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Apocalypse 1

Bible de Jérusalem

Louis Segond

Louis Segond

Louis Segond

L'APOCALYPSE

Introduction

Le mot « apocalypse » est la transcription d'un terme grec signifiant : révélation ; toute apocalypse suppose donc révélation faite par Dieu aux hommes de choses cachées et connues de lui seul, spécialement de choses concernant l'avenir. Il est malaisé de définir exactement la frontière séparant le genre apocalyptique du genre prophétique, dont il n'est en quelque sorte qu'un prolongement ; mais tandis que les anciens prophètes entendaient les révélations divines et les transmettaient oralement, l'auteur d'une apocalypse reçoit ses révélations sous forme de visions qu'il consigne dans un livre. D'autre part, ces visions n'ont pas valeur pour elles-mêmes, mais pour le symbolisme dont elles sont chargées ; car tout, ou presque tout, dans une apocalypse, a valeur symbolique : les chiffres, les choses, les parties du corps, les personnages eux-mêmes qui entrent en scène. Lorsqu'il décrit une vision, le voyant traduit en symboles les idées que Dieu lui suggère, procédant alors par accumulation de choses, de couleurs, de chiffres symboliques, sans se soucier de l'incohérence des effets obtenus. Pour le comprendre, il faut donc entrer dans son jeu, et retraduire en idées les symboles qu'il propose, sous peine de fausser le sens de son message.

Les apocalypses eurent un grand succès dans certains milieux juifs (y compris les Esséniens de Qumrân) aux deux siècles qui précédèrent l'avènement du Christ. Préparé déjà par les visions de prophètes tels qu'Ézéchiel ou Zacharie, le genre apocalyptique s'épanouit dans l'œuvre de Daniel et dans de nombreux ouvrages apocryphes écrits aux alentours de l'ère chrétienne. Le Nouveau Testament n'a retenu dans son canon qu'une Apocalypse, dont l'auteur se nomme lui-même : Jean, 1.9, exilé dans l'île de Patmos pour sa foi au Christ au moment où il écrit. Une tradition, représentée déjà par saint Justin et largement répandue à la fin du second siècle (saint Irénée, Clément d'Alexandrie, Tertullien, le Canon de Muratori), l'identifie à Jean l'apôtre, l'auteur du quatrième évangile. Mais, jusqu'au Ve siècle, les Églises de Syrie, de Cappadoce et même de Palestine ne semblent pas avoir inséré l'Apocalypse au canon des Écritures, preuve qu'elles ne la tenaient pas pour l'œuvre d'un apôtre ; un certain Caïus, prêtre romain du début du IIIe siècle, l'attribuait même à l'hérétique Cérinthe, mais sans doute pour des motifs de polémique. D'autre part, si l'Apocalypse de Jean offre une parenté indéniable avec les autres écrits johanniques, elle s'en distingue nettement aussi, et par sa langue, et par son style, et par certaines vues théologiques (concernant la Parousie du Christ, notamment), si bien qu'il demeure difficile de lui assigner immédiatement le même auteur. Malgré tout, elle reste d'inspiration johannique, écrite dans l'entourage immédiat de l'apôtre et pénétrée de son enseignement. Sa canonicité ne saurait faire de doute. Quant à sa date, on admet assez communément qu'elle aurait été composée sous le règne de Domitien, vers 95 ; d'autres, non sans quelque vraisemblance, pensent que certaines parties au moins auraient été rédigées dès le temps de Néron, un peu avant 70.

Que l'on tienne pour le temps de Domitien ou pour celui de Néron, il est indispensable, pour bien comprendre l'Apocalypse, de la replacer dans le milieu historique qui lui a donné naissance : une période de troubles et de violentes persécutions contre l'Église naissante. Car, de même que les apocalypses qui l'ont précédée (spécialement celle de Daniel) et dont elle s'inspire manifestement, elle est avant tout un écrit de circonstance, destiné à relever et à affermir le moral des chrétiens, scandalisés sans doute de ce qu'une persécution si violente ait pu se déchaîner contre l'Église de celui qui avait affirmé : « Ne craignez pas, j'ai vaincu le monde », Jn 16.33. Pour réaliser son dessein, Jean reprend les grands thèmes prophétiques traditionnels, spécialement celui du « Grand Jour » de Yahvé (cf. Am 5.18) : au Peuple saint, asservi sous le joug des Assyriens, des Chaldéens, puis des Grecs, dispersé et presque anéanti par la persécution, les prophètes annonçaient le jour prochain du salut, lorsque Dieu viendrait délivrer son Peuple de la main des oppresseurs, lui redonnant non seulement la liberté mais encore puissance et domination sur ses ennemis, à leur tour châtiés et presque anéantis. Lorsque Jean écrit, l'Église, le nouveau Peuple élu, vient d'être décimée par une persécution sanglante, 6.10-11 ; 16.6 ; 17.6, déchaînée par Rome et l'Empire romain (la Bête) mais sur l'instigation de Satan, 12 ; 13.2-4, l'Adversaire par excellence du Christ et de son Peuple. Une vision inaugurale décrit la majesté de Dieu qui trône au ciel, maître absolu des destinées humaines, 4, et qui remet à l'Agneau le livre contenant le décret d'extermination des persécuteurs, 5 ; la vision se poursuit par l'annonce d'une invasion de peuples barbares (les Parthes), avec son cortège traditionnel de maux : guerre, famine, peste, 6. Les fidèles de Dieu seront cependant préservés, 7.1-8 ; cf. 14.1-5, en attendant de jouir au ciel de leur triomphe, 7.9-17 ; cf. 15.1-5. Voulant cependant le salut des pécheurs, Dieu ne va pas les détruire tout de suite, mais leur envoyer une série de fléaux pour les avertir, comme il l'avait fait contre Pharaon et les Égyptiens, 8-9 ; cf. 16. Peine perdue ; à cause de leur endurcissement, Dieu va détruire les impies persécuteurs, 17, qui essayaient de corrompre la terre en l'amenant à adorer Satan (allusion au culte des empereurs de la Rome païenne) ; suivent une lamentation sur Babylone (Rome) détruite, 18, et des chants de triomphe au ciel, 19.1-10. Une nouvelle vision reprend le thème de la destruction de la Bête (la Rome persécutrice), opérée cette fois par le Christ glorieux, 19.11-21. Une période de prospérité s'ouvre alors pour l'Église, 20.1-6, qui s'achèvera par un nouvel assaut de Satan contre elle, 20.7s, l'anéantissement de l'Ennemi, la résurrection des morts et leur Jugement, 20.11-15, enfin l'établissement définitif du Royaume céleste, dans la joie parfaite, la mort elle-même étant anéantie, 21.1-8. Une vision rétrospective décrit l'état de perfection de la Jérusalem nouvelle durant son règne sur la terre, 21.9s.

Telle est l'interprétation historique de l'Apocalypse, son sens premier et fondamental. Mais la portée du livre ne s'arrête pas là, car il met en jeu des valeurs éternelles sur lesquelles peut s'appuyer la foi des fidèles de tous les temps. Déjà dans l'Ancien Testament, la confiance du Peuple saint était fondée sur la promesse de Dieu de demeurer « avec son Peuple », cf. Ex 25.8, présence qui signifiait protection contre les ennemis pour opérer le salut. Maintenant encore, et bien plus parfaitement, Dieu est avec son Peuple nouveau qu'il s'est uni en la personne de son Fils, Emmanuel (Dieu-avec-nous) ; et l'Église vit de cette promesse du Christ ressuscité : « Voici que je suis avec vous pour toujours, jusqu'à la fin du monde », Mt 28.20. S'il en est ainsi, les fidèles n'ont rien à craindre ; même s'ils doivent momentanément souffrir pour le nom du Christ, ils seront en définitive vainqueurs de Satan et de toutes ses machinations.

Dans son état actuel, le texte de l'Apocalypse présente un certain nombre de doublets, de ruptures dans la suite des visions, de passages apparemment hors de contexte. Les commentateurs ont essayé d'expliquer ces anomalies de multiples façons : compilation de sources différentes, déplacement accidentel de certains passages ou chapitres, etc. Parmi les explications possibles, nous proposons l'hypothèse suivante.

La partie proprement prophétique, Ap 4-22, serait composée de deux Apocalypses distinctes, écrites par le même auteur à des dates différentes, puis fondues en un seul texte par une autre main. Les deux textes primitifs comporteraient les sections suivantes :

Texte I : Texte II :

Prologue : Le petit livre avalé 10.1-2a, 3-4, 8-11
Satan contre l'Église 12.1-6, 13-17 12.7-12
La Bête contre l'Église 13
Annonce et prodromes du Grand Jour  
    de la Colère
4-9 ; 10.1, 2b, 5-7
11.14-18
14-16

Le Grand Jour de la Colère :
    Présentation de Babylone 17.1-9, 15-18 17.10, 12-14
    Chute de Babylone 18.1-3 (cf. 14.8)
    Les élus préservés 18.4-8
    Lamentation sur Babylone 18.9-13, 15-19, 21, 24 18.14, 22-23
Chants de triomphe 19.1-10 18.20 (cf.16.5-7)
Le règne messianique 20.1-6
Le combat eschatologique 20.7-10 19.11-21
Le jugement 20.13-15 20.11-12
La Jérusalem future 21.9 – 22.2 et 22.6-15   21.1-4 ; 22.3-5 ;
21.5-8

Appendice : Les deux témoins 11.1-13, 19

Quant aux lettres aux sept Églises, 1-3, bien que destinées à être lues avec les deux autres textes, elles ont dû exister primitivement à l'état de texte séparé.

Une telle supposition ne saurait engendrer l'évidence. Elle a inspiré les grandes divisions insérées ci-après dans le texte du livre, mais non le détail de l'annotation, de sorte que le lecteur peut se livrer à une lecture suivie de l'Apocalypse sans se préoccuper des deux textes primitifs, en se laissant conquérir par l'imagerie compliquée mais puissante dont l'auteur a revêtu son message de certitude et d'espoir. Le sacrifice de l'Agneau a remporté la victoire dernière, et quels que soient les maux dont souffre l'Église du Christ, elle ne peut douter de la fidélité de Dieu jusqu'au moment où le Seigneur viendra, « bientôt », 1.1 ; 22.20. L'Apocalypse est la grande épopée de l'espérance chrétienne, le chant de triomphe de l'Église persécutée.

L'APOCALYPSE

Prologue.

1 Révélation de Jésus Christ :a Dieu la lui donna pour montrer à ses serviteursb ce qui doit arriver bientôt ; Ilc envoya son Ange pour la faire connaître à Jean son serviteur,

a Le mot d'apocalypse veut dire révélation, cf. 1 Co 1.7. Celle-ci est faite par Jésus Christ et porte sur lui-même.

b Les prophètes de l'Église primitive ; cf. 10.7 ; 11.18 ; 22.6 ; Ac 11.27 ; et déjà Am 3.7 ; mais les chrétiens aussi sont appelés serviteurs de Dieu, 2.20 ; 7.3 ; 19.2, 5 ; 22.3, 6.

c Dieu. L'Ange (messager), 22.16, cf. Gn 16.7 ; Ez 40.3, représente probablement le Christ lui-même, d'après 14.14, 15 et 1.13.

Apocalypse de Jean

Titre et sujet du livre.

1 Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu'il a fait connaître, par l'envoi de son ange, à son serviteur Jean,

Apocalypse de Jean

Titre et sujet du livre.

1 Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu'il a fait connaître, par l'envoi de son ange, à son serviteur Jean,

Apocalypse de Jean

Titre et sujet du livre.

1 Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu'il a fait connaître, par l'envoi de son ange, à son serviteur Jean,

2 lequel a attesté la Parole de Dieu et le témoignage de Jésus Christ :d toutes ses visions.

d Autrement dit « la Parole de Dieu attestée par Jésus Christ ».

2 lequel a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ, tout ce qu'il a vu.

2 lequel a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ, tout ce qu'il a vu.

2 lequel a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ, tout ce qu'il a vu.

3 Heureuxe le lecteur et les auditeurs de ces paroles prophétiques s'ils en retiennent le contenu, car le Tempsf est proche !

e Première des sept béatitudes de l'Apocalypse ; cf. 14.13 ; 16.15 ; 19.9 ; 20.6 ; 22.7, 14.

f La Venue du Christ (et tout ce qui arrivera « bientôt », v. 1, cf. 22.6) : cf. 3.11 ; 22.10, 12, 20 et 1.7.

3 Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche.

3 Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche.

3 Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche.

I. Les lettres aux Églises d'Asie

Adresse.g

4 Jean, aux sept Églises d'Asie. Grâce et paix vous soient données par « Il est, Il était et Il vient »,h par les sept Esprits présents devant son trône,

g Cette adresse est tissée de réminiscences bibliques, qui évoquent l'avènement glorieux et l'intronisation solennelle du Roi-Messie, lequel va régner avec le Peuple de Dieu, en vertu de la promesse faite jadis à David thème majeur de l'Apocalypse entière.

h Expression stéréotypée, 1.8 ; 4.8 ; 11.17 ; 16.5, analogue à d'autres de la littérature juive, qui développent le nom révélé à Moïse, interprété comme « Celui qui est », Ex 3.14.

Dédicace aux sept Eglises d'Asie.

4 Jean aux sept Eglises qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône,

Dédicace aux sept Eglises d'Asie.

4 Jean aux sept Eglises qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône,

Dédicace aux sept Eglises d'Asie.

4 Jean aux sept Eglises qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône,

5 et par Jésus Christ, le témoin fidèle, le Premier-né d'entre les morts, le Prince des rois de la terre.i Il nous aime et nous a lavésj de nos péchés par son sang,

i Le Christ est le « témoin », dans sa personne et dans son œuvre, de la promesse faite jadis à David, 2 S 7.1 ; Ps 89 ; Isa 55.3-4 ; Za 12.8, et qui est réalisée en lui ; il est la Parole efficace, le « Oui » de Dieu v. 2 ; 3.14 ; 19.11, 13 ; 2 Co 1.20. Héritier de David, 5.5 ; 22.16, il a été constitué par sa résurrection « Premier-né », Col 1.18 ; cf. Rm 1.4, et, après la destruction de ses ennemis, il recevra la domination universelle, Dn 7.14 ; 1 Co 15.28 ; 19.16.

j Var. « nous a déliés ».

5 et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre ! A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, 5 et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre ! A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, 5 et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre ! A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,
6 il a fait de nous une Royauté de Prêtres,k pour son Dieu et Père : à lui donc la gloire et la puissance pour les siècles des siècles. Amen.l

k Les fidèles du Christ, une fois convertis et lavés de leurs péchés, vv. 5 et 7, formeront une « royauté de prêtres », Ex 19.6 rois, il régneront sur tous les peuples, Dn 7.22, 27 ; Isa 45.11-17 ; Za 12.1-3 ; cf. 2.26-27 ; 5.10 ; 20.6 ; 22.5 ; prêtres, unis au Christ Prêtre, ils offriront à Dieu l'univers entier en sacrifice de louange.

l Les doxologies, Rm 16.27, sont fréquentes dans Ap. Dans leurs accents de triomphe on perçoit des échos de liturgies anciennes. Elles recèlent de précieuses données christologiques, où l'Agneau, 5.6, est de mainte façon associé à Dieu le Père. Elles impliquent aussi une protestation contre le culte impérial.

6 et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen !

6 et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen !

6 et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen !

7 Voici, il vient avec les nuées ; chacun le verra, même ceux qui l'ont transpercé, et sur lui se lamenteront toutes les races de la terre. Oui, Amen ! 7 Voici, il vient avec les nuées. Et tout œil le verra, même ceux qui l'ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen ! 7 Voici, il vient avec les nuées. Et tout œil le verra, même ceux qui l'ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen ! 7 Voici, il vient avec les nuées. Et tout œil le verra, même ceux qui l'ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen !
8 Je suis l'Alpha et l'Oméga,m dit le Seigneur Dieu, « Il est, Il était et Il vient », le Maître-de-tout.

m Première et dernière lettres de l'alphabet grec, 21.6, 22.13, transposition au bénéfice du Christ d'une qualité de Dieu principe et fin de toutes choses, Isa 41.4 ; 44.6. Cf. 1.17 ; 2.8.

8 Je suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant.

8 Je suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant.

8 Je suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant.

Vision préparatoire.

9 Moi, Jean, votre frère et votre compagnon dans l'épreuve, la royauté et la constance, en Jésus. Je me trouvais dans l'île de Patmos,n à cause de la Parole de Dieu et du témoignage de Jésus.

n Déporté comme chrétien.

Vision de Jean dans l'île de Patmos.

9 Moi Jean, votre frère, et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la persévérance en Jésus, j'étais dans l'île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus.

Vision de Jean dans l'île de Patmos.

9 Moi Jean, votre frère, et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la persévérance en Jésus, j'étais dans l'île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus.

Vision de Jean dans l'île de Patmos.

9 Moi Jean, votre frère, et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la persévérance en Jésus, j'étais dans l'île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus.

10 Je tombai en extase, le jour du Seigneur, et j'entendis derrière moi une voix clamer, comme une trompette : 10 Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur, et j'entendis derrière moi une voix forte, comme le son d'une trompette, 10 Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur, et j'entendis derrière moi une voix forte, comme le son d'une trompette, 10 Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur, et j'entendis derrière moi une voix forte, comme le son d'une trompette,
11 « Ce que tu vois, écris-le dans un livre pour l'envoyer aux sept Églises : à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée. » 11 qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Eglises, à Ephèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée.

11 qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Eglises, à Ephèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée.

11 qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Eglises, à Ephèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée.

12 Je me retournai pour regarder la voix qui me parlait ; et m'étant retourné, je vis sept candélabres d'or,

Ordre d'écrire ce qu'il a vu, et d'envoyer le livre aux sept Eglises d'Asie.

12 Je me retournai pour connaître quelle était la voix qui me parlait. Et, après m'être retourné, je vis sept chandeliers d'or,

Ordre d'écrire ce qu'il a vu, et d'envoyer le livre aux sept Eglises d'Asie.

12 Je me retournai pour connaître quelle était la voix qui me parlait. Et, après m'être retourné, je vis sept chandeliers d'or,

Ordre d'écrire ce qu'il a vu, et d'envoyer le livre aux sept Eglises d'Asie.

12 Je me retournai pour connaître quelle était la voix qui me parlait. Et, après m'être retourné, je vis sept chandeliers d'or,

13 et, au milieu des candélabres, comme un Fils d'hommeo revêtu d'une longue robe serrée à la taille par une ceinture en or.

o Le Messie apparaît dans ses fonctions de Juge eschatologique, comme en Dn 7.13-14 (cf. Dn 10.5-6). Ses attributs sont décrits au moyen de symboles sacerdoce (représenté par la longue robe, cf. Ex 28.24 ; 29.5 ; Za 3.4) ; royauté (ceinture en or, cf. 1 M 10.89 ; 11.58) ; éternité (cheveux blancs, cf. Dn 7.9) ; science divine (yeux flamboyants, pour « sonder les reins et les cœurs », cf. 2.23), stabilité (pieds d'airain, cf. Dn 2.31-45). Sa majesté est terrifiante (éclat des jambes, du visage, puissance de la voix). Il tient les sept Églises (les étoiles, cf. v. 20) en son pouvoir (main droite), et sa bouche s'apprête à fulminer ses décrets mortels (épée effilée) contre les chrétiens infidèles (cf. 19.15 ; 2.16 ; et Isa 49.2 ; Ep 6.17 ; He 4.12). Au début de chacune des sept lettres, on retrouve l'un ou l'autre de ces attributs du Juge, adaptés à la situation particulière des Eglises.

13 et, au milieu des sept chandeliers, quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme, vêtu d'une longue robe, et ayant une ceinture d'or sur la poitrine. 13 et, au milieu des sept chandeliers, quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme, vêtu d'une longue robe, et ayant une ceinture d'or sur la poitrine. 13 et, au milieu des sept chandeliers, quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme, vêtu d'une longue robe, et ayant une ceinture d'or sur la poitrine.
14 Sa tête, avec ses cheveux blancs, est comme de la laine blanche, comme de la neige, ses yeux comme une flamme ardente, 14 Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige ; ses yeux étaient comme une flamme de feu ; 14 Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige ; ses yeux étaient comme une flamme de feu ; 14 Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige ; ses yeux étaient comme une flamme de feu ;
15 ses pieds pareils à de l'airain précieux que l'on aurait purifié au creuset, sa voix comme la voix des grandes eaux. 15 ses pieds étaient semblables à de l'airain ardent, comme s'il eût été embrasé dans une fournaise ; et sa voix était comme le bruit de grandes eaux. 15 ses pieds étaient semblables à de l'airain ardent, comme s'il eût été embrasé dans une fournaise ; et sa voix était comme le bruit de grandes eaux. 15 ses pieds étaient semblables à de l'airain ardent, comme s'il eût été embrasé dans une fournaise ; et sa voix était comme le bruit de grandes eaux.
16 Dans sa main droite il a sept étoiles, et de sa bouche sort une épée acérée, à double tranchant ; et son visage, c'est comme le soleil qui brille dans tout son éclat. 16 Il avait dans sa main droite sept étoiles. De sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants ; et son visage était comme le soleil lorsqu'il brille dans sa force.

16 Il avait dans sa main droite sept étoiles. De sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants ; et son visage était comme le soleil lorsqu'il brille dans sa force.

16 Il avait dans sa main droite sept étoiles. De sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants ; et son visage était comme le soleil lorsqu'il brille dans sa force.

17 À sa vue, je tombai à ses pieds, comme mort ; mais il posa sur moi sa main droite en disant : « Ne crains pas, je suis le Premier et le Dernier, 17 Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant : Ne crains point ! 17 Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant : Ne crains point ! 17 Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant : Ne crains point !
18 le Vivant ;p je fus mort, et me voici vivant pour les siècles des siècles, détenant la clef de la Mort et de l'Hadès.q

p Qui possède la vie en propre, cf. Jn 1.4 ; 3.15 ; 5.21, 26 ; etc. L'accent porte ici sur la vie présente du Ressuscité.

q L'Hadès est le lieu où résidaient les morts, cf. Nb 16.33. Le Christ a pouvoir d'en faire sortir, cf. Jn 5.26-28.

18 Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. 18 Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. 18 Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts.
19 Écris donc ce que tu as vu : le présent et ce qui doit arriver plus tard.r

r Le présent les lettres des chap. 2 et 3. Ce qui doit arriver plus tard les révélations des chap. 4-22. La prophétie prend ici la forme de visions.

19 Ecris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles, 19 Ecris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles, 19 Ecris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles,
20 Quant au mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite et des sept candélabres d'or, le voici : les sept étoiles sont les Angess des sept Églises ; et les sept candélabres sont les sept Églises.

s D'après les idées juives, non seulement le monde matériel était régi par des Anges, cf. 7.1 ; 14.18 ; 16.5, mais même les personnes et les communautés, cf. Ex 23.20. Chaque Église est donc censée être régie par un Ange, responsable d'elle, auquel sera adressée une lettre. Mais les Églises sont dans la main du Christ, sous son pouvoir et sa protection.

20 le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d'or. Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises, et les sept chandeliers sont les sept Eglises.

20 le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d'or. Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises, et les sept chandeliers sont les sept Eglises.

20 le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d'or. Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises, et les sept chandeliers sont les sept Eglises.

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