Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux.
Que vous fassiez un jeu, que vous conduisiez une voiture, ou que vous cuisiez un gâteau, il y a certaines règles que vous devez observer pour votre sécurité ou votre réussite.
Je me souviens d’un événement qui se produisit il y a quelques années, près de chez moi, à Montreat, en Caroline du Nord. La route qui reliait Black Mountain à Ashville avait été élargie de deux à quatre pistes. Durant plusieurs semaines, pendant les travaux, aucun marquage ne délimitait la route. Un soir, une collision frontale tragique eut lieu et cinq personnes furent tuées — parce que les « règles de la route » n’avaient pas été clairement établies.
La Bible nous dit que la vie chrétienne est une perpétuelle croissance. Par la nouvelle naissance, vous êtes entré dans le monde spirituel. Vous êtes devenu un enfant de la famille de Dieu. Mon épouse et moi avons maintenant seize petits-enfants, et chacun d’eux nous est précieux. Chacun est un membre de la famille accepté et aimé. C’est comme cela que Dieu est avec nous. Le but de Dieu est que vous grandissiez en stature et que vous parveniez à la maturité en Christ. Il serait contraire à la loi de Dieu — et de la nature — que vous restiez enfant et qu’ainsi vous soyez un nain spirituel. Dans 2 Pierre 3.18, la Bible dit que nous devons croître. Cela implique un développement continu, une connaissance toujours plus grande et une sagesse toujours croissante.
Pour croître convenablement, certaines règles doivent être observées ; ce sont les conditions d’une bonne santé spirituelle. Premièrement : vous devez lire votre Bible chaque jour. C’est un de vos plus grands privilèges. Votre vie spirituelle a besoin de nourriture. Quelle sorte de nourriture ? La nourriture spirituelle. Où la trouver ? Dans la Bible, la Parole de Dieu. La Bible révèle Christ, qui est le Pain de Vie pour nos âmes affamées, et l’eau pour nos cœurs assoiffés. Si vous oubliez de prendre chaque jour votre nourriture spirituelle, vous serez affamé et bientôt vous perdrez votre vitalité spirituelle. La Bible dit : « Désirez… le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez… » (1 Pierre 2.2.) Lisez-la, étudiez-la, méditez-la, mémorisez-la. Quatre-vingt-quinze pour cent de nos difficultés de chrétiens proviennent d’un manque de lecture et d’étude de la Bible.
Imaginez un instant qu’un archéologue ait découvert l’original du journal intime de Genghis Khan ou d’Alexandre le Grand, ou encore les lettres d’amour de Cléopâtre ! Ou imaginez aussi que les astronautes, dans leur promenade sur le sol lunaire, aient trouvé un manuscrit mystérieux ! Maintenant, figurez-vous la ruée des gens sur les librairies pour se procurer un exemplaire de ces livres ! Nous avons un livre que Dieu a lui-même écrit pour l’humanité — et constatez comme il est ignoré et décrié par tant de gens qui se prétendent civilisés.
Dans bien des endroits du monde, on ne jouit pas de la liberté que nous avons de lire la Bible et de l’étudier avec d’autres chrétiens. Dans la majeure partie du monde, en fait, sévit une véritable famine de la Parole de Dieu. Je me souviens du récit d’un musicien de Chine continentale qui se convertit et fut fortifié spirituellement par la lecture de quelques pages de l’Ecriture, arrachées d’une Bible et qui lui étaient parvenues par un inconnu. D’autres faits nous relatent encore l’histoire de prisonniers qui ont survécu à vingt ou trente ans de travaux forcés — et parfois à de cruelles tortures — et qui ont réchappé l’esprit intact, ne ressentant aucune amertume envers leurs ravisseurs.
Je peux encore vous démontrer la puissance de la Bible dans un cas qui s’est passé dans un asile psychiatrique. Un jeune homme pensionnaire de cet hôpital a écrit à notre organisation, demandant qu’on lui envoie un exemplaire de la Bible. Sa guéri- son puis son rétablissement complet comptent à partir du moment où il reçut cette Bible — et de la lecture qu’il en fit. Il est aujourd’hui marié et subvient à ses besoins lui-même !
Ne vous contentez pas d’effleurer un chapitre, simplement pour satisfaire votre conscience. Serrez la Parole de Dieu dans votre cœur. Un fragment bien assimilé de la Bible a plus de valeur spirituelle pour votre âme que la lecture hâtive d’une longue portion. Ne vous découragez pas si vous ne pouvez pas tout comprendre. Certaines personnes prétextent que « la Bible est trop difficile à comprendre ». N’importe quel livre est difficile à comprendre si on ne le lit pas ! Lisez des fragments simples pour commencer. Vous ne nourrissez pas un bébé avec un bifteck le premier jour — vous lui donnez du lait.
Je vous suggère de commencer votre lecture par l’Evangile de Jean. Tandis que vous lirez, le Saint-Esprit éclairera les passages. Il vous expliquera les mots difficiles et illuminera les sens obscurs. Même si vous ne vous rappelez pas tout ce que vous avez lu, même si vous ne comprenez pas tout, continuez à lire. L’exercice même de la lecture aura un effet purifiant sur votre esprit et sur votre cœur. Que rien ne prenne la place de cette lecture journalière.
Des passages mémorisés de la Bible peuvent vous venir à l’esprit quand vous n’avez pas votre Bible sous la main — pendant une insomnie, au volant de votre voiture, en voyage, au moment de prendre une décision importante et immédiate. Ils peuvent vous réconforter, vous guider, vous corriger où vous encourager — il y a dans la Bible tout ce dont nous avons besoin. Mémorisez autant de passages que possible.
Deuxièmement : apprenez le secret de la prière. Vos prières seront peut-être hésitantes au début. Elles seront maladroites et inarticulées. Mais le Saint-Esprit, qui est en vous, vous aidera et vous enseignera. Chaque prière que vous ferez recevra une réponse ; la réponse sera parfois « oui », parfois « non », ou parfois encore « attends », mais il y aura toujours une réponse. La prière est une communication. La première réponse d’un bébé s’adresse tout naturellement à ses parents. Il répond simplement par un sourire quand ses parents lui sourient et il gazouille quand ils lui parlent. Quelle émotion dans toute la famille quand ce bébé se manifeste ainsi pour la première fois. De même, vous pouvez imaginer la joie qu’apporte à Dieu la première réponse que nous lui adressons.
Vos demandes devraient toujours être subordonnées à la pensée : « Que ta volonté soit faite. » « Fais de l’Eternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire. » (Psaumes 37.4.) Mais faire de l’Eternel ses délices précède l’accomplissement de nos désirs. Trouver nos délices en lui dictera nos désirs ; ainsi, Dieu pourra accéder à nos demandes.
Rappelez-vous que vous pouvez prier n’importe quand et n’importe où. En lavant la vaisselle, en creusant un fossé, en travaillant au bureau, dans un magasin, sur le terrain de sport — et même en prison — vous pouvez prier Dieu et savoir qu’Il vous entend. Nous avons un ami séjournant dans le «&nbs;couloir de la mort » qui prie pour nous tous les jours entre quatre et six heures du matin. Ce fait nous a souvent encouragés et réconfortés.
Ayez une méthode de prière systématique. La prière, liée à l’étude de la Bible, contribue à rendre une vie chrétienne complète et glorieuse. La Bible dit : « Priez sans cesse. » (1 Thessaloniciens 5.17.) Si vous mettez des moments à part dans la journée, pour prier, toute votre vie inconsciente sera saturée de prière. Il ne suffit pas, le matin, en vous levant, de vous agenouiller pour répéter quelques phrases. Vous devez réserver des moments au cours desquels vous vous retirez avec Dieu. Pour une mère de famille submergée par le travail ou quelqu’un ayant une vie extrêmement occupée, c’est peut-être impossible. Mais c’est dans ces cas-là que l’expression « priez sans cesse » prend sa valeur. Nous prions en travaillant. Encore une fois, on peut prier n’importe où et n’importe quand.
Le Diable combattra contre vous à chaque pas. Il fera pleurer le bébé, sonner le téléphone, venir quelqu’un à la porte : vous serez souvent interrompu, mais persévérez ! Ne vous découragez pas. Bientôt vous trouverez que ces moments de prière sont les plus grands plaisirs de votre vie. Vous les attendrez plus impatiemment que les autres joies de la journée. Sans la prière systématique, constante et journalière, votre vie sera stérile, décourageante et inutile. Sans la prière constante, vous ne pourrez jamais connaître cette paix intérieure que Dieu désire vous donner.
Troisièmement : comptez continuellement sur le Saint-Esprit. Rappelez-vous que Christ habite en vous par le Saint-Esprit. Votre corps est désormais la résidence de la troisième Personne de la Trinité. Ne lui demandez pas de vous aider comme vous le demanderiez à un serviteur. Demandez-lui de venir en vous et de tout accomplir. Demandez-lui de se charger de votre vie. Dites-lui combien vous êtes faible, impuissant, indécis et incertain. Tenez-vous à l’écart et laissez-le se charger de tous les choix et de toutes les décisions de votre vie. Nous savons que le Saint-Esprit prie pour nous (Romains 8), et cela devrait être un grand réconfort pour les plus faibles d’entre nous.
Il nous est impossible de tenir bon dans la vie chrétienne, mais c’est lui qui nous tient. Il lui est très difficile de vous garder si vous vous débattez, si vous luttez et vous démenez. Détendez-vous, et reposez-vous en lui. Abandonnez toutes ces tensions et tous ces complexes intérieurs. Ayez une entière confiance en lui. Ne vous agitez pas et ne vous tourmentez pas pour des décisions importantes. Laissez-le les prendre pour vous. Ne vous souciez pas du lendemain — Il est le Dieu de demain, Il voit la fin dès le début. Ne vous tracassez pas pour les nécessités de la vie. Il est là pour y pourvoir. Un chrétien véritable et victorieux est celui qui, en dépit des soucis, des conflits intérieurs et des tensions, a confiance que c’est Dieu qui dirige tout et qui sera vainqueur en fin de compte. En vous confiant au Saint-Esprit, vous découvrirez que beaucoup de vos souffrances physiques et morales disparaîtront, comme le feront ensuite la plupart de vos soucis, de vos conflits intérieurs et de vos tensions. Quelles que soient vos difficultés ou vos circonstances, vous devez vous souvenir que, comme l’a dit Corrie ten Boom, « Jésus est vainqueur ».
Quatrièmement : allez à l’église régulièrement. Le christianisme est une religion de communauté. Suivre Christ implique l’amour, la justice et le service ; et ces trois choses ne peuvent s’accomplir et s’exprimer que par des relations avec nos semblables, au sein de l’Eglise.
Il existe deux Eglises : L’Eglise visible et l’Eglise invisible. L’Eglise invisible est formée des vrais croyants du monde entier et de tous les temps. L’Eglise visible comporte les catholiques, les orthodoxes et les protestants — ceux-ci avec leurs dénominations variées. L’Ecriture dit : « N’abandonnons pas notre assemblée. » (Hébreux 10.25.) Les chrétiens ont besoin de communion les uns avec les autres.
L’Eglise est l’institution de Christ sur la terre. C’est là que nous adorons Dieu, que nous apprenons à connaître sa Parole et que nous communions avec d’autres chrétiens. La Bible appelle l’Eglise « une nation sainte », « le peuple de Dieu », « la maison de Dieu », « un temple saint dans le Seigneur », « une habitation de Dieu en Esprit », « le corps de Christ&nnbsp;». Autant d’expressions, de symboles ou d’images qui montrent la réalité spirituelle de l’Eglise.
Rien ne peut remplacer votre présence à l’église. Si vous êtes un vrai disciple de Christ, vous considérerez les excuses du mauvais temps, du froid, de la neige ou de la chaleur comme indignes d’un chrétien. Celui qui prétend pouvoir rester chez lui, le dimanche matin, et adorer Dieu en son esprit, ne lui donne pas l’adoration entière à laquelle Il a droit, car Dieu est le créateur de notre corps aussi bien que de notre esprit et de notre âme, de sorte que l’esprit et le corps doivent participer à l’adoration. Aujourd’hui, cependant, dans certains pays, les rassemblements au sein d’une église ne sont pas encouragés. Pendant des années, des croyants ont été contraints de se rencontrer dans des maisons privées, parfois seulement en famille ou avec quelques rares amis. Dans la République populaire de Chine, par exemple, le gouvernement a ouvert à nouveau d’anciennes églises, qui se sont remplies immédiatement, prouvant bien ce qui est dit plus haut. Les chrétiens ont besoin les uns des autres ; nous avons besoin de nous rencontrer pour adorer Dieu, et rien ne peut remplacer l’assiduité aux services religieux.
Et en même temps, nous devrions être reconnaissants d’avoir une « église électronique ». Tant de gens, dans les hôpitaux, dans les institutions, dans les asiles gériatriques ou même dans les prisons, n’ont que la télévision ou la radio pour suivre un service religieux.
D’autres personnes restent chez elles pour écouter le culte à la radio ou à la télévision, disant que cela remplace le service à l’église. Ce n’est pas suffisant. Vous n’allez pas à l’église pour écouter un sermon. Vous y allez pour adorer Dieu et pour le servir en communion avec d’autres chrétiens. Vous ne sauriez être un chrétien victorieux et heureux, si vous n’assistez pas régulièrement au culte. Dans l’église, vous trouverez votre place pour le service. Vous êtes sauvé pour servir. Un chrétien heureux est un chrétien actif.
Cinquièmement : soyez un chrétien qui témoigne. Si vous pratiquez fidèlement les quatre règles précédentes, cette dernière viendra d’elle-même — comme une coupe pleine déborde forcément si on continue à la remplir.
Il y a un certain temps, je me suis posé la question de savoir ce qui était le plus important de témoigner par sa vie ou par la Parole sainte. Ma réponse fut : « Est-ce l’aile droite ou l’aile gauche d’un avion qui est la plus importante ? » Croyant ma réponse intelligente, je la répétai un jour à des dames missionnaires que je conduisais dans ma voiture. L’une d’elles me déclara : « C’est très intelligent, mais ce n’est pas exact. » Surpris de sa remarque, je lui demandai ce qu’elle voulait dire. « Dans toutes les Ecritures, reprit-elle, Dieu a promis de bénir sa Parole, et non nos vies : « Ma parole… ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins. » (Esaïe 55.11.) « Que celui qui a entendu ma parole rapporte fidèlement ma parole. Pourquoi mêler la paille au froment, dit l’Eternel. » (Jérémie 23.28.) Je me suis bien rendu compte que ce qu’elle disait était vrai. Nous sommes responsables envers Dieu de la manière dont nous vivons, mais c’est sa Parole qu’il a promis de bénir, ce qui explique comment par exemple un musicien dans un pays communiste, trouvant une page déchirée de la bible, se convertit.
Nous chrétiens sommes désormais ambassadeurs, envoyés par le Roi des Rois. Il faut que le drapeau flotte haut sur notre ambassade, Supposez que l’ambassadeur des Etats-Unis en Russie ordonne d’enlever le drapeau américain parce qu’il n’est pas populaire en Russie : on ne tarderait pas à le rappeler au pays ! Il ne serait pas digne de représenter les Etats-Unis.
Si nous ne sommes pas disposés à laisser flotter notre drapeau à la maison, au bureau, au magasin ou au camp — c’est que nous ne sommes pas dignes d’être ambassadeurs de Christ ! Nous devons prendre position et faire savoir à tous ceux qui nous entourent que nous sommes chrétiens. Nous devons confesser Christ.
Nous témoignons de deux manières : par notre vie et par nos paroles — et ces deux manières, partout où cela est possible, doivent marcher de pair. Dieu veut qu’après notre conversion, nous témoignions de sa grâce et de sa puissance. Vous devez être pour Christ un soldat de première ligne, toujours prêt !
Christ a dit : « Quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 10.32.) Actes 28.23 nous décrit une scène saisissante : Paul, prisonnier à Rome, parlait du Seigneur Jésus à tous ses visiteurs, du matin au soir.
Un porteur de dépêches ne peut pas se permettre beaucoup d’originalité. Son unique obligation est de porter les messages qu’il a reçus à la personne à laquelle ils sont adressés. Le message peut ne pas lui plaire, surtout s’il contient de mauvaises ou de pénibles nouvelles pour son destinataire. Cependant, il ne s’arrêtera pas en route pour ouvrir et changer les mots du télégramme. Son devoir est de porter le message.
Quant à nous, chrétiens, nous avons la Parole de Dieu ! Notre grand Chef a dit : Allez, et portez ce message au monde qui se meurt. Quelques-uns négligent cet ordre. D’autres déchirent le message et le remplacent par leur propre message. D’autres encore n’en délivrent qu’une partie. Certains disent à leurs concitoyens que le Seigneur ne pensait pas ce qu’il disait. D’autres enfin disent qu’il n’a pas écrit lui-même le message, mais qu’il fut écrit par des hommes ordinaires, capables de se tromper sur sa signification.
Rappelons-nous que l’apôtre Paul, il y a bientôt vingt siècles, exhortait les chrétiens à n’enseigner que la Parole. N’oublions pas que nous semons une semence. Quelques grains peuvent tomber sur les chemins battus et d’autres parmi les ronces, mais notre travail est de continuer à semer. Nous ne devons pas nous arrêter de semer parce qu’une partie du terrain nous semble peu prometteuse.
Nous portons une lumière. Nous devons la laisser briller ! Bien qu’elle ne paraisse être qu’une bougie clignotant dans un monde de ténèbres, notre tâche est de la faire briller.
Nous sonnons de la trompette. Au milieu du vacarme et du bruit de la bataille, ce son peut paraître perdu, mais nous devons continuer à donner l’alarme à ceux qui sont en danger.
Nous allumons un feu. Dans ce monde froid, plein de haine et d’égoïsme, notre petite flamme peut sembler vaine, mais nous devons maintenir notre feu allumé.
Nous frappons avec un marteau. Les coups peuvent sembler ne faire trembler que nos mains, mais nous devons continuer à frapper. Amy Carmichael demanda un jour à un tailleur de pierres en Inde quel coup rompait la pierre : « Le premier et le dernier, répondit-il, et tous les autres entre ces deux ! »
Nous avons du pain pour un monde affamé. Les gens peuvent sembler si occupés à se nourrir d’autres choses qu’ils ne veulent pas accepter le Pain de Vie, mais nous devons cependant continuer à le donner, à l’offrir aux âmes.
Nous avons de l’eau pour les assoiffés. Nous devons continuer à annoncer : « Que celui qui a soif vienne aux eaux. » Parfois il ne peut pas venir et nous devons la lui apporter.
Nous devons persévérer, ne jamais abandonner. Continuons à proclamer la Parole de Dieu !
Jésus a dit qu’une grande partie de notre semence tombera dans un sol fertile, qu’elle germera et qu’elle portera des fruits. Nous devons être des témoins fidèles.
La plus belle expérience qu’un homme puisse faire est de gagner quelqu’un à Jésus-Christ. J’ai eu le privilège d’amener des hommes et des femmes à la connaissance du salut de Christ. C’est toujours un émerveillement pour moi d’entendre dire qu’un homme ou une femme a écouté puis accepté Christ et qu’il(elle) a été transformé(e) par sa grâce. Cela vaut beaucoup plus que tout l’argent du monde. Aucune joie, aucune expérience, aucune aventure romanesque n’est comparable au bonheur de gagner une autre personne à Christ. Soyez un gagneur d’âmes ! Soyez un témoin !
La Bible dit : « Le sage s’empare des âmes. » (Proverbes 11.30.) « Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel et ceux qui auront enseigné la justice à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité. » (Daniel 12.3.)
« Vous êtes le sel de la terre. » (Matthieu 5.13.) Le sel donne soif. Votre vie donne-t-elle aux autres la soif de l’eau de la vie ?
Sixièmement : que l’amour soit la règle principale de votre vie. Laissez-vous conduire par l’amour. Jésus a dit à ceux qui le suivaient : « A ceci, tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jean 13.35.) Ailleurs, c’est l’apôtre Jean qui dit la même chose : « Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mails en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. » (1 Jean 4.7-10.) Aimer ne veut pas nécessairement dire approuver celui que nous aimons. Si Dieu avait attendu de pouvoir nous approuver pour envoyer son Fils nous racheter, où serions-nous ?
De tous les dons que Dieu fait à ses enfants, l’amour est le plus grand. De tous les fruits du Saint-Esprit, l’amour est le premier.
La Bible déclare que nous qui suivons Christ, nous devons nous aimer les uns les autres de la même manière que Dieu nous aima quand Il envoya son Fils pour mourir sur la croix. La Bible dit que, au moment où nous venons à Christ, Il nous donne un amour surnaturel, et que cet amour est répandu dans notre cœur par le Saint-Esprit. La démonstration la plus claire du fait que nous sommes chrétiens est de nous aimer les uns les autres. Si, au début de votre expérience chrétienne, vous apprenez ce secret divin, vous aurez parcouru une étape importante vers votre but :une vie chrétienne heureuse et complète.
Septièmement : soyez un chrétien obéissant. Laissez Christ avoir la première place dans toutes les décisions de votre vie. Faites de lui votre Seigneur et votre Maître.
J’ai demandé une fois à un officier ce qu’il préférait sur le champ de bataille — le courage ou l’obéissance. Il répondit sans hésiter : « L’obéissance. »
Dieu préfère votre obéissance à toute autre chose. Pour pouvoir obéir, il faut connaître les commandements, et c’est une des raisons pour lesquelles vous devez lire et étudier la Bible. La Bible est votre boussole et votre code. Obéissez à ce que Dieu vous dit.
Huitièmement : apprenez à résister à la tentation. Comme nous l’avons déjà vu, la tentation est naturelle. La tentation n’est pas un péché, mais y céder est un péché. Dieu ne vous tente jamais. Il permet que vous soyez tenté. C’est l’œuvre du Diable. Reconnaissez ce fait. Un moyen de résister à la tentation est de citer un verset de la Bible au Tentateur, et il s’enfuira toujours, car il ne peut supporter la Parole de Dieu.
Quand Jésus fut tenté dans le désert, le seul moyen auquel Il eut recours fut la Parole de Dieu. Il dit par trois fois : « Il est écrit. »
Si vous dites au Diable : « Ainsi dit le Seigneur », il s’enfuira. En même temps, laissez Christ combattre pour vous par le Saint-Esprit. Faites comme cette petite fille qui disait : « Chaque fois que le Diable vient à la porte, j’envoie Jésus répondre. »
Tous les hommes ont des tentations, mais quelques-uns les entretiennent. Ils semblent jouir de la tentation. Chassez une souris avec un balai, elle ne regarde pas votre balai, elle cherche un trou. Vous de même, éloignez vos regards de la tentation et regardez Christ !
Neuvièmement : soyez un chrétien équilibré. On a dit avec raison que certains chrétiens sont tellement spirituels qu’ils ne sont bons à rien sur la terre.
Il est certain que la Bible nous apprend à nous séparer du péché, mais elle ne dit nulle part que nous devions manquer de naturel ou être bizarres. Nous devons être rayonnants. Nous devons être chevaleresques, courtois, propres de corps et d’esprit, équilibrés et aimables. Les mauvaises fréquentations, les bavardages malsains, les conversations et distractions douteuses doivent être évités comme des serpents venimeux. Notre apparence doit être soignée, propre, attrayante et autant que possible à la mode et de bon goût. Evitez les extrêmes en tout. Notre vie et notre apparence feront aimer l’Evangile et le rendront attrayant.
Dixièmement : dominez la situation. Dieu vous a fait tel que vous êtes ! Il vous a placé où vous êtes afin que vous le serviez et le glorifiez comme vous êtes et là où vous êtes. Bien des gens regardent toujours de l’autre côté de la barrière parce qu’ils pensent que l’herbe y est plus verte. Ils perdent tellement de temps à désirer que les choses changent et à faire des suppositions pour s’expliquer pourquoi ils ne sont pas comme ils le voudraient, qu’ils laissent échapper les occasions et les avantages qui leur sont offerts.
Soyez comme l’apôtre Paul lorsqu’il disait : « Je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie. » (Actes 20.24.) Ailleurs il dit qu’il sait vivre dans l’abondance et dans l’humiliation. Il a appris a être un chrétien accompli, même en prison. Ne laissez pas les circonstances vous abattre. Apprenez à vivre au milieu d’elles avec grâce, sachant que le Seigneur lui-même est avec vous.
Ces quelques règles peuvent paraître simples — suivez-les — elles sont efficaces. Je les ai vues faire leurs preuves dans la vie de milliers de personnes. Je les ai éprouvées dans ma propre vie. Suivies avec soin et régulièrement, elles vous donneront la paix de l’âme, le bonheur, la paix de l’esprit, le plaisir, et vous aurez appris le secret d’une vie qui satisfait.