas enrichi et si les parasites ne sont pas soigneusement détruits, vous ne pouvez pas avoir de récolte abondante.
Nous sommes chrétiens, nous avons l’Esprit de Dieu en nous. Mais il nous incombe de bannir le péché de notre vie afin que l’Esprit puisse produire son fruit en nous.
Comme chrétiens, nous n’avons qu’une seule autorité, qu’une seule boussole : la Parole de Dieu.
Abraham Lincoln écrivait à un ami : « Je m’adonne avec profit à la lecture de la Bible. Acceptez de ce Livre tout ce que vous pouvez par la raison et le reste par la foi. Votre vie jusqu’à la mort sera meilleure. »
De grands hommes en ont fait leur livre de chevet et leur guide sûr. Herbert-J. Taylor, anciennement président international du Rotary-Club, m’a dit qu’il commençait chacune de ses journées en lisant à haute voix le Sermon sur la Montagne.
Commencez votre journée avec ce Livre et, à la fin du jour, laissez-le donner sa sagesse à votre âme. Faites de la Parole de Dieu le fondement solide de votre espérance. Faites-en le pain qui nourrit votre esprit. Faites-en l’Epée de l’Esprit qui retranche le mal de votre vie et qui vous façonne à l’image et à la ressemblance de Dieu.
Jésus vous dit : « Vous êtes la lumière du monde… que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. »10
10 Matthieu 5.14-16.
Un témoin fidèle vaut un millier de théoriciens muets. Tom Allan, le célèbre jeune prédicateur écossais, fut amené à Christ alors qu’un soldat noir chantait le negro-spiritual « Were you there when they crucified my Lord ?» (« Etiez-vous là quand ils ont crucifié mon Sauveur ? ») Il dit que ce ne fut ni le chant, ni la voix, mais l’esprit qui animait le soldat pendant qu’il chantait — son attitude, sa sincérité d’expression — qui le convainquit ; il vit tout à coup combien sa vie était coupable et il se tourna vers le Sauveur. Notre foi grandit en s’exprimant. Si nous désirons garder notre foi, nous devons la partager — nous devons témoigner !
Jésus a dit : « Voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »11 Rappelez-vous que Christ est toujours près de vous. Ne dites pas ce que vous ne diriez pas en sa présence. Ne faites pas ce que vous ne feriez pas en sa présence. N’allez pas où vous n’iriez pas avec Lui. Mais Il n’est pas avec vous pour vous juger ou pour vous condamner. Il est avec vous pour vous consoler, vous protéger, vous guider, vous encourager, vous fortifier et vous aider. Il ne sera pas seulement avec vous jusqu’à la fin du monde, mais Il sera avec vous pendant toute l’éternité.
11 Matthieu 28.20.
Jésus a dit : « Il faut toujours prier, et ne point se relâcher. »12
12 Luc 18.1.
Il déclara également : « Prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père qui voit dans le secret te le rendra. »13
13 Matthieu 6.6.
Prier ce n’est pas seulement demander, c’est aussi écouter les ordres de Dieu.
Frank Laubach a dit : « La prière véritable est un dialogue ; et pour moi, le plus important est d’écouter ce que Dieu a à me dire. »
Les grands chrétiens ont consacré des heures régulières à la prière. John Wesley se levait à quatre heures du matin et commençait sa journée par la prière suivie d’une heure d’étude biblique.
Je vous suggère de fixer un moment pour communiquer avec Dieu. Prenez un rendez-vous avec Lui et soyez précis. Vous ne regretterez jamais une telle pratique, car « la prière fervente du juste a une grande efficace ».14
14 Jacques 5.16.
« Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. »
Le goût pour les choses spirituelles, comme n’importe quel goût, peut être développé. Je n’aimais pas le yogourt, mais on m’a dit que cela serait bon pour moi, aussi ai-je essayé de l’aimer et maintenant je l’apprécie beaucoup.
Il ne sera pas facile au début de lire la Bible, de témoigner et de prier. Mais, après avoir senti la force qui découle de ces moyens de grâce, ils deviendront une partie de votre vie de tous les jours, comme la respiration ou la nourriture. Votre âme en sera fortifiée.
La critique peut vous empêcher de grandir dans la foi. Ne vous élevez pas aux dépens d’autrui. Si vous dites du bien de votre prochain, il dira du bien de vous. Mais si vous le condamnez, en retour, il vous condamnera. La critique engendre la critique, mais la louange engendre la louange. Jésus a dit : « Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. »
Deux des péchés les plus dévastateurs aujourd’hui sont l’envie et la convoitise. Envier votre prochain peut causer de grands ravages dans votre vie et miner votre force spirituelle. Vous pouvez aussi ruiner votre position sociale et affaiblir votre témoignage chrétien. Ne vous laissez pas asservir par ce mal rongeant ! Il peut détruire votre bonheur et enlever la douceur de votre vie.
La Bible dit : « Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur, attachez-vous fortement au bien. »15 Ce passage dit : « Que la charité soit… », montrant par là qu’il nous est possible d’empêcher l’amour d’être ce qu’il doit être. L’amour de Christ en nous n’exceptera personne, s’il n’est pas stérilisé ou gêné par nos préjugés et nos méchancetés. Christ en nous continuera à aimer même ceux qui ne sont pas aimables s’Il n’est pas entravé par notre égoïsme.
15 Romains 12.9.
Horace Pitkin, fils d’un riche marchand, se convertit et partit comme missionnaire en Chine. Il écrivit à ses amis d’Amérique : « Nous saurons bientôt avec certitude si nous sommes appelés à Le servir ici-bas ou là-haut. » Peu de temps après, une troupe d’agresseurs enfonçait la porte de l’habitation de Pitkin. Il fut décapité et sa tête exposée sur l’autel d’un dieu païen, tandis son corps était jeté dehors dans une fosse avec les cadavres de neuf chrétiens chinois. Sherwood Eddy, écrivait à son propos : « Pikkin gagna plus d’hommes par sa mort qu’il aurait pu le faire par sa vie. »
Christ a besoin aujourd’hui d’hommes qui ont l’étoffe de martyrs. Ne craignez pas de prendre hardiment et résolument position pour Lui.
J’ai observé une fois un petit enfant qui apprenait à marcher. Aussi longtemps qu’il gardait les yeux fixés sur sa mère, il était détendu et en parfait équilibre. Mais dès qu’il regardait ses petites jambes vacillantes, il tombait.
Simon Pierre put marcher sur les vagues de la mer de Galilée aussi longtemps qu’il garda les yeux fixés sur Christ, mais quand il détourna ses regards du Sauveur, il enfonça.
Nous vivons des temps tumultueux. Les hommes sont harassés par des soucis, des craintes et des phobies. Rien ne peut relâcher les tensions de la vie comme une foi solide en Christ.
Dans mes croisades d’évangélisation, appelé à parler souvent deux à trois fois par jour à des foules de plusieurs milliers de personnes, je me sens devenir nerveux et tendu. Lorsque cette tension augmente, je trouve un endroit où je peux m’étendre et je me détends complètement. Après une prière simple et tranquille, je répète ces mots avec une foi toute simple : « Je puis tout par Christ qui me fortifie. » C’est alors que je deviens pleinement conscient de Sa présence fortifiante. Parfois, ayant parlé à d’immenses auditoires dans des conditions défavorables, je suis sorti du stade, où la réunion avait eu lieu, aussi frais et plein de vigueur qu’après une bonne nuit de sommeil.
Vous aussi, vous pouvez apprendre à vous reposer en Christ !
En d’autres mots, ne soyez pas hypersensible à la critique et n’ayez pas un sens exagéré de votre importance, car c’est le secret du malheur. Beaucoup de gens égocentriques sont victimes de cette terrible maladie de l’imagination. Même si les gens ne les critiquent jamais réellement, ils s’imaginent qu’ils le font et ils souffrent les tortures d’un enfer mental.
Le malade de la persécution s’imagine immédiatement, en voyant deux personnes causer ensemble sérieusement, qu’elles discutent de ses défauts. Il se retire dans la chambre de torture de sa propre imagination faussée où il fabrique son malheur de toute pièce. Fuyez cette hantise comme vous fuiriez la peste.
Attendre une félicité absolue et parfaite dans cette vie, c’est espérer un peu trop. Rappelez-vous que cette vie n’est que l’antichambre de l’éternité. Dans ses Béatitudes, Jésus nous dit que cette vie nous réserve persécutions, médisance, diffamation et déceptions. Mais Il dit aussi : « Réjouissez-vous et soyez l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux. »16
16 Matthieu 5.12.
Il donne à entendre avec force qu’au bonheur relatif de la vie présente est lié un bonheur absolu dans la vie future. Ici-bas nous avons les gages de notre héritage, mais dans les cieux nous jouirons d’un bonheur parfait.
Le chrétien pense et agit dans la perspective de l’éternité. Il ne s’aigrit pas quand les choses ne vont pas comme il l’avait projeté. Il sait que les « souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. »17 Ainsi, il se réjouit et il est extrêmement heureux !
17 Romains 8.18.
Au temps où l’Ouest américain regorgeait d’or, les pionniers supportaient les souffrances de la traversée des prairies, des montagnes et des déserts et les attaques sauvages des Indiens, parce qu’ils savaient qu’au-delà de ces sierras s’étendaient la Californie et ses récompenses.
Lorsque Bill Borden, qui était un jeune homme très riche, partit en Chine comme missionnaire, beaucoup de ses amis pensaient qu’il était fou de « gâcher sa vie », comme ils disaient, pour essayer de convertir au christianisme quelques païens. Mais Bill aimait Christ et les hommes ! Peu après son départ, il contracta une maladie orientale et mourut. A son chevet, ses amis trouvèrent un billet qu’il avait écrit en mourant et qui portait ces mots : « Aucune réserve, aucun recul et aucun regret. »
Il avait trouvé plus de bonheur en quelques années de service que la plupart des gens dans une vie entière.
Des milliers d’hommes raisonnables et cultivés ont trouvé sur la terre le bonheur en Christ. Vous pouvez aussi le trouver ! Mais rappelez-vous que vous ne l’obtiendrez jamais en le recherchant pour lui-même. Comme le Seigneur, qui est le dispensateur du bonheur, l’a dit : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. »18
18 Matthieu 6.33.