Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre Les dominations, contre Les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.
Maintenant que vous avez pris votre décision, que vous vous êtes converti, que vous êtes né de nouveau, que vous êtes justifié, et que vous êtes un enfant de Dieu, que va-t-il se passer ? Est-ce tout ? Tout est-il fini une fois votre décision prise ? « Ai-je encore des responsabilités ? » demandez-vous…
Ah ! oui, vous ne faites que commencer la vie chrétienne. Vous venez de naître dans un monde nouveau — le monde spirituel. Tout est nouveau. Vous êtes un bébé spirituel. Vous avez besoin de tendresse, d’amour et de soin. Vous avez besoin qu’on vous nourrisse. Il vous faut une protection. C’est une des raisons pour lesquelles Christ a établi l’Eglise. Il est presque impossible de vivre seul la vie chrétienne. La plupart d’entre nous ont besoin d’aide et de communion.
Peut-être avez-vous déjà découvert que vous avez des ennemis dangereux qui, par tous les moyens, tentent de vous empêcher de vivre une vie chrétienne. Au moment même de votre décision, ces ennemis étaient déjà au travail, pour vous tenter de commettre un péché ou pour vous faire passer par un moment de dépression et de découragement. ‘Tout est merveilleux et passionnant au moment où vous vous décidez pour Christ ! Mais il est naturel aussi d’avoir des doutes, des problèmes, des questions, des tentations, des découragements et des difficultés.
La Bible enseigne que, toute votre vie, vous aurez à lutter contre trois ennemis. Vous devez vous y préparer. Ils doivent être repoussés.
Considérons donc les ennemis que nous devons affronter. Démasquons-les pour savoir qui ils sont, ce qu’ils sont, et comment ils opèrent.
Le premier, c’est le Diable. Nous avons déjà vu que le Diable est une personne puissante, qui s’oppose à Dieu et tente le peuple de Dieu. Bien qu’il ait été vaincu à la croix de Christ, il a encore la puissance d’influencer les hommes pour le mal. La Bible l’appelle « le malin » (Matthieu 13.19), « le démon » (Luc 4.33), « le meurtrier » (Jean 8.44), « le menteur et le père du mensonge » (Jean 8.44), « un lion cherchant à dévorer » (1 Pierre 5.8), « le serpent ancien » et « l’accusateur de nos frères » (Apocalypse 12.9-10).
Au moment où vous vous êtes décidé pour le Christ, le Diable à subi une terrible défaite et il en est furieux. Depuis lors, il vous tente et essaie de vous faire tomber dans le péché. Ne vous alarmez pas. Il ne peut vous ravir votre salut ; ne le laissez pas vous enlever votre assurance et votre victoire. Il fait tout ce qui est en son pouvoir pour semer des doutes dans votre esprit quant à la réalité de votre conversion. N’essayez pas de raisonner avec lui, car il est le plus grand argumentateur de tous les temps.
Vous serez mis à l’épreuve dès la première tentation. Rappelez-vous qu’il ne faut pas mettre sa confiance dans les sentiments, car ils sont aussi instables qu’une girouette dans la tempête. Satan cherchera probablement à vous remplir d’orgueil, pour que vous mettiez votre confiance en vos capacités, vos ambitions et vos désirs. Puis, à la première occasion, il mettra la haine dans votre cœur. Il vous incitera à dire des choses désobligeantes et mesquines sur ceux qui vous entourent. Il mettra de l’envie, du mécontentement et de la rancune dans votre cœur. Ou encore, il vous poussera au mensonge et, sans vous en douter, à l’hypocrisie. Le mensonge est un des pires péchés et il peut être commis en pensées, en paroles, ou en actes. Tout ce qui est destiné à tromper une autre personne est mensonge. Le Diable s’efforcera de faire de vous un menteur. Il essaiera aussi de vous employer à tenter d’autres personnes, à conduire d’autres chrétiens hors du bon chemin. Si vous n’êtes pas vigilant, vous vous trouverez bientôt au service du Diable. Il est puissant, doucereux, rusé, astucieux, celui que l’Ecriture appelle le « dieu de ce siècle » (1 Corinthiens 4.4), « le prince de ce monde » (Jean 12.31), « le prince de la puissance de l’air » (Ephésiens 2.2).
Le Diable essaiera de vous décourager, de vous détourner ; il tentera de déprécier votre témoignage; il cherchera n’importe quoi pour détruire votre relation avec Christ et votre influence sur les autres.
« Mais alors, direz-vous, comment puis-je le vaincre ? Comment m’en détourner ? Existe-t-il une délivrance ? »
« Aucune tentation ne vous est survenue qui nait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter. » (1 Corinthiens 10.13.)
Dieu dit dans ce passage qu’il a préparé un moyen d’en sortir. Rappelez-vous ceci : si vous êtes tenté ce n’est pas un signe que votre vie n’est pas en règle avec Dieu ; au contraire, c’est un signe qu’elle l’est. La tentation n’est pas un péché. Rappelez-vous aussi que jamais Dieu ne tente ses propres enfants, ni ne les fait douter. Toutes les tentations et tous les doutes viennent du Diable. Rappelez-vous également que le Diable ne peut que tenter. Il n’a pas le pouvoir de vous contraindre de céder à la tentation. N’oubliez pas que Satan a déjà été vaincu par Christ. Sa force est sans effet dans la vie d’un chrétien pleinement confiant et soumis, dépendant entièrement de Dieu. Un poète a dit que « le Diable tremble quand il voit le croyant le plus chétif à genoux ».
Il est des occasions où nous devons simplement nous cacher derrière la personne de Christ et lui demander de s’occuper de nos problèmes. Jude à dit : « L’archange Michel, lorsqu’il contestait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, n’osa pas porter de jugement injurieux, mais il dit : Que le Seigneur te réprime ! » (Jude 9.) C’est ce que nous devons faire — appeler Dieu à l’aide.
La Bible dit : « Résistez au Diable et il fuira loin de vous. » Mais avant cela, il est écrit : « Soumettez-vous… à Dieu. » (Jacques 4.7.) Si vous êtes totalement soumis, si vous avez capitulé et cédé cent pour cent à Christ, alors seulement vous pouvez « résister au Diable » et la Bible promet qu’il fuira loin de vous. Le Diable tremble quand vous priez. Il subit une défaite lorsque vous citez ou lisez un passage de la Bible ; et, quand vous lui résisterez, il s’enfuira.
Votre second ennemi est le monde. Le monde tend à nous inciter au péché : mauvaises compagnies, plaisirs, mode, opinions et ambitions mondaines.
Votre expérience de la nouvelle naissance vous a fait découvrir que vos plaisirs se trouvent désormais dans une sphère plus haute et plus lumineuse. Beaucoup de non-chrétiens s’imaginent que la vie chrétienne est une série de règles, de tabous, de veto et de défenses. C’est encore là un mensonge du Diable. La vie chrétienne n’est pas une série d’ordres négatifs, mais au contraire une suite d’impératifs. Vous êtes si occupé par le travail de Christ et si complètement satisfait des choses de Christ que vous n’avez plus de temps pour celles du monde.
Supposez que quelqu’un m’offre un sandwich alors que je viens de manger un morceau de filet, je dirais : « Non merci, je suis déjà rassasié. »
Jeunes chrétiens, c’est là le secret. Vous êtes si remplis de Christ, si épris des choses de Dieu que vous n’avez pas le temps pour les plaisirs coupables du monde. La Bible dit : « Celui qui est rassasié foule aux pieds le rayon de miel, mais celui qui a faim trouve doux tout ce qui est amer. » (Proverbes 27.7.)
La question de la mondanité à cependant été fort mal comprise par des milliers de chrétiens. Et cette incompréhension demande une petite mise au point. Car la mondanité est probablement un des plus grands obstacles que rencontre le jeune chrétien inexpérimenté.
Le Dr Griffith Thomas a dit : « Il y a un certain nombre de choses dans la vie journalière qui ne sont pas mauvaises en elles-mêmes mais qui ont tendance à devenir péché si on en abuse. L’abus signifie littéralement un emploi excessif et, dans beaucoup de cas, l’abus de choses permises devient péché. Le plaisir en lui-même est légitime, mais il est illégitime si on en abuse. L’ambition est une preuve de caractère, mais elle doit être dirigée vers des fins licites et exercée dans des proportions convenables. Nos occupations journalières, la lecture, la mode, l’amitié et d’autres aspects semblables de la vie sont tous légitimes et nécessaires, mais peuvent facilement devenir illicites, inutiles et nuisibles. Penser aux nécessités de la vie est absolument indispensable, mais cela peut dégénérer en souci et, comme Christ nous le rappelle dans la parabole du semeur, les soucis de la vie étouffent la semence spirituelle dans le cœur. Gagner de l’argent est nécessaire pour la vie de chaque jour, mais la préoccupation du gain dégénère souvent en amour de l’argent, et l’appât trompeur de la richesse pénètre dans le cœur et entrave la vie spirituelle. La mondanité n’est pas particulière à une certaine classe de gens ou à certaines circonstances de la vie, ce qui permettrait de séparer telle catégorie d’une autre, et d’en appeler une mondaine et l’autre non mondaine. une spirituelle et l’autre non spirituelle. Non, la mondanité est un esprit, une atmosphère, une influence pénétrant la vie tout entière et toute la société, et il faut s’en garder constamment et énergiquement. »
La Bible dit : « N’aimez point de monde, ni les choses qui sont dans le monde. » (1 Jean 2.15.) Elle nous dit encore que « le monde passe et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » (1 Jean 2.17).
Cependant, dans certaines circonstances de notre vie moderne, il peut y avoir des problèmes subtils. Beaucoup de jeunes viennent me demander : « Ceci est-il mauvais, ou cela est-il permis ? Est-ce mal ? » Une simple question posée sérieusement et dans un esprit de prière résoudra environ quatre-vingt-dix pour cent de ces problèmes. Cette question, la voici : « Que ferait Jésus à ma place ? » Ou encore : « Puis-je demander sa bénédiction dans cette chose particulière ? Que penserait Jésus de mes amusements, de mes récréations, de mes jeux, de mes amis et de mes programmes de télévision ? » « Puis-je demander à Christ de m’accompagner où je vais ? » Comme Il est omniprésent, Il y sera de toute façon ; mais moi, dois-je y aller ?
Cela ne signifie pas qu’en société nous devions nous croire supérieurs, ce qui serait une preuve d’orgueil spirituel, plus dangereux que toute mondanité. Mais il y a aujourd’hui tant de chrétiens de nom qui marchent la main dans la main avec le monde qu’on ne peut plus distinguer le chrétien du pécheur. Il ne devrait jamais en être ainsi.
Le chrétien devrait briller comme un diamant étincelant sur un fond sombre. Sa santé morale et son équilibre devraient le caractériser. Il devrait être équilibré, cultivé, courtois et aimable, ferme dans les choses qu’il doit faire ou ne pas faire. Il devrait savoir rire, et être rayonnant, mais il ne saurait permettre au monde de l’abaisser à son niveau.
La Bible dit que « tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché » (Romains 14.23). Elle dit encore que celui qui a des doutes est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. En d’autres termes, nous ne devons jamais faire des choses sur lesquelles nous ne sommes pas parfaitement au clair. Si nous avons des doutes, la meilleure solution est de nous abstenir.
Les désirs de la chair sont le troisième ennemi que vous devrez affronter. La chair est cette tendance au mal de votre être intérieur. Même après votre conversion, vos désirs anciens et pécheurs réapparaîtront parfois. Vous vous effraierez peut-être, et vous vous demanderez d’où ils viennent. La Bible dit que notre vieille nature, avec toute sa corruption, est encore présente, et que toutes ces tentations ne proviennent que d’elle. Il y a encore un traître en nous. Cette malheureuse disposition au péché est toujours présente pour nous faire trébucher. La guerre est déclarée ! Deux natures s’affrontent en vous, chacune luttant pour avoir la victoire.
La Bible nous dit : « La chair à des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair. » (Galates 5.17.) C’est la bataille entre notre vie à nous et la vie de Christ. Cette vieille nature ne saurait plaire à Dieu. Elle ne peut ni se convertir, ni s’améliorer. Remercions Dieu, car quand Jésus mourut, notre vieille nature fut crucifiée avec lui. Désormais, nous pouvons nous regarder « comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ » (Romains 6.11). Par la foi, cela devient une réalité.
Cependant, il faut distinguer avec soin entre ce qui est emploi et abus — entre ce qui est licite et illicite. Certains sont coupables, d’autres, au contraire, ne le sont pas.
Le Dr W.H. Griffith Thomas a dit : « Le sens original du mot convoitise est : « désir ardent » et pas nécessairement désir coupable, car certains besoins de notre nature physique — tels que la faim et la soif — que nous avons en commun avec le monde animal, sont en eux-mêmes naturels et non coupables. Ce n’est que leur abus qui est mauvais. La faim est un désir naturel ; la gourmandise est un désir coupable. La soif est un désir naturel ; l’intempérance est un désir coupable. Il ne faut pas confondre fainéantise avec fatigue ou maladie. Le mariage est conforme à la volonté de Dieu et aux lois de la nature humaine, physique, mentale et sociale. Mais l’adultère est un péché, opposé à la volonté de Dieu et à tout ce qui, dans le corps, l’esprit et le cœur, est pur. Il y a encore d’autres convoitises de la chair qui sont essentiellement coupables, telle, par exemple, celle d’assouvir à tout prix notre haine et notre vengeance. Il faut donc distinguer avec soin entre la convoitise qui est simplement un désir ardent et la même convoitise qui peut être un désir coupable. Les péchés de la chair sont, dans un certain sens, les plus terribles de tous, car ils représentent l’aspiration de la nature humaine à faire le mal. Ni le Diable, ni le monde, ni même notre cœur mauvais ne peuvent nous contraindre au péché. C’est par notre consentement et par notre libre volonté que nous péchons, et c’est là qu’intervient notre nature mauvaise avec sa terrible puissance et sa tendance au mal. »
Paul à dit qu’il n’avait pas confiance en la chair et, ailleurs, il déclare : « N’ayez pas soin de la chair. » (Romains 13.14.) Et encore : «Je traite durement mon corps. » (1 Corinthiens 9.27.) Nous devons ainsi nous abandonner et nous remettre si complètement à Christ qu’il nous soit possible, par la foi, de regarder notre vieille nature comme étant morte au péché.
Nos trois adversaires sont donc : le Diable, le monde et la chair. Notre attitude envers eux, en tant que chrétiens, peut être résumée en un mot : renoncer. Il ne peut y avoir ni marchandage, ni compromis, ni hésitation. Demeurer en Christ comme il est enseigné dans le quinzième chapitre de l’Evangile de Jean est la seule solution pour le chrétien qui doit vivre dans le monde mais qui ne veut pas être du monde. En ce qui concerne le Diable, nous ne pouvons lui résister que si nous nous soumettons à Dieu. En ce qui concerne le monde, la Bible dit : « La victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. » (1 Jean 5.4.) Enfin, en ce qui concerne la chair, il est écrit : « Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. » (Galates 5.16.)
Il est une glorieuse nouvelle pour vous qui avez déjà livré ces batailles et rencontré ces tentations : Il ne vous est pas demandé de lutter seul. Dans Romains 8.13, la Bible dit que, par l’Esprit, vous devez faire mourir les actions du corps. Rappelez-vous que Jésus a promis qu’après avoir quitté la terre, Il nous enverrait quelqu’un d’autre — la troisième Personne de la Trinité — le Saint-Esprit, qui est appelé le Consolateur (ce qui signifie réellement « celui qui aide, secourt, prend soin ») qui demeurerait éternellement avec nous (Jean 14.16). Jésus à dit : « Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous. » (Jean 14.18.) Je viendrai à vous dans la personne du Saint-Esprit. Jésus est le cep et les croyants sont les sarments, comme l’explique Jésus (voir Jean 15).
Le Saint-Esprit est aujourd’hui l’Etre le plus puissant du monde. L’ère de l’Ancien Testament fut celle de Dieu le Père. Pendant que Jésus était sur la terre, ce fut le temps de Dieu le Fils. Maintenant, depuis le jour de la Pentecôte, nous vivons dans la dispensation du Saint-Esprit. La Bible dit : « Soyez remplis de l’Esprit. » (Ephésiens 5.18.) C’est un processus continu et durable. Comme Christ est venu pour rendre Dieu visible et racheter l’humanité, ainsi le Saint-Esprit est venu pour rendre Christ visi-ble dans la vie du croyant et le rendre capable d’offrir la rédemption de Christ à un monde moribond et perdu.
La Bible dit qu’au moment où vous avez accepté Christ comme Sauveur, le Saint-Esprit est entré dans votre cœur. Votre corps est désormais « le temple du Saint-Esprit qui est en vous » (1 Corinthiens 6.19). Paul nous avertit même que « si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas » (Romains 8.9).
« Mais, direz-vous, je ne sens rien dans mon cœur, je ne sens pas l’Esprit de Dieu en moi. »
Ne vous occupez pas de vos sentiments. Vous n’êtes pas sauvé par eux. Que vous sentiez ou non l’Esprit, acceptez-le par la foi comme un fait. Il est en vous dès maintenant, pour vous aider à vivre la vie chrétienne. Il est en vous afin de magnifier, de glorifier et d’exalter Christ, afin que vous viviez une vie heureuse, victorieuse et rayonnante, qui l’honore.
La Bible nous commande d’être « remplis de l’Esprit » (Ephésiens 5.18). Si vous êtes rempli de l’Esprit, vous produirez les fruits de l’Esprit qui sont : « L’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Galates 5.22-23). Etre rempli du Saint-Esprit n’est pas facultatif, C’est un commandement auquel il faut obéir, un devoir à accomplir.
Comment pouvez-vous savoir que vous êtes rempli du Saint-Esprit ? Et comment pouvez-vous en être rempli ? Y a-t-il quelques expériences émotives par lesquelles vous deviez passer ? Pas nécessairement. Quand vous vous êtes abandonné et donné entièrement à Christ, vous pouvez alors accepter, par la foi, que vous êtes rempli de l’Esprit de Dieu. Cela signifie que vous lui abandonnez fout votre être et qu’il n’y a désormais plus que lui dans votre cœur. La consécration est réellement un abandon — total, absolu, sans condition, irrévocable. « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. » (Romains 12.1.)
Seul le chrétien consacré et rempli du Saint-Esprit peut avoir la victoire sur le monde, la chair et le Diable. C’est le Saint-Esprit qui combattra pour vous. « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres. » (Ephésiens 6.12.) C’est là une guerre spirituelle. Vous ne pouvez lutter contre ces trois ennemis avec des armes ordinaires. Nous ne serons complètement victorieux que si nous devenons des canaux par lesquels passe le Saint-Esprit qui combat pour nous. Ne refusez rien à Christ. Qu’Il soit le seul Seigneur et le seul Maître de votre vie. Il a dit : « Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. » (Jean 13.13.)
Le fait de ne pas être imbu de sa valeur et de ne pas se prendre au sérieux est caractéristique du fruit du Saint-Esprit. La personne qui dit : « Je suis rempli du Saint-Esprit » se met dans une situation inconfortable où elle sera épiée avec rigueur. Aucun des disciples a-t-il jamais dit de lui-même : « Je suis rempli du Saint-Esprit » ? Mais il est dit de plusieurs d’entre eux : « Ils étaient remplis du Saint-Esprit. » La personne qui se force à aimer, qui s’autosuggestionne à être joyeuse ou paisible traîne après elle une odeur d’autosatisfaction pénible.
Un jour, en s’amusant avec un vase de grande valeur, un petit garçon mit la main dedans, mais ne put la retirer. Son père essaya de l’aider de son mieux, mais en vain. Il pensait devoir casser le vase, lorsqu’il eut une idée : « Mon enfant, dit-il, essaie encore une fois ; ouvre ta main et tends tes doigts comme ceci, puis tire. »
A son grand étonnement, le petit homme lui répondit : « Oh non ! je ne peux pas tendre mes doigts, car si j’ouvrais la main, je lâcherais mon sou ! »
Vous souriez, mais des milliers d’entre nous sont comme ce petit garçon, si occupés à nous accrocher à nos pièces de monnaie sans valeur que nous ne pouvons accepter la libération. Je vous en supplie, laissez tomber cette petite pièce ! Capitulez ! Laissez Dieu agir et réaliser le plan qu’Il a pour votre vie.
Ensuite, après vous être donné entièrement à Christ, rappelez-vous que Dieu a accepté ce que vous lui avez donné. « Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi. » (Jean 6.37.) Vous êtes venu à lui, et Il vous a reçu.
Non seulement vous aurez de l’assurance, mais vous produirez les fruits de l’Esprit. Rappelez-vous que ces fruits de l’Esprit viennent de l’Esprit. Vous ne pouvez les produire vous-même. Ce sont des fruits surnaturels. Le premier d’entre eux est l’amour ; L’épitre aux Galates, chapitre 5, dit que de cette racine qu’est l’amour jailliront tous les autres fruits. Jésus a dit : « C’est ici mon commandement : aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés… Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. » (Jean 15.12, 10.) Nous devons faire la différence entre les dons de l’Esprit et les fruits de l’Esprit. Les dons sont donnés — les fruits sont cultivés. Pour croître, une plante doit avoir une relation intime et très proche avec sa racine. De même, une personne doit être fixée et attachée à Christ comme par des racines.
Un autre fruit de l’Esprit est la joie. Une des caractéristiques du chrétien est sa joie intérieure, qui ne dépend pas des circonstances. Néhémie a dit : « La joie de l’Eternel sera votre force. » (Néhémie 8.10.) S.D. Gordon, qui fut il y a une génération bien connu pour ses textes de méditation, a dit de la joie : « La joie est un mot et une chose spécifiquement chrétiens. C’est le contraire du bonheur. Le bonheur est le résultat d’un événement agréable. La joie, elle, a sa source profondément en nous, et cette source ne tarit jamais, quoi qu’il arrive. Seul Jésus donne cette joie. Il possédait cette joie, vivante en lui, même à l’ombre de la croix. C’est un mot et une notion inconnue, à moins qu’Il ne nous l’insuffle. »
« La vraie joie ne découle ni de la facilité, ni des richesses. ni encore des louanges humaines, mais elle vient parce que l’on a fait quelque chose de valable », a dit le missionnaire Sir Wilfred Grenfell ; et Alexander MacLaren a déclaré : « Courir après la joie, c’est la perdre. La seule manière de l’obtenir est de suivre fidèlement le chemin du devoir, sans penser à elle ; et alors, tout simplement, elle viendra d’une manière inattendue, et nous serons sûrs de ne pas la manquer. »
Il y aura la paix. Paul a dit : « Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité; dans la détresse, mais non pas dans le désespoir ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non perdus. » (2 Corinthiens 4.8-9.) Nous pourrions parcourir tout le reste de cette liste surnaturelle : la patience, la douceur, la bonté, la foi, l’humilité, la tempérance, et voir comment tous ces fruits mûrissent dans la vie de ceux qui sont réellement consacrés et remplis du Saint-Esprit.
La victoire est à vous. Saisissez-la ! C’est votre droit. Browing a déclaré : « Le meilleur est encore à venir. » Cela ne signifie pas que le chrétien n’essuiera jamais de défaites ni n’expérimentera des périodes creuses dans sa vie. Mais cela veut dire que le Sauveur chemine avec vous quel que soit le problème que vous vivez. La paix vient au cœur du problème et en dépit de lui.